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conseil départemental Service civique

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:42:06

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conseil départemental Service civique
Volontaires, au sein du département
Depuis novembre, le conseil départemental du Haut-Rhin accueille huit jeunes volontaires en service civique dans ses différents services. La présidente, Brigitte Klinkert, a souhaité les rencontrer pour faire un premier bilan de cette nouvelle expérience.
 

 
La présidente Brigitte Klinkert (à g.) a souhaité rencontrer les jeunes volontaires en service civique (ici avec leurs tuteurs) au sein du conseil départemental pour faire un premier bilan de cette expérience.
La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68), Brigitte Klinkert, a rencontré, mercredi matin à Colmar, les jeunes volontaires en service civique affectés dans les différents services du département. « Le conseil départemental, en tant que chef de file dans le domaine de la solidarité et de l'éducationc a souhaité faire preuve d'exemplarité en s'engageant pleinement dans cette démarche », souligne la présidente dans la droite lignée de sa feuille de route plaçant en priorité l'emploi, la jeunesse et l'Alsace.
«La jeunesse représente 500MEUR d'investissement»

« La jeunesse représente 500 MEUR d'investissement dans les années à venir, dans les collèges mais aussi dans l'engagement citoyen. Depuis le mois de novembre, nous recrutons des volontaires pour des missions de service public, intégrés dans nos différents services. Ils apprennent un travail dans le cadre de l'intérêt général. On se rend compte de l'enthousiasme des volontaires mais aussi de leur tuteur. L'idée n'est pas de recruter un agent supplémentaire mais de leur mettre le pied à l'étrier de l'emploi », complète-t-elle.

« Ces services civiques sont l'occasion pour eux de mieux comprendre le service du conseil départemental, une vraie expérience de citoyenneté. Je suis certaine qu'il y a beaucoup d'opportunité à venir. Un tremplin pour leur vie », ajoute Edith Portal, déléguée général de la Ligue d'enseignement du Haut-Rhin, qui assure le recrutement et l'accompagnement des jeunes pour le CD 68.

Autour de la table, les sept volontaires sur les huit actuellement en poste pour six à dix mois au Département ont partagé leur parcours et leur expérience avec la présidente, soutenus par le tuteur, tous enthousiastes. « Je souhaite repasser le concours d'éducateur spécialisé. Je ne me vois pas faire autre chose. Je me sens à ma place à la Cité de l'enfance et j'acquiers une expérience de terrain », témoigne Margaut Zussi, 19 ans.

« Ce service civique est l'occasion de rencontrer des gens, de découvrir d'autres domaines et de mieux comprendre les administrations françaises » explique Arlinda Murataj qui promeut la plateforme RSA-bénévolat.

« D'après les premiers échos, vous êtes très appréciés. Soyez fier de vous. Vous nous apportez un souffle nouveau, celui de la jeunesse », les encourage Brigitte Klinkert. « Des services sont en demande de ces jeunes volontaires. On est en train de recenser les besoins et les missions », complète Marie-Line Iltis, chef du service emploi et compétence.

Deux offres en cours de publication sont encore à pourvoir et sept nouvelles missions sont en construction. « Dans un avenir proche, on souhaite arriver à une trentaine de services civiques au sein du département, à condition que cette première expérience soit un succès », conclut Brigitte Klinkert.
Christelle DIDIERJEAN Toutes les annonces sur www.service-civique.gouv.fr ou www.haut-rhin.fr

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voeux au personnel - sundgau - Une proximité à renforcer

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:41:33

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voeux au personnel - sundgau - Une proximité à renforcer
 

 
Près d'une centaine de personnes étaient réunies, jeudi en fin d'après-midi, dans la salle des Hussards du Quartier Plessier, où la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, est venue à la rencontre du personnel de l'antenne départementale d'Altkirch.

De fait, c'est à la directrice générale par intérim, Stéphanie Tachon, qu'il est revenu d'ouvrir la cérémonie. Elle a rappelé, d'emblée, que « la feuille de route stratégique » adoptée et donc fixée par les élus en septembre 2017, date à laquelle Brigitte Klinkert avait repris les rênes de la collectivité, était mise en oeuvre par l'ensemble du personnel. Avec « scrupule, détermination et enthousiasme », a-t-elle estimé, en saluant un « projet politique clair, lisible, pragmatique, ambitieux et audacieux » dont elle a donné les grandes lignes. À savoir éducation, solidarité, proximité, aménagement du territoire ou encore coopération transfrontalière, le tout cadré par une recherche d'équilibre entre fiscalité, dette et investissements. Bref, Stéphanie Tachon a présenté une équipe soudée et efficace derrière des élus départementaux résolus, aux côtés de leur présidente.
« L'énergie et l'engagement »

Avant-propos idéal pour une Brigitte Klinkert qui, relevant « l'énergie et l'engagement en faveur du Haut-Rhin, ses territoires et habitants » de l'ensemble du personnel, l'a invité à poursuivre sur cette voie. En « confiance », mot maintes fois répété, d'autant plus que le contexte général, social et sociétal entre autres, est miné par « le doute », qui peut mener au « désespoir voire à la détresse et donc forcément à la colère », analysait-elle. D'où la nécessité de renforcer la proximité par des investissements non seulement au plus près des communes et intercommunalités, mais des personnes, à commencer par les aînés, les jeunes et les demandeurs d'emploi.

Autre axe majeur dans les deux années à venir, la « restauration institutionnelle » de l'Alsace, dont la disparition avait pu susciter des craintes... Reste que la Collectivité européenne d'Alsace (voir nos éditions précédentes) est, pour la présidente haut-rhinoise, le cap à atteindre au 1er janvier 2021. « C'est une chance de participer à cette construction d'une collectivité territoriale unique, inédite et cousue main pour les Alsaciens, selon les mots du Premier ministre », insistait Brigitte Klinkert qui n'a pas hésité à prendre « la truelle en main » depuis le début pour filer sa métaphore.

Le chantier est considérable et doit « répondre au profond besoin d'Alsace exprimé par la très grande majorité de nos concitoyens ». Certains ne se sont jamais remis de la fusion de leur région dans le Grand Est, qui faisait cependant suite à l'échec du référendum sur la collectivité unique d'Alsace voilà six ans...
« Un laboratoire expérimental de l'Europe »

Une opportunité est donc à saisir : « L'Alsace sera un véritable trait d'union entre la France et l'Allemagne, le coeur européen de la France et un laboratoire expérimental de l'Europe », estimait la présidente qui en a profité pour appeler à la vigilance sur les enjeux démocratiques des prochaines élections européennes. « Je suis intimement convaincue que c'est l'Europe qui répondra à notre besoin de paix, de développement et d'épanouissement », a martelé Brigitte Klinkert qui veut croire que l'Alsace n'oubliera pas son « âme » devant les urnes.

Réponse au mois de mai...
Nicolas LEHR

 

 
 

 

Bruxelles valide le plan solaire de l'après-Fessenheim

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:00:17

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Bruxelles valide le plan solaire de l'après-Fessenheim
 

 
Pour compenser l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim, désormais prévu courant 2020, le gouvernement avait annoncé, au printemps dernier, le lancement d'un appel d'offres, spécifique au Haut-Rhin, pour l'installation de 300 mégawatts (MW) de panneaux photovoltaïques, soutenu par 240 millions d'euros d'argent public. Ce « régime spécial » nécessitait le feu vert de la Commission européenne, feu vert qu'elle a accordé ce vendredi.

L'enveloppe finalement présentée à Bruxelles par l'État français est plafonnée à 250 millions d'euros. Elle doit permettre, durant vingt ans, d'acheter la production des installations de moins de 500 kilowatts (kW) et de verser un complément de rémunération pour les installations d'une puissance supérieure. Sur le total de 300 MW, 200 MW devraient être constitués par des centrales au sol, 75 MW par des grandes installations sur toiture et 25 MW par des petites installations, également sur toiture : bâtiments, serres, hangars agricoles, ombrières de parking.
Le réacteur n° 1 à l'arrêt pour maintenance

EDF a par ailleurs annoncé que l'unité de production n° 1 de la centrale de Fessenheim a été mise à l'arrêt ce samedi à 2 h. Cet arrêt programmé depuis plusieurs semaines permettra aux équipes de renouveler une partie du combustible contenu dans le réacteur et de réaliser des activités de contrôle et de maintenance dans les parties nucléaire et non nucléaire des installations. La mise à l'arrêt de ce réacteur pourrait occasionner des panaches de vapeur d'eau non radioactive, visibles au-dessus de la centrale, précise le communiqué.

 

 
 

 

Énergie Fessenheim : le réacteur n° 1à l'arrêt pour maintenance

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:00:38

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Énergie
Fessenheim : le réacteur n° 1à l'arrêt pour maintenance
 

 
L'unité de production n° 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim a été mise à l'arrêt samedi à 2 h, a annoncé EDF.

L'arrêt programmé depuis plusieurs semaines permettra aux équipes de renouveler une partie du combustible contenu dans le réacteur et de réaliser des activités de contrôle et de maintenance dans les parties nucléaire et non nucléaire des installations.

La mise à l'arrêt de ce réacteur pourrait occasionner des panaches de vapeur d'eau non radioactive, visibles au-dessus de la centrale, précise le communiqué.

 

 
 

 

Faut-il revenir aux députés-maires ?

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:05:52

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Faut-il revenir aux députés-maires ?
 

 
Le retour des députés-maires, une demande qui émerge parmi les élus. Photo THOMAS SAMSON/AFP
Les parlementaires, qui ne peuvent plus être en même temps maires, ont-ils été trop peu en prise avec le terrain et les « gilets jaunes » ? Certains élus s'appuient sur cette crise pour attaquer la règle du non-cumul des mandats. « Dans un pays assez centralisé, cette expérience d'élu local manque à l'Assemblée, surtout chez LREM », juge Christian Jacob, patron des députés LR. Ce « manque d'ancrage territorial » ressort particulièrement dans la crise en cours et « Emmanuel Macron redécouvre les élus », affirme-t-il. Mardi lors du lancement du grand débat national dans l'Eure, le chef de l'État s'est montré ouvert sur la question : « Faut-il permettre de ré-avoir des mandats locaux, du moins dans certaines proportions, sans être dans des exécutifs de premier plan, peut-être ? C'est à vous et aux parlementaires d'avoir ce débat », a-t-il dit aux maires normands.

Des députés de la majorité, dont d'anciens maires, vont dans le même sens. « La mission d'un parlementaire reste de faire la loi et du contrôle, mais c'est pas mal de croiser des gens aussi », lâchait récemment l'un d'eux. Il témoignait aussi d'une « souffrance de certains parlementaires », snobés localement par des élus et même des préfets.

 

 
 

 

Acte X : les gilets jaunes ne lâchent pas

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:06:29

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Acte X : les gilets jaunes ne lâchent pas
 

 
Rue de Rennes à Paris, hier. Plusieurs milliers de manifestants rassemblés pour l'acte X. Photo Xavier FRÈRE
La colère noire des gilets jaunes ne s'estompe pas. Le grand débat national, lancé cette semaine par le président Macron, n'a pas refroidi les manifestants à peu près aussi nombreux que la semaine dernière : 7 000 à Paris et 84 000 dans toute la France. Loin, très loin du slogan « 1 million à Paris pour l'acte X ». « Ce débat est une farce », lance Faouzi Lellouche, l'un des coordinateurs de l'acte X dans la capitale, originaire de Sevran (Seine-Saint-Denis). « Macron essaie de vendre sa salade et de se préparer pour l'avenir, mais il ne discute pas avec les gilets jaunes, ni avec le peuple, mais avec les élus, et ça fait longtemps qu'il les a écartés. »

Proche d'Eric Drouet, l'une des figures emblématiques des gilets jaunes présent aussi hier dans le défilé, Faouzi Lellouche a tenté, dit-il, d'encadrer « beaucoup plus professionnellement » le cortège de ce dixième samedi. Autrement dit, en concertation avec la préfecture et les forces de l'ordre, avec un itinéraire déclaré qui se trouvait rive gauche de la Seine. Un parcours de 15 km entre les Invalides, le Quartier Latin et Montparnasse, quartiers chics où les soldes avaient plutôt l'odeur des pétards que des bonnes affaires.
Leur propre service de sécurité

Durant plusieurs heures de marche, les forces de l'ordre (5 000 mobilisées à Paris) ont été très discrètes, conformément à l'accord conclu avec les gilets jaunes. « Nous sommes une centaine de personnes en brassards blancs, pour la sécurité, qui bordons le défilé et canalisons les manifestants, décrit l'un d'eux, Pascal de Seine-et-Marne. D'autres portent des brassards roses pour accompagner certaines personnes vulnérables ou handicapées ». On remarque parmi ce service de sécurité d'anciens militaires, comme Victor Lenta, membre du Bloc identitaire de Toulouse et qui a combattu dans le Donbass en Ukraine, ou Christophe Guerreiro, treillis vert et béret bleu de l'ONU et arborant de nombreuses médailles militaires sur la poitrine.

Incontestablement, le mouvement se structure, s'organise, se « responsabilise », selon Faouzi Lellouche. Trop tôt, dit-il, pour se lancer aux élections européennes, « mais on veut peser ensuite, sur les municipales par exemple ».

Au niveau médiatique, la manifestation est largement relayée, en direct, sur les réseaux sociaux par les « GJ » eux-mêmes. Dans les rangs, nombreux, portant des photos de victimes de lanceurs de balles de défense et autres grenades, dénoncent les violences policières. Comme Christophe, maçon de 32 ans, venu d'une bourgade près de Sens, énervé après « les CRS qui cognent ». Lui aussi préfère battre le pavé que participer au grand débat. « Ce sont des maires triés sur le volet qui participent : ils ont applaudi, bien mangé, bien bu, et c'est le peuple qui paie. J'en ai marre d'être une vache à lait dans un petit village... Tout est fait pour les grosses villes ! »

Des panneaux-cercueils pour les dix morts depuis mi-novembre sortent de la masse, des drapeaux tricolores flottent dans l'air humide. Plus étonnant, des banderoles de la CGT, devant une cinquantaine de membres de la Confédération. Une première ? « Ce n'est pas une position officielle de notre syndicat, éclaire Franck, qui tient le panneau, mais plutôt des initiatives individuelles. Au matin, les gilets jaunes ne voulaient pas de nous, mais finalement, ils ont accepté... »

L'extrême gauche semble, elle aussi, s'être mobilisée pour le dixième rendez-vous parisien, qui s'achèvera sans trop d'affrontements ni casse, mais avec une cinquantaine d'interpellations. Si le cortège n'a pas atteint « le million » promis la veille par Eric Drouet sur sa page Facebook, la mobilisation reste importante. Grand débat ou pas.
À Paris, Xavier FRÈRE

 

 
 

 

Une marée fluo à Belfort

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:14:07

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Une marée fluo à Belfort
 

 
Le centre-ville de Belfort était jaune fluo ce samedi après-midi. Photo L'Est Républicain/Christine Dumas
Les commerçants redoutaient cette manifestation régionale des gilets jaunes à Belfort qui s'est finalement déroulée sans casse, ou presque. Au début de l'après-midi, la galerie des Faubourgs n'en avait pas moins évacué tous ses clients et baissé son rideau de fer, comme de nombreux commerces du faubourg de France. Boulevard Carnot, la Société Générale avait installé des panneaux d'aggloméré pour protéger ses vitrines.

Au même moment, les gilets jaunes du département se rassemblaient peu à peu à la fontaine de Rougemont, jusqu'à former un groupe de plus de 300 personnes dont certaines venues des Vosges.

Place de l'Arsenal, lieu de ralliement des manifestants principalement venus d'Alsace, les effectifs étaient beaucoup plus nombreux. Damien Dejame a pris la parole à l'occasion de son départ à pied pour Paris. Puis le cortège s'est ébranlé en direction du boulevard Carnot. Renforcé des manifestants de la fontaine de Rougemont, il a dépassé 2 500 personnes.

Banderoles « Macron démission », pancartes revendiquant la mise en oeuvre du référendum d'initiative citoyenne, drapeaux tricolores, Chant des partisans », Internationale ou marseillaise, déguisements divers, char portant une fausse vache à lait, celle qui symbolise le citoyen croulant sous le poids des taxes : chacun s'exprimait à sa façon, avec vigueur et résolution mais sans agressivité, même si déjà quelques manifestants avançaient le visage masqué ou commençaient à s'équiper dans les portes cochères. Au premier rang du défilé, marchaient des « blessés des violences policières » : une dizaine de personnes au visage maquillé de façon sanguinolente.
Quelques heurts...et un carreau cassé

Le cortège a parcouru deux fois le même itinéraire : place Corbis, faubourg de France, gare SNCF, faubourg de Montbéliard, place de la République. Le parcours de cette manifestation interdite la veille ne donnait pas l'impression de viser un objectif précis, mais plutôt d'être soumis à l'improvisation des organisateurs.

Peu d'incidents ont été à déplorer lors de la manifestation proprement dite. Le premier d'entre eux s'est déroulé devant la gare où étaient positionnés des policiers casqués et munis de lanceurs de balles de défense. Ils ont été agressés à coups de projectiles par plusieurs manifestants et ont quitté les lieux en voiture. D'une façon générale, les policiers et gendarmes sont restés discrets, de façon à éviter toute provocation.

Autour de la préfecture, les gendarmes mobiles étaient sous les ordres du commissaire Kieffer. Lors du premier passage, les plus excités des manifestants leur ont parlé les yeux dans les yeux sans ménagement, créant un moment de tension désamorcé par le calme des forces de l'ordre et l'intervention efficace du service d'ordre des gilets jaunes. Au second passage, le face-à-face était beaucoup moins tendu.

Enfin, cette dame d'un appartement située au 2e étage dans le faubourg de Montbéliard n'oubliera sans doute pas cette journée. Excédée par le défilé, elle a manifesté sa désapprobation depuis son balcon. Mal lui en a pris. Un projectile est parti du cortège, provoquant un énorme trou dans un carreau d'une de ses fenêtres, juste avant une bordée d'insultes des manifestants. Philippe PIOT

 

 
 

 

POlitique Le kit du parfait grand débat

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:07:05

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POlitique
Le kit du parfait grand débat
Le site www.granddebat.fr mis en ligne mardi propose plusieurs kits pour organiser un débat, l'animer et en rendre compte. Décryptage des outils à disposition.
 

 
? Le kit méthodologique
Un ensemble de six PDF détaille la manière d'organiser une « réunion d'initiative locale », ce temps de débat public qui peut être organisé par tout citoyen. Le processus d'inscription sur www.granddebat.fr est rapide. En tant qu'organisateur, il faut ensuite patienter 48 h avant qu'une proposition de réunion apparaisse sur le site. Des conseils de mise en place et d'animation des débats sont précisés. Enfin il est expliqué comment télécharger le compte rendu des échanges afin que les propositions soient intégrées aux conclusions finales du grand débat.
? Les fiches de présentation des thèmes

Les organisateurs sont invités à se cantonner aux quatre thèmes choisis par Emmanuel Macron : « la transition écologique », « la fiscalité et les dépenses publiques », « la démocratie et la citoyenneté », « l'organisation de l'État et des services publics ». Chaque fiche rappelle les enjeux et se termine par un questionnaire qui sert de modèle au compte rendu final.
? Les kits territoriaux

Réalisés par le ministère de la Cohésion des territoires ces 1 200 « dossiers cartographiques » reprennent des données démographiques, ainsi que des cartes de taux d'emploi, de temps de déplacement en voiture, d'accès à internet, etc.
? La charte

Une charte des débats basée sur « les principes de pluralisme, d'argumentation, de transparence et de laïcité » est soumise aux organisateurs et aux participants. Elle demande par exemple de « respecter les autres participants et leurs opinions, mêmes si elles sont différentes des miennes ».
? Foire aux questions

Qui coordonne l'organisation du débat en Alsace ?

Dans le Bas-Rhin, c'est la sous-préfète de Molsheim, Clara Thomas, qui est la référente départementale. Pour le Haut-Rhin, il s'agit de son homologue d'Altkirch, Emmanuelle Guénot. Elles assurent le lien entre l'État et les maires qui sont tenus de mettre à disposition des salles pour les débats. Pour l'heure, trois réunions d'initiative locale sont recensées en Alsace, 12 participants y sont inscrits. Des réunions supplémentaires seraient en cours de préparation à Strasbourg, Holtzheim et Molsheim. Une centaine de débats sont programmés en France et en Outre-Mer, ainsi que dans quelques pays étrangers.

Qui peut organiser ? « Citoyens majeurs, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non », explique le gouvernement. Il est préférable néanmoins de s'enregistrer sur le site www.granddebat.fr. « Nous avons néanmoins connaissance de débats dans le Bas-Rhin qui se dérouleront en dehors de cette inscription », rapporte Clara Thomas, sous-préfète de Molsheim.

Dans quel lieu ? Rien n'empêche un particulier d'organiser une réunion à son domicile. Néanmoins il est recommandé de se rapprocher de la mairie de sa commune ou de la sous-préfecture de Molsheim pour disposer d'une salle. « Nous garantissons une sécurisation humaine et matérielle de ces réunions », précise la sous-préfète. Un numéro vert gratuit est aussi accessible : 0 800 97 11 11.

Des stands de proximité « dans les lieux de passage » sont prévus par le dispositif, mais aucun n'est installé dans le Bas-Rhin pour le moment. Des conférences citoyennes régionales se tiendront à partir du 1er mars, mais la sous-préfecture affirme ne pas avoir encore reçu d'instructions à ce sujet.

Contributions. Vous pouvez à titre individuel faire parvenir vos contributions sur le site du grand débat à partir du 21 janvier ou par courrier à Mission grand débat - 244 bd Saint-Germain, 75 007 Paris.

Parodie Le site grandebat.fr (avec un seul d) est un plagiat, renvoyant vers le site officiel après un clic.
Florent POTIER

 

 
 

 

Les premiers débats font recette

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:07:54

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Les premiers débats font recette
 

 
Près de 130 personnes participent au débat à Saint-Germain-au-Mont-d'Or (Rhône), une commune de 3 135 habitants.
D'un côté, des dizaines de milliers de gilets jaunes qui restent mobilisés dans toute la France. De l'autre, des Français qui participent au grand débat national organisé par le gouvernement pour tenter de répondre à la colère qui s'exprime depuis deux mois.
Souvent organisés par des élus LREM

Peut-on opposer les uns aux autres, alors que plusieurs citoyens vêtus ostensiblement d'un gilet jaune ont assisté et pris la parole lors des premiers débats locaux ? Ces premières « réunions d'initiative locales » font souvent salle pleine et les échanges y sont nourris. Samedi, le site officiel du grand débat recensait déjà plus de 500 réunions publiques partout en France, dont une vingtaine avaient lieu samedi, en même temps que l'acte X des gilets jaunes.

La plupart des débats locaux sont organisés par des mairies ou des citoyens, mais les députés La République en marche (LREM) sont à l'initiative d'un grand nombre de ces réunions, avec le risque que le parti présidentiel soit accusé de vouloir confisquer le débat en étant à la fois juge et partie. En Auvergne-Rhône-Alpes, plus d'un débat local sur quatre est organisé par un élu LREM ou MoDem.

Vendredi soir, une cinquantaine de gilets jaunes ont fait irruption dans une salle de Besançon (Doubs) où se tenait un débat organisé par LREM en présence de son délégué général, Stanislas Guerini, qui a été vivement pris à partie.
À cheval contre la pollution

D'autres institutions s'engouffrent aussi dans la brèche, comme cette paroisse catholique normande qui organise une soirée d'échanges répertoriée sur le site du Grand débat. « Sans se substituer aux politiques, l'Église offre un espace pour faire grandir la fraternité », explique l'organisatrice.

Il y a aussi des rendez-vous farfelus. Dans un village du Rhône, un mystérieux citoyen qui propose une réunion pour que « la circulation se fasse exclusivement à cheval pour lutter contre la pollution ». Ce « canular » dénoncé par la mairie démontre que rien n'a été prévu pour vérifier la fiabilité des débats locaux.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

grand débat - Munster rêve de transition

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:13:38

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grand débat - Munster rêve de transition
 

 
47 prises de paroles ont alimenté le débat, modéré par Bernard Florence (à droite), le maire de Hohrod. Photo DNA/Julien Kauffmann
Ouvert à tous les habitants de la vallée et même au-delà, ce premier débat se voulait volontairement large, comme l'a rappelé Bernard Florence, maire de Hohrod et président de l'amicale des maires et adjoints de la vallée de Munster, qui organisait la réunion. Trois débats thématiques devraient suivre, « en fonction des demandes », consacrés à la démocratie et la citoyenneté, au mille-feuille administratif et, dès le 2 février, à la transition écologique.

Il faut dire que ce dernier sujet était sur beaucoup de lèvres ce samedi, présent dans pratiquement la moitié des interventions. Signe d'une sensibilité écologique particulière dans la vallée et d'un travail engagé de longue date par des associations comme Vallée de Munster en transition (VMT), dont plusieurs militants figuraient dans la salle. Ils n'étaient pas les seuls à s'emparer du débat national, puisqu'on retrouvait aussi dans l'assemblée quelques gilets jaunes (lire encadré) mais aussi la référente départementale de La République en marche, Stéphanie Villemin.

Au fil des échanges, nourris et toujours policés, de très nombreuses propositions émergent, souvent ancrées dans le territoire. Ainsi, si certains appellent l'État à développer la voiture à hydrogène, le ferroutage, ou la consignation des emballages, on plaide aussi pour l'organisation par les élus de la vallée d'une plateforme de covoiturage, la relance du macaron « Transistop » (destiné à encourager et sécuriser l'auto-stop) ou un projet local de recyclerie, « qui n'attend que le soutien des élus ».
Des transports gratuits ?

Gilles, un gilet jaune de La Forge, demande qu'une « étude très poussée » soit menée sur la gratuité totale des transports dans la vallée. « Ça existe dans d'autres endroits, c'est possible ! Ce n'est pas les 3 EUR qu'on paie qui permettent de financer le train. Ce serait à la fois bon pour le tourisme, l'écologie et le pouvoir d'achat. »

Le pouvoir d'achat, justement, constitue l'une des autres préoccupations principales, avec la démocratie participative. De nombreux intervenants plaident pour l'indexation du Smic, des retraites, des minima sociaux, des salaires de la fonction publique et du taux du livret A « sur le coût de la vie ». Le revenu universel de base est cité plusieurs fois. Tout comme l'annulation de la dette publique, « dont les intérêts absorbent le produit de l'impôt sur le revenu », comme le relève ce jeune juriste qui veut devenir policier.

Venue exprès de Strasbourg, Emmanuelle, fonctionnaire de catégorie C, se revendique autant des gilets jaunes que de Jean Lassalle. Elle défend une TVA réduite à 5,5 % sur les énergies et « les produits de première nécessité », dans lesquels elle range l'alimentation « mais aussi les vêtements ».
Pour des « RIC » locaux

Munster rêve aussi de transition démocratique. Ils sont nombreux à vouloir réduire le nombre de députés, supprimer le Sénat, voire le « fusionner avec le Conseil économique et social ». Pour améliorer la représentativité des assemblées et « renouveler les têtes », Pierre propose de limiter le nombre de mandats de députés à « un ou deux » et d'introduire le « tirage au sort, comme pour les jurés d'assises ».

Beaucoup plaident pour l'introduction de la proportionnelle à tous les niveaux, davantage de pouvoirs aux élus locaux et la prise en compte du vote blanc. Le référendum d'initiative citoyenne (RIC), évidemment, suscite régulièrement les applaudissements. L'ancien maire de Mittlach et ancien conseiller général Antoine Boithiot, qui aura le mot de la fin, encourage à le mettre en oeuvre à tous les échelons, « même au niveau communal concernant des grands projets ». Clément TONNOT

 

 
 

 

Exercice démocratique à Wintzenheim

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:05:20

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Exercice démocratique à Wintzenheim
 

 
Au sein de l'atelier « démocratie et citoyenneté », de nombreuses propositions ont été présentées. Photo DNA/Laurent Habersetzer
En Alsace, Serge Nicole a tiré le premier. Le maire de Wintzenheim a très vite organisé ce grand débat souhaité par le gouvernement et le chef de l'État. Trop vite peut-être ? À peine une cinquantaine de personnes ont fait le déplacement, hier matin, dans le centre culturel de la commune. « En tant qu'élu, on s'implique mais peu de gens se sont mobilisés et c'est bien dommage ». Peu de gens mais des contributions de qualité. On était donc loin des discussions de comptoir...

Les habitants étaient répartis dans quatre salles aux thématiques différentes et le débat, constructif, ouvert, a bien eu lieu, les élus se contentant de distribuer la parole. Deux ateliers ont été particulièrement plébiscités : la démocratie et la citoyenneté, ainsi que la fiscalité et les dépenses publiques.
« La conscience politique de nos concitoyens est-elle assez aiguisée ? »

Si les participants rappelaient que la France restait une démocratie, ils convenaient qu'il fallait faire évoluer son fonctionnement. Par un mode de scrutin plus égalitaire. « Pour une proportionnelle intégrale avec un seul tour », plaide un intervenant. « Tous les partis seront justement représentés ». « Nous sommes tous les deux suffisamment âgés pour savoir que la IVe République fut un vrai bordel », lui rétorque son voisin. « On n'est plus en 58 et les gens sont plus éduqués ».

Plus d'unanimité avec l'obligation du vote, comme en Belgique. Tous souhaitent que les Français comprennent que le vote est un droit, certes, mais aussi un devoir. Quant au vote blanc, il doit être pris en compte. « Une élection devrait être invalidée si elle ne réunit pas un minimum de votants », suggère un retraité de l'armée qui prend exemple sur le fonctionnement des associations (quorum).

Le référendum est revenu sur le tapis. Donner la parole au peuple, oui, mais sur quels sujets ? « La conscience politique de nos concitoyens est-elle assez aiguisée pour qu'on puisse les consulter sur tout ? », défend un médecin à la retraite. « Si on pose la question de la construction d'un futur porte-avions à 20 milliards, pas sûr que tout le monde soit d'accord... »

Ce même habitant plaide pour « des cours d'éducation à une meilleure compréhension du monde et notamment du fonctionnement de l'économie. Pour les adultes et en mairie... » En résumé, des écoles du savoir, le soir.

Côté fiscalité, sans surprise, les intervenants veulent supprimer les hausses récurrentes de la CSG, baisser la TVA sur les produits de première nécessité, une rationalisation de l'impôt et que tous, même de façon minimale, contribue à l'effort financier collectif.

Une majorité souhaite « remettre à plat » les prestations sociales. « Il ne devrait y avoir qu'une seule aide en ayant une approche globale du foyer », dit l'un d'eux.

Tous veulent que l'écart se creuse entre ceux qui touchent des aides sociales et qui ne travaillent pas et ceux qui gagnent le Smic. Cohérence aussi sur la sécurité sociale. « Nous devons avoir une meilleure gestion des médicaments », dit une dame. « Quand je n'ai besoin que de dix cachets, pourquoi me donner une boîte de 15 ou 20 ? Il ne faut plus gâcher ». Le maire, Serge Nicole, approuve. « C'est en ayant une gestion rigoureuse que l'on protégera notre régime de sécurité sociale ».

« Passer chez le généraliste avant d'aller voir le spécialiste, c'est une aberration », clame un autre.
Plus d'humain dans les relations avec l'administration

Des idées ressortent aussi des deux autres tables rondes. Le développement des transports en commun. « Les gens sont prêts à mettre de côté leur voiture mais encore faut-il que les coûts du transport, notamment du train, ne soient pas si élevés », résume l'adjoint Denis Arndt.

La généralisation du tri, la récupération systématique des eaux de pluie, l'extinction des lumières la nuit, le recours à la vidéoconférence pour éviter le transport sont des solutions avancées.

Enfin, et cela revient en boucle, les gens veulent plus d'humain dans les relations entre les Français et leur administration.

Désormais, les élus de Wintzenheim vont synthétiser l'ensemble qui sera adressé aux parlementaires haut-rhinois et à l'Élysée.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Ballon d'Alsace Loisirs - syndicat mixte Le Département 90 veut reprendre le flambeau

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:52:46

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Ballon d'Alsace Loisirs - syndicat mixte
Le Département 90 veut reprendre le flambeau
Le déficit du Syndicat mixte interdépartemental du Ballon d'Alsace est chronique. Le président du conseil départemental du Territoire de Belfort souhaite que le pilotage du site soit assuré par le Département « dès avril 2019 ».
 

 
Descente aux flambeaux sur la piste de la Petite Gentiane. La station perd 2 700 EUR par jour.
Le syndicat mixte interdépartemental du Ballon d'Alsace (Smiba) vit-il sa dernière saison hivernale ? C'est ce qu'a clairement souhaité vendredi Florian Bouquet, président (par intérim) de cette structure, ainsi que du conseil départemental du Territoire de Belfort. « Aujourd'hui, un syndicat mixte ne peut plus gérer un tel site. Le modèle économique n'est pas viable, faute de structures d'hôtellerie dignes de ce nom. Quel que soit l'enneigement, nous perdons 2 700 EUR par jour ! Mon souhait, c'est que le Département du Territoire de Belfort reprenne dès le mois d'avril le pilotage à son compte », martèle-t-il.
Une avance de 100 000 EUR pour payer les salaires

Le 3 janvier, le conseil départemental du Territoire a même consenti en urgence une avance de 100 000 EUR au Smiba afin de permettre aux salariés d'être rémunérés !

Son homologue du Haut-Rhin en a fait autant. Les deux structures contribuent chacune à hauteur de 40 % du budget global, soit environ 205 000 EUR pour l'une et l'autre.

Les autres contributeurs sont la communauté de communes des Vosges du Sud (90) et la commune de Saint-Maurice-sur-Moselle (88) mais la comcom de la Vallée de la Doller et du Soultzbach (68) a, pour sa part, cessé tout versement depuis deux ans pour cause de désaccord.

Car la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) de 2015, qui a confié la compétence tourisme aux communautés de communes, est venue brouiller les cartes.

Les préfets des trois départements concernés en ont même une interprétation différente ! D'où la démission de l'ex présidente du Smiba, Fabienne Orlandi, remplacée par un président par intérim en la personne de Florian Bouquet.

Sa déclaration ne chagrinera sans doute pas le conseil départemental du Haut-Rhin, qui, tout en restant un partenaire loyal, a annoncé sa décision de ne plus investir au Ballon.
Créer une offre hôtelière

De surcroît, il avait déjà émis à plusieurs reprises le souhait de se retirer pour se consacrer uniquement aux stations alsaciennes. Toutefois, Florian Bouquet souhaite que le Haut-Rhin apporte encore sa contribution pendant trois ans. Le divorce s'effectuera-t-il par consentement mutuel ou après d'âpres tractations ? L'avenir le dira.

Quoi qu'il en soit, le conseil départemental du Territoire souhaite créer sur le site une offre hôtelière dont un exploitant privé assurerait la gestion.

C'est pourquoi il vient de racheter cinq anciens bâtiments de loisirs. Une fois rasés, ils laisseront place à des constructions neuves confiées à un exploitant privé, qui gérerait aussi l'auberge du Smiba, que le Département devrait acquérir cette année. Enfin, le développement des activités printemps-été-automne est aussi au programme, comme l'annonce Florian Bouquet : « Je me donne trois ans pour contribuer à développer un modèle économique toutes saisons. Ensuite, la gestion sera confiée à l'exploitant que nous choisirons ».
Didier PLANADEVALL (L'Est Républicain)

 

 
 

 

Politique Élections municipales de Strasbourg

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:54:53

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Politique Élections municipales de Strasbourg
Maurer en piste pour 2020
Député de 2007 à 2012, Jean-Philippe Maurer (LR), 58 ans, se lance à son tour dans la bataille des municipales de 2020. Il l'a annoncé hier devant des élus et les forces vives de la ville. Il formule cinq voeux « pour préparer l'avenir ».
 

 
Sa candidature était devenue un secret de polichinelle. Vice-président (LR) du conseil départemental du Bas-Rhin, conseiller municipal et eurométropolitain d'opposition, Jean-Philippe Maurer avance au pas de charge depuis quelques mois. L'homme - qui a cultivé soigneusement ses réseaux en ville - appuie sur l'accélérateur.

Il est depuis ce samedi midi le deuxième candidat déclaré à droite, après Jean-Philippe Vetter (LR) qui lui a brûlé la politesse le 12 janvier dernier.

L'ancien député de Strasbourg-Illkirch a choisi ses « voeux aux Strasbourgeois » pour déclarer sa flamme à Strasbourg et poser les bases de sa candidature à la tête de liste de l'opposition aux élections municipales de mars 2020.
« Oui, je suis candidat... »

« Oui, je suis candidat pour les municipales de Strasbourg, a démarré l'élu. Je suis candidat pour être un maire qui rassemble les Strasbourgeois, pour que chacun puisse y être citoyen de la ville pour son attractivité, pour son rayonnement et pour qu'elle soit agréable à vivre », a-t-il annoncé solennellement ce samedi à 12 h 23, très précises, dans l'un des salons feutrés de l'Hôtel Cathédrale. Sous un tonnerre d'applaudissements.
« Déjà très bien entouré »

« J'ai la chance de ne pas être seul, appuie le désormais candidat. Je suis d'ores et déjà entouré et même très bien entouré. » Le lieu, à l'évidence, n'avait pas été choisi au hasard : à l'ombre de la cathédrale, symbole de cette ville qu'il chérit tant.

La mise en scène a été soigneusement préparée : placé devant un pupitre orné des drapeaux français et européen, Jean-Philippe Maurer choisit les mots pour le dire à ses invités.

Il explique les cinq voeux qu'il formule « pour préparer l'avenir » (lire ci-contre). Cela ressemble déjà à un début de programme... Les mots claquent, les phrases s'enchaînent. Silence dans la salle, ponctué de nombreux applaudissements.
Qui est présent ?

Le sénateur André Reichardt est à ses côtés. Au premier rang Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDI), son binôme au conseil départemental et vice-présidente de la collectivité, Y ves le Tallec (LR), conseiller départemental.

Mais aussi Jean-Emmanuel Robert (LR), conseiller municipal et de l'Eurométropole, délégué LR de la première circonscription, David Saglamer (LR), conseiller régional, Yonas Esthete, responsable départemental des Jeunes Républicains. Sans oublier les anciens adjoints de Fabienne Keller : Henri Bretz, Hugues Geiger, Olivier Arbousse, Djemila Azrou. Plus Maritchu et Paul Rall, Clarisse Siefert, Martine Burgmann et Alain Mazeau, ses anciens suppléants de 2007, 2012 et 2017.
Avec qui partira-t-il ?

Jean-Philippe Maurer refuse d'en dire plus, pour l'heure. Mais la présence dans la salle d'élus LR et UDI, de la société civile en dit long sur la suite et donne déjà une première indication.
Ira-t-il avec ou sansl'investiture LR ?

Sollicitera-t-il l'investiture des Républicains ? Oui. L'intéressé a bien l'intention de déposer sa candidature. Et si elle est rejetée ? « Hypothèse » que le candidat balaie d'un revers de la main.

Jean-Philippe Maurer a le mot de la fin : « Pour mener une telle bataille, difficile, rude, il faut avoir quelques cicatrices des combats menés, disposer d'un moral d'acier et d'une santé de fer. » Et de conclure, confiant : « J'ai mené plusieurs batailles électorales, dont certaines très, très difficiles. Dans ces moments-là, les courageux étaient avec moi. La bataille à venir pour la mairie de Strasbourg, en 2020, ne me fait pas peur. »
Dominique DUWIG

 

 
 

 

strasbourg Assemblée générale du Conseil culturel d'Alsace Se montrer inventif

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:03:56

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strasbourg Assemblée générale du Conseil culturel d'Alsace
Se montrer inventif
Le Conseil culturel d'Alsace et la Région veulent s'épauler pour encourager la pratique de l'alsacien. Détails.
 

 
Alors qu'une collectivité européenne d'Alsace verra le jour en 2021, le Conseil culturel d'Alsace a, hier, en assemblée générale, fait un bilan d'activités et dessiné un chemin vers le futur. Des critiques internes ont fait surface, concernant une politique qui serait insuffisamment volontaire et imaginative pour soutenir la pratique de l'alsacien en recul constant.

En réponse à ces interrogations, Jean Rottner, président du Conseil Régional, invité pour l'occasion -une première-, s'est voulu imaginatif et rassurant. Il a proposé des pistes d'initiatives ambitieuses pour renforcer la présence de l'alsacien dans la vie quotidienne, alors que se pose la question de la perpétuation de l'usage de cette langue. Sont ainsi proposées des traductions systématiques des noms de rues, mais aussi des panneaux indicateurs des divers différents lieux majeurs des communes. La Région envisage elle-même de se doter d'une signalétique interne multilingue, de faire connaître aux publics que l'alsacien est pratiqué dans les institutions.

Les entreprises qui souhaitent pratiquer l'alsacien en interne et en externe, ou pour le commerce électronique, seront soutenues. Une opération de l'OLCA, sous forme de pack en langue alsacienne, s'adressera aux parents qui souhaitent transmettre l'alsacien à leurs enfants dès le berceau. Est aussi en gestation une plateforme numérique pour apprendre l'alsacien. À cette démarche s'ajoute la création à terme d'un Centre de création rhénan itinérant, encadré par Christian Hahn et Michel Deutsch, qui nourrirait une structure de production théâtrale en langue régionale à partir de 2020. Est ainsi prévue la mise en scène en alsacien par Alain Françon, d'une pièce de Peter Handke, ainsi qu'un projet avec Mathhias Langhoff.
Plate-forme numériquepour apprendre l'alsacien

Il s'agira par ailleurs de faire connaître les fonds d'archives en alsacien stockés à l'INA, de soutenir le département de dialectologie de l'université de Strasbourg pour renforcer la connaissance scientifique du dialecte et la recherche, de faire un état des lieux de la pratique dialectale à travers des enquêtes de l'INSEE.

Pour le président de la Région, l'idée est aussi de soutenir le Conseil culturel alsacien pour qu'il devienne une cellule de réflexion autour de la pratique dialectale et d'évaluation des politiques mises en place. Est de même prévu un plan d'action spécifique autour du welsh. Des médiateurs territoriaux Langue et culture régionales devraient à terme jouer les interfaces entre les territoires et les politiques publiques en matière de pratique linguistique.

Ces propositions ont apporté une réponse tangible aux interrogations posées autour d'une possible disparition de l'alsacien faute de locuteurs, alors que des personnalités de la vie politique, culturelle, économique, artistique, intellectuelle et universitaire ont, dans un documentaire, dit tout le bien qu'elles pensent de l'indispensable diversité culturelle qui passe aussi par la pratique dialectale. Une politique ambitieuse de soutien, notamment aux spectacles vivants, à la connaissance culturelle, à l'apprentissage dialectal, est de rigueur si l'on veut maintenir la pluralité linguistique. Le pari est ouvert. À chacun d'y aller de sa participation et de son imagination.
Christine ZIMMER

 

 
 

 

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Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:20:44

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gRAND EST Entrepreneurs culturels et artistiques
Fluxus, l'incubateur culturel du Grand Est
Initié par la DRAC Grand Est, Fluxus le premier dispositif d'incubation régional en France vient d'être lancé. Pendant un an,les porteurs de 4 projets innovants autour du design végétal (Reims), de données numériques, (Strasbourg), du recyclage de matériaux et de design en milieu médico-social (Nancy) bénéficient d'un accompagnement en vue de créer une société.
 

 
Sous le regard de l'Empereur, « les incubées » de gauche à droite : Marianne Franclet, Claire Baldeck, Éline Dussart, Amlissa Sanna, Marie Gentil et Julie Martin.
Traversant les arts et les époques, le mouvement Fluxus né dans les années 60, questionne avec humour critique le statut de l'artiste, de l'oeuvre, de la place de l'art dans la société. Fluxus, c'est le nom choisi pour désigner le premier dispositif d'incubation lancé par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Grand Est pour des artistes et entrepreneurs culturels.
Du business plan aux stratégies de marketing

Soutenu également par de nombreux partenaires régionaux dont la cheville ouvrière Bliiida, tiers-lieu, labellisé totem French Tech installé à Metz oeuvrant de concert avec Saint Ex à Reims, Le Shadok à Strasbourg et Stand up-Artem à Nancy et l'Agence culturelle du Grand Est, le dispositif permet à six jeunes créatrices de bénéficier d'un accompagnement personnalisé et de structurer leur projet et de le rendre économiquement viable.

Si l'enveloppe financière abondée par la DRAC Grand Est s'élève à seulement 28 000 EUR, Fluxus s'adosse aux lieux ressources. « Pour les promotions futures, une recherche de partenaires financiers publics et privés est en cours. L'idée étant aussi d'élargir le champ territorial du dispositif au transfrontalier », affirme Cathy Antony, chargée de mission pour l'entrepreneuriat culturel, l'enseignement supérieur à la DRAC Grand Est.

Variés, les projets sélectionnés interrogent notre rapport à la nature, aux données numériques, à l'univers médico-social, au recyclage. Avec Screen city, la Strasbourgeoise d'adoption Alessia Sanna, jeune artiste récemment diplômée du master en recherche en arts plastiques de l'Université de Strasbourg, sensibilise le grand public à la consommation massive de données numériques.

Son installation modulable et immersive, Screen City, a été récompensée en 2018 par le prix Paris Sorbonne pour l'art contemporain. « L'encadrement concret que propose l'incubateur est pour une jeune créatrice telle que moi, relève Alessia, un outil essentiel, une aide indispensable aussi bien sur le plan des techniques de création d'entreprise que sur le plan relationnel ».

Be Vegetal réfléchit notre lien avec la nature. Julie Martin et Marie Gentil approfondissent ce projet depuis leurs études à l'ESAD, École supérieure d'art et de design de Reims - la seule qui propose une option design végétal. Elles animent des ateliers de sensibilisation, inventent des objets avec et pour les plantes en milieu urbain, conçoivent des scénographies vertes. Marie et Julie comptent sur Fluxus pour structurer leur activité.

À Nancy, les designeuses formées à ENSAD, l'École Supérieure d'Art et de Design développent des objets et autres prestations pour des établissements de soins. Dans le cadre de Shore.oo, elles ont ainsi conçu pour La MAS Le Chêne une maison d'accueil située non loin de Metz, des objets sonores individuels apaisants pour les résidants atteints de la maladie de Huntington.

La Fibre imaginée par Éline Dussart est une initiative écoresponsable qui a pour but de récupérer les déchets matériels et invendus afin de les recycler telle une matière première pour les artistes. Jusqu'ici seule, Éline Dussart cherche à rencontrer des professionnels, des entrepreneurs afin d'échanger, de repenser certains points de son activité et de la porter jusqu'à son aboutissement.
Abolir toute frontière entre l'art et la vie ?

Concrètement, « les six incubées » vont bénéficier de huit journées de formation collective autour du statut juridique, administration, business plan, stratégie marketing, financement d'amorçage, etc., d'un accompagnement personnalisé et d'un parrain, d'un comptable dédié au projet, d'une bourse de 500EUR, d'une vidéo de promotion. L'Agence culturelle Grand Est y adjoint « quatre master classes et un week-end incubateur éphémère », indique son directeur, Francis Gelin.

On réfléchit déjà à la promotion fluxus#1 en 2019/20 qui pourrait être plus conséquente... L'appel à candidatures est programmé du 12 mai au 12 juillet prochain ; les auditions entre le 12/09 et 12/10 et la rentrée prévue en novembre.

Le dispositif Fluxus tiendra-t-il les promesses du mouvement artistique : abolir toute frontière entre l'art et la vie ?
Veneranda PALADINO www.fluxus-incbateur.fr

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PS Dans le 68, combien de défections ?

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:48:49

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PS Dans le 68, combien de défections ?
 

 
Le siège haut-rhinois du PS, place de la Concorde à Mulhouse. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Une ancienne figure du socialisme haut-rhinois, qui souhaite demeurer anonyme par égard pour ses anciens camarades, résume d'emblée son ressenti sur le PS 68 d'un trait : « L'encéphalogramme de la fédé ? Je pense qu'il est à peu près plat. » Un autre lève carrément les yeux au ciel : « À l'heure actuelle, il doit rester 50 militants encartés dans tout le département... Tous les autres chiffres avancés sont du pipeau ! »
« Je préfère la politique des petits pas au "grand soir" »

L'appréciation de Nadia El Hajjaji, ex-secrétaire de la section de Mulhouse, partie adhérer au mouvement hamoniste Génération S en juillet dernier, est un peu moins sévère, du moins sur le plan numérique : « À tout casser, il doit y avoir 350 encartés au PS 68 à l'heure actuelle, dont 120 maximum à Mulhouse. Disons 400 pour être gentil, mais tous ne sont pas des militants actifs. Il y a une douzaine d'années, on était plus du double... » À titre de comparaison, la fédération haut-rhinoise des Républicains revendiquait quelque 3 000 sympathisants et plus de 1 200 encartés en 2018. Et en juin dernier, les Marcheurs du Haut-Rhin assuraient de leur côté être quelque 2 100 inscrits, répartis entre 28 comités locaux.

Pour expliquer sa désaffection, Nadia El Hajjaji cite pêle-mêle « la déchéance de nationalité [un temps envisagée par François Hollande après les attaques terroristes de 2015], la loi El Khomri, et puis le déroulement des primaires de fin 2016 ».

Fait notable, le maire de Kingersheim Jo Spiegel, autre ex-pilier du PS 68 et désormais membre fondateur du jeune mouvement Place publique, n'est pas plus optimiste pour son ancienne « maison » : « En 1976, quand j'ai adhéré, le PS voulait changer la vie. Je souhaite bonne chance aux copains qui y sont restés, mais je pense que c'est la fin d'un cycle, lié au déclin général de la social-démocratie. »

Marie-France Vallat, seule élue de gauche du conseil départemental du Haut-Rhin et première adjointe du maire de Wittenheim, Antoine Homé (par ailleurs premier secrétaire fédéral du PS68), est elle aussi partie sur la pointe des pieds, sans faire d'esclandre. C'était début 2018, six mois après la campagne présidentielle calamiteuse de Benoît Hamon : « Au fond, je n'ai jamais été une femme de parti... Et puis je préfère la politique des petits pas au "grand soir". »
« Rien de ce qui se passe autour des gilets jaunes ne nous profite »

Le PS 68 a certes connu des vicissitudes, mais il est loin d'être mort, veulent croire ses actuelles « forces vives ». « Moi, ça fait 25 ans que j'ai ma carte, rappelle Antoine Homé. Le départ de Jean-Marie Bockel a été très dur à vivre et nous avons connu nos meilleures années, mais nous sommes loin d'être "dans le coma" pour autant. » « La différence avec nos camarades du Bas-Rhin, peut-être, c'est qu'eux sont en situation de majorité à Strasbourg, ça aide ! Et puis, nous disposons malgré tout d'un ancrage historique dans tout le Haut-Rhin », ajoute-t-il.

« Rien de ce qui se passe actuellement autour du mouvement des gilets jaunes ne nous profite, commente plus sombrement Denis Wiesser, premier secrétaire fédéral de 2008 à 2015. Voilà la vraie question à résoudre pour nous. Pendant 30 ans, le PS a fait de l'économie. Il est temps de refaire de la politique ! »

« Notre vocation n'est pas seulement de bien gérer, approuve Antoine Homé. Il le faut, bien sûr, mais il faut aussi répondre aux besoins de nos concitoyens. » Une pause, puis le maire de Wittenheim a cette drôle de conclusion : « Dans la situation où nous sommes, tous ceux qui restent au PS 68 sont par définition sincères et engagés. » Voilà qui fait songer à la célèbre phrase prêtée au général Cambronne, « La garde meurt, mais ne se rend pas »... En dépit des apparences, on est cependant prié de croire que la fédération haut-rhinoise du PS ne dort que d'un oeil. Début de réponse lors des élections municipales de mars 2020.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

mulhouse - « Les municipalessont un enjeu central »

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:47:02

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mulhouse - « Les municipale ssont un enjeu central »
 

 
Les élections municipales de mars 2020 ? « C'est évidemment un enjeu très important pour nous, la mère des batailles, et pas seulement à Mulhouse, assure le premier secrétaire fédéral du PS68, Antoine Homé. Malgré les pertes subies en 2014, nous restons d'ailleurs le premier parti de France en terme d'élus locaux. Les municipales, c'est vraiment l'enjeu central pour nous, qui sommes le parti de Mitterrand et de Deferre, le parti de la décentralisation. »

Le PS 68 fonde sans doute d'autres espoirs dans le département, mais le cas de Mulhouse, deuxième ville d'Alsace, arrive très vite dans la conversation. « La majorité actuelle de Mulhouse est en grande difficulté et profondément divisée..., analyse ainsi Antoine Homé. Il faut que cela change positivement ! Cette ville a besoin d'élus qui sachent travailler avec l'agglo, pas de gens qui pensent que le destin de la ville, c'est de lutter contre les 38 autres communes de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). Halte aux conflits artificiels ! De mon point de vue, Cléo Schweitzer devra jouer un rôle éminent dans cette construction... »

La principale intéressée, élue municipale, communautaire et régionale, à la fois adhérente du PS et du jeune mouvement Place publique, se borne pour l'heure à confirmer son intérêt pour le futur scrutin : « Les prochaines municipales, j'en serai, mais je ne sais pas encore comment. En tout cas, je suis certaine qu'il existe toujours un électorat de gauche à Mulhouse, mais le PS seul ne pourra pas gagner . Il va s'agir de bâtir un vrai projet en se positionnant fortement sur des enjeux d'avenir, comme l'écologie sociale ou la lutte contre la pauvreté. Dans tous ces enjeux, Mulhouse mérite mieux que l'équipe municipale de Michèle Lutz, complètement dépourvue de vision d'avenir. » E. D.

 

 
 

 

rassemblement national - Les européennes vues comme un test avant les municipales

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:01:33

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rassemblement national - Les européennes vues comme un test avant les municipales
 

 
Nicolas Bay s'adressant aux militants haut-rhinois du RN, mercredi à Colmar. Photo DNA/Jean-Luc Will
La rentrée politique du Rassemblement National du département s'est faite pour la première fois à Colmar. Cela se passait mercredi soir au foyer Saint-Joseph, en présence de Nicolas Bay, ex-vice-président du mouvement présidé par Marine Le Pen, venu évoquer, devant environ 70 personnes, les enjeux du futur scrutin européen. Lui-même est député à Strasbourg et coprésident du groupe ENL, qui réunit les tendances d'extrême-droite de différents pays du vieux continent représentées au parlement européen. L'occasion de prôner le retour à la souveraineté des pays et une Europe basée sur des coopérations à géométrie variable.
Colmar, Ensisheim, Guebwiller, Mulhouse...

L'occasion aussi pour Alain Favaletto, assistant parlementaire de Jean-Luc Schaffhauser (ENL) et responsable haut-rhinois du RN, de relancer la machine à quelques mois du prochain scrutin, qui permettra de mesurer avec plus de précision l'importance de l'électorat favorable aux idées que véhicule le mouvement. « Ce sera une photographie des forces. Les nôtres et celles des concurrents. C'est alors que nous déterminerons dans quelles villes nous pourrons faire un bon résultat et nous présenterons des candidats ou des listes pour les municipales », indique le référant qui, sans préjuger de l'avenir, estime que le RN pourrait jouer un rôle dans les municipales à Mulhouse, Wittelsheim, Wittenheim et Guebwiller. Probable aussi qu'il se mêle de la course à la mairie de Colmar et d'Ensisheim. « Pas forcément en présentant des candidats mais en soutenant ou en intégrant à des places éligibles ou non, des listes en présence. » À Mulhouse où le FN comptait quatre élus - ils ne sont plus adhérents -, ce seront des nouveaux candidats, assure Alain Favaletto.

Le même reste confiant pour les mois à venir dans la mesure où il estime que le nombre de députés européens ENL (15) ne devrait guère évoluer, en tout cas ne pas régresser. « Une étape nouvelle qui nous rapproche des responsabilités pour mettre en oeuvre le projet politique qui nous rassemble », tranche Nicolas Bay. J.-L. W.

 

 
 

 

Défense Jeunes Franco-Suisses

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:21:53

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Défense Jeunes Franco-Suisses
Une journée d'appel trouble-fête
Une centaine de jeunes citoyens suisses du Grand Est ont participé hier à Strasbourg à une réunion d'information sur leurs droits et leurs devoirs à leur majorité. Pour beaucoup de Franco-Suisses, il n'est déjà plus possible d'effectuer un service militaire en Suisse.
 

 
Sur les 630 invitations lancées par le consulat aux jeunes Suisses du Grand Est, 130 jeunes, souvent accompagnés de leurs parents, s'étaient inscrits à cette journée de rencontre et d'information.
Pour Arthur, Marie et Muriel, trois Franco-Suisses âgés de 17 ans, c'est un peu la douche froide. Lors de la rencontre des jeunes citoyens suisse du Grand Est, organisé hier dans la salle de l'Aubette de Strasbourg par le consulat général de Suisse, ces trois Strasbourgeois ont appris qu'ils ne pourraient pas effectuer leur service militaire en Suisse, ni même s'engager dans l'armée helvétique car ils avaient suivi la Journée de défense et citoyenneté en France. « Je ne le savais pas, on ne m'avait pas été prévenu », déplore Murielle. « Si j'avais su j'aurais hésité à la faire », assure Arthur qui voudrait effectuer son service national en Suisse pour « l'amour » de son pays. « Mais on n'avait pas le choix. Il faut suivre cette journée d'appel si on veut passer son permis de conduire », remarque Muriel.

Dénommée jusqu'en 2011 Journée d'appel de préparation à la défense (JAPD), cette Journée de défense et citoyenneté (JDC), organisée par le ministère de la Défense, est obligatoire pour tous les jeunes de nationalité française, garçons et filles, recensés à partir de leur 16e année. À l'issue de cette journée, un certificat individuel de participation leur est remis. Ce certificat est obligatoire pour passer un concours ou examen soumis à l'autorité publique, dont le bac et le permis de conduire .
Convention franco-suisse du 16 novembre 1995

La JDC a été instaurée en 1998 en France, dans le cadre de la réforme du service national, soit quelques années après la signature d'une convention entre le Conseil fédéral suisse et le gouvernement français relative au service militaire des double-nationaux. Cette convention, conclue le 16 novembre 1995 et entrée en vigueur le 1er mai 1997, empêche tout Franco-Suisse ayant effectué cette Journée de défense de faire son service national en Suisse, n'a cessé d'expliquer, hier, le lieutenant-colonel Philippe Spring, officier de l'armée helvétique chargé du recrutement. Faisant beaucoup de déçus et d'inquiets. Comme Julie et Amélie, deux Alsaciennes de 17 ans, qui auraient voulu effectuer leur service national dans le service de santé de l'armée suisse.

Les Suissesses peuvent effectuer leur service militaire en tant que volontaires. Joakim de Saint-Louis, âgé de 16 ans est bien décidé à devenir pilote dans l'Armée et la garde aérienne suisse de sauvetage (Rega) et à effectuer sa Journée de défense et citoyenneté en France. Mais visiblement, il y a un problème.
J.F.C.

 

 
 

 

18 000

Sur les 26 000 personnes ayant la nationalité suisse dans le Grand Est, près de 18 000 résident dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. La grande majorité de ces 26 000 citoyens possède la double nationalité franco-suisse, 4 000 ont la seule nationalité suisse.

 

colmar - premier e.sport show - Les guerriers du clic

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:15:49

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colmar - premier e.sport show - Les guerriers du clic
 

 
Les équipes de gamers lors des tournois PC de « Fortnite », ce samedi lors du Colmar Esport Show. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Les allées sont impressionnantes, dans le hall 2 du Parc des expositions de Colmar, et on parvient presque à percevoir le bruit des centaines de PC, malgré le brouhaha ambiant des joueurs et des fans. Ce samedi au premier Colmar Esport Show - qui se poursuit ce dimanche -, même s'il s'agit de jeu vidéo, c'est du sérieux.

Des équipes françaises mais aussi internationales s'affrontent et pour elles, il n'y a pas de secret si elles veulent être au top. « Pour ceux qui veulent percer dans l'esport, c'est sûr qu'il y a un volume d'entraînement conséquent. On parle de six à sept heures par jour, qui peuvent monter jusqu'à dix voire douze heures à l'approche de gros tournois ! », note Théo Téchené, ancien joueur professionnel sur Counter-strike et champion de France 2016. Le jeune homme est aujourd'hui assistant du directeur esport de la team Gamers Origin, présente au Colmar Esport show.

Aujourd'hui, et depuis plusieurs années, la scène esport s'est largement professionnalisée. Terminé l'image de l'adolescent qui parvient à percer dans le milieu, seul dans sa chambre des heures et des heures sur un jeu vidéo...
L'importance de l'encadrement

Des écoles ont vu le jour, comme la Power Gaming House à Mulhouse, des métiers se sont créés et les jeunes talents sont repérés, puis encadrés. « C'est beaucoup plus facile de monter aujourd'hui. On peut s'exposer et se faire repérer plus facilement. Avant, c'était plus fermé et il fallait surtout connaître les bonnes personnes », poursuit Théo Téchené. Ainsi, le jeune homme évoque l'encadrement comme l'un des principaux facteurs de réussite dans l'esport, même si « une personne talentueuse reste talentueuse... Le calme, le sérieux, la communication et les réflexes sont également des critères très importants. »

Au sein de Gamers Origin, par exemple, de nombreuses personnes aux métiers très différents entourent les joueurs afin de leur permettre de donner le meilleur d'eux-mêmes. Des coaches mentaux - et on en a vu de nombreux dans les allées du Colmar Esport show - mais aussi des ostéopathes, des coaches sportifs et même des... diététiciens. On vous l'a dit, l'esport, c'est du sérieux !
Pierrick LINTZ Y ALLER Parmi les moments les plusattendus ce dimanche au ColmarEsport show, la finale des troistournois PC de League of Legends, Counter-strike Global offensive et surtout Fortnite. Rendez-vousdès 10 h au Parc des expositions. PLUS WEB Notre vidéo surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

cdrs - Médailles du travail et voeux

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:41:01

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cdrs - Médailles du travail et voeux
 

 
Dans son allocution lors de ses voeux, le directeur du Centre départemental de repos et de soins (CDRS) de Colmar, Nicolas Dubuy, a salué l'engagement au quotidien des agents du CDRS pour assurer leurs missions auprès des patients et des résidents : « La première ambition de notre projet d'établissement est de conforter notre positionnement dans le Groupement hospitalier du territoire (GHT), ainsi qu'à l'extérieur du GHT, et de faire reconnaître notre expertise. On s'est ainsi doté d'un projet médical ambitieux qui repose sur nos valeurs telles l'innovation, l'humanisme articulé autour de notre coeur de métier, la personne âgée et la personne en situation de handicap. »

Le directeur a également illustré la formalisation du partenariat avec l'Ugecam (groupement d'établissement de santé de l'assurance maladie), qui est évolutive, reposant sur un partage d'un bâtiment commun à l'horizon 2021.
« Être à la hauteur du devoir de solidarité qui nous lie aux plus fragiles d'entre nous »

Mais également sur un projet médical partagé, dont la qualité a été soulignée par l'Agence régionale de la santé (ARS), lors de sa présentation. Et de conclure : « Je sais que vous êtes tous concernés par nos projets et nos valeurs, et que le CDRS peut compter sur vous, je vous souhaite de trouver en 2019, l'envie de vous dépasser, de vous investir et de puiser dans votre contribution aux avancées de l'établissement, les sources de motivation, d'engagement et d'épanouissement. »

Après l'intervention du docteur Michel Diméo, président de la commission départementale, la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert a souligné : « La priorité que je souhaite mettre en exergue, aujourd'hui, vous concerne toutes et tous ; en 2019, le Conseil départemental du Haut-Rhin va consacrer des moyens conséquents aux personnes âgées ; ce plan senior se traduira par la reprise de l'aide à l'investissement des Ehpad ; plus que jamais nous voulons être à la hauteur du devoir de solidarité qui nous lie aux plus fragiles d'entre nous ; le CDRS apparaît comme un acteur essentiel de ces dispositifs. Avec les membres du conseil de surveillance et l'équipe de direction, nous savons pouvoir compter sur vos compétences et vos qualités humaines. »

Des médailles et diplômes ont ensuite été décernés (lire ci-dessous). Parallèlement, les retraités ont également été distingués.

 

 
 

 

Mulhouse et m2A Voeux au personnel Maillons indispensables Professionnalisme, engagement, qualité, conscience professionnelle, esprit d'équipe, enthousiasme mais aussi conditions de travail, dialogue social, déprécarisation, pouvoir d'achat, conditions s

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:47:44

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Mulhouse et m2A Voeux au personnel
Maillons indispensables
Professionnalisme, engagement, qualité, conscience professionnelle, esprit d'équipe, enthousiasme mais aussi conditions de travail, dialogue social, déprécarisation, pouvoir d'achat, conditions salariales. Les voeux au personnel avaient ceci de consensuel, que directeur général des services, maire de Mulhouse, et président de l'agglo tenaient à galvaniser leur personnel.
 

 
Les quelque 3 200 personnels de la ville et de m2A étaient invités à la cérémonie des voeux au personnel au Palais des sports ce vendredi après-midi.
« Appuyez-vous sur le professionnalisme de vos équipes, sur leur engagement. Ils le méritent », lançait Jean-Luc Humbert, directeur général des services (DGS) mutualisé de Mulhouse et de l'agglo, à l'attention de Michèle Lutz et de Fabian Jordan, respectivement maire de Mulhouse et président de m2A, pour conclure son discours d'ouverture de ces voeux au personnel de Mulhouse et de l'agglo, ce vendredi après-midi au Palais des sports à Mulhouse.

Pour le DGS mutualisé de la ville et de l'agglo, « cohérence, cohésion, compétence, résultat sont indispensables à la réussite de Mulhouse et de m2A, à la réussite de vos projets ».
Cohérence, cohésion, compétence, résultat

Il évoque ainsi l'exigence du résultat dans la gestion, dans la qualité du service rendu aux habitants, dans la capacité d'innover et dans leur responsabilité d'employeur, avec notamment en 2019, la renégociation du contrat "santé et prévoyance", en concertation avec les organisations syndicales. Il rappelle la cohésion des équipes, du comité de direction, malgré « quelques moments de turbulences » en 2018. Il parle de compétence, en développant la formation des équipes. Et il assure de la cohérence des projets, municipal et communautaire, de la cohérence de l'organisation de l'administration « enfin établie et validée, et qui sera discutée avec les représentants du personnel et soumise au comité technique le 1er mars », avant la tenue d'un audit qui vise à en « améliorer encore » le fonctionnement.

Or trois mots caractérisent, selon le DGS, l'ambition et l'action politique engagée pour ce territoire par la maire de Mulhouse et le président de l'agglo : « l'attractivité, la solidarité et la responsabilité ». Trois mots qui montrent toujours selon lui, que la réussite de Mulhouse, des autres communes et de m2A passe également par la légitimité politique et territoriale des élus et par la répartition des compétences dans ce tandem.

Une politique, dont la maire de Mulhouse reconnaît que la mise en application est rendue possible par « l'engagement, le travail et l'enthousiasme » des agents qui représentent tous, à leur échelle, « un maillon indispensable de notre collectivité, sans lequel rien ne serait possible ».

Michèle Lutz évoque notre « époque charnière », les bouleversements sociétaux, les difficultés au quotidien, la conjoncture actuelle faite de contraintes budgétaires pour les collectivités locales. Elle salue un budget bien tenu en 2018 et ne doute pas de l'identique en 2019.

Mais la maire de Mulhouse dit aussi entendre les difficultés des agents, et travailler, avec les organisations syndicales, « pour prendre en compte, dans le périmètre sur lequel nous pouvons agir, la question de l'amélioration de votre pouvoir d'achat ».
Confiance réciproque

Et d'annoncer s'engager à « convenir rapidement d'un calendrier de négociation pour évoquer ce sujet et apporter des réponses concrètes en cours d'année ».

De même pour Fabian Jordan, « le dialogue social que nous menons est de qualité, et je souhaite qu'il puisse encore prospérer dans cette confiance réciproque que nous tissons ».

Le président de l'agglo évoque en exemple de ce dialogue, « le début de la réorganisation du service périscolaire, que nous avons menée en lien étroit avec les organisations syndicales et les agents qui nous ont alertés sur leurs difficultés ». Des réponses ont pu être apportées, des postes supplémentaires créés et un travail effectué sur la déprécarisation des emplois. Et « l'audit que nous lancerons à la fin du premier trimestre sera également un soutien pour apporter de nouvelles préconisations », annonce-t-il.

Fabian Jordan assure également avoir « à coeur d'avancer dans d'autres domaines, concernant l'augmentation du pouvoir d'achat », en évoquant notamment le travail qui démarrera le 23 janvier sur la mutuelle santé et la prévoyance au profit de tous les agents, ou le chantier de l'amélioration des conditions salariales des agents de catégorie C. Un sujet pour lequel il a « demandé, en lien avec Michèle Lutz, au directeur général des services, de lancer un travail de fond avec les organisations syndicales dans les toutes prochaines semaines », ces agents, étant souvent les plus exposés, en contact direct avec les usagers sur le terrain, et dont les conditions de travail font que leur « engagement, dévouement et disponibilité soient mieux reconnus et valorisés ».

Le film de la ville montrant Mulhouse comme une ville en mouvement ; et celui des "un an" d'actions de l'agglo montrant « ce territoire qui avance grâce à vous », diffusés en début de cérémonie, étaient les témoins « des riches réalisations » et du travail engagé à poursuivre.

Et ce, dans une saine gestion : 4 M EUR ont été économisés en 2018, et « ce doit être notre culture », a rappelé le président Jordan qui veut aborder 2019 « avec la volonté de vous permettre de travailler dans la sérénité. La mutualisation étant un élément clé de notre organisation, une fierté même. Avec la ville de Mulhouse, nous sommes aujourd'hui parfaitement au clair sur ces sujets d'organisation. »
Faire ensemble pour mieux avancer ensemble

De même Michèle Lutz a formulé de ses voeux pour ses « collègues et collaborateurs », « que nous puissions continuer à collaborer en toute confiance et sérénité dans un but commun : faire avancer notre ville ». Une ligne politique fixée aussi par Fabian Jordan, « faire ensemble pour mieux avancer ensemble, et fédérer les énergies positives ». Des paroles pour remonter les maillons de la chaîne.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

mulhouse - Les musées municipaux en progression

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:11:53

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mulhouse - Les musées municipaux en progression
 

 
Plus de 19 300 visiteurs pour le Musée des beaux-arts en 2018.

Archives L'Alsace/Édouard Cousin

Joël Delaine a la mine des jours heureux. Il a de quoi : la fréquentation du Musée des beaux-arts comme celle du Musée historique est en hausse. Concernant le premier, « sa réouverture, après les travaux de 2017, a suscité une forme d'attente », observe le conservateur. Dans les faits, cela donne 19 341 visiteurs fin 2018 (contre 14 664 en 2016). Les expositions pédagogiques ont toutes rencontré leur public (la résidence d'artistes Muséo'Mômes sera d'ailleurs reconduite en 2019) ; la Biennale de la photographie semble aussi avoir dopé la fréquentation. « Nous avons décidé d'avoir moins d'expositions temporaires dans l'année et de les laisser vivre. Tout en mettant en avant le travail de restauration et de conservation que nous effectuons », ajoute Joël Delaine. La prochaine exposition, à compter du 9 février sur les paysages, sera donc conçue à partir des collections maison.

Côté Musée historique, si l'on est loin du record de 2014 (plus de 40 000 visiteurs), l'année 2018 a été bonne : 37 006 entrées, contre 34 144 en 2017. Des résidences d'artistes sont à nouveau programmées. Et l'exposition sur les Waldner de Freundstein « reçoit tellement de marques de sympathie et de demandes collectives de visite » qu'elle se voit prolongée jusqu'à fin février.
Y ALLER Musée des beaux-arts, 4, place Guillaume-Tell à Mulhouse. Musée historique : hôtel de ville, place de la Réunion à Mulhouse, www.musees-mulhouse.fr

 

 
 

 

association ARchiw - HOrbourg- L'archéologie sous le feu des projecteurs

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:50:14

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association ARchiw - HOrbourg- L'archéologie sous le feu des projecteurs
 

 
Vendredi soir, lors de la cérémonie des voeux de Horbourg-Wihr, le maire Philippe Rogala a remis une distinction à Archihw (Association d'archéologie et d'histoire de Horbourg-Wihr) qui, de par ses activités, contribue au rayonnement de la commune. L'association a vu le jour le 19 avril 1991. Elle a participé à l'élaboration de la carte archéologique de la commune en développant des sondages et des fouilles permettant de mettre à jour de nombreux vestiges. Elle assure également des conférences publiques, des sorties culturelles et publie des ouvrages. En 2018, elle a participé à l'organisation des premières « Estivales d'Epona », qui seront reconduites les 10 et 11 août 2019. Jacques Foissey, président de l'association, a remercié le maire et a aussi rappelé qu'Archihw était toujours à la recherche de bénévoles.
Archéologue chevronné

Matthieu Fuchs, l'un des membres fondateurs de l'association Archihw, était le deuxième récipiendaire de la soirée. Le maire a retracé son parcours professionnel et associatif dans la commune. L'Alsacien a obtenu une maîtrise d'histoire portant sur l'agglomération antique de Horbourg-Wihr à Strasbourg en 1994. Il a été successivement, archéologue de terrain, conservateur départemental des musées du Bas-Rhin, directeur du centre départemental d'archéologie du Bas-Rhin et pour finir directeur général d'Archéologie Alsace. Il a aussi été conseiller municipal de Horbourg-Wihr entre 2001 et 2009.
Passion du patrimoine

Dans son allocution, Matthieu Fuchs a remercié avec beaucoup de simplicité le maire pour cette distinction. « Je veux continuer à transmettre des valeurs comme je les ai moi-même reçues de mes parents », a-t-il affirmé. Il a aussi tenu à rendre hommage à Charles Bonnet, son mentor en archéologie, à Roger Maubert, directeur des services du Bas-Rhin, ainsi qu'à Philippe Richert, président du conseil régional du Grand Est. Il a exprimé publiquement ses remerciements à sa femme Anne et ses enfants Léonie, Hyppolite et Jeanne pour leur soutien. Enfin, il a souligné que « l'intérêt pour le patrimoine concourt à une nouvelle forme de citoyenneté. »

 

 
 

 

riquewihr - Pour plus de reconnaissance

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:59:35

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riquewihr - Pour plus de reconnaissance
 

 
Francis Fehrenbach (à dr.) a été mis à l'honneur pour l'ensemble de sa carrière. DR
Jeudi 17 janvier, Daniel Klack, maire, a adressé ses voeux aux habitants et aux nombreux officiels présents dans la salle de réception de l'hôtel de ville flambant neuve. Le premier magistrat a rappelé brièvement les attentats de Strasbourg, abordé le mouvement des gilets jaunes et fait un hommage appuyé aux forces de l'ordre. Daniel Klack sollicite davantage de reconnaissance de l'État pour les petites communes rurales et le travail effectué par les élus. Il a également plaidé en faveur d'une bonne cohésion à l'échelle européenne.
Un centre communal technique, une salle d'activités et un parking couvert

Passant aux affaires internes, le maire a répondu aux remarques virulentes sur l'engorgement touristique de Riquewihr notamment pendant la période de Noël. Les marges de manoeuvres financières sont faibles selon l'édile compte tenu des diminutions constantes des dotations de l'État, tout comme le seraient les perspectives d'investissements. « La manne que représentent les parkings est un véritable ballon d'oxygène pour les finances de la Ville et le soutien de la commune aux écoles permet de lutter contre la désertification de la cité. »

Concernant les projets, après le rachat de la friche Dopff et Irion, la commune doit y installer le centre technique communal, une salle d'activités ainsi qu'un parking couvert. D'autres travaux ont été réalisés notamment sur le réseau d'eau potable et de l'assainissement, compétence que la commune souhaite garder le plus longtemps possible, ainsi que sur les bâtiments cultuels et dans la voirie rurale. Concernant l'élaboration du PLU qui entre dans la phase finale, l'enquête publique est close et la mairie est en attente des remarques du commissaire enquêteur. La sauvegarde de l'harmonie paysagère et la transmission du patrimoine tiennent au coeur des élus et sont prises en compte dans le projet.
Hommages

Daniel Klack a rendu un hommage à tous les habitants de Riquewihr, les élus et les bénévoles qui s'engagent pour faire vivre leur village. Après l'intervention d'Émilie Helderlé, conseillère départementale et Denise Buhl, conseillère régionale, le maire a choisi de mettre quelques citoyens à l'honneur en commençant par Francis Fehrenbach qui vient de prendre sa retraite et qui a passé toute sa carrière au sein du service technique de la ville, Antoine Brellmann, artiste peintre, qui a réalisé un tableau retraçant l'historique des maires de la commune, Anne Fuchs, directrice du groupe scolaire et Valérie Haas, enseignante.

 

 
 

 

Heidwiller Voeux

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:50:56

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Heidwiller Voeux
« 2018 aura été une année dynamique »
Le maire de Heidwiller Gilles Frémiot a présenté ses voeux à la population. L'occasion de lister les réalisations de l'année pour un investissement d'un million d'euros.
 

 
L'opération soupe organisée en novembre a permis de remettre des chèques de 700 EUR à trois associations caritatives : la Croix-Rouge d'Altkirch, Caritas et les Restos du coeur.
La cérémonie des voeux de Nouvel An du maire de Heidwiller a rassemblé une cinquantaine de personnes dont plusieurs élus, parmi lesquels Nicolas Jander, conseiller général, Laurent Wendlinger, conseiller régional, Michel Willemann, président de la comcom Sundgau, et Jean-Claude Collin, vice-président du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays du Sundgau.

L'occasion pour Gilles Frémiot de faire le point sur les réalisations 2018, parmi lesquelles l'aménagement du chemin des prés. « C'était une demande qui émanait des réunions publiques, ce n'était pas prévu au départ. » Les canalisations d'eau ont été remplacées rue d'Illfurth, en partenariat avec le syndicat des eaux. « Des travaux qui ont embêté beaucoup de monde, mais c'était nécessaire car les canalisations n'étaient plus aux normes et parce que le conseil départemental va refaire l'enrobé dans toute la traversée du village ».
Wifi public

Les travaux de déploiement de la fibre optique ont démarré dans le village. La liaison depuis Illfurth a été réalisée en sous-terrain.

« Nous avons réalisé le nouveau cimetière. À côté, nous avons installé une petite place de village, où les gens peuvent se rencontrer et, grâce aux fonds européens, nous aurons un wifi public et l'accessibilité à l'église. C'est un projet de restructuration du coeur de village, le tout a été bien mis en valeur par un éclairage de qualité, le chantier s'est vraiment très bien passé. » Il n'en est pas de même pour la rénovation de l'ancienne mairie, notamment les étages de l'école. « On a pris beaucoup de retard, l'architecte a été défaillant, je lui ai résilié son contrat et, dès le mois de janvier, avec un nouveau maître d'oeuvre, nous repartirons sur de bonnes bases. » Les investissements s'élèvent à plus d'un million d'euros « sans augmenter les impôts », note le maire.

« Nous sommes élus pour faire des travaux dans nos communes mais avant tout pour améliorer en permanence la qualité de vie des habitants, ces affaires sociales revêtent une importance particulière à mes yeux. »

« Le dernier recensement a confirmé que, après plusieurs années de baisse, la population de la commune est repartie en progression, se réjouit Gilles Frémiot. C'est important pour notre école, parce que nous nous sommes battus pour la conserver et nous avons obtenu un demi-poste, aujourd'hui nous avons deux classes et demie ».

« 2018 aura été une année dynamique. Que reste-il à faire en 2019 ? Dernière année pleine de mandat. Plein de choses. »
Haut débit, Linky et chicanes

Ce sera la mise en service et la commercialisation du haut débit. Une réunion publique est prévue au premier semestre où seront présents l'ensemble des opérateurs.

Mars verra aussi le déploiement du compteur Linky. Le directeur adjoint d'Enedis assurera deux permanences à la mairie.

Le conseil départemental refera l'enrobé dans la traversée du village. « Là, je crains qu'avec un nouvel enrobé, des automobilistes confondent le village avec une piste de Formule 1. Il faudra casser la vitesse. On va continuer ce qui a été fait à l'entrée du village, avec des parkings en quinconce pour créer des chicanes et éviter les longues lignes droites. Les premiers parkings avaient déchaîné les passions, mais on fera des réunions publiques et un groupe de travail », rassure Gilles Frémiot.

Les logements de l'école seront terminés et mis en location. Les pompiers seront équipés d'un nouveau camion. « Que 2019 soit européenne, alsacienne, sundgauvienne et sensationnelle. »
Laurence BEHR

 

 
 

 

Buethwiller Réception du Nouvel an

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:51:55

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Buethwiller Réception du Nouvel an
Du bleu dans un tableau quasi noir !
« Arrêtons d'être négatifs, soyons positifs ! ». Eric Bringel, maire de Buethwiller, trouve toujours à remonter le moral de ses concitoyens malgré l'ambiance nationale qui vire au noir complet.
 

 
Éric Bringel a présenté ses voeux.
Le Foyer des donneurs du sang, mis à la disposition de la commune pour l'occasion des voeux du maire par l'Amicale des donneurs du sang présidée par Patricia Marck, a été investi par une bonne centaine d'habitants ainsi que plusieurs premiers magistrats des communes environnantes, les représentants des corps constitués, des forces vives. Aux côtés du maire, bien sûr son conseil municipal mais également Pierre Schmitt, président de la Communauté de commune Sud Alsace - Largue, invité également à faire part du bilan et des projets de son institution.

Eric Bringel est revenu sur les événements qui ont assombri le paysage local, national mais aussi mondial en 2018. « Il est important que l'Europe, l'État, la Région, le Département, les intercommunalités, les communes, les agriculteurs et chacun d'entre nous redoublent de vigilance et d'ingéniosité dans les futurs investissements afin d'atténuer au maximum les conséquences les plus néfastes liées à ces événements de moins en moins exceptionnels. Gandhi disait que la terre possède assez de ressources pour répondre au besoin de tous, mais pas assez pour satisfaire l'avidité de quelques-uns ». À propos des gilets jaunes, « je fais le constat que nous aussi, petite commune rurale, sommes des gilets jaunes, que l'écart se creuse dramatiquement entre l'État et le peuple, et surtout le monde rural, entre ceux qui décident et ceux qui subissent ».

Autre point abordé, la première demi-journée citoyenne qui a connu un énorme succès. « Cette démarche participative a permis de passer un moment convivial et pour 2019 nous allons la reconduire ». Éric Bringel s'est ensuite efforcé d'expliquer que l'installation des nouveaux compteurs Linky, dès le 16 janvier dans les bâtiments communaux, relève d'un service public « dont la gestion et l'exécution sont assurées par le gestionnaire du réseau dans le respect de la loi et du réglemente ». Le maire ne peut donc pas s'y opposer. D'importants travaux ont été réalisés en 2018 : au presbytère, remplacement de la porte, réfection des escaliers et des mains courantes du presbytère (10 965 EUR), installation de quatre chaudières à gaz (12 100 EUR), reprise des conduites d'eau pour éviter le gel (2 562 EUR), installation d'une nouvelle salle de bains (10 000 EUR). Une sirène pour prévenir la population en cas d'incident a été installée (6 548 EUR) et la rénovation du monument aux morts a été réalisée (2 976 EUR).
Les projets 2019

S'il reste encore à réaliser le rallongement des mains courantes (3 120 EUR), il est prévu l'aménagement de la placette à l'entrée du village (7 110 EUR dont 811 EUR de subvention du Conseil départemental et 1 200 EUR de la Région du Grand Est). Une demande de subvention a été demandée au titre de la DETR pour les travaux de remise en état du Chemin Niedertraubachweg (17 000 EUR).

Un sentier pédestre ou VTT dénommé « Sentier des casemates » est en discussion avec les maires des communes voisines et la Commission du patrimoine de la Communauté de communes Sud Alsace - Largue. Il longera les abris de nos soldats. Appel est lancé auprès de bonnes volontés pour aider sa réalisation. Éric Bringel n'a pas oublié de dire un gentil mot sur chacune des nombreuses associations villageoises « qui ont un lien commun : manger. Ce n'est pas pour rien que les gens de Buethwiller portent un sobriquet : les Waidsegg (les bons vivants) ! »
M. C.

 

 
 

 

petit landau - La fibre villageoise

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:45:45

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petit landau - La fibre villageoise
 

 
La réception de Nouvel An à Petit-Landau s'est déroulée en présence de plusieurs élus des grandes cités voisines dont Michèle Lutz, maire de Mulhouse. Assistaient également à cette traditionnelle rencontre avec la population venue très nombreuse, Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et Marc Munck, conseiller départemental.

La priorité de l'équipe municipale est l'amélioration du cadre de vie des habitants. Ils sont à présent 853, alors qu'en 2001, ils étaient 595, a fait remarquer Armand Le Gac. Cette priorité s'est notamment traduite en 2018 par l'enfouissement de réseaux aériens dans des rues près du centre et la modification de l'éclairage public. « Prochaine étape, d'ici deux mois, nous passerons au 100 % led », a annoncé le maire. Politique du zéro pesticide, créations d'espaces sans tabac illustrent eux aussi cette volonté.

Mais, à chaque citoyen d'y apporter sa contribution. Cela passe, par exemple, dans le domaine de l'environnement par le respect des consignes d'utilisation des installations.

Le maire s'est à nouveau offusqué de voir des points tri encombrés de déchets au sol. Des travaux d'entretien de la station d'épuration, soit une dépense de 30 000 EUR, sont prévus. Armand Le Gac a rappelé que les lingettes, même « celles dites prétendument dégradables », et autres médicaments n'ont pas à être jetés dans le circuit d'assainissement.
Un villageet ses services

Armand Le Gac a exprimé sa crainte concernant l'avenir de l'école. Origine de l'inquiétude, la mise en place d'un cursus bilingue à Hombourg qui attire des familles de Petit-Landau. Il a aussi indiqué que le parc informatique de l'école élémentaire va être renouvelé. Nouvelles technologies encore avec l'arrivée de la fibre. « Avec les précautions d'usage », l'assistance a été informée qu'une réunion publique devrait avoir lieu en février, suivie en mars, par le démarrage de la commercialisation.

Près du stade, le bâtiment du Mille club, qui abrite un espace de réunion et des vestiaires pour les sportifs, nécessite une réhabilitation. « Une étude sera lancée », a promis le premier magistrat de Petit-Landau, en ajoutant : « Nous ne pourrons rien faire sans avoir recours à l'emprunt. Face aux aides incertaines de l'État, il s'agit de tenir un langage de vérité. »

Des bienfaits de l'intercommunalité ont été listés avec « une présidence efficace de Fabian Jordan à qui nous accordons toute notre confiance ». L'édile a signalé que l'extension du multi-accueil situé à Ottmarsheim est programmée au printemps.

La cérémonie s'est terminée par la remise de prix, à ceux qui ont participé au fleurissement de la commune et aux jeunes participants à un jeu-concours.
Bernard STICH

 

 
 

 

schwoben - Un village qui se veut à l'écoute de ses citoyens

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:56:09

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schwoben - Un village qui se veut à l'écoute de ses citoyens
 

 
Le premier magistrat, Stéphane Dubs, a profité de ses voeux pour présenter l'agent recenseur, Marie-Noëlle Luy.   Photo L'Alsace
La municipalité de Schwoben, conduite par le maire Stéphane Dubs, a adressé récemment ses voeux aux habitants. Une cérémonie chaleureuse partagée avec Laurent Wendlinger, conseiller régional et président de la Chambre d'agriculture, les représentants de la gendarmerie d'Altkirch et des brigades vertes, les sapeurs-pompiers du Sivu du Bas Thalbach, commandés par Laurent Gumy, les agents communaux et intercommunaux, les présidents d'association, les nouveaux habitants et les jeunes électeurs.

« Un petit focus sur l'année écoulée et une mise en perspective sur l'année qui démarre seront faits », a souligné l'élu. « Au vu de la triste actualité nationale, il est important qu'un maire soit à l'écoute de ses citoyens. Pour moi, cela reste une priorité du mandat d'élu. »
Une pétition à l'échelle du canton

Stéphane Dubs a évoqué la baisse des dotations, année après année, et la fermeture des différents services de proximité. « La maternité et l'hôpital sont la cible ces derniers mois. » Et c'est dans ce sens-là qu'il a interpellé le député, Jean-Luc Reitzer, et le conseiller départemental, Nicolas Jander, pour une mise à disposition d'une pétition dans les mairies à l'échelle des 110 communes du canton. C'est donc tout naturellement qu'il a invité toutes les personnes présentes à signer cette pétition lors du verre de l'amitié.
Des projets audacieux

Comme la transparence est primordiale, une première réunion publique a été organisée en 2018 par la municipalité autour des projets réalisés, du budget, de l'urbanisme, de l'intercommunalité, des projets à venir et d'un temps d'échange questions/réponses.

L'an dernier, la journée citoyenne a enregistré une belle réussite. La commune a été récompensée pour son fleurissement et a obtenu sa première fleur sur le plan national.

« Je place 2019 sous le signe de l'audace. Réflexion et avant-projet sur l'agrandissement et mise aux normes de la salle communale sont au programme. S'y ajoutent la poursuite des discussions sur l'éventualité d'agrandissement du dépôt des sapeurs-pompiers avec mes quatre collègues maires, le passage des luminaires en ampoule basse consommation, la poursuite des discussions quant au RPI demandé par les services de l'État et la poursuite des discussions pour la libération du foncier. »

Il a annoncé l'arrivée imminente de la fibre et rendu un vibrant hommage aux sapeurs-pompiers, à la gendarmerie et aux brigades vertes.

 

 
 

 

Chevalet d'or : les primés de la 36e édition

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:57:13

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Chevalet d'or : les primés de la 36e édition

 
 

 
Artistes et partenaires réunis, après la distribution, devant une oeuvre de Stephan Herrgott, parrain de cette édition du Chevalet d'or. Photos L'Alsace/B.D.

Trente artistes, dont cinq sculpteurs et trois hors concours, exposent leurs oeuvres à l'Espace Gr

C'est en rendant hommage à Anita Burger, ex-adjointe à la culture, pour l'excellent travail qu'elle a réalisé durant treize années, que le maire de Cernay, Michel Sordi, a inauguré, samedi matin, la 36e édition du Chevalet d'or à l'Espace Grün. « Sans sa grande implication, cette exposition n'aurait pas la notoriété qu'elle a aujourd'hui », a également relevé Chantal Burgermeister, adjointe aux animations, ayant repris le flambeau.
« Une nouvelle équipe pour une nouvelle formule, avecun espace dédiéà chaque artiste »

En présence de Raphaël Schellenberger, député, de Jean-Paul Omeyer, conseiller régional duGrand Est, de Pascal Ferrari, conseiller départemental, de François Horny, vice-président du Pays Thur-Doller, et d'autres élus de Cernay et des communes environnantes, Olivier Garrabé, directeur des Espaces culturels Thann-Cernay, a pris la parole à son tour : « Une nouvelle équipe pour une nouvelle formule, avec un espace dédié à chaque artiste, permettant aux visiteurs d'entrer dans l'univers des artistes ainsi mis en lumière, par la présentation de plusieurs de leurs oeuvres. »

Stephan Herrgott, parrain de cette édition, s'est réjoui de participer et de contribuer à cette manifestation culturelle d'une grande richesse.
Trente peintreset sculpteurs

Les nombreux invités, dont le peintre Robert Zieba, ont pu découvrir une exposition placée sous le signe de la sobriété avec une volonté de bienveillance envers les 30 artistes mis en valeur à travers près d'une centaine d'oeuvres. Le choix fut cornélien pour attribuer les prix offerts par les partenaires et donateurs (lire ci-contre)...

L'exposition est à découvrir jusqu'au 26 janvier.
Bénédicte DUBAIL Y ALLER Ce dimanche 20 janvier de 10 h à 18 h, le mercredi 23 janvier de 14 h à 18 h et les samedi 25 et dimanche 26 janvier de 10 h à 18 h, à l'Espace Grün de Cernay. Entrée : 3 EUR, tarif réduit 2,50 EUR. Point s de vue d'artisteS

Rencontre avec un sculpteur de bronze et une peintre. Reportage vidéo sur :

 

 
 

 

froeningen - La défense de l'école, une priorité pour 2019

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 08:58:40

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froeningen - La défense de l'école, une priorité pour 2019
 

 
Le maire de Froeningen, Georges Heim, a présenté ses voeux à la population.  Photos L'Alsace/D.M.
Après le couper de ruban et la visite de la toute nouvelle mairie (lire ci-contre), le maire de Froeningen, Georges Heim, et le conseil municipal avaient invité les participants à la cérémonie des voeux. En présence de Jean-Luc Reitzer, député, de Sabine Drexler, conseillère départementale, de Michel Willemann, président de la comcom Sundgau, aux côtés de représentants de la gendarmerie, de la brigade verte, des sapeurs-pompiers, du prêtre, de présidents d'associations, d'artisans et de commerçants ainsi que d'agriculteurs, Georges Heim a détaillé les réalisations menées à terme en 2018 dans la commune.
Projet de bassin d'orage en suspens

Plusieurs projets ont abouti, notamment la rénovation de la mairie, le marquage au sol, la mise en service des feux tricolores à l'entrée du village et l'éclairage public basse consommation dans l'ensemble des rues.

Le premier magistrat a regretté de ne pas pouvoir donner suite au projet de bassin d'orage : « Cela reste en suspens, car à ce jour nous n'avons pas pu acquérir les terrains nécessaires. »

Georges Heim a tenu à rendre hommage à l'enseignante Marina Humbert et à l'aide maternelle Sylvie Parlatti, en charge de la classe unique. « Le conseil municipal et moi-même apprécions vraiment leurs belles qualités et leur dévouement. »

Georges Heim a déclaré que la municipalité souhaite s'impliquer fortement en 2019 dans la réouverture de la deuxième classe à Froeningen. « Nous avons les locaux, nous avons un effectif chargé de 30 élèves pour une classe unique et nous ne souhaitons pas regrouper nos élèves sur le site voisin de Hochstatt. L'école, c'est le coeur du village, et nous tenons à la conserver à Froeningen voire à l'agrandir et nous nous mobiliserons dans ce sens. »
Piste cyclablevers le collège d'Illfurth à l'étude

Avec le concours des services départementaux, dont Sabine Drexler s'est fait l'écho, il sera mené une étude sur la création d'une piste cyclable reliant le village au collège d'Illfurth et aux pistes cyclables de Hochstatt. Une démarche qui a du sens et qui trouve désormais toute sa place dans le schéma cartographique du Sundgau.

La journée citoyenne a rencontré un beau succès en 2018. Elle sera reconduite en 2019 avec une visée plus environnementale.

Aimé Bauer, président de la société de pêche locale, s'est particulièrement investi en tant que vice-président de l'association pour le monument « Kaffeeschessaladankmol » dont la restauration a été menée à terme en 2016.

Ont été remerciées par un bouquet de fleurs l'épouse du maire, Annick Heim, et la secrétaire de mairie, Isabelle Rust, pour leur implication dans la vie de la commune.

Une collation dans la cour de la mairie a clos la manifestation.
Danièle MARTIN

 

 
 

 

50 000 locataires dans le parc social

Publié dans le panorama le Dimanche 20 janvier 2019 à 09:10:50

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50 000 locataires dans le parc social
 

 
Mulhouse, avec près de 15 500 logements sociaux (ici la résidence Douves et berges de M2A Habitat), concentre plus de 60 % du parc social de l'agglomération. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Lors de rendez-vous qu'elle a baptisés Avant midi (ils se déroulent de 11 h à 12 h !), l'Agence d'urbanisme de la région mulhousienne (AURM) propose à tous ceux que ça intéresse des restitutions d'études récentes réalisées par les spécialistes de son équipe. Pour le premier Avant midi de 2019, qui s'est déroulé vendredi dans les locaux de l'agence mulhousienne de la Région, elle avait choisi ce thème recoupant trois études récentes : « Qui occupe (ra) les logements de la région mulhousienne ? Aperçu des dynamiques de peuplement du parc social, des lotissements et des grandes copropriétés. »
« Renverser le regard »

Autrement dit, un focus non pas sur les caractéristiques des logements de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) mais sur ceux qui y vivent. « L'idée, c'est de renverser le regard », explique en préambule, face à la quarantaine de personnes présentes, Pier-Maël Anezo, chargé d'études dans les secteurs de l'urbanisme et du transfrontalier à l'AURM.

C'est sa collègue Jennifer Keith, en charge des questions d'habitat, qui a présenté la première des trois études, intitulée « Qui sont les locataires du parc social de l'agglomération mulhousienne », réalisée à partir de données fournies par les bailleurs sociaux et publiée en août 2018.
Un tiers depersonnes seules

Le parc de logements sociaux de M2A, qui a augmenté de 2 % entre 2012 et 2016 avec 495 nouveaux logements, accueille presque 50 000 locataires, soit pas très loin d'un habitant sur cinq de l'agglomération.

Plus d'un tiers de ces occupants des logements sociaux de l'agglomération sont des personnes seules. 13 % ont plus de 65 ans. Les familles monoparentales sont surreprésentées, elles sont 19 %, et même davantage - 23 % - pour les locataires récemment entrés dans leur logement. 28 % des occupants majeurs des logements sociaux de M2A ont un emploi stable (25 % à Mulhouse) ; 9 % un emploi précaire (CDD, intérim...) ; 16 % sont au chômage ; 46 % sont inactifs (retraités, personnes au foyer, invalides, étudiants...).

56 % des locataires perçoivent une allocation au logement. Les ménages dont les ressources sont très faibles sont plus nombreux dans le parc de Mulhouse, où presque trois foyers sur dix (29 %) sont dans cette situation, que dans le reste de l'agglomération. En moyenne sur l'ensemble de M2A, la part de ces locataires aux très faibles ressources s'élève à 23 %.
62 % du parc socialde M2A à Mulhouse

Le parc de logements sociaux de M2A représente 46 % du parc de logements sociaux de l'ensemble du Haut-Rhin. Mulhouse concentre à elle seule 62 % des logements sociaux de l'agglomération, en grande partie dans ses quartiers prioritaires. Douze des 16 communes de M2A soumises à l'obligation de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) d'atteindre le taux de 20 % de logements sociaux n'y sont pas encore (voir aussi notre encadré « Repères ») et certaines en sont loin. Mais Jennifer Keith note quand même une diffusion croissante, ces dernières années, de l'habitat social hors de Mulhouse ou des quartiers des quelques communes proches où il est aussi très présent. « Au total, il manque encore près de 2300 logements sociaux pour répondre aux objectifs de la loi SRU. »
Textes : François FUCHS EN SAVOIR PLUS L'étude complète sur les locataires du parc social de M2A (65 pages), qui fourmille d'autres données, est disponible sur le site de l'agence, aurm.org PROCHAIN RENDEZ-VOUS L'AURM organise une Matinale, un autre de ses rendez-vous, sur le thème « La ville et le genre » jeudi 7 février, de 8 h à 9 h, à la Société industrielle de Mulhouse, 10, rue de la Bourse. C'est ouvert à tous et gratuit, sur inscription, tél. 03.69.77.60.70.