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Altkirch Voeux au personnel du conseil départemental Proximité à renforcer

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:31:15

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Altkirch Voeux au personnel du conseil départemental
Proximité à renforcer
La tonalité du propos mêlait satisfaction et invitation à persévérer : la présidente du conseil du Haut-Rhin Brgitte Klinkert a présenté ses voeux au personnel départemental à Altkirch, ce jeudi.
 

 
Brigitte Klinkert entouré par les conseillers et personnels départementaux.
Près d'une centaine de personnes était réunie dans la salle des Hussards du Quartier Plessier ce jeudi en fin d'après-midi où la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert est venue à la rencontre du personnel de l'antenne départementale d'Altkirch.
« L'énergie et l'engagement »

De fait, c'est à la directrice général par intérim, Stéphanie Tachon, que revint d'ouvrir la cérémonie, rappelant d'emblée que « la feuille de route stratégique » adoptée et donc fixée par les élus en septembre 2017, date à laquelle Brigitte Klinkert avait repris les rênes de la collectivité, était mise en oeuvre par l'ensemble du personnel. Avec « scrupule, détermination et enthousiasme », estime-t-elle en saluant un « projet politique clair, lisible, pragmatique, ambitieux et audacieux » dont elle a donné les grandes lignes. A savoir éducation, solidarité, proximité, aménagement du territoire ou encore coopération transfrontalière, le tout cadré par une recherche d'équilibre entre fiscalité, dette et investissements. Bref, Stéphanie Tachon a présenté une équipe soudée et efficace derrière des élus départementaux résolus aux côtés de leur présidente.

Avant-propos idéal pour une Brigitte Klinkert qui, relevant « l'énergie et l'engagement en faveur du Haut-Rhin, ses territoires et habitants » de l'ensemble des personnels, les invite à poursuivre sur cette voie. En « confiance », mot maintes fois répété, à plus forte raison que le contexte général, social et sociétal entre autres, est miné par « le doute », qui peut mener au « désespoir voire à la détresse et donc forcément à la colère » analyse-t-elle. D'où la nécessité de renforcer la proximité par des investissements non seulement au plus près des communes et intercommunalités, mais des personnes, à commencer par les aînés, les jeunes et les demandeurs d'emploi.
CAP sur la CEA...

Autre axe majeur dans les deux années à venir, la ''restauration institutionnelle'' de l'Alsace dont la directrice avait préalablement pu dramatiser un peu la disparition... Reste que la Collectivité européenne d'Alsace (voire nos éditions précédentes, dont jeudi 17/01) est pour la présidente haut-rhinoise le cap à atteindre au 1er janvier 2021. « C'est une chance de participer à cette construction d'une collectivité territoriale unique, inédite et cousue main pour les Alsaciens selon les mots du Premier ministre », insiste Brigitte Klinkert qui n'a pas hésité à prendre ''la truelle en main'' depuis le début pour filer sa métaphore.

Le chantier est considérable et doit « répondre au profond besoin d'Alsace exprimé par la très grande majorité de nos concitoyens ». Lesquels il est vrai ne se sont jamais remis de la fusion de leur région dans le Grand Est, qui faisait cependant suite à l'échec du référendum sur la collectivité unique d'Alsace voilà six ans...

Mais donc, une opportunité est à saisir, « l'Alsace sera un véritable trait d'union entre la France et l'Allemagne, le coeur européen de la France et un laboratoire expérimental de l'Europe », estime la présidente qui en a profité pour appeler à la vigilance sur les enjeux démocratiques des prochaines élections européennes. « Je suis intimement convaincue que c'est l'Europe qui répondra à notre besoin de paix, de développement et d'épanouissement », martèle Brigitte Klinkert qui veut croire que l'Alsace n'oubliera pas son « âme » devant les urnes.

Réponse au mois de mai...
Nicolas LEHR

 

 
 

 

L'emploi salarié en baisse

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:52:47

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L'emploi salarié en baisse
 

 
Après trois ans de hausse de l'emploi salarié, la tendance semble s'inverser dans le Grand Est, indique la dernière note de conjoncture de l'Insee Grand Est. Au 3e trimestre 2018, la région enregistre un recul de l'emploi salarié de 0,2 %, soit 2 980 emplois perdus, alors même qu'il augmente de 0,1 % en France (hors Mayotte). C'est en particulier le secteur privé qui pèse sur la tendance régionale. On observe dans le détail une stagnation dans le tertiaire et la construction, une baisse dans l'industrie et l'intérim.

Au 3e trimestre 2018, le taux de chômage reste quant à lui stable à 8,7 % dans le Grand Est, à un niveau comparable à celui enregistré en France métropolitaine (8,8 %). En légère hausse de 0,1 % dans le Haut-Rhin, le chômage est constant dans le Bas-Rhin avec le taux le plus bas de la région (7,6 %). Ce département semble globalement épargné : il est le seul de la région à voir l'emploi progresser (+0,2 %), notamment dans l'industrie (+0,3 %). À l'échelle de la région, sur un an, le taux de chômage est en légère baisse de 0,7 point.

 

 
 

 

20 000 visiteurs attendus pour la formation et l'emploi

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 07:03:52

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20 000 visiteurs attendus pour la formation et l'emploi
 

 
Le salon colmarien sera fait de rencontres, d'ateliers et de conférences. Archives DNA
Proposée par la chambre de commerce et d'industrie Alsace eurométropole pour le compte de l'association Jeunes emploi formation, la 41e édition du salon Formation Emploi Alsace accueillera 350 exposants. 20 000 visiteurs sont attendus.

Les personnes qui recherchent un emploi, une formation ou un apprentissage, qui souhaitent se reconvertir ou créer leur propre entreprise sont les bienvenues. Chaque édition a droit à une nouvelle imagerie et à un nouveau slogan. Cette fois-ci, c'est un génie qui proclame : « Réalisez vos voeux ! »

Le Village de l'emploi se composera d'un espace conseil, avec ses entretiens individuels et ses ateliers collectifs, ainsi que d'un « job's café » où des dirigeants de très petites entreprises rencontreront les candidats à l'emploi. L'animation « Métiers en vrai » permettra de mieux connaître vingt métiers aussi divers qu'hôtesse de l'air ou soigneur animalier. Le pôle franco-allemand présentera ses offres de recrutement et ses animations. Des conférences émailleront le salon, dont celle de l'écrivain Laurent Gounelle, auteur de L'Homme qui voulait être heureux .
Y ALLER Parc des expositionsà Colmar, vendredi 25 et samedi26 janvier de 9 h à 18 h. Entrée libre.Site internet : www.sfe-alsace.com

 

 
 

 

 

Le devenir du site suspendu à la décision du gouvernement

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 07:02:02

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Le devenir du site suspendu à la décision du gouvernement
 

 
Le rapport du Bureau de recherches géologiques et minières, qui passe en revue toutes les options, souligne la difficulté de poursuivre le déstockage au-delà des 4 600 tonnes de déchets mercuriels déjà traitées.

Archives L'Alsace/Thierry Gachon

Un nouvel épisode du feuilleton Stocamine doit s'écrire, ce lundi à Wittelsheim, avec la présentation par le préfet du Haut-Rhin du rapport d'analyse des risques commandé au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Laurent Touvet comme le cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire ont souhaité la plus grande discrétion autour de ce rapport qui doit éclairer le ministre, François de Rugy, à qui reviendra la décision, supposée définitive, sur le devenir de Stocamine.

De source sûre, la décision du ministre n'est pas prise et ne sera pas annoncée lundi lors de la réunion du comité de suivi de site. Un CSS dont les membres ont seulement été avisés que le rapport du BRGM figure à l'ordre du jour mais n'en ont pas été destinataires. Ni l'exploitant, les MDPA, ni le collectif Destocamine n'étaient ce vendredi soir en possession du rapport alors qu'habituellement, les documents sont envoyés une à deux semaines avant la réunion.

Cette volonté de secret est étonnante dans la mesure où ce rapport du BRGM ne contient pas de surprise majeure. Il établit quatre hypothèses, l'une étant l'enfouissement total et définitif. Les trois autres étudient le déstockage de la totalité des 41 500 tonnes de déchets enfouis à Wittelsheim, à l'exception de ceux contenus dans le bloc 15 qui, quelle que soit la décision définitive, devront être confinés. C'est dans le bloc 15 qu'est survenu l'incendie qui a mis fin au stockage de déchets en fond de mine à Wittelsheim, le 10 septembre 2002. Mais les experts soulignent à de multiples reprises la difficulté à mener le déstockage.
De Rugy en Alsacele 1er février

Ce déstockage total est décliné en trois options : une, deux ou trois équipes. Selon les ingénieurs des mines auteurs du rapport, la dernière option permettrait un déstockage « dans un délai raisonnable » estimé à huit ans, « qui permet de penser que les galeries ne seront pas totalement refermées ». Selon le rapport, le coût est estimé entre 250 à 400 millions d'euros.

« Le ministère va devoir évaluer tous les risques environnementaux, mais aussi en matière de pollution que ferait courir la manipulation des déchets, ceux encourus par le personnel qui serait amené à déstocker. Il y a aussi le transport, le restockage ailleurs... Les partisans du déstockage ne doivent pas nourrir de faux espoirs. Pour l'heure, toutes les options sont sur la table. La décision du ministre sera prise en fonction de tous ces éléments, y compris financiers », indique un acteur du dossier.

Face à la complexité de l'affaire, il n'est pas sûr que la décision du ministre François de Rugy intervienne rapidement, même si certains l'espèrent au plus tard le 1er février, date prévue d'une visite à Fessenheim du ministre de la Transition écologique et solidaire.

Le collectif Destocamine, qui envisageait une annonce ministérielle dès ce lundi, a pour sa part prévu d'organiser une réunion publique, ce jeudi 24 janvier à 19 h, dans la salle Grassegert à Wittelsheim. L'occasion de réagir au rapport du BRGM et de maintenir la pression sur le gouvernement en faveur d'un déstockage total des déchets.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:34:15

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Rapportages

 

 
Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Une question d'interprétation
Lors de ses voeux au parc-expo de Colmar, le 3 janvier, Gilbert Meyer avait évoqué à demi-mot la candidature désormais bien engagée de son premier adjoint Yves Hemedinger aux municipales de 2020, saluant une relation basée depuis plus de 20 ans sur « la fidélité et la confiance ». « Demain, il en sera encore ainsi. Alors pour ceux qui spéculent en pensant autre chose, c'est peine perdue. » Des propos diversement interprétés dans l'assistance. Certains y ont vu une tentative de reprise en main du candidat par son mentor. Mais beaucoup l'ont aussi pris dans le sens inverse, comme un gage de confiance et la garantie que le maire respecterait son engagement de passer la main après ce dernier mandat. On devine de quel côté se place Yves Hemedinger.
Le petit débat

Le premier adjoint au maire de Colmar, particulièrement actif sur les réseaux sociaux, avait lancé en ligne une réflexion sur les meublés de tourisme, notamment Airbnb. Les internautes ont posté de nombreuses remarques. L'intéressé a décidé d'aller plus loin en réunissant douze d'entre eux dans un café colmarien pour en débattre. À l'heure du « grand débat national », un petit débat en quelque sorte qui doit lui permettre de se faire une idée plus précise du phénomène.
Comme Obama ?

En 2008 comme en 2012, Barack Obama avait notamment dû son élection à la présidence des États-Unis à une intensive campagne de porte-à-porte. La méthode, depuis, en a inspiré plus d'un. Jusqu'à Colmar où l'on voit ces derniers jours Me Benoît Nicolas, candidat déclaré aux municipales, se présenter au domicile de ses concitoyens, parfois seul, mais le plus souvent accompagné. Le candidat fait d'une pierre deux coups : il tente de rattraper son déficit de notoriété et en profite pour recenser les propositions des habitants pour améliorer la vie de leur quartier. L'avocat a bien fait de partir tôt car cette campagne prend pour lui des allures de marathon.
La-le vallé(e) de Munster

Dans la vallée de Munster, la comcom s'essaye depuis peu à l'écriture inclusive avec plus ou moins de réussite. Sur son site internet, elle annonce rechercher une « hôte.esse » d'accueil à la piscine, « un.e » adjoint (sans « e » donc) technique, mais un « directeur (trice) » pour l'office de tourisme. Vu le résultat, peut-être aurait-elle dû s'en tenir à l'ancienne formule.
La marque jaune

Quand il avait rencontré les gilets jaunes au rond-point de la Liberté, Gilbert Meyer s'était plaint que certains lui « salopaient » ses horodateurs. Depuis décembre, les services municipaux auraient eu à nettoyer 65 appareils dégradés à la mousse polyuréthane, comme celui de la rue Edouard-Richard (notre photo). La facture pour le contribuable colmarien s'élèverait selon le maire à « 50 000 euros ».
Service rendu

Gilbert Meyer a déclenché pas mal de rires dans l'assistance, jeudi aux voeux de Colmar Agglomération, quand il a évoqué le « succès » de la fourrière automobile l'an passé, avec une « fréquentation » en hausse de plus de 10 % (1110 véhicules en 2018 contre 1005 en 2017). Le ballet des camions plateaux au moment des marchés de Noël ou lors du démarrage des travaux de la Montagne Verte n'est peut-être pas étranger à ce « succès ». Mais le maire de Colmar a rappelé que la fourrière colmarienne oeuvrait aussi dans d'autres communes liées par convention. « C'est le meilleur service qu'on peut rendre », a commenté le maire. Sans rire.
Les gilets jaunes reconnaissants

Les gilets jaunes de Colmar sont infiniment reconnaissants envers la commissaire divisionnaire Virginie Perrey qui a encadré la manifestation du 5 janvier. Ils lui ont adressé une lettre de deux pages dans laquelle ils se félicitent du « grand succès » du rassemblement qui a réuni plus de 2000 personnes dans le centre-ville, et cela sans heurts. Extraits : « [...] Vous avez réussi à garder votre calme et n'avez jamais cherché à souffler sur aucune braise. Vous ne nous avez pas provoqués pour que les médiamenteurs nous présentent ensuite comme des bêtes féroces. [...] Peut-être un jour votre hiérarchie vous sommera-t-elle de choisir entre rester au service de la défense de votre peuple ou de devenir les auxiliaires de la milice du Pouvoir bancaire [...]. Nous avons bon espoir [...] que nombreux seront ceux qui choisiront leur honneur plutôt que leur soumission au ministère de Monsieur Castaner [...] » On ne sait pas à quel point Virginie Perrey a apprécié cet appel à la sédition...
La grande porte

Nous évoquions dans cette rubrique samedi dernier le fait que la sénatrice Patricia Schillinger avait emprunté une porte dérodée pour accéder à la salle où se tenaient les voeux du maire de Houssen. La parlementaire soutient qu'elle a pris la grande porte d'entrée. C'est là que se trouvaient les gilets jaunes qui eux, ne l'ont pas vu passer. Ou alors ne la connaissent-ils pas (encore) ?
Un bruit qui court

La mairie de Colmar aurait trouvé la cause du bruit qui avait pris des proportions dantesques sur le chantier de la Montagne Verte. Selon Gilbert Meyer, il s'agissait de pièces usées sur une des énormes machines en action sur le chantier. Il a fallu faire venir des pièces de Pologne pour réparer. Voilà un bruit qui a fait courir du monde.

 

 
 

 

Le Zapping

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:35:32

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Le Zapping
Stoll, le retour
 

 
Nous l'avions annoncé début novembre. Voilà la nouvelle confirmée. Henri Stoll veut à nouveau présider aux destinées de Kaysersberg Vignoble. « Réussir 2020 » sera sa devise. Éloigné du pouvoir à la suite de l'élection municipale partielle de 2016, l'élu siège aujourd'hui au conseil comme simple conseiller d'opposition. La tentation a été la plus forte pour celui qui proclamait pourtant en juin 2016, lors de sa dernière séance comme premier magistrat : « Quand je dis que je ne serai plus maire, je ne le serai plus »...
? Hemedinger le carnivore

D'un côté, il y a ces 500 personnalités qui ont redécouvert le carême et appellent à ne consommer ni viande ni poisson le lundi « pour sauver la planète ». De l'autre, on retrouve les bouchers, poissonniers et... Yves Hemedinger. Le 1er adjoint au maire a choisi son camp : « Demain nous sommes lundi et je mangerai un steak à midi et un poisson le soir », a-t-il écrit dimanche sur son fil twitter. Espère-t-il que ce régime lui apportera autant de protéines que de voix aux prochaines municipales ?
? Le petit débat

Le premier adjoint au maire de Colmar, particulièrement actif sur les réseaux sociaux, avait par ailleurs lancé en ligne une réflexion sur les meublés de location, notamment Airbnb. Les internautes ont posté de nombreuses remarques. L'intéressé a décidé d'aller plus loin en réunissant douze d'entre eux dans un café colmarien pour en débattre. Un petit débat en quelque sorte qui doit lui permettre de se faire une idée plus précise du phénomène.
? Séjours taxés

Au titre de 2018, la plateforme de location entre particuliers Airbnb reversera les taxes de séjour de ses hôtes. Pour Colmar, cela représente 90 000 EUR. Cette somme devrait en principe être augmentée de la contribution demandée par Gilbert Meyer aux propriétaires pour participer au financement de la sécurité lors des marchés de Noël.

Va-t-on franchir la barre des 100 000 ? Pour Strasbourg le versement d'Airbnb représente plus du triple. Le record est pour Paris bien entendu avec 7 500 000 EUR.
? Petite et grande courroie

Lors de ses voeux, Gilbert Meyer avait taxé son premier adjoint de courroie de transmission. Peu flatteur mais vital puisque sans courroie, le moteur ne fonctionne pas. Dans la bouche du maire de Colmar, le terme n'a rien de péjoratif puisque s'il insiste pour que les Colmariens qui consigneront leurs avis dans le cahier des doléances déclinent leurs identités et adresses, « afin que nous puissions faire ordonner et faire remonter », il reconnaît que ce travail ne sera pas le sien. « Je ne suis dans cette affaire qu'une courroie de transmission », estime-t-il.
? La carotte plutôt que le bâton

Les habitants de Colmar ont reçu cette semaine un courrier signé de leur maire, les informant qu'ils allaient être recensés. Gilbert Meyer n'a pas manqué de rappeler l'importance de cette collecte, en raison des décisions de l'État qui « diminue massivement les dotations versées aux collectivités. Leurs montants dépendent essentiellement du nombre d'habitants. Chaque non-réponse pénalise notre ville ». Préférant la carotte au bâton, le maire rappelle pour le principe qu'une amende forfaitaire de 38 EUR peut être appliquée aux récalcitrants, « mais je ne préfère pas faire usage de cette injonction ».
? Échanges de douches

Le théâtre alsacien de Colmar a l'habitude de surprendre son public avec ses quiproquos en cascade. Dans sa nouvelle pièce, c'est lui qui en a été la victime. Son titre, Komma doch heim düscha, a été traduit dans les journaux par « Viens donc te doucher à la maison ». En connaissant le thème - libertin - de la comédie, on comprend qu'il était plutôt question « d'échanges » que de « pommeaux ». Sans cela, même les dialectophones avertis avouent qu'ils auraient pu se faire piéger selon la présence des trémas ou la place du heim. La confusion n'aurait pas été possible dans le Bas-Rhin ou düscha est écrit tüsche. À l'avenir, nous traduirons le titre par « Drôles de couples », comme dans la pièce originale en français.
? Doigt mouillé

On peut déjà avancer un scoop : la fréquentation des marchés de Noël colmariens sera « en légère hausse » en 2019. C'est devenu une règle, d'année en année, avec un minimum d'éléments tangibles pour l'étayer, parfois la fréquentation des hôtels, d'autres fois le nombre de bus sur les parkings, et peut-être à l'avenir la quantité de gobelets de vins chauds servis... Jean-Pierre Raffarin appelait ça la « positive attitude ».
? Tombé du camion

Lundi matin, un camion-grue aux dimensions spectaculaires stationnait autour de la collégiale Saint-Martin. Son bras articulé était levé jusqu'au toit de tuiles colorées. On aurait aimé raconter ce que faisaient les ouvriers dans la nacelle.

Seulement, ce genre d'information ne s'obtient pas en un claquement de doigt à la mairie de Colmar. Où les services concernés se renvoient la balle jusqu'à trouver l'unique personne habilitée à communiquer. Pendant ce temps, le camion a eu le temps de faire dix fois le tour de l'église. Pour faire on ne sait quoi...
? La grande porte

Nous évoquions dans cette rubrique samedi dernier le fait que la sénatrice Patricia Schillinger avait emprunté une porte dérodée pour accéder à la salle où se tenaient les voeux du maire de Houssen. La parlementaire dément et soutient qu'elle a pris la grande porte d'entrée. C'est là que se trouvaient les gilets jaunes qui eux, ne l'ont pas vu passer. Ou alors ne la connaissent-ils pas (encore).
? Carton rouge

40 millions d'automobilistes a publié ces jours-ci le résultat d'une étude, un an après la dépénalisation du stationnement qui permettait aux communes de fixer elles-mêmes le montant des contraventions ou amendes forfaits-post-stationnement. Le 1er janvier 2018, 56 municipalités s'étaient engagées à ne pas augmenter l'amende de stationnement. Dix-neuf de ces communes n'ont pas respecté cet engagement indique 40 millions d'automobilistes qui cite Colmar où le FPS est passé de 17,50 EUR à 25 EUR. Quatre communes (sur les 56) font mieux - ou moins bien - avec des montants allant jusqu'à 35 EUR.
? Comme Obama ?

En 2008 comme en 2012, Barack Obama avait notamment dû son élection à la présidence des États-Unis à une intensive campagne de porte-à-porte. La méthode, depuis, en a inspiré plus d'un. Jusqu'à Colmar où l'on voit ces derniers jours Me Benoît Nicolas, candidat déclaré aux municipales, se présenter au domicile de ses concitoyens, parfois seul, mais le plus souvent accompagné. Le candidat fait d'une pierre deux coups : il tente de rattraper son déficit de notoriété et en profite pour recenser les propositions des habitants pour améliorer la vie de leur quartier. L'avocat a bien fait de partir tôt car cette campagne prend pour lui des allures de marathon.
? Un bruit qui court

La mairie de Colmar aurait trouvé la cause du bruit qui avait pris des proportions dantesques en fin d'année dernière sur le chantier du parking de la Montagne-Verte. Selon Gilbert Meyer, il s'agissait de pièces usées sur une des gigantesques machines Liebherr en action sur le chantier. Pour résoudre le problème, il a fallu faire venir des pièces de Pologne. Voilà un bruit qui a fait courir du monde.
? La marque jaune

Quand il avait rencontré les gilets jaunes au rond-point de la Liberté, Gilbert Meyer s'était plaint que certains lui « salopaient » ses horodateurs. Depuis décembre, les services municipaux auraient eu à nettoyer 65 appareils dégradés à la mousse polyuréthane, comme celui de la rue Edouard-Richard. La facture pour le contribuable colmarien s'élèverait, selon le maire, à « 50 000 euros ».
? Service rendu

Gilbert Meyer a déclenché pas mal de rires dans l'assistance, jeudi aux voeux de Colmar Agglomération, quand il a évoqué le « succès » de la fourrière automobile l'année passée, avec une « fréquentation » en hausse de plus de 10  % (1 110 véhicules en 2018 contre 1 005 en 2017). Le ballet des camions plateaux au moment des marchés de Noël ou lors du démarrage des travaux de la Montagne-Verte n'est peut-être pas étranger à ce « succès ». Mais le maire de Colmar a rappelé que la fourrière colmarienne oeuvrait aussi dans d'autres communes liées par convention. « C'est le meilleur service qu'on peut rendre », a commenté le maire. Sans rire.
? La-le vallé(e) de Munster

Dans la vallée de Munster, la comcom s'essaye depuis peu à l'écriture inclusive avec plus ou moins de réussite. Sur son site internet, elle annonce rechercher une « hôte.esse » d'accueil à la piscine, « un.e » adjoint (sans « e » donc) technique, mais un directeur (trice) pour l'office de tourisme. Le plus simple pour tout le monde serait peut-être de rester à l'ancienne formule.

 

 
 

 

Le Grand Est s'engage pour la filière hydrogène

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 07:06:17

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Le Grand Est s'engage pour la filière hydrogène
 

 
Philippe Boucly, président de l'Afhypac, a vanté les atouts du Grand Est pour développer une filière hydrogène. Photo DNA/Laurent Réa
Il y a, dans le Grand Est comme en France, un élan pour le développement d'une filière industrielle hydrogène comme ressource alternative dont les champs d'application sont variés : mobilité, décarbonation de l'industrie, stockage d'énergies renouvelables ou encore autoconsommation d'énergies locales.

En témoignait, ce vendredi, l'importante participation de représentants et membres de collectivités, entreprises, bureaux d'études, pôles de compétitivité, laboratoires de recherche et universités, à la première réunion d'échanges organisée sur le sujet par la région. « Il s'agit de bâtir ensemble et de mettre sur la table des dynamiques », a résumé Jean Rottner en préambule d'une journée de réflexion comprenant interventions, tables rondes et échanges.

Cette filière en construction constitue pour la région « une pièce supplémentaire à apporter à la politique de transition énergétique », a rappelé Jean Rottner, qui y voit également un levier de développement économique.
Projet « Dinamhyse »

Président de l'Association française pour l'hydrogène et les piles à combustible (Afhypac), Philippe Boucly met en avant « les atouts importants du Grand Est » pour participer à la « forte dynamique enregistrée par la filière depuis cinq ans ». « 2019 est une année pour convaincre que l'hydrogène répond aux enjeux des territoires, qu'il s'agisse du changement climatique, de la qualité de l'air, de l'emploi ou de la reconversion des territoires », a-t-il lancé, citant la centrale nucléaire de Fessenheim. D'ici 2030, le secteur pourrait ainsi représenter 40 000 emplois en France. Reste, estime le président de l'Afhypac à oeuvrer pour baisser les coûts, améliorer le cadre législatif et sécuriser les financements de cette filière.

Dans le Grand Est, le projet Dinamhyse, financé dans le cadre de l'appel à projets « Be Est filières d'avenir » et coordonné par le Pôle véhicule du futur, entend en accélérer le développement, notamment en matière de mobilité. Ce consortium est constitué de trois pôles de compétitivité, six industriels et deux organismes de recherche publique.

En ligne de mire d'ici 2023 : dix stations alimentées en hydrogène produit localement de manière décarbonée, 500 véhicules utilitaires légers et 20 véhicules de transport lourd, et la production de 9 000 tonnes d'hydrogène décarboné. H. D.

 

 
 

 

La région accorde la gratuité des TER aux forces de l'ordre

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 07:07:02

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La région accorde la gratuité des TER aux forces de l'ordre
 

 
À partir du 1er février, la région Grand Est, autorité organisatrice des transports ferroviaires régionaux, permettra aux policiers nationaux et gendarmes actifs et opérationnels de circuler gratuitement à bord des trains du réseau TER Grand Est sur leurs trajets domicile-travail. « La présence maximale de forces de l'ordre à bord de nos TER est un facteur de sécurité décisif pour les usagers. Par la même occasion ce dispositif incite les policiers et gendarmes à privilégier l'usage des transports collectifs », a expliqué Jean Rottner, le président de la région Grand Est.

Cette dernière est la sixième collectivité territoriale à mettre ce type de mesure en place après les régions PACA, Hauts de France, Auvergne Rhône Alpes, Île de France et Pays de la Loire. Elle répond à une demande du syndicat Alliance police nationale Grand Est, renouvelée à plusieurs reprises depuis 2016. « Notre proposition s'inscrivait dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de l'assouplissement du port d'arme à destination des policiers nationaux hors service », précise Michel Corriaux, secrétaire régional adjoint du syndicat.

La région Grand Est et SNCF Mobilités ont estimé l'impact financier du dispositif à 125 000 EUR par an, entièrement financés par la collectivité. Sa mise en oeuvre reste soumise à l'approbation des lignes budgétaires régionales concernées dont l'examen est prévu lundi.

 

 
 

 

Histoire Un séminaire sur les Malgré-nous le 2 février à Strasbourg Les déserteurs alsaciens fusillés vont-ils être reconnus ?

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 07:11:44

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Histoire Un séminaire sur les Malgré-nous le 2 février à Strasbourg
Les déserteurs alsaciens fusillés vont-ils être reconnus ?
Gérard Michel, au nom des orphelins de pères Malgré-nous, veut obtenir une indemnisation pour les descendants des réfractaires et déserteurs alsaciens de la Wehrmacht exécutés par les nazis. La question sera notamment au programmed'un séminaire sur les Malgré-nous, le 2 février à Strasbourg.
 

 
Gérard Michel lors de l'assemblée des orphelins de pères Malgré-nous en décembre dernier.
Obtenir l'égalité de traitement entre réfractaires et déserteurs de la Wehrmacht allemands et leurs compagnons d'infortune alsaciens, tel est l'objectif de Gérard Michel, président de l'OPMNAM (Orphelins de père Malgré-nous d'Alsace et de Moselle). Plus précisément, lui et ses amis demandent que les autorités allemandes indemnisent les ayants droit des Alsaciens exécutés par les nazis pour avoir déserté ou contesté la Wehrmacht.
Une vague d'indemnisations

Longtemps, ils avaient réclamé une indemnisation pour les orphelins à la fondation Entente franco-allemande, qui avait estimé que ce n'était pas sa vocation. Et que les incorporés de force ou leurs ayants droit avaient été indemnisés par la RFA après l'accord Möller-Hoeffel, en 1981, en réparation du préjudice moral subi.

Lors de la dernière assemblée générale de l'OPMNAM, en décembre à Handschuheim, Gérard Michel a distribué une plaquette, se fondant sur les recherches du professeur d'histoire au collège Saint-Etienne à Strasbourg, Auguste Gerhards, natif du Sundgau et décédé en 2010. D'après ses travaux, « 2 635 procédures ont été diligentées contre des Alsaciens et Mosellans qui étaient réfractaires, insoumis ou déserteurs. 500 d'entre eux ont été condamnés et exécutés. » À rapprocher des quelque 35 000 Alsaciens-Mosellans morts ou disparus durant la Seconde Guerre mondiale.

Gérard Michel a été amené à s'intéresser à ces « 500 », après avoir découvert que « le Bundestag a voté tardivement, le 17 juillet 1997, sous la pression des députés SPD, l'amnistie des condamnations envers les réfractaires, résistants et déserteurs allemands ». « Il y a eu une vague d'indemnisations en fonction des préjudices subis », indique-t-il, en estimant que « légitimement les dossiers des réfractaires et insoumis alsaciens passés par les armes devraient être traités de la même manière ».

Le président de l'OPMNAM a contacté l'avocat de Nuremberg, Me Andreas Scheulen, qui a obtenu gain de cause dans plusieurs dossiers de catégories demandant réparation de crimes commis par les nazis. Il sera présent lors du séminaire du 2 février à Strasbourg, pendant lequel il distribuera des formulaires aux ayants droit d'incorporés de force et de déserteurs et réfractaires exécutés, pour qu'il les joigne à son dossier.

Me Scheulen défend aussi la Nancéenne Renée Baudot dont l'oncle Armand Gangloff est mort sous l'uniforme nazi. Elle veut obtenir la qualification de l'incorporation de force comme crime contre l'Humanité. Renée Baudot profitera de ce séminaire pour remettre le prix de l'incorporation de force Armand Gangloff à un universitaire, le seul qui s'est manifesté.

Gérard Michel a reconnu qu'au plan juridique, il s'agira sans doute d'établir que les incorporés de force alsaciens et mosellans avaient alors la nationalité allemande. « En les incorporant de force dans la Wehrmacht, les nazis les considéraient comme Allemands, comme le prouve le certificat officiel décerné à Georges Hugel, le frère d'André. Et aujourd'hui, pour refuser cette indemnisation, on dirait qu'ils étaient Français ? » s'indigne-t-il.
« Ils ont subi la loi allemande »

L'historien Eric Lenormand, spécialiste de la résistance intérieure des Alsaciens (soit entre 5 000 et 6 500 personnes), observe qu'« au regard du droit international, les Alsaciens et Mosellans n'étaient pas Allemands, l'incorporation de force se faisant dans l'illégalité la plus totale ». « Tout dépend de la définition de réfractaire dans la Wehrmacht. De toute manière, ils ont subi la loi allemande », note-t-il.

Lors de l'assemblée générale de décembre, le professeur émérite d'histoire contemporaine Alfred Wahl, qui interviendra aussi lors du séminaire du 2 février, s'était interrogé : « Dans quelle catégorie mettra-t-on ces 500 déserteurs et insoumis sur le Mur des Noms de Schirmeck ? » Il a déploré aussi « la guerre des mémoires en Alsace, chacun voulant défendre sa cause... »
Yolande BALDEWECK Séminaire organisé par l'OPMNAM le samedi 2 février, de 14h30 à 18h au FEC, place Saint-Etienne à Strasbourg, avec des conférences d'Alfred Wahl, Jean-Laurent Vonau et André Hugel.

Séminaire organisé par l'OPMNAM le samedi 2 février, de 14h30 à 18h au FEC, place Saint-Etienne à Strasbourg, avec des conférences d'Alfred Wahl, Jean-Laurent Vonau et André Hugel.

 
 

 

Grand débat : en campagne

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 07:02:33

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Grand débat : en campagne
 

 
Emmanuel Macron s'était déjà rendu dans le petit bourg de Souillac pendant la campagne présidentielle. Photo LUDOVIC MARIN/AFP
Il acquiesce, Emmanuel Macron. Parfois, il ricane, détendu, et regarde autour de lui. À d'autres moments, il prend des notes, attentif. Face à lui, tout autour, ce vendredi à Souillac, dans le Lot, des centaines de maires, l'écharpe bien cintrée, venus pour ce deuxième grand oral-marathon de la semaine.

Le format était le même qu'à Grand Bourgtheroulde, mardi dans l'Eure. Des salves de questions, ponctuées de quelques applaudissements et parfois de huées. Puis, en fin d'après-midi, une longue réponse présidentielle. Le tout en direct, de longues heures durant, sur les chaînes d'information en continu.
« Pas faire droit à toutes les demandes »

Si Emmanuel Macron s'est déplacé dans le Lot, ce n'est pas un hasard. Seules, trois communes y dépassent 4 000 habitants. On ne fait pas plus rural. Les thèmes abordés par les édiles ont donc été : la « déprise démographique », la loi Notre sur l'organisation territoriale, les raccordements internet, les transports, le sentiment d'abandon, la disparition des services publics, les 80 km/h...

« Avoir un projet au niveau de la nation, ce n'est pas faire droit à toutes les demandes », a d'emblée prévenu le chef de l'État. Mais il a répété qu'il était prêt à bouger sur deux sujets : un retour aux 90 km/h sur certaines routes, et une réévaluation de la loi Notre, sujet cher à ses interlocuteurs.
« Je ne suis pas sourd »

À son arrivée, le président de la République a eu droit à un comité d'accueil. Quelques gilets jaunes, des retraités, des jeunes encagoulés. Une grande banderole : « Manu, arrête tes macroneries ». Quelques heurts et deux arrestations ont eu lieu. Une manifestante, Nathalie, a expliqué : « À un moment donné, on est là, on gagne un Smic et on arrive plus à vivre. On veut juste qu'il nous écoute ». Le président a tout de même parlé à quelques habitants. « Je ne suis pas sourd, c'est pour ça que je vais au contact », a-t-il répondu à un artisan, qui disait n'avoir jamais voté, et qui l'interpellait sur la TVA. Plus loin, Emmanuel Macron a épluché la feuille de pension d'un retraité. Croyant y voir une anomalie, il a promis que ses services y jetteraient un oeil. La preuve que « Jupiter » sait s'occuper du petit peuple.
Polémique sur els dépenses

Hors de Souillac, c'est toute la mécanique du « grand débat national » qui se mettait en branle. Plus de 400 événements sont déjà programmés pour les prochaines semaines. Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriale et co-animateur de la grande causerie, a détaillé : « 40 % de ces débats sont organisés par des élus locaux, des collectivités territoriales, 40 % par des citoyens et 20 % par des associations ».

Difficile de savoir si les Français répondront présents. En tout cas, à Saint-Briac, en Bretagne, pour un des premiers débats, la salle communale était comble jeudi. Autre certitude : les Marcheurs sont très mobilisés. Dès jeudi, ils sont allés à la rencontre des habitants sur le marché d'Altkirch (Haut-Rhin). Comme aux grandes heures de la campagne présidentielle de 2017.

Évidemment, on a déjà droit à une première polémique. Le gouvernement est accusé d'orienter le débat sur la baisse des dépenses publiques. Exemple avec Bruno Le Maire, ministre de l'Économie : « Chaque Français doit se saisir du grand débat pour dire quelles sont les dépenses publiques à conserver et celles à supprimer ». Réponse de l'association Attac : « Vous demandez quels impôts et quelles dépenses publiques il faut diminuer. Or, nous souhaitons augmenter l'imposition des ultra-riches pour mieux financer les services publics ». C'est toujours le risque avec le débat : il peut vite virer au dialogue de sourds.
R.B.

 

 
 

 

mulhouse voeux au personnel, ce maillon indispensable

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:39:40

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mulhouse voeux au personnel, ce maillon indispensable
 

 
Les quelque 3200 personnels de la Ville et de M2A étaient invités à la cérémonie des voeux au personnel au Palais des sports ce vendredi après-midi. Photos L'Alsace/Jean-François Frey
« Appuyez-vous sur le professionnalisme de vos équipes, sur leur engagement. Elles le méritent », lançait Jean-Luc Humbert, directeur général des services (DGS) mutualisé de Mulhouse et de l'agglo, à l'attention de Michèle Lutz et de Fabian Jordan, respectivement maire de Mulhouse et président de M2A, pour conclure son discours d'ouverture des voeux au personnel de Mulhouse et de l'agglo, ce vendredi après-midi au Palais des sports à Mulhouse.

Pour le DGS mutualisé de la Ville et de l'agglo, « cohérence, cohésion, compétence, résultat sont indispensables à la réussite de Mulhouse et de M2A, à la réussite de vos projets ».
Cohérence, cohésion, compétence, résultat

Il évoque ainsi l'exigence du résultat dans la gestion, dans la qualité du service rendu aux habitants, dans la capacité d'innover et dans leur responsabilité d'employeur, avec notamment en 2019, la renégociation du contrat "santé et prévoyance", en concertation avec les organisations syndicales. Il rappelle la cohésion des équipes, du comité de direction, malgré « quelques moments de turbulences » en 2018. Il parle de compétence, en développant la formation des équipes. Et il assure de la cohérence des projets, municipal et communautaire, de la cohérence de l'organisation de l'administration « enfin établie et validée, et qui sera discutée avec les représentants du personnel et soumise au comité technique le 1er mars », avant la tenue d'un audit qui vise à en « améliorer encore » le fonctionnement.

Or trois mots caractérisent, selon le DGS, l'ambition et l'action politique engagée pour ce territoire par la maire de Mulhouse et le président de l'agglo : « L'attractivité, la solidarité et la responsabilité ». Trois mots qui montrent, toujours selon lui, que la réussite de Mulhouse, des autres communes et de M2A passe également par la légitimité politique et territoriale des élus et par la répartition des compétences dans ce tandem.

Une politique dont la maire de Mulhouse reconnaît que la mise en application est rendue possible par « l'engagement, le travail et l'enthousiasme » des agents qui représentent tous, à leur échelle, « un maillon indispensable de notre collectivité, sans lequel rien ne serait possible ».
Confiance réciproque

Michèle Lutz évoque notre « époque charnière », les bouleversements sociétaux, les difficultés au quotidien, la conjoncture actuelle faite de contraintes budgétaires pour les collectivités locales. Elle salue un budget bien tenu en 2018 et ne doute pas de l'identique en 2019.

Mais la maire de Mulhouse dit aussi entendre les difficultés des agents, et travailler, avec les organisations syndicales, « pour prendre en compte, dans le périmètre sur lequel nous pouvons agir, la question de l'amélioration de votre pouvoir d'achat ».

Et d'annoncer s'engager à « convenir rapidement d'un calendrier de négociation pour évoquer ce sujet et apporter des réponses concrètes en cours d'année ».

De même pour Fabian Jordan, « le dialogue social que nous menons est de qualité et je souhaite qu'il puisse encore prospérer dans cette confiance réciproque que nous tissons ».

Le président de M2A évoque en exemple de ce dialogue, « le début de la réorganisation du service périscolaire, que nous avons mené en lien étroit avec les organisations syndicales et les agents qui nous ont alertés sur leurs difficultés ». Des réponses ont pu être apportées, des postes supplémentaires créés et un travail effectué sur la déprécarisation des emplois. Et « l'audit que nous lancerons à la fin du premier trimestre sera également un soutien pour apporter de nouvelles préconisations », annonce-t-il.

Fabian Jordan assure également avoir « à coeur d'avancer dans d'autres domaines, concernant l'augmentation du pouvoir d'achat », en évoquant notamment le travail qui démarrera le 23 janvier sur la mutuelle santé et la prévoyance au profit de tous les agents, ou le chantier de l'amélioration des conditions salariales des agents de catégorie C. Un sujet pour lequel il a « demandé, en lien avec Michèle Lutz, au directeur général des services, de lancer un travail de fond avec les organisations syndicales dans les toutes prochaines semaines », ces agents, étant souvent les plus exposés, en contact direct avec les usagers sur le terrain, et dont les conditions de travail font que leur « engagement, dévouement et disponibilité soient mieux reconnus et valorisés ».

Le film de la Ville montrant Mulhouse comme une cité en mouvement ; et celui des "un an" d'actions de l'agglo montrant « ce territoire qui avance grâce à vous », diffusés en début de cérémonie, étaient les témoins « des riches réalisations » et du travail engagé à poursuivre.

Et ce, dans une saine gestion : 4 M EUR ont été économisés en 2018, et « ce doit être notre culture », a rappelé le président Jordan qui veut aborder 2019 « avec la volonté de vous permettre de travailler dans la sérénité. La mutualisation étant un élément clé de notre organisation, une fierté même. Avec la Ville de Mulhouse, nous sommes aujourd'hui parfaitement au clair sur ces sujets d'organisation ».
Faire ensemblepour mieux avancer ensemble

De même, Michèle Lutz a formulé des voeux pour ses « collègues et collaborateurs »: « que nous puissions continuer à collaborer en toute confiance et sérénité dans un but commun : faire avancer notre ville ». Une ligne politique fixée aussi par Fabian Jordan : « faire ensemble pour mieux avancer ensemble, et fédérer les énergies positives ». Des paroles pour souder les maillons de la chaîne.
Michèle MARCHETTI PLUS WEB Voir quelques extraits du spectacle sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

musées colmar - Une fréquentation de 145 000 visiteurs

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 07:03:03

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musées colmar - Une fréquentation de 145 000 visiteurs
 

 
L'équipe du musée d'histoire naturelle descend le lion de la réserve en vue de la prochaine exposition sur la biodiversité qui débute le 1er février. Photo DR/Michel Simon.
Premier musée de Colmar, derrière Unterlinden, le musée du Jouet poursuit sa progression avec constance. En 2018, il a accueilli 76 334 visiteurs contre 74 981 en 2017. En 2016, ils étaient 72 300 visiteurs à en franchir les portes.

Sans surprise, ce sont les mois d'août (12 336 entrées) et de décembre (10 853), qui sont les plus porteurs, tandis que juin (2 867) et novembre (3 996) ont été les plus poussifs en termes de fréquentation. Un tiers des visiteurs ont moins de 16 ans (24 450) et près de 18 % ont moins de 8 ans. Les touristes étrangers représentent 30 % des visiteurs, les pays limitrophes (Allemagne, Suisse et Belgique) étant les premiers pourvoyeurs.

L'exposition sur « les jouets de l'espace », en place depuis le 13 octobre, a succédé à celle sur « l'univers des figurines » qui était visible jusqu'au 9 septembre.

Une vitrine « focus » a été mise en place pour présenter des micro-expositions sur une thématique ciblée. Trois présentations ont eu lieu en 2018 : porte-bonheur japonais, Guignol et les jouets du pompier. Par ailleurs, une vitrine dédiée à l'évolution du petit train est en place depuis un an et une salle d'activités, dédiée aux visiteurs, a été aménagée pour jouer et s'amuser. En 2019, un projet va être élaboré pour le réaménagement de l'étage des trains et la valorisation des collections.
Musée Bartholdi

La progression de la fréquentation se poursuit également au musée Bartholdi qui a comptabilisé 25 263 visiteurs en 2018, contre 23 115 en 2017. Le mois de décembre a été particulièrement fructueux avec 900 visiteurs de plus qu'en décembre 2017. La conservatrice, Isabelle Brautigam, n'a pas d'explication. « Je redoutais ce mois de décembre qui a été assez perturbé en Alsace. Finalement, il a été très bon. »

Si le musée n'a pas encore mis en place les demandes systématiques des provenances des visiteurs, elle estime qu'il y a de plus en plus de visiteurs étrangers, notamment américains et asiatiques. La visite de la créatrice de mode new-yorkaise, marraine de la statue de la Liberté, Diane de Fürstenberg a peut-être porté ses fruits. Elle y a tourné quelques séquences d'un documentaire sur la célèbre statue, pour la télévision américaine.

L'exposition sur Bartholdi intime, désormais décrochée, devrait laisser place à d'autres. L'une n'est pas encore validée, l'autre devrait porter sur l'oeuvre d'Eugène Dock, sculpteur et dessinateur strasbourgeois, ami fidèle de Bartholdi, peu connu du grand public.

Autre projet, la signalétique sera présentée en trois langues (français, allemand, anglais). En 2019, le musée Bartholdi devrait reconduire la journée de gratuité pour l'Independance Day le 4 juillet et l'apéro jazz dans le cadre du festival en septembre.
Musée d'Histoire naturelle

Après une forte hausse de la fréquentation en 2017, avec 17 150 visiteurs, le musée d'Histoire naturelle a connu une baisse en 2018, avec 14 806 entrées. L'exposition sur la minéralogie a peut-être moins attiré que la précédente, sur le camouflage des insectes. L'absence, durant deux mois, d'une animatrice au service pédagogique, pourrait aussi avoir eu une incidence, selon Joëlle Kugler, chargée de l'action culturelle et de la communication.

Un recul de 500 personnes a été relevé lors de la Nuit des musées, en mai, avec 900 visiteurs, malgré une exposition photographique de qualité, Belle de mines, accrochée pour l'occasion. Les 17 sorties réparties sur l'année ont attiré 422 personnes, soit bien mieux que les 300 de l'année précédentes. Quelque 500 personnes ont assisté aux conférences.

La prochaine exposition, qui démarre le 1er  février, s'intitule Biodiversité, crise et châtiments. Justine Chlecq, responsable de la section mammalogie en sera la coordinatrice, secondée par d'autres responsables de section. De nombreuses conférences seront programmées sur ce thème d'actualité.

Le musée va aussi connaître une remise à neuf, au niveau de l'accueil. « Les aquariums vont être retirés, ce qui va libérer de l'espace », annonce Joëlle Kugler. La caisse sera informatisée. Les travaux sont en cours, avec une inauguration prévue le 8 février.
Musée Hansi

Avec près de 29 000 entrées en 2018, contre 30 000 en 2017, le musée Hansi a un peu moins bien fonctionné. « On a eu un très bon début d'année grâce à l'exposition temporaire consacrée à Eugène Noack. La seconde partie a été un peu moins porteuse, sans doute à cause de l'absence d'exposition » analyse Anthony Fleisher, responsable du Village Hansi. « Les expositions nous amènent le public local », commente-t-il.

Pour 2019, deux expositions sont dans les cartons, mais il est encore trop tôt pour en parler.
Valérie FREUND À NOTER Le bilan du musée Unterlinden, qui a accueilli 197 000 visiteurs en 2018 est paru dans L'A lsace du 12 janvier.

 

 
 

 

hopital altkirch - Un double appel à manifester samedi 26 janvier

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:43:11

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hopital altkirch - Un double appel à manifester samedi 26 janvier
 

 
Le docteur Pierre Heitz, médecin généraliste à Oltingue, qui s'exprime au nom de la Coordination des médecins généralistes et des infirmières du Sundgau, lance un vibrant appel à manifester samedi 26 janvier à Altkirch, tout comme l'intersyndicale du GHRMSA (Groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace). Objectif : le maintien de la maternité et des urgences de l'hôpital Saint-Morand.

Dans notre édition de mercredi, le Dr Heitz développait les arguments des médecins et professionnels de la santé en faveur du maintien de ces deux services, sous peine de voir « l'hôpital d'Altkirch décliner pour devenir un hôpital secondaire, avec une offre de soins restreinte ».

Dans un nouveau courrier, il pointe un paradoxe : « Cela implique également les notions de maintien et développement des services publics dans les territoires ruraux pour les patients-citoyens, notion chère et partagée par tous, le président de la République, les élus locaux, l'ARS (Agence régionale de la santé). »

Mais surtout, pour inverser la tendance à la fermeture, il appelle à la mobilisation de la population « dans la rue ! À condition que nous y soyons nombreux. Chaque personne qui décidera de venir samedi 26 à 10 h sur la place de la Halle-au-blé à Altkirch participera à la défense de l'hôpital Saint-Morand. Les médecins, les infirmières, les pharmaciens et bien d'autres professionnels de santé y seront. »

C'est une affluence record que souhaitent les médecins : « Vous êtes nombreux à venir à la Foire Sainte-Catherine. Si vous avez conscience que la prise en charge médicale que vous souhaitez conserver va disparaître, soyez nombreux à venir le dire samedi prochain », écrit encore le Dr Heitz.

Sur le terrain, il décrit et rappelle la réalité vécue par les Sundgauviens mais aussi des difficultés rarement évoquées publiquement par les médecins du secteur : « Comme vous le savez, il devient difficile de trouver un médecin généraliste disponible et encore plus un médecin généraliste qui accepte de prendre des nouveaux patients comme médecin traitant, lorsque leur médecin de famille prend sa retraite ou quitte le secteur sans être remplacé. »
Les infirmièreset les pharmaciens impactés

Le Dr Heitz poursuit : « Cela se répercute sur le travail des infirmières, qui n'obtiennent pas toujours des réponses satisfaisantes des médecins, peu disponibles malgré eux. Travailler en réseau est un plaisir, mais cela demande du temps que les médecins généralistes n'ont plus assez. »

Même chose en ce qui concerne les pharmaciens : « La collaboration, qui existe depuis toujours, entre médecins et pharmaciens, souffre [...]. La complémentarité professionnelle, tellement nécessaire, s'en trouve malmenée, par le manque de temps. Sans le service des urgences, la médecine générale va disparaître dans le Sundgau. Les médecins généralistes n'arrivent plus à répondre à la demande de soins courants par les patients. Quand il s'agit de symptômes complexes qui nécessitent un avis spécialisé urgent, ou une hospitalisation d'urgence, ils ont absolument besoin d'un hôpital qui garde une porte d'entrée ouverte 24 heures sur 24. Au stade de surcharge de travail à laquelle nous sommes déjà confrontés, fermer le service des urgences, c'est condamner aussi la médecine générale dans le Sundgau, c'est-à-dire voir progressivement les médecins généralistes prendre leur retraite sans être remplacés. »

De ce fait, conclut le Dr Pierre Heitz, « les jeunes médecins généralistes susceptibles de s'installer dans le Sundgau n'ont pas envie de travailler à un rythme infernal, parce que trop de patients les sollicitent. Si nous voulons préserver une ruralité attractive, il faut qu'elle y offre entre autres une offre de soins qui ne soit pas au rabais. Et un hôpital de proximité de qualité en fait intimement partie. »

À ce point de vue de la Coordination des médecins généralistes et des infirmières s'ajoute celui de l'intersyndicale du GHRMSA, auquel appartient l'hôpital d'Altkirch. Elle appelle « les habitants et les élus du Sundgau à manifester samedi prochain à 10 h ». L'intersyndicale relève les motions votées dans différentes communes et au conseil départemental du Haut-Rhin, ainsi que le soutien du magazine de défense des consommateurs UFC-Que choisir.

Elle dénonce en outre « le risque lié aux délais de trajets trop longs, l'augmentation du délai de prise en charge à Mulhouse, l'inégalité d'accès aux soins dans les villages, un parcours de soins rompu et l'absence de médecin après 23 h dans le Sundgau ». Elle demande aussi « de maintenir aux soignants leur poste de travail à Altkirch ».
N.B.-G. PLUS WEB Voir la vidéo de Philippe Verry sur la maternité.

 

 
 

 

baldersheim - La fin des chantiers du coeur de village

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:40:38

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baldersheim - La fin des chantiers du coeur de village
 

 
Une réflexion est en cours pour réaménager l'ancienne agence bancaire.  Photo L'Alsace/M.-C.G.
Après une aubade donnée par la musique Concordia, le maire de Baldersheim, Pierre Logel, a salué la salle comble venue assister à la cérémonie des voeux. Parmi les personnes présentes, des personnalités comme Fabian Jordan, président de M2A, plusieurs vice-présidents de l'agglomération, le conseiller départemental Marc Munck et de nombreux maires ou leurs représentants. D'entrée, une rétrospective 2014-2017 a rappelé les réalisations et manifestations passées.
De multiples réalisations en 2018

Puis Pierre Logel a présenté le bilan de 2018. Dans le domaine de l'environnement et du cadre de vie, la commune, qui est village fleuri, s'est distinguée par ses trois fleurs et trois libellules. Grâce aux compétences de M2A, les habitants bénéficient des capacités d'une halte-garderie, d'un périscolaire et d'une cantine et de prêts de vélos électriques. Les principaux travaux achevés en 2018 ont été l'occasion de belles manifestations inaugurales.

« Le coeur même de Baldersheim a été profondément modifié » par un vaste chantier autour de l'église. Face à la résidence pour personnes âgées, la place Roger-Landwerlin a été créée ainsi qu'une nouvelle voirie et des places de parking. Les abords de l'église ont été réaménagés avec un parvis et un monument aux morts rénové.

Le chantier du complexe sportif a été achevé avec la mise en place d'une nouvelle chaudière et la création d'une salle festive et d'un nouveau club-house pour le football-club. « La salle festive de la Hardt répond désormais aux nombreuses demandes de location des familles mais également des associations locales. »

2018 aura aussi été marqué par l'arrivée d'une nouvelle équipe à la tête des services techniques communaux, Christophe Mouly comme responsable et Eulalie Lepain en adjointe chargée du fleurissement et de l'environnement.

« La diminution depuis plusieurs années des dotations de l'État n'est pas un facteur encourageant pour les investissements futurs. » Le conseil municipal a décidé d'acquérir le bâtiment de l'ancienne agence bancaire. « Une réflexion a été engagée sur le devenir de ce bâtiment. » L'étage est occupé par un appartement et le rez-de-chaussée conviendrait à l'accueil des professionnels de la santé. Les infirmières sont intéressées par le projet.
« Réfléchir à chaque dépense »

L'arrivée de la fibre optique est prévue pour la fin d'année. D'autre part, le village va s'étendre au nord avec un lotissement d'une trentaine de logements. Il comprendra des maisons individuelles et jumelées ainsi qu'un collectif de 12 logements. « Rester vigilant, bien réfléchir à chaque dépense sont les maîtres mots de notre action tout au long de cette année qui vient de commencer », conclut le maire.

Puis, Pierre Logel a passé la parole au président de M2A après la projection de deux vidéos, l'une de présentation de l'agglomération et l'autre issue de la Websérie M2A et moi dédiée à un habitant de Baldersheim.
Marie-Claire GUTH

 

 
 

 

Oberhergheim Voeux du maire

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:46:41

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Oberhergheim Voeux du maire
Un pôle médical en projet
La création d'un pôle médical et l'aménagement de l'entrée sud du village sont les principaux projets de la commune pour 2019 tandis que la nouvelle déchetterie doit ouvrir en mai prochain à Oberhergheim.
 

 
Le maire Corinne Sick a remercié les artisans de la rénovation de la salle des fêtes.
La salle des fêtes rénovée était comble mardi soir pour la cérémonie des voeux de Corinne Sick maire du village. Parmi les invités, de nombreux élus dont Françoise Boog (conseillère régionale), Michel Habig (vice-président du conseil départemental), Michel Sordi (maire de Cernay), des personnalités du monde économique, dirigeants d'entreprises, associatifs et forces vives du village. Accueillis par le maire et en musique avec l'harmonie municipale placée sous la direction de Mimo Iliev, les invités ont pris place pour recevoir les voeux de la municipalité. « Des voeux les plus chaleureux pour cette nouvelle année » a souhaité Corinne Sick en ouvrant la cérémonie. D'emblée elle a évoqué la crise que traverse le pays et noté que si l'indignation des gilets jaunes est compréhensible, la violence non. Elle a signalé l'ouverture d'un cahier de doléances en mairie dès à présent.
La salle des fêtes rénovée

De retour au niveau local, le maire a aussi rappelé que le premier défi d'une équipe municipale est d'offrir un service public de qualité aux habitants. « Nous devons sans cesse faire preuve de créativité ». Un dynamisme qui s'inscrit dans la commune, mais aussi au sein de la communauté de communes du Centre Haut-Rhin dont elle a remercié le président Michel Habig pour sa forte implication. Pour mieux faire apprécier les réalisations communales diverses de l'an dernier, un power point a été présenté. La rénovation de la salle des fêtes a ensuite été abordée. Plus d'une année de chantier pour un coût de plus de 400 000EUR avec 128 000EUR de subventions d'instances diverses dont celle à l'époque de la réserve parlementaire de Michel Sordi. À la charge de la commune la somme de 207 298EUR. Corinne Sick a remercié le cabinet Hoffert pour la réalisation du projet, Françoise Boog, Michel Sordi et les deux adjoints communaux qui ont suivi le chantier. Elle a encore salué l'engagement de l'équipe administrative et technique de la mairie. En 2018 le village comptait 1218 habitants, 81 nouveaux résidents, 66 l'ayant quitté. L'an dernier 17 naissances ont été enregistrées et 11 décès déplorés.
L'aménagement de l'entrée sud

Le souhait de Corinne Sick est d'inscrire le village dans un « pôle en devenir, équilibré, solidaire et complémentaire ». Pour ce faire, elle a décliné trois projets majeurs : l'implantation d'une maison de santé au centre bourg afin de pérenniser le cabinet médical et permettre l'accès aux soins médicaux et paramédicaux, le permis d'aménager sera déposé encore ce mois-ci. Autre projet, celui de la création d'une nouvelle agence bancaire du Crédit-Mutuel place de la mairie sur une parcelle cédée par la commune et en troisième lieu, l'aménagement de l'entrée sud du village avec un rond-point qui desservira l'axe principal, la rue de Biltzheim et l'accès au futur lotissement. D'autres projets sont envisagés comme l'instauration d'un petit complexe de plein air rue de Rouffach, une aire de jeux à l'école, la mise en valeur de la stèle géodésique, une étude acoustique sur les nuisances des activités de l'anneau du Rhin, le renforcement du réseau d'eau potable. Corinne Sick a conclu sur la viabilisation et la commercialisation de la zone artisanale, un point sur la déchetterie intercommunale qui devrait rouvrir en mai prochain, le Plan d'Urbanisme intercommunal et le déploiement dans la commune de la fibre optique au courant de cette année.
CW

 

 
 

 

Wasserbourg Vie municipale

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:47:33

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Wasserbourg Vie municipale
Travaux de voirie : eaux pluviales et sécurisation
La commune de Wasserbourg a mené durant plus d'une année une réflexion quant à la reprise du réseau des eaux pluviales et la sécurisation de la rue de l'Eglise.
 

 
Embellissement et sécurisation de la rue de l'Eglise
En effet, le passage non sécurisé de cette rue aux abords de la RD43, très emprunté par les habitants du village, les enfants qui se rendent à l'école communale mais aussi les touristes, les cyclistes, les promeneurs, les poids lourds et grumiers, posait un réel danger d'accident.

Ces travaux de réfection ont impliqué de remplacer le caniveau existant qui était en très mauvais état par un caniveau en préfabriqué avec grille, la pose d'un avaloir en bout de rue et le traitement des abords avec un enrobé de finition. Cette réfection a servi également à sécuriser les piétons qui empruntent cet espace praticable et à donner une image plus valorisante de la voirie.

Une bonne communication, des réunions de chantier régulières, la mise en place d'une circulation alternée par feux ont permis que le chantier se déroule sans trop de contraintes tant pour l'entreprise que pour les riverains de la rue de l'Eglise et les utilisateurs de la route.

Le marché public de travaux a été attribué à l'Entreprise BTP Werey de Griesbach-au-Val.

Différents acteurs : le conseil départemental du Haut-Rhin en co-maîtrise d'ouvrage avec la commune, les techniciens de la Direction des routes, le responsable de l'Unité routière, l'ADAUHR (Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin), la commune représentée par son maire Gilbert Ruhlmann et son 1er adjoint Jean-François Kabucz, référant technique des travaux et l'entreprise, en présence également de Monique Martin, conseillère départementale, ont largement contribué à ce que ce chantier aboutisse à un projet cohérent respectant tous les paramètres.
Achevé mi-décembre

La commune a bénéficié de l'aide du conseil départementale par l'octroi d'une subvention à hauteur de 35 % dans le cadre de l'amende de police.

Après deux mois de travaux, le chantier s'est achevé mi- décembre avec les premiers flocons de neige donnant un résultat à la hauteur de l'attente de tous : meilleur écoulement des eaux pluviales, sécurisation des piétons, embellissement de la rue de l'Eglise, aisance au niveau de la circulation et facilité d'entretien de la chaussée.

 

 
 

 

Soultzmatt-Wintzfelden Régine Epplin à l'honneur

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:30:48

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Soultzmatt-Wintzfelden
Régine Epplin à l'honneur
 

 
Régine Epplin a fait valoir ses droits à la retraite.
Lors de la récente cérémonie des voeux, le maire Jean Paul Diringer a mis à l'honneur son ancienne collaboratrice Régine Epplin en lui remettant la médaille régionale, départementale et communale en argent. Régine Epplin a démarré sa carrière au sein de la société Celes de Lautenbach. En 1982, elle intégra la société Agrovit, dirigée à l'époque par Jean Paul Diringer, comme responsable financier. En 1997, elle suivra son ancien patron et se réoriente vers la fonction publique territoriale à la mairie de Soultzmatt où elle prendra en charge la gestion des finances avant de passer collaboratrice de cabinet en 2002. Simultanément, elle assura le secrétariat du SIVU du Firstplan et du bureau d'aide sociale ainsi que le poste de trésorière de l'amicale du personnel et de la confrérie de la Vallée Noble. Elle a fait valoir ses droits à la retraite en juin dernier. La médaille lui a été remise par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental.
FB

 

 
 

 

Guebwiller Voeux au Centre hospitalier

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:49:39

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Guebwiller Voeux au Centre hospitalier
« Ma Santé 2022 » et le nouvel Ehpad : notes d'espoir
Dans un contexte national morose, le Centre hospitalier de Guebwiller tire son épingle du jeu, notamment grâce à la collaboration étroite avec les Hôpitaux civils de Colmar.
 

 
De g. à d. : Karine Pagliarulo, conseillère départementale ; Dr Baki, chef du service radiologie ; Sarah Graveleau, directrice ; Patricia Rillinger, médaille Vermeil, Francis Kleitz, maire ; Marie-Paule Gerst, médaille Or ; Marc Perego, directeur adjoint des hôpitaux civils de Colmar ; Alexandra Schlagetter, présidente de l'amicale.
Actes. - Le nombre d'actes est globalement en augmentation. Au bloc opératoire, l'objectif fixé par l'Agence régionale de santé (ARS) de 1 600 actes a été dépassé. « Un chiffre qui paraissait inatteignable aux Cassandre et autres censeurs », note la directrice Sarah Graveleau qui poursuit : « Le plateau de consultations multiplie son offre médicale. Ce sont ainsi 33 000 consultations dans 22 spécialités qui ont été offertes aux Guebwillerois. »

Proximité. - La situation particulière de Guebwiller, « un hôpital de proximité comme il n'en existe plus guère sur le territoire » a été soulignée : « Notre coopération avec les Hôpitaux civils de Colmar, la compétence des équipes en place et notre capacité à nous organiser, attirent des personnels de talent. »

Ces éléments permettent au CH Charles-Haby d'appréhender le plan gouvernemental « Ma Santé 2022 » avec optimisme. « Ce plan nous annonce les perspectives d'un système de santé plus décloisonné, notamment entre l'hôpital et la médecine de ville. »

Désert médical ? - La situation préoccupante de l'offre médicale dans le secteur de Guebwiller a largement été évoquée.

« Avec le départ à la retraite de la seule gynécologue de la ville, l'importance de l'offre de spécialistes de l'hôpital n'en devient que plus importante. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres », a relevé Francis Kleitz.

Des départs à la retraite de généralistes vont intervenir ces prochaines années dans le fond de vallée. « La situation est préoccupante, indique Francis Kleitz. Un audit sur l'offre de santé va être réalisé par la Comcom et l'ARS. »

Investissements. - Ils ont été nombreux, à hauteur de 300 000 EUR, « témoignant de la bonne santé de l'établissement » : système de sécurité incendie, changement d'une table d'opération, acquisition d'un OCT (permettant aux ophtalmologues des examens approfondis).

Finances. - Malgré ces éléments positifs, le CH accuse toujours un déficit de fonctionnement. Le chiffre n'est pas communiqué mais il n'occasionne pas de mesure d'alarme particulière. Surtout au regard du déficit total des établissements publics de santé français (près de un milliard d'euros en 2017)...

Personnel. - De nombreux mouvements ont animé les différents services : aux Érables, en pharmacie en médecine (entre les recrutements et les retours, le service est complet en ce début d'année), aux urgences.
M.PF.

 

 
 

 

Alzheimer sans tabou

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:50:12

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Alzheimer sans tabou
 

 
La première rencontre France-Alzheimer a été animée par Stéphanie Holocher (assise, avec un foulard) Bernard Spittler et Hélène Hertrich.  Photo L'Alsace/J.-M.R.
Après l'ouverture il y a un an, d'une permanence à la Marpa de Sentheim, les responsables de l'association France-Alzheimer Haut-Rhin se sont rendu compte que les gens de la haute vallée ne se déplacent pas. Ils ont donc décidé d'organiser un groupe de parole à la maison de Pays de Wegscheid. Pour la première séance qui s'est tenue jeudi dernier, le président Bernard Spittler a souhaité la bienvenue à une dizaine de personnes venues du Pays Thur-Doller. Il a expliqué la mission première de l'association qui est de venir en aide aux familles : « Nous avons dans le département plus de 7000 familles touchées par la maladie, dont 60 % des malades sont pris en charge par les conjoints et souvent les enfants. Nous organisons des activités et des séjours de vacances encadrés par des soignants, et aussi de la formation pour les aidants, par des psychologues et des bénévoles... » C'est justement une psychologue, Stéphanie Holocher, assistée d'Hélène Hertrich, qui a conduit ce premier contact et ce temps d'échange en répondant aux questions et recueillant les témoignages des personnes présentes. Les objectifs de l'animation sont multiples : comment comprendre la maladie, reconnaître la complexité du rôle de l'aidant, sa fatigue et son stress, gérer les enjeux familiaux, encourager et valoriser les actions de l'aidant, créer un climat de confiance et de respect pour éviter l'isolement, etc. Il est également prévu de proposer des ateliers bien-être de relaxation.
Jean-Marie RENOIR Y ALLER La prochaine séance est prévue à Wegscheid le jeudi 21 février de 14 h à 16 h. Informations et réservations auprès d'Hélène Hertrich, responsable de l'antenne Thur-Doller, au 06.71.47.37.19 ou helenefertrich@numericable.fr.

 

 
 

 

guebwiller - Ehpad : un dossier qui avance

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:51:32

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guebwiller - Ehpad : un dossier qui avance
 

 
Sarah Graveleau n'a pas manqué d'évoquer le dossier de l'Ehpad, remerciant au passage Francis Kleitz pour l'aide de la Ville dans ce dossier (qui a vendu le Bois Fleuri au centre hospitalier à un prix « défiant toute concurrence », dixit le maire) : « Nous disposons de l'aide précieuse de l'équipe d'ingénierie des Hôpitaux civils de Colmar, qui a su faire aboutir de nombreux projets architecturaux complexes, dans le respect du calendrier et des enveloppes ».

La conseillère départementale Karine Pagliarulo a rappelé que « le bâtiment actuel des Érables ne [pouvait] plus répondre à la demande » et que « le Département soutiendrait le projet avec l'objectif de fournir un service égal sans exploser le prix de journée ».

Pour rappel, les échéances annoncées lors du conseil municipal du 12 décembre sont les suivantes : dépôt par le Centre hospitalier d'un permis de construire pour un Ehpad dans les deux ans et démarrage des travaux dans les quatre ans.

« La bataille est bien engagée », s'est félicité le maire de Guebwiller, en guise de conclusion.

 

 
 

 

mittelwihr - Voeux aux forces vives

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:42:06

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mittelwihr - Voeux aux forces vives
 

 
Vétérans sapeurs-pompiers et veuves de vétérans ont été honorés à l'occasion de la cérémonie des voeux à la population.  Photo L'Alsace/Guy Faivre
C'est dans une salle de la mairie comble et devant de nombreuses personnalités, élus des communes voisines, des institutions départementales, régionales et nationales que le premier magistrat, Alain Kleindienst, a adressé ses voeux aux habitants du village, aux nouveaux arrivants, aux représentants du corps enseignant, des associations, de la gendarmerie, de l'Office national des forêts et de la Brigade verte et tout particulièrement toute l'équipe qui l'entoure au quotidien.
Une nouvelle candidature en 2020

Le maire a volontairement éludé les événements qui ont émaillé l'actualité nationale ces dernières semaines, laissant une libre interprétation à chacun tout en souhaitant une amélioration de la situation. Il a annoncé qu'il se représentera pour un nouveau mandat en 2020.
Parc des sports intercommunal

Après avoir rappelé les 52 interventions des sapeurs pompiers en 2018 et le succès de la journée citoyenne, Alain Kleindienst a abordé divers sujets dont l'avenir ambitieux pour le Parc des sports intercommunal et le projet en cours d'élaboration concernant la salle des fêtes qui sera exposé lors d'un débat public en février.

Ce fut ensuite au tour des adjoints de prendre la parole. Jean-Michel Herscherr a fait, avec beaucoup d'humour et sur fond vidéo, un tour d'horizon des multiples travaux et chantiers de 2018, travaux qui ont engendré diverses dépenses pour la collectivité. Il a également évoqué la réussite de la journée citoyenne, un moment privilégié de partage et d'entraide, ainsi que le nouveau site de la commune (www.mittelwihr.eu).
Les travaux en 2019

Philippe Scheidecker s'est plutôt penché sur les travaux à mener en cette année 2019, avec entre autres la remise à neuf du réseau d'eau potable dans la rue des Merles, la rénovation de chemins ruraux ou encore la réhabilitation des anciens réservoirs d'eau potable.
Hommageau monde associatifet aux bénévoles

Quant à Fanny Oster, elle est revenue sur les grands moments de l'année écoulée en rendant un hommage appuyé au monde associatif et aux bénévoles. Elle a également rappelé le dynamisme de l'école unique et annoncé les manifestations que les associations locales proposeront pour 2019.En compagnie du maire, elle a offert un petit présent aux vétérans des pompiers et aux veuves des vétérans : : Bollenbach Mathis, Feuerbach Jean-Paul, Leib Gilbert, Loeffler Bernard, Meyer Jean-Louis, Porchela Alfred, Rudinger Jean-Louis, Spettel René, Ziegler Jean-Jacques, Ziegler Julien, Scheidecker Amélie et Schuwer Claire.

Après les interventions successives de Denise Buhl, conseillère régionale, d'Émilie Helderlé, conseillère départementale et de Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental, le verre de l'amitié a permis d'échanger et de prolonger en toute convivialité ce moment de rencontre annuelle.
Guy FAIVRE

 

 
 

 

Mollau

Publié dans le panorama le Samedi 19 janvier 2019 à 06:43:57

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Mollau
Oui à l'énergie positive
Cérémonie des voeux quelque peu particulière pour 2019 à Mollau. Frédéric Caquel a accédé à la délicate mission de maire, il n'y a que six mois. Les habitants de ce petit village de fond de vallon (361 ha) ont sans doute apprécié sa simplicité, son humilité lors de son discours.
 

 
Le maire Frédéric Caquel (à gauche), le conseil municipal et les « méritants » de Mollau.
La tâche, la mission, le sacerdoce de maire ne s'apprend pas en six mois. Frédéric Caquel n'était que conseiller dans la municipalité précédente. Ce dimanche matin, il lui fallut assumer l'épreuve de discourir devant un public. Exercice difficile. Frédéric Caquel a choisi l'intelligence de ne pas faire semblant, de faire court et de s'appliquer d'aller à l'essentiel, de se situer comme « une pièce rapportée au puzzle » que constitue le travail de ses prédécesseurs. Il rendit hommage à Raymond Nickler, le maire qui lui céda la place de façon particulière. Il n'oublia pas non plus ceux qui oeuvrèrent pour Mollau. Exceptionnelle cette présence d'Adrien Andrès, Francis Schirck, Raymond Nickler, les anciens premiers magistrats du village. Frédéric Caquel s'inscrivit dans la continuité de leur dévouement. Avec des mots sans vernis, il résuma sans doute la délicate mission de ces élus trop négligés par un pouvoir centralisé : « Rendre plus agréable le quotidien de nos concitoyens est une tâche difficile car tout le monde n'attend pas forcément la même chose de la vie et de la commune. » Yves Klein, le premier adjoint, visiblement un solide soutien pour le jeune maire, lui conseilla « de prendre et d'apprendre, de prendre le chemin qui n'existe pas et y laisser votre trace. »

La parole fut donnée aux invités. François Tacquard, le président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA), confessa : « Je ne serai plus président de la CCVSA en 2020 et je veux conduire la comcom à plus de partage, plus d'efficacité, moins de coût. » Il souligna son attachement aux petites communes, à son interrogation quant aux fusions et aux grandes intercommunalités. Gilets jaunes ? Une certaine compréhension avec une aversion à l'excès de taxes, à l'évasion fiscale... Pascal Ferrari, conseiller départemental, avec son « blewa Elsasser » (« Restez Alsacien ») fit de la collectivité d'Alsace son credo avec des voeux pour l'Europe bien que « l'échéance sera difficile. » Le député Raphaël Schellenberger s'appliqua quant à lui à nier l'ambiguïté de sa position face à l'avenir de l'hôpital de Thann : « Il faut que l'hôpital se modernise, pourquoi pas un service d'oncologie au quotidien, le service de maternité doit se maintenir... ». Les choses ont été dites clairement. Il suffit maintenant d'attendre les vrais effets de cette prise de position. Gilets jaunes ? « Oui à l'énergie de cette contestation, oui à l'énergie positive, volontaire pour une nouvelle société. »

Le montage video sut montrer la vie active de cette petite commune. Béatrice et Camille Zimmermann en furent des acteurs ; après 30 ans au service des animations « jeunes », ils ont décidé de rendre leurs « pinceaux ». Ils furent chaleureusement remerciés. Furent également félicités les sportifs du village : Cassy Mura, Justine Binder, Justine Holtz, Anne Chatelin, Roxanne Nilly, Léonie et Valentin Berna, Paul Schlussel, Maxence Nilly.
Jean-Marie ZIPPER