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CD68 Volontaires, au sein du département

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:13:43

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CD68 Volontaires, au sein du département
 

 
Brigitte Klinkert a souhaité rencontrer les jeunes volontaires en service civique au sein du Conseil départemental pour faire un premier bilan de cettte expérience.  Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
La présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68), Brigitte Klinkert, a rencontré, mercredi matin à Colmar, les jeunes volontaires en service civique affectés dans les différents services du département. « Le Conseil départemental, en tant que chef de file dans le domaine de la solidarité et de l'éducation a souhaité faire preuve d'exemplarité en s'engageant pleinement dans cette démarche », souligne la présidente dans la droite lignée de sa feuille de route plaçant en priorité l'emploi, la jeunesse et l'Alsace. « La jeunesse représente 500 MEUR d'investissement dans les années à venir, dans les collèges mais aussi dans l'engagement citoyen. Depuis le mois de novembre, nous recrutons des volontaires pour des missions de service public, intégrés dans nos différents services. Ils apprennent un travail dans le cadre de l'intérêt général. On se rend compte de l'enthousiasme des volontaires mais aussi de leur tuteur. L'idée n'est pas de recruter un agent supplémentaire mais de leur mettre le pied à l'étrier de l'emploi », complète-t-elle.

« Ces services civiques sont l'occasion pour eux de mieux comprendre le service du Conseil départemental, une vraie expérience de citoyenneté. Je suis certaine qu'il y a beaucoup d'opportunité à venir. Un tremplin pour leur vie », ajoute Edith Portal, déléguée général de la Ligue d'enseignement du Haut-Rhin qui assure le recrutement et l'accompagnement des jeunes pour le CD 68.

Autour de la table les sept volontaires sur les huit actuellement en poste pour six à dix mois au département ont partagé leur parcours et leur expérience avec la présidente, soutenus par le tuteur, tous enthousiastes. « Je souhaite repasser le concours d'éducateur spécialisé. Je ne me vois pas faire autre chose. Je me sens à ma place à la Cité de l'enfance et j'acquiers une expérience de terrain », témoigne Margaut Zussi, 19 ans. « Ce service civique est l'occasion de rencontrer des gens, de découvrir d'autres domaines et de mieux comprendre les administrations françaises » pour Arlinda Murataj qui promeut la plateforme RSA-bénévolat.

« D'après les premiers échos, vous êtes très appréciés. Soyez fier de vous. Vous nous apportez un souffle nouveau, celui de la jeunesse », les encourage Brigitte Klinkert. « Des services sont en demande de ces jeunes volontaires. On est en train de recenser les besoins et les missions », complète Marie-Line Iltis, chef du service emploi et compétence. Deux offres en cours de publication sont encore à pourvoir et sept nouvelles missions sont en construction. « Dans un avenir proche, on souhaite arriver à une trentaine de services civiques au sein du département, à condition que cette première expérience soit un succès », conclut Brigitte Klinkert.
Christelle DIDIERJEAN SURFER Toutes les annonces sur www.service-civique.gouv.fr ou www.haut-rhin.fr

 

 
 

Laurent Wauquiez en Alsace les 23 et 24 janvier

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:36:13

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Politique Les Républicains
Laurent Wauquiez en Alsace les 23 et 24 janvier
 

 
Laurent Wauquiez, président des Républicains, est attendu en Alsace la semaine prochaine. Il commencera sa tournée dans le Haut-Rhin le 23 janvier pour finir la journée par une réunion publique à 19 h 30 au Foyer Saint Laurent de Holtzheim, près de Strasbourg. Il passera ensuite la journée du 24 février dans le Bas-Rhin. Son programme prévoit des visites d'entreprises et des rencontres avec les élus.

La venue de Laurent Wauquiez s'inscrit dans un contexte politique complexe pour le parti lui-même et sur un terrain miné par la fronde des Républicains alsaciens contre la région Grand Est présidée par un des leurs, Jean Rottner. Le président des Républicains n'échappera pas à la question alsacienne. Il évoquera aussi la campagne des élections européennes au sein de laquelle l'eurodéputée alsacienne Anne Sander entend prendre toute sa place.

 

 
 

 

Politique Wauquiez en Alsace les 23 et 24 janvier

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:18:55

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Politique Wauquiez en Alsace les 23 et 24 janvier

Laurent Wauquiez, président des Républicains, est attendu en Alsace la semaine prochaine. Il commencera sa tournée dans le Haut-Rhin le 23 janvier pour finir la journée par une réunion publique à 19 h 30 au Foyer Saint Laurent de Holtzheim, près de Strasbourg. Il passera ensuite la journée du 24 février dans le Bas-Rhin. Son programme prévoit des visites d'entreprises et des rencontres avec les élus. La venue de Wauquiez s'inscrit dans un contexte politique complexe pour le parti lui-même et sur un terrain miné par la fronde des Républicains alsaciens contre la région Grand Est présidée par un des leurs, Jean Rottner. Le président des Républicains n'échappera pas à la question alsacienne. F. By

 

 
 

Politique Jacques Bigot, sénateur (PS) du Bas-Rhin : « Le pouvoir n'écoute pas »

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:35:18

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Politique Jacques Bigot, sénateur (PS) du Bas-Rhin
Politique Jacques Bigot, sénateur (PS) du Bas-Rhin : « Le pouvoir n'écoute pas »
Alors que le Sénat a repris ses travaux et que débute le grand débat national, Jacques Bigot pointe « la vision financière » et « le mépris » qui caractérisent selon lui la gouvernance d'Emmanuel Macron et des ministres. Le sénateur PS du Bas-Rhin regrette le recul du politique face à l'administration.

 
Jacques Bigot, sénateur socialiste du Bas-Rhin : « L'oligarchie technocratique qui nous gouverne, avec une administration centrale dont Emmanuel Macron est issu et qui pense qu'elle sait, est à la source du mépris ».
En ce début d'année, Jacques Bigot n'a pas besoin d'aller chercher très loin pour illustrer sa critique de la gouvernance d'Emmanuel Macron qui se caractérise selon lui par « le mépris ». Il puise dans la loi Justice qui doit arriver au Sénat le 12 février prochain. « Nicole Belloubet a rejeté tous les amendements du Sénat pour faire adopter son texte par l'Assemblée nationale », pointe le sénateur socialiste du Bas-Rhin en regrettant « l'entêtement » de la Garde des Sceaux « à refuser des propositions consensuelles ».

Jacques Bigot s'étonne aussi de l'absence de la justice dans la Lettre aux Français et dans le grand débat national « alors que le sujet suscite beaucoup d'émois ». « Le gouvernement impose un texte inspiré par Bercy. Tout est organisé pour faire en sorte que la justice soit la moins sollicitée possible », observe l'ancien avocat, très agacé par la suprématie de l'administration sur le politique.

« L'oligarchie technocratique qui nous gouverne, avec une administration centrale dont Emmanuel Macron est issu et qui pense qu'elle sait, est à la source du mépris », s'agace l'ancien maire d'Illkirch-Graffenstaden. « On ne confie pas aux financiers les choix politiques. »
« On peut défendre l'Europe sans avoir la même vision »

Pour Jacques Bigot, la question de l'ISF démontre elle aussi que « le gouvernement et le président de la République n'écoutent pas les gens ». D'où son soutien à l'initiative des présidents des groupes PS de l'Assemblée et du Sénat de recourir au référendum d'initiative partagée (RIP) pour rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune. Introduit dans la Constitution en 2008, il doit être demandé par 185 parlementaires et 4,5 millions d'électeurs.

S'il est compliqué à mettre en oeuvre, ce RIP est « une bonne réponse aux sollicitations des gilets jaunes », estime le sénateur qui invite ses concitoyens à interpeller leur parlementaire.

Jacques Bigot ne partage pas non plus le manichéisme avec lequel Emmanuel Macron présente l'enjeu des élections européennes. « On ne peut pas dire : c'est moi ou les populismes. On peut défendre l'Europe sans avoir la même vision », insiste l'élu qui craint « l'éclatement de la gauche ».

Il souhaite que Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg et conseillère régionale, soit « députée européenne ». « La question du siège européen reste un combat à mener. Catherine Trautmann manque aujourd'hui au Parlement européen et Pernelle serait une bonne députée européenne », dit-il en plaidant pour « une Europe forte et unie face à la Chine et aux États-Unis ».
Franck BUCHY

 

 
 

 

Politique Rentrée du Rassemblement National 68 : Mesurer les forces en présence

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:45:21

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Politique Rentrée du Rassemblement National 68
Politique Rentrée du Rassemblement National 68 : Mesurer les forces en présence
La fédération haut-rhinoise du Rassemblement National attend les résultats des Européennes pour décider dans quelles villes elle présentera des candidats et dans lesquelles elle soutiendra des listes.

 
Nicolas Bay s'adresse aux militants haut-rhinois.
La rentrée politique du Rassemblement National du département s'est faite pour la première fois à Colmar. Cela se passait mercredi soir au foyer Saint-Joseph, en présence de Nicolas Bay, ex-vice-président du mouvement présidé par Marine Le Pen (DNA d'hier), venu évoquer devant environ 70 personnes les enjeux du futur scrutin européen. Lui-même est député européen et coprésident du groupe ENL qui réunit les tendances d'extrême droite de différents pays du vieux continent représentées au parlement européen. L'occasion de prôner le retour à la souveraineté des pays et une Europe basée sur des coopérations multiples.

L'occasion aussi pour Alain Favaletto, assistant parlementaire de Jean-Luc Schaffhauser (ENL) et responsable haut-rhinois du Rassemblement National de relancer la machine à quelques mois du prochain scrutin qui permettra de mesurer avec plus de précision l'importance de l'électorat favorable aux idées que véhicule le mouvement.
À Mulhouse oui, à Colmar peut-être.

« Ce sera une photographie des forces. Les nôtres et celles des concurrents. C'est alors que nous déterminerons dans quelles villes nous pourrons faire un bon résultat et nous présenterons des candidats ou des listes pour les municipales » indique le référent qui, sans préjuger, estime que le RN pourrait jouer un rôle dans les municipales de Mulhouse, Wittelsheim, Wittenheim et Guebwiller. Probable aussi qu'il se mêle de la course à la mairie de Colmar et d'Ensisheim. « Pas forcément en présentant des candidats mais en soutenant ou en intégrant à des places éligibles ou non, des listes en présence. »

A Mulhouse où le FN comptait quatre élus -ils ne sont plus adhérents -, ce seront des nouveaux candidats, assure Alain Favaletto.

Le même reste confiant pour les mois à venir dans la mesure où il estime que le nombre de députés européens ENL (15) ne devrait guère évoluer, en tout cas ne pas régresser. « Une étape nouvelle qui nous rapproche des responsabilités pour mettre en oeuvre le projet politique qui nous rassemble », tranche Nicolas Bay.
J-L.W.

 

 
 

 

Passeports diplomatiques : Benalla en garde à vue

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:21:07

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Politique Enquête
Passeports diplomatiques : Benalla en garde à vue
 

 
Alexandre Benalla a-t-il menti lors de sa première audition devant la commission d'enquête du Sénat le 18 septembre 2018.
D'une affaire à l'autre. À quatre jours de sa seconde audition par la commission d'enquête du Sénat, Alexandre Benalla a été placé jeudi en garde à vue pour l'utilisation controversée de ses passeports diplomatiques après son limogeage de l'Élysée cet été.

Cette enquête ouverte le 29 décembre, notamment pour « abus de confiance » et « usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle », a par ailleurs été étendue mercredi « aux infractions de faux, usage de faux et obtention indue d'un document administratif » après un signalement de la présidence de la République.
Soupçonné de fauxpar l'Élysée

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a déjà été à l'origine d'une tempête politique cet été, après avoir été identifié sur des vidéos, en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er Mai, alors qu'il était présent aux côtés des forces de l'ordre en qualité d'« observateur ». Pour ces faits, il a été mis en examen à deux reprises.

Le front judiciaire de décembre s'est ouvert après des informations du site d'information Mediapart faisant état de l'utilisation de passeports diplomatiques après son licenciement, qui ont également conduit la commission du Sénat enquêtant sur cette affaire depuis juillet à reprendre ses travaux.

Mercredi devant cette commission, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a révélé qu'Alexandre Benalla avait utilisé « presque une vingtaine de fois » ses passeports diplomatiques après son licenciement, ajoutant qu'il le soupçonnait d'avoir obtenu un passeport de service en juin grâce à un faux.

 

 
 

 

Hôpital Saint-Jacques Menace sur l'avenir de la maternité : Elles ont donné la vie à Thann

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:51:42

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Hôpital Saint-Jacques Menace sur l'avenir de la maternité
Hôpital Saint-Jacques Menace sur l'avenir de la maternité : Elles ont donné la vie à Thann
Les DNA ont lancé un appel Facebook aux femmes ayant accouché à la maternité thannoise, menacée de fermeture. Nombre d'entre elles ont souhaité témoigner de leur attachement aux lieux, à ses personnels, et à ce qu'ils représentent. Leurs mots sonnent comme un véritable plaidoyer pour que soit maintenue à Thann une maternité de proximité à taille humaine. Celle-ci répond, selon elles, davantage aux attentes des mamans et aux problématiques des vallées. Paroles de femmes.

 
Fanny Leroux, Ibrahim, et la petite Moïra.
Mélodie Cozzi
« Au départ, je ne savais pas si je voulais accoucher à Mulhouse ou à Thann. Alors j'ai fait un comparatif par les échographies. À Mulhouse, au Pôle mère enfant, je n'ai pas eu de place pour m'asseoir et c'était expéditif : dix minutes. Du coup j'ai décidé d'aller à Thann où le personnel prend plus de temps, ce qui est important pour une première grossesse, et où on peut s'asseoir. Pour moi, la maternité de l'hôpital de Mulhouse, c'est l'usine. L'accouchement s'est bien passé dans l'ensemble, bien que j'aie dû subir une césarienne sous anesthésie générale, ce qui n'était pas prévu. Mais le personnel a su me rassurer. Et mon conjoint a pu dormir dans la chambre et s'occuper de Mattéo, ce qui n'a pas été le cas pour une amie qui a accouché à Mulhouse, faute de place disponible. Si je dois accoucher dans les années à venir, je sais déjà que je n'irai pas à Mulhouse, mais à l'hôpital de Colmar. Mulhouse, c'est neuf, c'est bien, mais je préfère être dans un bâtiment moins récent comme celui de Thann, avec une équipe davantage à mon écoute ».
Fanny Leroux, Vieux-Thann

« Je suis née à Thann, tout comme ma soeur, ma mère. Mon premier né, William, y est né en octobre 2014. Je suis installée en Afrique, en Tanzanie, et je voulais accoucher en France, de préférence à Thann, où mon premier accouchement s'était très bien passé. Mon deuxième enfant, Moïra, est né en décembre dernier. J'ai bénéficié d'un accueil chaleureux, humain. Tout le monde se souvenait de moi. Pour les deux grossesses, j'ai fait du diabète. Thann m'a suivi à distance, par courriel. Je suis infirmière, je faisais mes contrôles et je les envoyais à la maternité. Cet encadrement a été très rassurant. Le déclenchement de mon second accouchement a été très rapide. Si ça s'était passé à Mulhouse, mon mari, Ibrahim, n'aurait pas pu y assister. Aussi mes pensées vont-elles aux femmes des fonds de vallée. Après l'accouchement, les deux premières semaines, j'ai pu téléphoner et me rendre à la maternité une ou deux fois au sujet de l'allaitement. Je pense qu'à Mulhouse, en raison du turn over plus important du personnel, de la pression, cela aurait été moins intime. »
Sophie B., Steinbach

« J'ai eu un accouchement difficile : une césarienne en urgence. Quinze minutes après la naissance, j'ai été séparée de ma fille et transférée six jours au service de réanimation de Mulhouse. J'ai pu voir la différence. La maternité de Mulhouse ne proposait pas que le papa puisse rester. Il est donc resté à Thann avec ma fille. À la maternité, le personnel a été super avec lui. Tous les jours, ils demandaient des nouvelles. Elles se sont autorisées, ce dont je leur suis reconnaissante, à prendre soin de ma fille, à la porter, à lui donner de la tendresse. Cela m'a beaucoup aidée. Ensuite je suis retournée sur Thann. Il y a là une équipe super bienveillante, professionnelle, qui travaille dans la créativité et l'innovation.

Lorsque j'étais hospitalisée à Mulhouse, j'ai été confrontée à de fortes douleurs dues à la montée de lait. Aucune sage-femme, aucune aide puéricultrice n'est venue me voir malgré ma demande. Juste une aide soignante de réanimation qui avait été formée au tire-lait. Par contre ma gynécologue est venue de Thann un matin à 7 h 30. »
Allison Umbhauer, Willer-sur-Thur

« Ma maman est née à Thann. Mon conjoint aussi. Timéo y est né le 24 janvier 2016. J'ai eu une grossesse à risque avec une menace d'accouchement prématuré. Du coup j'ai été hospitalisée 48 heures à la maternité de Thann à 34 semaines de grossesse. J'avais ensuite des rendez-vous deux fois par semaine pour du monitoring et un suivi échographique.

La maternité est à dix minutes de chez moi, c'est rapide. Je m'y suis sentie très bien reçue. J'étais en confiance car la sage-femme qui m'a accouchée était celle qui m'avait hospitalisée. Elles se sont montrées disponibles. C'est un petit hôpital de proximité, une petite maternité. On s'y sent bien, on est vraiment bien suivie. Ce ne sont pas juste des sages-femmes qui accouchent des femmes, un vrai lien se crée. Dans des structures plus grandes, il est possible que cela puisse exister, mais elles ont tellement de boulot que je ne pense pas être aussi bien accueillie. »

Lisa Santoro, Aspach-Michelbach

« Mesurer la réussite d'un accouchement ne se limite pas à la naissance d'un enfant. C'est bien plus subtil. Il y a l'accueil, le temps qu'on prend pour vous. À Thann le côté familial, cocon, était très chouette. Avec en plus la possibilité d'avoir une chambre seule et un accompagnant, et avec un temps de trajet court.

Côté accueil, le personnel prend le temps de l'explication, il est dans le respect des choix de la personne. Pour moi, dans une grande structure, avec davantage de pression, cette qualité de service n'existera plus. Pour les femmes de fond de vallée je me dis que ça va devenir compliqué. Je ne suis pas convaincue par l'argument sécuritaire brandi par l'Agence régionale de santé lié au nombre trop faible nombre d'accouchements réalisés par les équipes. D'ailleurs, les grossesses à risques, détectées en amont, sont déjà redirigées sur Mulhouse. Pour moi, c'est une vraie une question de société : quelles conditions choisit-on pour accueillir une personne qui naît ? »
Céline Schubnel, Husseren-Wesserling

« J'ai accouché de mon second fils le samedi 24 novembre, jour de la manifestation, le terme était prévu pour le 27 novembre. J'habite Husseren-Wesserling. Toute la nuit j'ai eu des contractions espacées, vers 4 h elles se sont rapprochées à toutes les 10 minutes au point de me réveiller. Mon compagnon s'est levé environ une demi-heure plus tard et m'a proposé de me préparer tout doucement, au cas où. Heureusement que je l'ai écouté, car elles sont passées à une fréquence de 7 minutes. Nous avons quitté la maison à 5 h 10, J'ai prévenu la maternité que nous arrivions sous et les contractions se sont rapprochées à 3 minutes. On est arrivés sur le parking de la maternité à 5 h 25 et mon fils est né à 5 h 37. Je n'aurais jamais pu arriver à Mulhouse. »
Christelle Yildirim, vallée de Saint-Amarin

« J'ai accouché cinq fois à la maternité de Thann. Mes grossesses ont toutes été suivies à Thann. L'équipe de sages-femmes est vraiment très pro. Je dirais que dans ce monde où tout devient payant et où même un « bonjour » devient difficile, cette équipe est juste humaine avec des coeurs en or. C'est une valeur sûre dans notre vallée et fermer cette maternité serait une erreur monumentale. J'ai été maman très jeune, à 17 ans. J'étais seule, le papa ne vivait pas avec moi à cette période, mais personne ne m'a jugée. Au contraire, ils m'ont accompagnée pour m'aider à partir du bon côté. »
Émilie Py, Vosges

« Je m'appelle Dominique, j'ai 31 ans. J'ai accouché de mon deuxième enfant le 1er novembre 2017 à la maternité de Thann. J'ai perdu les eaux à 16 h 20. Nous sommes arrivés avec mon compagnon à la maternité à 17 h, mon col était déjà ouvert à 8. À 17 h 31 mon fils venait au monde ! Autant dire que mon fils serait né dans la voiture si j'avais dû accoucher à Mulhouse. J'ai trouvé génial que les sages-femmes soient formées à l'acuponcture et à l'homéopathie car cela offre une alternative pour soulager les maux causés par l'accouchement. Le personnel a été à l'écoute et de très bon conseil pour ce qui est de l'allaitement. Pour ma fille j'avais accouché dans un grand hôpital et j'en garde un mauvais souvenir. »
Anne-Julie Adrian, Roderen

« J'ai accouché en 2016 et 2018 de mes filles Ellie et Milla à Thann. Nous avons été très satisfaits de l'accueil, du côté intimiste de la maternité. On prenait le temps pour nous, le personnel était disponible et de bonne humeur. J'ai eu toutes les explications que je souhaitais, notamment sur l'allaitement.

Aller dans une grosse ville, dans un endroit où on est en file d'attente pour accoucher, m'inquiète. C'est vrai que les petites maternités coûtent des sous, mais j'ai le sentiment que depuis qu'ils ont ouvert le Pôle mère enfant de Mulhouse, ils cherchent surtout à le rentabiliser. »
Dominique Igersheim, Masevaux

« L'accouchement de mon deuxième enfant, Ethan, en 2017, a été très rapide. J'ai perdu les eaux vers 16 h 20. C'était un 1er novembre et il y avait beaucoup de monde sur la route. Je suis arrivée à la maternité de Thann à 17 h. Une demi-heure après, mon fils était né. Si j'avais dû accoucher à Mulhouse, ça aurait été dans la voiture. Cela me fait réfléchir quant à un troisième enfant. Mon premier était né à Mulhouse. Je peux dire que j'ai préféré la prise en charge à Thann. À Mulhouse, c'est un peu à la chaîne. Et je me demande comment le Pôle Mère enfant va pouvoir gérer le surplus de naissances si Thann et Altkirch ferment ».
Sylvie Weber, Urbès

« J'ai eu deux césariennes. Pour la deuxième j'ai eu un petit souci type baby blues et ils m'ont gardée douze jours.

Quelqu'un à l'écoute venait me trouver. Tout le monde était très gentil. On était vraiment bien pris en charge. C'était familial. Les puéricultrices et les sages-femmes ont du temps pour les mamans et les bébés, ce qui est très important.

Dans un grand hôpital je pense que ce ne sera pas le cas. On a besoin d'un hôpital de proximité, nous sommes une vallée. Se rendre d'Urbès à l'hôpital du Moenchsberg, c'est en moyenne un trajet de 45 à 60 minutes ».
Propos recueillis par Grégoire GAUCHET

 

 
 

 

maternité de Thann : Les élus demandent une prolongation de l'agrément

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:52:20

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maternité de Thann : Les élus demandent une prolongation de l'agrément

 
La maternité de Thann et ses 367 naissances en 2018 parviendra-t-elle à sauver sa peau ou deviendra-t-elle un centre de périnatalité « de proximité », sans plateau d'accouchement, comme le préconisent ARS et GHRMSA, ?

Début janvier, un comité de pilotage programmé a été remis à une date ultérieure, signe que des discussions sont toujours en cours.
« Des négociations sont en cours »

Rappelons que le Groupe Hospitalier Mulhouse Sud Alsace travaille depuis 2018 « pour organiser de manière efficiente l'offre de soins sur le territoire et améliorer la situation financière de l'établissement, aujourd'hui confronté à des tensions financières réelles » (14MEUR de trou), selon les termes d'un communiqué de l'ARS Grand Est publié fin septembre 2018, quelques semaines avant l'annonce. GHRMSA et ARS s'étaient cependant refusés, le 9 novembre devant la presse, à relier les problèmes financiers du GHRMSA à la fermeture de la maternité. Ils avaient mis en avant deux raisons majeures à la « transformation de la maternité » : la sécurité, avec l'absence de pédiatres sur place ; et la qualité avec la faible activité d'accouchements par an.

Cela n'a pas convaincu les élus et conduit à la manifestation du 24 novembre. Mais depuis une polémique est née, des voix dénonçant une supposée inertie des élus d'entrée de vallée sur la question. La situation a conduit le maire de Thann et président de la CCTC à effectuer une mise au point : « Suite à des interprétations infondées, nous refusons les attaques personnelles qui conduisent à nous diviser et à affaiblir notre cause commune. Nous rappelons l'attachement unanime de la communauté de communes de Thann-Cernay à la maternité de l'hôpital de Thann. Nous avons adopté à l'unanimité le 15 décembre 2018 une motion de soutien au maintien de la maternité. Nous l'avons aussi adoptée dans nos communes. Notre objectif, c'est de défendre la maternité de l'hôpital de Thann et de consolider l'hôpital de Thann au service de la santé des habitants du Pays Thur Doller. »

L'agrément actuel de la maternité court jusqu'au 31 mars 2019. « Des négociations sont en cours » souligne Romain Luttringer, qui reste prudent dans son expression « pour ne pas gêner ces discussions ». « Nous (élus locaux, départementaux, régionaux, député, sénatrice N.D.L.R.) réclamons une prolongation de l'agrément ».

Les services de l'État prendront-ils en compte la situation particulière des communes de montagne et le contexte nouveau créé par la révolte sociale en France ? « J'ai dit à l'ARS qu'ils doivent intégrer ce qui s'est passé », dit le maire de Thann évoquant les propos du président de la République sur l'importance des infrastructures de proximité. Romain Luttringer rappelle que le conseil de surveillance du GHRMSA se réunira le 28 janvier et promet de revenir vers les élus du Pays Thur Doller dès qu'il aura du concret. En attendant, il appelle les uns et les autres à ne pas donner une image de division.

G.G.

 

 
 

 

Grand débat : Gérard Larcher pose des garde-fous

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:20:28

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Parlement Sénat
Grand débat : Gérard Larcher pose des garde-fous
 

 
Pour Gérard Larcher, ici au côté du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, la légitimité de l'élection ne saurait être remise en cause à l'issue du grand débat national.
Le citoyen et sénateur Gérard Larcher participera au grand débat dans les Yvelines. « Comment pourrait-on refuser une initiative qui tente de passer du rond-point à la table ronde ? », a expliqué lors de ses voeux le président du Sénat pourtant très contrarié par une des 35 questions du grand débat sur le rôle de la Haute Assemblée (Faut-il transformer le Sénat et le conseil économique, social et environnemental et comment ? ».) « Une provocation », s'emportent Bruno Retailleau et Patrick Kanner, chefs des sénateurs LR et PS. « Il y a un truc qui s'appelle la Constitution. Le président peut écrire comme un grand toutes les lettres qu'il veut. Il reste un minimum de règles dans ce pays et la règle fondamentale, c'est la Constitution », rappelle Gérard Larcher : « Nous avons voté les dix mesures du gouvernement pour qu'elles soient appliquées. Le Sénat n'est ni dans la discipline du «oui» ni dans le dogmatisme du «non». La légitimité démocratique, c'est l'élection et pas le nombre de followers sur les réseaux sociaux ».

Et ce jeudi, il rapporte à la presse sa rencontre avec Emmanuel Macron lundi : « Le président m'a rappelé qu'il restait favorable au bicamérisme ». Il dénombre trois besoins urgents pour le pays : « autorité, dialogue et cohésion ».
Pascal Perrineau en garant du grand débat

Il est favorable à un assouplissement de la limitation à 80 km/h, demande de « réfléchir au non-cumul des mandats car cette règle est en train de construire une déconnexion des parlementaires avec les territoires ». Et il met en garde sur une nouvelle réforme territoriale : « On en a déjà eu cinq ans en dix ans. La stabilité ferait du bien ».

Gérard Larcher a choisi le politologue Pascal Perrineau pour être son « garant » du grand débat national. « Nous n'avons rien à garantir mais à observer le bon déroulement de ce débat », précise le président du Sénat. Avant d'avertir : «L'essentiel et notre exigence porteront sur la suite que l'exécutif proposera de donner à cette consultation du pays ».

 

 
 

 

Grand débat : Gérard Larcher pose des garde-fous

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:27:16

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Grand débat : Gérard Larcher pose des garde-fous
 

 
Pour Gérard Larcher, ici au côté du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, la légitimité de l'élection ne saurait être remise en cause à l'issue du grand débat national. Photo LUDOVIC MARIN/AFP
Le citoyen et sénateur Gérard Larcher participera au grand débat dans les Yvelines. « Comment pourrait-on refuser une initiative qui tente de passer du rond-point à la table ronde ? », a expliqué lors de ses voeux le président du Sénat pourtant très contrarié par une des 35 questions du grand débat sur le rôle de la Haute Assemblée (Faut-il transformer le Sénat et le conseil économique, social et environnemental et comment ? ».) « Une provocation », s'emportent Bruno Retailleau et Patrick Kanner, chefs des sénateurs LR et PS. « Il y a un truc qui s'appelle la Constitution. Le président peut écrire comme un grand toutes les lettres qu'il veut. Il reste un minimum de règles dans ce pays et la règle fondamentale, c'est la Constitution », rappelle Gérard Larcher : « Nous avons voté les dix mesures du gouvernement pour qu'elles soient appliquées. Le Sénat n'est ni dans la discipline du «oui» ni dans le dogmatisme du «non». La légitimité démocratique, c'est l'élection et pas le nombre de followers sur les réseaux sociaux ».

Et ce jeudi, il rapporte à la presse sa rencontre avec Emmanuel Macron lundi : « Le président m'a rappelé qu'il restait favorable au bicamérisme ». Il dénombre trois besoins urgents pour le pays : « autorité, dialogue et cohésion ».
Pascal Perrineau en garant du grand débat

Il est favorable à un assouplissement de la limitation à 80 km/h, demande de « réfléchir au non-cumul des mandats car cette règle est en train de construire une déconnexion des parlementaires avec les territoires ». Et il met en garde sur une nouvelle réforme territoriale : « On en a déjà eu cinq ans en dix ans. La stabilité ferait du bien ».

Gérard Larcher a choisi le politologue Pascal Perrineau pour être son « garant » du grand débat national. « Nous n'avons rien à garantir mais à observer le bon déroulement de ce débat », précise le président du Sénat. Avant d'avertir : «L'essentiel et notre exigence porteront sur la suite que l'exécutif proposera de donner à cette consultation du pays ».

 

 
 

Altkirch Politique : Les militants En marche ! « à l'écoute »

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:48:02

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Altkirch Politique
Altkirch Politique : Les militants En marche ! « à l'écoute »
En attendant les déclinaisons locales du grand débat national, des militants de La République en marche (LREM) sont allés au-devant des Sundgauviens, jeudi matin, sur le marché hebdomadaire d'Altkirch.

 
Des militants du parti présidentiel La République En Marche (LREM) sont allés à la rencontre des Sundgauviens, jeudi matin, sur le marché d'Altkirch.
« Le Sundgau et tkirch sont prêts aux débats et aux échanges constructifs ! » : des mots et un enthousiasme signés Michel Fehr, conseiller municipal à Mertzen et responsable du comité LREM du Pays du Sundgau. En charge aussi de l'engagement citoyen au sein du comité départemental de La République en marche, le Sundgauvien se félicitait, hier, de la volonté affichée des maires d'Altkirch et de Carspach de jouer pleinement le jeu du grand débat national (lire en encadré).

En attendant les futures réunions organisées au niveau local, les macronistes du Haut-Rhin ont fait le choix d'occuper le terrain en allant à la rencontre des habitants et en sillonant « les marchés du coin ». Quelques militants étaient donc de service entre les étals, ce jeudi matin, à Altkirch. Une présence qui avait d'ailleurs été annoncée sur le site officiel du grand débat national.

« Là, ce n'est pas encore le grand débat, c'est la phase d'écoute, précise Michel Fehr, posté devant le drapeau aux couleurs du parti présidentiel. On est simplement venu écouter les citoyens, sans propagande, sans rien. »

Aux côtés du Sundgauvien, trois autres militants En marche ! de la première heure : Alexis Rey, de Bartenheim, le Mulhousien Jean-Frédéric Baechler et Denise Hertz, d'Eschentzwiller, présentée comme l'une des possibles candidates LREM aux élections européennes.

« Ce débat, ça doit être la phase 2 des gilets jaunes, estime Alexis Rey. Le président et le mouvement ont compris la colère. Et elle est totalement justifiée. Maintenant, les gilets jaunes doivent rentrer dans la discussion et proposer des idées. La protestation pour la protestation, ça n'a plus lieu d'être. On doit passer à autre chose... » Pas forcément en terrain conquis, les macronistes se sont dits plutôt agréablement surpris par l'accueil du public sundgauvien, hier.

« On parle de tout, des choses qui fâchent ou pas. » Parmi les sujets les plus évoqués : la transition écologique, le référendum d'initiative citoyenne, les retraites ou encore le besoin de donner un nouveau souffle à la démocratie représentative. S'ils ont dû essuyer plus d'une doléance ou d'une critique à l'égard du gouvernement, les militants ont surtout pris la mesure des « attentes ». Et se sont engagés à « faire remonter » les propositions des citoyens rencontrés. Après Altkirch, d'autres rencontres de terrain sont prévues dans le Sud Alsace en marge de la grande consultation nationale lancée mardi dernier par le chef de l'État.
Vivian MILLET

 

 
 

 

Sécurité Le défenseur des droits dénonce sa « dangerosité » Lanceurs de balle de défense : tirs nourris

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:21:49

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Sécurité Le défenseur des droits dénonce sa « dangerosité »
Sécurité Le défenseur des droits dénonce sa « dangerosité » Lanceurs de balle de défense : tirs nourris
Des dizaines de blessés parmi les manifestants gilets jaunes. Plus de 80 enquêtes judiciaires pour suspicion de violences policières. Le « LBD », utilisé en France pour le maintien de l'ordre, suscite d'âpres débats.

 
Depuis deux mois, les forces de l'ordre font usage des LBD à chaque manifestation des gilets jaunes.
L'acte X programmé samedi verra-t-il encore les policiers faire usage de leur lanceur de balle de défense (LBD) ? Samedi dernier, au moins cinq personnes ont encore été gravement blessées, vraisemblablement victimes de cette arme d'épaule. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, plus d'une centaine de blessés graves auraient été comptabilisés, dont une quinzaine a perdu un oeil après un tir de LBD.

Les « mutilations en série » que provoqueraient les tirs de balles semi-rigides de cette arme - plus puissante et précise que l'ancien Flash-Ball - attisent la colère contre le gouvernement et la police. Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a révélé que la moitié des saisines enregistrées est liée au LBD, arme dont il avait déjà réclamé l'interdiction il y a un an. Hier, il a demandé sa « suspension », au même titre que les grenades lacrymogènes et assourdissantes GLI-F4. « Il faut prévenir plutôt que soigner », a souligné Jacques Toubon.
« Durcissement » du maintien de l'ordre ?

Le lanceur de ball de défense, beaucoup plus utilisé en France que dans la plupart des autres pays européens, et considéré comme « arme sublétale », répond à des conditions d'emploi « strictes et contrôlées », a rappelé hier devant les sénateurs Laurent Nuñez, secrétaire d'État à l'Intérieur. « La riposte des forces de l'ordre est proportionnée et encadrée », a défendu le ministre expliquant que « sans l'usage des moyens intermédiaires de défense, des policiers ou des gendarmes auraient peut-être été lynchés ».

Du côté des syndicats de police, on retient qu'en phase de maintien de l'ordre, l'utilisation du LBD se fait « uniquement sur ordre du commandement ». et que son usage, depuis le début du mouvement des gilets jaunes il y a deux mois, s'inscrit dans « un cadre de violences extrêmes, jamais connues à ce jour, de la part de casseurs et de personnes radicalisées ». Toutefois, leur « puissance » peut interroger, admet un syndicaliste.

Pour ceux qui répertorient les victimes par LBD, c'est la question de l'utilisateur de cette « arme de force intermédiaire » qui pose question. Ainsi, le journaliste indépendant David Dufresne, qui a recensé sur son compte Twitter plus de 310 personnes touchées et parfois blessées grièvement, notamment par des tirs de LBD, pointe du doigt les policiers de la Brigade anti-criminalité (Bac) qui ne seraient pas formés à son maniement. Plus globalement, pour David Dufresne, « le maintien de l'ordre à la française a changé. Avant, on n'allait pas au contact, on montrait sa force pour ne pas s'en servir. Aujourd'hui, on assiste à un durcissement avec ces armes ». Plus de 80 enquêtes ont été ouvertes pour suspicion de violences policières, a reconnu hier Laurent Nuñez.

L'accumulation de blessures, tout comme la dénonciation de l'usage de ces armes conduiront-elles à une inflexion du ministère de l'Intérieur sur le maintien de l'ordre ? Rien ne semble le montrer. En décembre, une commande de 1 700 LBD aurait été passée par le ministère.
Xavier FRERE

 

 
 

 

Castaner : « L'usage de la force est encadré »

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:40:57

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Castaner : « L'usage de la force est encadré »
 

 
Christophe Castaner a défendu l'action des forces de l'ordre, très sollicitées depuis plusieurs semaines.
Dans un entretien accordé à L'Est Républicain, à l'occasion d'un déplacement en Lorraine, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a réagi aux propos de Jacques Toubon : « Remettons les choses à leur place : il n'y a pas d'un côté des manifestants pacifiques et de l'autre des policiers violents. Je ne connais aucun policier ou gendarme qui ait attaqué, au sens littéral du terme, des manifestants, des journalistes, des commerçants, des préfectures ou des pompiers ».
« Aucun décès lors des affrontements »

Et le locataire de la place Beauvau justifie ensuite la réaction des forces de l'ordre par la violence « inouïe » des manifestants à leur encontre.

« Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les forces de l'ordre interviennent dans un climat d'extrême violence pour encadrer et sécuriser ces manifestations qui ne sont pas déclarées. Il faut noter aussi qu'il n'y a eu aucun décès lors des affrontements avec les forces de l'ordre. On a constaté des scènes inouïes de violence avec des tentatives de lynchage de nos policiers et de nos gendarmes, samedi après samedi, des battes de baseball, des barres de fer, des boules de pétanque. Dès lors que les manifestants attaquent nos forces de l'ordre, ils se mettent hors la loi».

Néanmoins, Christophe Castaner reconnaît un certain nombre de dérapages, qu'il juge toutefois minime par rapport à la quantité de policiers et gendarmes déployés tous les week-ends depuis bientôt trois mois.

« L'usage de la force pour nos policiers et gendarmes est encadré, notamment par l'utilisation des armes intermédiaires, tel le lanceur de balles de défense, ils sont formés de manière continue. Mais il peut arriver que certains sortent de ce cadre. Dans ce cas, il y a des procédures pour le signaler et déclencher une enquête de l'IGPN (la police des polices, ndlr). N'oublions pas la réalité des chiffres : chaque samedi, ce sont entre 50 000 et 110 000 policiers et gendarmes qui sont mobilisés. Mais parce qu'il y a eu 81 saisines, il y a 81 enquêtes. »

 

 
 

 

Sexisme : en plus ça fait rire

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:23:40

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Société Discrimination
Sexisme : en plus ça fait rire
Pour son premier état des lieux du sexisme en France, le Haut Conseil à l'Égalité (HCE) alerte notamment sur l'humour sexiste qui perdure sur les radios et les réseaux sociaux.
 

 
Une manifestation contre le sexisme, le 29 octobre dernier à Paris.
Le Haut Conseil à l'Égalité a publié jeudi son premier état des lieux du sexisme en France. Sa conclusion : malgré la vague #Metoo, il reste beaucoup à faire pour les femmes.
Une plainte sur cinq conduit à une condamnation

Elles restent les premières victimes du sexisme (à 89 %) tandis que les mis en cause sont des hommes dans 91 % des cas. Quatre femmes sur dix indiquent avoir été victimes d'une injustice ou d'une humiliation du fait d'être une femme. Mais à peine 3 % des actes sexistes qui tombent sous le coup de la loi font l'objet d'une plainte, et seulement une plainte sur cinq conduit à une condamnation.

Le sexisme est utilisé pour faire rire, regrette notamment le rapport du Haut Conseil à l'Égalité, qui a passé au crible pendant un mois les matinales des radios les plus écoutées de France et les sketches des youtubeurs les plus connus. Ainsi, sur France Inter, RTL et Europe 1, 71 % des chroniques matinales mobilisent-elles des ressorts sexistes, comme des stéréotypes attribués aux femmes : hystériques, sottes, sensibles, fragiles, émotives, etc. C'est dans les imitations que le sexisme est le plus évident : les femmes politiques ou people sont imitées par des hommes, qui adoptent une voix suraiguë ou fluette. Elles sont moquées pour leur physique (Angela Merkel qualifiée de « baleine rose » dans une chronique sur RTL) ou leur âge (Geneviève de Fontenay et son dentier sur Europe 1). Sur YouTube, c'est pire. 83 % des vidéos de Cyprien et Norman visionnées mobilisent des ressorts sexistes. Rémi Gaillard, lui, avait été vivement critiqué sur les réseaux sociaux pour deux de ses vidéos (23 millions de vues !) où il simulait, dont une fois déguisé en chien, des actes sexuels avec des jeunes femmes non consentantes.
Injures du quotidien

Les mots « salope », « pute » et « connasse » viennent en tête des injures sexistes les plus courantes à l'encontre des femmes, selon les enquêtes CVS (Cadre de vie et sécurité) conduites par l'Insee avec l'Observatoire national de la délinquance. « C'est quotidien », relève de son côté la présidente du Haut Conseil à l'Égalité, Danielle Bousquet : « Il y a deux jours, j'ai traversé la rue devant un homme à scooter qui m'a traitée de vieille morue ! ». Le sexisme est banalisé et, pour mieux comprendre la gravité de ses effets, le Haut Conseil à l'Égalité préconise de commencer par mieux le mesurer via une enquête annuelle sur le sexisme qui serait réalisée en France, à l'instar de l'enquête faite tous les ans sur le racisme.

 

 
 

 

Le sexisme est tellement banalisé qu'il arrive même aux femmes de rire de blagues sexistes. C'est pour ça que la prise de conscience ne peut se faire qu'à partir d'une enquête qui pose les termes complètement et qui montre l'imprégnation du sexisme dans les têtes

Danielle Bousquet

présidente du Haut conseil à l'Égalité

 

Cagnottes en ligne : et en un seul clic

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:18:36

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Société Social
Cagnottes en ligne : et en un seul clic
La cagnotte lancée en faveur des policiers a battu des records. Plus d'un million d'euros vont être redistribués. D'abord d'ordre privé, ces cagnottes en ligne ont envahi la sphère publique pour devenir une nouvelle forme de mobilisation citoyenne.
 

 
Le 10 janvier, la cagnotte lancée par Renaud Muselier atteignait 1,1 million d'euros. On en est maintenant à 1,4: un record.
Une cagnotte pour Christophe Dettinger, le boxeur de policiers : 117 000 euros (avant d'être fermée par la plateforme Leetchi). Une contre-cagnotte de soutien aux forces de l'ordre, là encore sur Leetchi : 1,4 million d'euros (et ce n'est pas fini). Une cagnotte pour que Marlène Schiappa « se taise » : 2 900 euros. La secrétaire d'État à l'Égalité est, il est vrai l'épouvantail, des gilets jaunes...

Ces derniers jours, c'est la course à l'échalote sur le web. C'est à qui aura le pot le mieux fourni. « C'est la réponse de la majorité silencieuse. Soyez fiers de votre engagement, il vous honore [...] », explique d'ailleurs clairement Renaud Muselier, le patron LR de la région Sud Paca, initiateur de la cagnotte pro forces de l'ordre. Plus de 50 000 personnes ont répondu à son appel.

Ce n'est pas la première fois que des cagnottes en ligne viennent souligner une actualité sociale d'envergure. Au printemps, pendant la grève à la SNCF, une cagnotte de « solidarité avec les cheminots » a permis la collecte de 1,2 million d'euros. Pendant la loi Travail, en 2016, la CGT a levé 548 000 euros. On le voit, le temps est révolu, où ces tirelires en ligne servaient uniquement dans un cadre privé, à fêter l'arrivée du bébé, ou le mariage des copains.
C'est un activisme paresseux

« Les cagnottes sont un moyen de faire entendre une cause, un message, explique Florian Silnicki, expert en stratégies de communication. C'est un moyen, tout simplement, de faire émerger une cause dans le débat public. En cela, c'est un outil politique. Outre-Atlantique, l'usage existe depuis déjà une dizaine d'années, en France c'est plus récent. »

En somme, pour s'engager, il faut cliquer. Aux États-Unis, puisqu'ils sont toujours en avance sur nous, ils ont même inventé un mot pour cette nouvelle forme d'engagement : le « slacktivism ». En gros, l'activisme paresseux. « C'est facile de pouvoir marquer un engagement juste en likant, en commentant ou en mettant cinq euros dans une cagnotte, s'amuse Florian Silnicki. Vous vous créez une bonne conscience. Ça demande moins d'effort que d'aller manifester dans la rue. On voit exactement la même chose avec les plateformes qui ont transformé les pétitions en business, comme Change.org. Vous pouvez réunir des millions de personnes sur un coup de colère. » Dernier avatar de cette mode : L'Affaire du siècle. Une pétition écologiste qui a rassemblé 2 millions de signatures, fin décembre.

Avec tout cela, le nouveau monde du web ne ferait-il pas que réinventer l'eau chaude, comme il sait si bien le faire ? Après tout, les pétitions ne datent pas d'hier : et les souscriptions, ces cagnottes d'antan versées lors du denier du culte, ou via des campagnes de presse, existaient bien avant Leetchi, PotCommun et consorts. La basilique de Montmartre, à Paris, ou encore celle de Fourvière, à Lyon, en témoignent.

Florian Silnicki tempère : « Ce n'est pas pareil, car ces outils sont bien plus puissants. Ils sont accessibles, peu chers, et surtout instantanés. Ça fera émerger en continu des débats dont les Français jugent qu'ils sont importants, et ça contraindra le débat public ».
R.B.

 

 
 

 

L'armée française restera engagée au Mali et au Sahel en 2019

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:52:10

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L'armée française restera engagée au Mali et au Sahel en 2019
Le président de la République s'est rendu sur la base de l'armée de Terre de Toulouse-Francazal, jeudi, pour présenter ses voeux aux armées. Emmanuel Macron en a profité pour réaffirmer l'importance pour la France de rester militairement engagée « dans la durée » au Sahel et en Syrie, et ce malgré le retrait annoncé des États-Unis de ce pays. Au Levant, « le combat n'est pas terminé », a martelé le chef de l'État devant 1 600 militaires et civils. La France restera donc « militairement engagée au Levant au sein de la coalition internationale au cours de l'année qui vient », car « toute précipitation à se retirer serait une erreur », selon lui. Guillaume HORCAJUELO/AFP

 

 
 

entreprises Elles ont besoin de fonds pour survivre : Le SOS de Tokenstok®

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:11:09

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entreprises Elles ont besoin de fonds pour survivre
entreprises Elles ont besoin de fonds pour survivre : Le SOS de Tokenstok®
La vidéo a été postée sur la page Facebook de l'entreprise. Dignes et calmes malgré les turbulences, Charlotte Reinhart-Pronesti et Mélissa Rey lancent un appel au secours. À cause d'un concours de circonstances malheureux, Tokenstok®,qui vend des produits de bouche artisanaux et régionaux sur internet, doit d'urgence renflouer sa trésorerie.

 
Charlotte Reinhart-Pronesti et Mélissa Rey sont décidées à se battre. « Nous ne laisserons pas mourir l'entreprise sans rien faire. »
Charlotte Reinhart-Pronesti a créé Tokenstok® il y a trois ans. La société est hébergée depuis lors dans la pépinière d'entreprises Cap'réseau de Bergheim. « La situation est dramatique, dit-elle. Nous devons trouver une somme astronomique avant la fin du mois ».

Cette entreprise, c'est toute sa vie. Maman célibataire au RSA, elle a réussi à fédérer une quarantaine d'adhérents et de partenaires qui ont même pris en charge une partie des investissements. En septembre dernier, elle engage sa première employée, Mélissa Rey, responsable du marketing et des adhérents.
« Aujourd'hui,les caisses sont vides »

C'est qu'elle a un projet en tête : créer fin novembre un drive locavore « éthique et solidaire » rue Denis-Papin, à Colmar, en partenariat avec l'entreprise de logistique Joker Courses de Xavier Bocquet. D'après son business plan, l'initiative nécessite un investissement de 170 000 EUR. L'enveloppe globale est découpée. Un prêt bancaire supplémentaire de 50 000 EUR. Une subvention de 20 000 EUR liée à la première embauche. Et puis le gros du financement, l'apport d'un investisseur privé fixé à 100 000 EUR.

Si le prêt bancaire est accordé, les autres sommes tardent à venir. Le fonds d'investissement censé injecter 100 000 EUR dans l'opération se fait tirer l'oreille. « Ils m'ont dit que l'idée était super, mais qu'ils en reparleront en réunion au mois de janvier ».

Rien ne va plus. D'autant plus qu'elle n'a pas, à ce jour, obtenu la subvention de 20 000 EUR liée à l'embauche de Mélissa.

« Dès septembre, on m'a dit que cette aide ne sera jamais acceptée parce que je n'ai pas de fonds propres. Tout s'évapore d'un coup ! » La cheffe d'entreprise en appelle au financement participatif via la plateforme Ulule. Il permet de récolter 5 800 EUR. « Je l'intègre dans un document comptable pour montrer que je dispose de fonds. » Sa demande doit passer en commission en décembre. « Et c'est là qu'on me dit que pour bénéficier de cette aide de 20 000 EUR, je dois avoir 20 000 EUR de fonds ! » Elle apprend que l'organisme a mis en place un nouveau dispositif d'aide publique aux start-up. Elle tente sa chance. Peine perdue. On lui répond par la négative...

« Je n'avais plus de fonds pour continuer. J'étais sortie du RSA et j'avais des salaires à payer. » Charlotte décide de lancer le drive malgré tout. Mais la conjoncture n'est pas favorable. Le mouvement des gilets jaunes et l'attentat perpétré à Strasbourg ne sont pas pour arranger les choses. Pourtant, Tokenstok® parvient à écouler une trentaine de paniers d'un prix moyen de 80 EUR. « Fin décembre, j'ai envoyé un mail au fonds d'investissement pour lui dire que le drive a bien marché. » Sceptiques, les financeurs potentiels ne pensent pas l'affaire rentable et invitent Charlotte à revoir tout le plan de financement ! Dégoûtée, elle ne répond pas à ce mail reçu le 7 janvier. Elle a clairement l'impression d'être menée en bateau.

Aujourd'hui les caisses sont vides. « Si j'avais su que je n'aurais que les 50 000 EUR du prêt, je n'aurais jamais lancé le drive ». Elle s'exonère de toute responsabilité dans cette histoire.

C'est Emmanuel Fromm, chef du pôle communication à l'office de tourisme de Colmar, qui lui a conseillé d'évoquer ses problèmes financiers au travers d'une vidéo. Les réactions positives ne se font pas attendre. Trois élues, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, la députée Martine Wonner et la conseillère départementale bas-rhinoise Nathalie Ernst leur promettent d'actionner tous leurs réseaux pour essayer de trouver une solution.
L'idée d'une cagnotte en ligne

Des particuliers, des artisans, des chefs d'entreprise les assurent de leur soutien financier. L'idée de proposer une cagnotte en ligne est également dans l'air. « Nous avons posté une vidéo sur le tractage réalisé pour le drive par la classe de BTS Négociations relations client du lycée Koeberlé de Sélestat ». Les jeunes veulent eux aussi monter une cagnotte.

Bonne nouvelle : après notre entretien, mercredi, les jeunes femmes ont été contactées par une personne de l'organisme public qui les a assurées qu'elle «s'occupera personnellement de la problématique et qu'elle fera le nécessaire pour les aider » à obtenir la subvention de 20 000 EUR. Il faut 120 000 EUR à Tokenstok® pour se tirer de ce mauvais pas.

Charlotte croit aux miracles.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Bergheim Entreprises Le SOS de Tokenstok®

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:15:19

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Bergheim  Entreprises Le SOS de Tokenstok®
 

 
Charlotte Reinhart-Pronesti et Mélissa Rey sont décidées à se battre. « Nous ne laisserons pas mourir l'entreprise sans rien faire. » DR
Charlotte Reinhart-Pronesti a créé Tokenstok® il y a trois ans. La société est hébergée depuis lors dans la pépinière d'entreprises Cap'réseau de Bergheim. « La situation est dramatique, dit-elle. Nous devons trouver une somme astronomique avant la fin du mois ». Cette entreprise, c'est toute sa vie. Maman célibataire au RSA, elle a réussi à fédérer une quarantaine d'adhérents et de partenaires qui ont même pris en charge une partie des investissements. En septembre dernier, elle engage sa première employée, Mélissa Rey, responsable du marketing et des adhérents.
« Aujourd'hui, les caisses sont vides »

C'est qu'elle a un projet en tête : créer fin novembre un drive locavore « éthique et solidaire » rue Denis-Papin, à Colmar, en partenariat avec l'entreprise de logistique Joker Courses de Xavier Bocquet. D'après son business plan, l'initiative nécessite un investissement de 170 000 EUR. L'enveloppe globale est découpée. Un prêt bancaire supplémentaire de 50 000 EUR. Une subvention de 20 000 EUR liée à la première embauche. Et puis le gros du financement, l'apport d'un investisseur privé fixé à 100 000 EUR.

Si le prêt bancaire est accordé, les autres sommes tardent à venir. Le fonds d'investissement censé injecter 100 000 EUR dans l'opération se fait tirer l'oreille. « Ils m'ont dit que l'idée était super, mais qu'ils en reparleront en réunion au mois de janvier ».

Rien ne va plus. D'autant plus qu'elle n'a pas, à ce jour, obtenu la subvention de 20 000 EUR liée à l'embauche de Mélissa.

« Dès septembre, on m'a dit que cette aide ne sera jamais acceptée parce que je n'ai pas de fonds propres. Tout s'évapore d'un coup ! » La cheffe d'entreprise en appelle au financement participatif via la plateforme Ulule. Il permet de récolter 5 800 EUR. « Je l'intègre dans un document comptable pour montrer que je dispose de fonds. » Sa demande doit passer en commission en décembre. « Et c'est là qu'on me dit que pour bénéficier de cette aide de 20 000 EUR, je dois avoir 20 000 EUR de fonds ! » Elle apprend que l'organisme a mis en place un nouveau dispositif d'aide publique aux start-up. Elle tente sa chance. Peine perdue. On lui répond par la négative...

« Je n'avais plus de fonds pour continuer. J'étais sortie du RSA et j'avais des salaires à payer. » Charlotte décide de lancer le drive malgré tout. Mais la conjoncture n'est pas favorable. Le mouvement des gilets jaunes et l'attentat perpétré à Strasbourg ne sont pas pour arranger les choses. Pourtant, Tokenstok® parvient à écouler une trentaine de paniers d'un prix moyen de 80 EUR. « Fin décembre, j'ai envoyé un mail au fonds d'investissement pour lui dire que le drive a bien marché. » Sceptiques, les financeurs potentiels ne pensent pas l'affaire rentable et invitent Charlotte à revoir tout le plan de financement ! Dégoûtée, elle ne répond pas à ce mail reçu le 7 janvier. Elle a clairement l'impression d'être menée en bateau.

Aujourd'hui les caisses sont vides. « Si j'avais su que je n'aurais que les 50 000 EUR du prêt, je n'aurais jamais lancé le drive ». Elle s'exonère de toute responsabilité dans cette histoire.

C'est Emmanuel Fromm, chef du pôle communication à l'office de tourisme de Colmar, qui lui a conseillé d'évoquer ses problèmes financiers au travers d'une vidéo. Les réactions positives ne se font pas attendre. Trois élues, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, la députée Martine Wonner et la conseillère départementale bas-rhinoise Nathalie Ernst leur promettent d'actionner tous leurs réseaux pour essayer de trouver une solution.
Bientôt une cagnotte en ligne

Des particuliers, des artisans, des chefs d'entreprise les assurent de leur soutien financier. L'idée de proposer une cagnotte en ligne est également dans l'air. « Nous avons posté une vidéo sur le tractage réalisé pour le drive par la classe de BTS Négociations relations client du lycée Koeberlé de Sélestat ». Les jeunes veulent eux aussi monter une cagnotte.

Bonne nouvelle : après notre entretien, mercredi, les jeunes femmes ont été contactées par une personne de l'organisme public qui les a assurées qu'elle « s'occupera personnellement de la problématique et qu'elle fera le nécessaire pour les aider » à obtenir la subvention de 20 000 EUR. Il faut 120 000 EUR à Tokenstok® pour se tirer de ce mauvais pas.

Charlotte croit aux miracles.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

MULHOUSE Voeux du maire Au Palais des Sports : Se relever du déclin et relever les défis

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:54:50

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Voeux du maire Au Palais des Sports
MULHOUSE Voeux du maire Au Palais des Sports : Se relever du déclin et relever les défis
Réunis au palais des sports, 3 000 invités environ ont assisté hier soir à la cérémonie des voeux de la Ville de Mulhouse. Les premières minutes du discours du maire Michèle Lutz - lyrique et volontariste à la fois - ont été perturbées par l'intrusion d'une vingtaine de gilets jaunes.

 
Michèle Lutz est demeurée imperturbable, malgré l'intrusion bruyante d'une vingtaine de gilets jaunes durant les premières minutes de son discours.
Cela devient une habitude, au moins depuis les attaques terroristes de janvier 2015, perpétrées contre la rédaction de Charlie Hebdo et les clients du supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes : ces dernières années, l'actualité s'invite régulièrement à la cérémonie des voeux du maire de Mulhouse, y compris, voire surtout dans ce qu'elle a de plus lourd, de plus sombre. La preuve encore hier soir, à l'occasion de l'édition 2019 de ces voeux, comme de coutume organisés au palais des sports de la ville, en présence de quelque 3 000 invités.

La nouveauté, cette année, c'est que certains des protagonistes de l'actualité se sont eux-mêmes mêlés à la fête... Il s'agit de quelques poignées de gilets jaunes, une vingtaine tout au plus qui se sont glissés dans la pénombre, tout en haut des gradins situés juste en face du pupitre de Michèle Lutz. D'abord silencieux, tandis que le maire de Mulhouse faisait les salutations d'usage, ils ont en revanche bruyamment perturbé par leurs slogans les premières minutes de son discours (« Macron démission ! » « Y'a plus de discussion désormais ! », « Les jeunes dans la galère/Les vieux dans la misère/De cette société-là, on ne veut pas ! » etc.), avant de quitter les lieux sur un dernier raffut - et tant pis si Michèle Lutz avait choisi de débuter son allocution par un hommage aux récentes victimes d'une nouvelle attaque terroriste -celle de Strasbourg, cette fois. Impavide, le maire de Mulhouse ne s'est jamais interrompu, suivant son texte sans ciller : « Le 11 décembre, nous sommes tous devenus Strasbourg, atterrés par la souffrance et la peur que le terrorisme utilise, affligés par cette nouvelle atteinte à la vie, et aux valeurs de la République dans son intégrité. Décembre a aussi été le mois de la crise des gilets jaunes [nouveaux lazzis et « hou, hou ! », venus des gradins], mouvement parfaitement inédit et symptomatique de l'écart qui se creuse entre l'évolution de nos sociétés et l'inertie des institutions... »
« On ne peut laisser la rue gouverner »

Et Michèle Lutz de poursuivre : « Aujourd'hui, ce sont le doute, la perplexité, l'incertitude et la peur qui alimentent nos réflexions, au détriment d'un recours premier à la rationalité, dans ce qui s'apparente à un véritable chaos social. Notre gouvernement, il faut l'admettre, semble désemparé face à la tentation populiste de récupération des partis politiques d'extrême. Notre devoir c'est donc de lutter contre les tentatives de récupération politique. Nous venons d'apprendre les contours du grand débat national [Ndlr, voulu par Emmanuel Macron]. Il doit être le moment où les gilets jaunes se montrent responsables, et que les plus vindicatifs d'entre eux fassent le choix de la discussion plutôt que de la violence. Dans une démocratie représentative, on ne peut laisser la rue gouverner, sinon toute réforme serait exclue. Ce moment devra être celui de l'expression de tous les Français. J'y veillerai, ici à Mulhouse, à l'occasion de notre participation à ce débat. »

Après avoir encore fustigé les graves débordements survenus en marge des récentes manifestations lycéennes, Michèle Lutz en vient maintenant à un propos plus habituel pour un discours de voeux. Plus léger, également : en l'occurrence, tracer des perspectives, tâcher de faire montre d'enthousiasme et de confiance pour l'avenir -a fortiori à 14 mois des prochaines élections municipales...

« Mulhouse est en mouvement, Mulhouse se transforme, autour de priorités qui ne varient pas, et qui constituent le fil rouge de notre action : une ville sûre et qui protège. Une ville attractive. Une ville qui ose. Une ville qui fait envie, insiste ainsi Michèle Lutz. Pour cela, nous devons relever quatre grands défis. Le défi social, c'est-à-dire bien vivre ensemble. Le défi économique, pour créer de la valeur et de l'attractivité. Le défi culturel. Enfin, le défi écologique qui n'a jamais été aussi prégnant : nous devons passer à une ville post-carbone. La ville est fragile, et très vulnérable, et Mulhouse n'échappe pas à cette réalité. Cette réalité nous oblige. Mulhouse doit se relever des conséquences du lent déclin industriel du siècle dernier. La reconquête urbaine souffre, même si elle est bien engagée. L'étape du déclin inexorable est aujourd'hui derrière nous. Ce pari de la reconquête est en passe d'être gagné. Les vastes opérations d'aménagement à caractère économique se multiplient. »
« Quatre grands défis » à relever

Essor continu de la Zac Gare, prochaine reconversion de l'îlot Henner - « qui proposera une offre mixte de logements qualitatifs et de bureaux »-, implantation annoncée de la Maison des industries et métiers de la métallurgie au coeur du quartier de la Fonderie, juste à côté du tout nouveau village numérique KM0, démarrage concret imminent pour le programme d'embellissement Mulhouse Diagonales... De fait, les chantiers ne manqueront pas au cours des années à venir.

Sans vraiment déflorer le sujet, voici d'ailleurs que le maire de Mulhouse annonce la prochaine présentation d'un tout nouveau plan d'action au profit de l'avenue Aristide-Briand : « Un plan qui reposera sur quatre piliers : retrouver un style, développer une stratégie économique d'inclusion sociale, réactiver des lieux et des savoir-faire endormis et retisser des liens positifs en s'inspirant la belle histoire de l'avenue. Je lancerai, le 28 janvier prochain un appel à manifestation d'intérêt afin que les premières réalisations puissent voir le jour le plus rapidement possible... »

Enfin, Michèle Lutz achève son discours en empruntant quelques vers à Jacques Brel, « des mots qu'il a prononcés le 1er  janvier 1968 » : « Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. » 1968 ? « Envie furieuse » ? Voilà qui aurait parlé aux gilets jaunes, peut-être. Las : à cette heure-là, tandis que l'Orchestre symphonique de Mulhouse succédait sur scène à Michèle Lutz, ils étaient déjà loin.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Mulhouse Voeux « L'étape du déclin est derrière nous »

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:25:09

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Mulhouse Voeux « L'étape du déclin est derrière nous »
 

 
Michèle Lutz est demeurée imperturbable, malgré l'intrusion bruyante d'une vingtaine de gilets jaunes durant les premières minutes de son discours. Photos L'Alsace/Darek Szuster
Cela devient une habitude, au moins depuis les attaques terroristes de janvier 2015, perpétrées contre la rédaction de Charlie Hebdo et les clients du supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes : ces dernières années, l'actualité s'invite régulièrement à la cérémonie des voeux du maire de Mulhouse, y compris, voire surtout dans ce qu'elle a de plus lourd, de plus sombre. La preuve encore hier soir, à l'occasion de l'édition 2019 de ces voeux, comme de coutume organisés au Palais des sports de la ville, en présence de quelque 3000 invités.

La nouveauté, cette année, c'est que certains des protagonistes de l'actualité se sont eux-mêmes mêlés à la fête... On veut parler ici de la poignée de gilets jaunes (une vingtaine tout au plus), qui se sont glissés dans la pénombre, tout en haut des gradins situés juste en face du pupitre de Michèle Lutz. D'abord silencieux, tandis que le maire de Mulhouse faisait les salutations d'usage, ils ont en revanche bruyamment perturbé par leurs slogans les premières minutes de son discours (« Macron démission ! » « Y'a plus de discussion désormais ! », « Les jeunes dans la galère/Les vieux dans la misère/De cette société-là, on ne veut pas ! » etc.), avant de quitter les lieux sur un dernier raffut - et tant pis si Michèle Lutz avait choisi de débuter son allocution par un hommage aux récentes victimes d'une nouvelle attaque terroriste - celle de Strasbourg-, cette fois-ci. Impavide, le maire de Mulhouse ne s'est jamais interrompu, suivant son texte sans ciller : « Le 11 décembre, nous sommes tous devenus Strasbourg, atterrés par la souffrance et la peur que le terrorisme utilise, affligés par cette nouvelle atteinte à la vie, et aux valeurs de la République dans son intégrité. Décembre a aussi été le mois de la crise des gilets jaunes [nouveaux lazzis et « hou, hou ! », venus des gradins déjà évoqués plus haut], mouvement parfaitement inédit et symptomatique de l'écart qui se creuse entre l'évolution de nos sociétés et l'inertie des institutions... »
« On ne peut laisserla rue gouverner »

Et Michèle Lutz de poursuivre : « Aujourd'hui, ce sont le doute, la perplexité, l'incertitude et la peur qui alimentent nos réflexions, au détriment d'un recours premier à la rationalité, dans ce qui s'apparente à un véritable chaos social. Notre gouvernement, il faut l'admettre, semble désemparé face à la tentation populiste de récupération des partis politiques d'extrême. Notre devoir c'est donc de lutter contre les tentatives de récupération politique. Nous venons d'apprendre les contours du grand débat national [N.D.L.R. voulu par Emmanuel Macron]. Il doit être le moment où les gilets jaunes se montrent responsables, et que les plus vindicatifs d'entre eux fassent le choix de la discussion plutôt que de la violence. Dans une démocratie représentative, on ne peut laisser la rue gouverner, sinon toute réforme serait exclue. Ce moment devra être celui de l'expression de tous les Français. J'y veillerai, ici à Mulhouse, à l'occasion de notre participation à ce débat. »

Après avoir encore fustigé les graves débordements survenus en marge des récentes manifestations lycéennes, Michèle Lutz en vient maintenant à un propos plus habituel pour un discours de voeux. Plus léger, également : en l'occurrence, tracer des perspectives, tâcher de faire montre d'enthousiasme et de confiance pour l'avenir - a fortiori à 14 mois des prochaines élections municipales...

« Mulhouse est en mouvement, Mulhouse se transforme, autour de priorités qui ne varient pas, et qui constituent le fil rouge de notre action : une ville sûre et qui protège. Une ville attractive. Une ville qui ose. Une ville qui fait envie, insiste ainsi Michèle Lutz. Pour cela, nous devons relever quatre grands défis. Le défi social, c'est-à-dire bien vivre ensemble. Le défi économique, pour créer de la valeur et de l'attractivité. Le défi culturel. Enfin, le défi écologique qui n'a jamais été aussi prégnant : nous devons passer à une ville post-carbone. La ville est fragile, et très vulnérable, et Mulhouse n'échappe pas à cette réalité. Cette réalité nous oblige. Mulhouse doit se relever des conséquences du lent déclin industriel du siècle dernier. La reconquête urbaine souffre, même si elle est bien engagée. L'étape du déclin inexorable est aujourd'hui derrière nous. Ce pari de la reconquête est en passe d'être gagné. Les vastes opérations d'aménagement à caractère économique se multiplient. »
« Quatre grands défis » à relever

Essor continu de la Zac Gare, prochaine reconversion de l'îlot Henner - « qui proposera une offre mixte de logements qualitatifs et de bureaux » -, implantation annoncée de la Maison des industries et métiers de la métallurgie au coeur du quartier de la Fonderie, juste à côté du tout nouveau village numérique KM0, démarrage concret imminent pour le programme d'embellissement Mulhouse Diagonales... De fait, les chantiers ne manqueront pas au cours des années à venir.

Sans vraiment déflorer le sujet, voici d'ailleurs que le maire de Mulhouse annonce la prochaine présentation d'un tout nouveau plan d'action au profit de l'avenue Aristide-Briand : « Un plan qui reposera sur quatre piliers : retrouver un style, développer une stratégie économique d'inclusion sociale, réactiver des lieux et des savoir-faire endormis et retisser des liens positifs en s'inspirant la belle histoire de l'avenue. Je lancerai, le 28 janvier prochain, un appel à manifestation d'intérêt afin que les premières réalisations puissent voir le jour le plus rapidement possible... »

Enfin, Michèle Lutz achève son discours en empruntant quelques vers à Jacques Brel, « des mots qu'il a prononcés le 1er janvier 1968 » : « Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. » 1968 ? « Envie furieuse » ? Voilà qui aurait parlé aux gilets jaunes, peut-être. Las : à cette heure-là, tandis que l'Orchestre symphonique de Mulhouse succédait sur scène à Michèle Lutz, ils étaient déjà loin.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

EuroAirport Bilan annuel de l'aéroport Bâle-Mulhouse-Fribourg : 250 millions pour s'agrandir

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:42:56

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EuroAirport Bilan annuel de l'aéroport Bâle-Mulhouse-Fribourg
EuroAirport Bilan annuel de l'aéroport Bâle-Mulhouse-Fribourg : 250 millions pour s'agrandir
Nouveau record de fréquentation battu pour l'Euroairport en 2018, avec 8,6 millions de passagers, soit une hausse de 8,7 % par rapport à 2017. Cette évolution nécessitera de lourds investissements pour agrandir son terminal d'ici 2025, tandis que la problématique des nuisances sonores va croissante...

 
Le niveau 2 de l'aéroport, celui de l'arrivée, est actuellement en chantier. Sa modernisation ira de pair avec le remplacement des systèmes de livraison des bagages (et l'automatisation de l'inspection des bagages, qui se fera en trois dimensions). Quatre portes d'embarquement supplémentaires seront également aménagées en 2019.
En l'an 2000, lors de l'achèvement du terminal actuel, l'EuroAiport drainait quelque 2,5 millions de passagers. En 2019, sa direction prévoit un quasi-quadruplement de ce chiffre, pour dépasser les 9 millions. Si l'aéroport poursuit la même courbe ascendante, sa fréquentation pourrait rapidement tutoyer la douzaine de millions de passagers. Le fret en revanche accuse un déclin de 1,9 % (surtout le fret tout cargo, -9,9 %), de même que les mouvements des avions privés (18 430, -8 %).
Cap sur les 15 millions de passagers

Or le terminal actuel est taillé pour 8 à 10 millions de personnes. Son agrandissement s'impose donc, aux yeux de la direction de l'EuroAirport, pour maintenir une bonne qualité de service. Cette dernière a donc lancé un appel à projets pour la réalisation d'une extension qui devrait augmenter la surface du terminal de 20 %. « Le choix du projet définitif s'opérera à la fin de cette année, pour un budget total de 250 millions d'euros (emprunt et autofinancement) et une mise en service programmée en 2025 », annonçait hier Frédéric Velter, le directeur-adjoint de l'EuroAirport. De quoi porter la capacité de l'EuroAirport à 12 voire 15 millions de passagers annuels. Avec les sommes prévues pour le raccordement ferroviaire, cela représentera un investissement d'un demi-milliard d'euros dans les années 2020 pour l'EuroAirport...

Si le trafic ne cesse d'augmenter, c'est également le cas pour les nuisances notamment sonores que l'on retrouve dans le sillage de tout aéroport, et celui-ci n'y échappe pas, vu l'urbanisation croissante de son voisinage. La concertation sur le raccordement ferroviaire (lire ci-contre) ainsi que les échanges autour du plan de prévention du bruit dans l'environnement rappellent la persistance du débat, et de la gêne.

L'EuroAirport n'entend clairement pas supprimer les vols à partir de 23 heures (le créneau horaire le plus problématique), arguant du fait qu'un nombre important de retours survient en fin de soirée.

En quête de solutions, son conseil d'administration a souhaité se focaliser sur deux objectifs à court terme : la stabilisation jusqu'à fin 2019 des mouvements totaux entre 23 et 24h, et la réduction de moitié des décollages vers le sud.

À la fin de l'année dernière, la direction de l'EuroAirport a cependant admis qu'il serait difficile d'atteindre ces objectifs. De fait, les mouvements durant cette plage horaire ne font qu'augmenter chaque année, malgré une baisse de 14 % du nombre de vols programmés à la même heure.

La faute, rappelle la direction, à des facteurs exogènes (au premier semestre 2018, le nombre de retards liés à la congestion du ciel européen a plus que doublé selon Eurocontrol et à Bâle-Mulhouse, ils totalisaient 386 200 minutes). « Dans ces conditions, nous avons souhaité examiner des mesures de protection renforcée contre le bruit après 23h, assure Frédéric Velter. Il pourrait s'agir de mesures incitatives ou restrictives destinées aux compagnies aériennes. Nous avons lancé un plan d'actions volontaires, et imaginer, sur la base d'études actuelles, un scénario que devra être validé par l'État français, en concertation avec la Suisse, d'ici un à deux ans. » En espérant que le ciel européen soit plus conciliant...
Jean-François OTT

 

 
 

 

Euroaiport 250 millions pour croître encore

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:17:38

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Euroaiport 250 millions pour croître encore
 

 
Le niveau 2 de l'aéroport, celui de l'arrivée, est actuellement en chantier. Sa modernisation ira de pair avec le remplacement des systèmes de livraison des bagages et l'automatisation de leur inspection, qui se fera en trois dimensions. Quatre portes d'embarquement supplémentaires seront également aménagées en 2019. DR
En l'an 2000, lors de l'achèvement du terminal actuel, l'EuroAiport drainait quelque 2,5 millions de passagers. En 2019, sa direction prévoit un quasi-quadruplement de ce chiffre, pour dépasser les 9 millions. Si l'aéroport poursuit la même courbe ascendante, sa fréquentation pourrait rapidement tutoyer la douzaine de millions de passagers. Le fret, en revanche, accuse un déclin de 1,9 % - surtout le fret tout cargo (-9,9 %) -, de même que les mouvements des avions privés (18 430, -8 %).
Vers une capacité de 15 millions de passagers

Or le terminal actuel est taillé pour 8 à 10 millions de passagers. Son agrandissement s'impose donc, aux yeux de la direction de l'EuroAirport, pour maintenir une bonne qualité de service. Un appel à projets a été lancé pour la réalisation d'une extension, qui devrait augmenter la surface du terminal de 20 %.

« Le choix du projet définitif s'opérera à la fin de cette année, pour un budget total de 250 millions d'euros - emprunt et autofinancement - et une mise en service programmée en 2025 », annonçait ce jeudi Frédéric Velter, le directeur-adjoint de l'Euro-Airport. De quoi porter la capacité de l'aéroport à 12, voire 15 millions de passagers annuels. Avec les sommes prévues pour le raccordement ferroviaire, cela représentera un investissement d'un demi-milliard d'euros dans les années 2020 pour l'Euro-Airport...

Si le trafic ne cesse d'augmenter, c'est également le cas pour les nuisances, notamment sonores, d'autant que l'urbanisation se poursuit dans les environs. La concertation sur le raccordement ferroviaire (lire ci-contre à droite) ainsi que les échanges autour du plan de prévention du bruit dans l'environnement rappellent la persistance du débat et de la gêne.

L'EuroAirport n'entend clairement pas supprimer les vols à partir de 23 h - le créneau horaire le plus problématique -, arguant du fait qu'un nombre important de retours survient en fin de soirée. En quête de solutions, son conseil d'administration a souhaité se focaliser sur deux objectifs à court terme : la stabilisation jusqu'à fin 2019 des mouvements totaux entre 23 h et minuit, et la réduction de moitié des décollages vers le sud.

À la fin de l'année dernière, la direction a cependant admis qu'il serait difficile d'atteindre ces objectifs. De fait, les mouvements durant cette plage horaire ne font qu'augmenter chaque année, malgré une baisse de 14 % du nombre de vols programmés à la même heure.
Des mesures à l'étude contre le bruit

La faute, rappelle la direction, à des facteurs exogènes : au premier semestre 2018, le nombre de retards liés à la congestion du ciel européen a plus que doublé, selon Eurocontrol, et à Bâle-Mulhouse, ils totalisaient 386 200 minutes.

« Dans ces conditions, nous avons souhaité examiner des mesures de protection renforcée contre le bruit après 23 h, assure Frédéric Velter. Il pourrait s'agir de mesures incitatives ou restrictives destinées aux compagnies aériennes. Nous avons lancé un plan d'actions volontaires et imaginer, sur la base d'études actuelles, un scénario qui devra être validé par l'État français, en concertation avec la Suisse, d'ici un à deux ans. » En espérant que le ciel européen soit plus conciliant... Jean-François OTT

 

 
 

Euroairport Le raccordement ferroviaire en bonne voie ?

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:16:21

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Euroairport Le raccordement ferroviaire en bonne voie ?
 

 
À l'automne dernier, une procédure de concertation publique avait été lancée par SNCF Réseaux et l'Euro-Airport, et avait suscité les avis défavorables de plusieurs communes dont Saint-Louis et Allschwill, de Saint-Louis agglomération, de plusieurs associations locales et même bâloises, enfin provoqué une levée de boucliers des riverains, qui tous estimaient les mesures sur le bruit insuffisantes. Selon la direction de l'Euro-Airport, ces remarques feront l'objet d'un « traitement différencié », tandis que SNCF-Réseaux approfondira la problématique du traitement du bruit acoustique, promet-elle.

Ce projet, qui vise à renforcer la desserte ferroviaire par les trains régionaux d'ici 2028 en aménageant une voie ferrée longue de 6 km ainsi qu'une halte ferroviaire - qui ne sera pas empruntée par les TGV -, ne se traduira pas par un afflux massif de voyageurs. « Ce raccordement générera 4 % de passagers supplémentaires pour l'EuroAirport, pas davantage », assure son directeur Matthias Suhr.

Des incertitudes sur le financement - le projet est estimé à 250 millions d'euros - demeurent quant à la participation des États. Les organisateurs espèrent toutefois un bouclage du plan de financement au cours de l'année 2019 et le lancement dans la foulée des études détaillées, dont le financement est d'ores et déjà assuré.

 

 
 

Euroairport : Le raccordement ferroviaire en bonne voie ?

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:43:33

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Euroairport : Le raccordement ferroviaire en bonne voie ?
 

 
À l'automne dernier, une procédure de concertation publique avait été lancée par SNCF Réseaux et l'Euroairport, et avait suscité les avis défavorables de plusieurs communes dont Saint-Louis et Allschwill, de Saint-Louis Agglomération, de plusieurs associations locales et même bâloises, enfin provoqué une levée de boucliers des riverains, qui tous estimaient les mesures sur le bruit insuffisantes. Selon la direction de l'EuroAirport, ces remarques feront l'objet « d'un traitement différencié », tandis que SNCF-Réseaux approfondira la problématique du traitement du bruit acoustique, promet-elle.

Ce projet, qui vise à renforcer la desserte ferroviaire par les trains régionaux d'ici 2028 en aménageant une voie ferrée longue de six kilomètres ainsi qu'une halte ferroviaire (qui ne sera pas empruntée par les TGV), ne se traduira pas par un afflux massif de voyageurs : « ce raccordement générera 4 % de passagers supplémentaires pour l'EuroAirport, pas davantage », assure son directeur Matthias Suhr. Des incertitudes sur le financement (le projet est estimé à 250 millions d'euros) demeurent quant à la participation des États, les organisateurs espèrent toutefois un bouclage du plan de financement au cours de l'année 2019 et le lancement dans la foulée des études détaillées, dont le financement est d'ores et déjà assuré.

 

 
 

 

L'Alsace a du mal à se mettre en selle

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:29:22

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TRANSPORTS
L'Alsace a du mal à se mettre en selle
Du 17 octobre au 22 novembre 2018, vous avez été 472 à répondre à notre sondage en ligne sur les « zones dangereuses à vélo ». De quoi alimenter le débat sur la place de la bicyclette en Alsace.
 

 
Les pistes cyclables sont rarement continues, comme ici rue de l'Île-Napoléon à Rixheim.
Dossier réalisé par Laurent RIGAUX

Il y a des passionnés. Des détaillés. Des blasés et des énervés. Des laconiques et des verbeux. Nous avons reçu 472 témoignages suite à notre sondage en ligne sur les « zones dangereuses à vélo ». Volontairement ouvert, le questionnaire a permis à de nombreuses personnes d'exprimer craintes, interrogations, colères parfois, envie de changement surtout.

Pistes trop étroites ou carrément absentes, automobilistes roulant trop vite, voitures garées sur les pistes, manque de continuité le long des parcours ou bizarreries diverses, les témoignages font état du fossé qu'il reste à combler pour que le vélo soit considéré comme une alternative crédible à la voiture. Un moyen de transport, et non plus un loisir ou une lubie pour bobos urbains.

À l'heure de l'urgence climatique, environnementale, sanitaire et sociale, le vélo est-il, pour paraphraser le titre de la conférence donnée par le collectif Vélorution à Strasbourg le 30 novembre 2018, un moyen de « sauver le monde » ?

Pour les militants du deux-roues, il n'est en tout cas plus temps de tergiverser ou de concilier, mais de faire des choix, comme celui de supprimer deux voies sur quatre pour les voitures sur l'avenue des Vosges à Strasbourg et les donner aux bicyclettes.

La grogne des cyclistes s'étend dans toute l'Alsace, de Haguenau à Hagenthal-le-Bas. À Saint-Louis, « on n'est jamais en sécurité totale, faute d'infrastructures », dénonce Jean-Jacques Zwiebel, de l'association Osez Vélo. Autour de la cité des Lys, le tunnel sous l'aéroport concentre les commentaires mécontents. Pour le militant ludovicien, « c'est le monstre du Loch Ness, une patate chaude ».

Favoriser l'usage du vélo en complément de celui des transports collectifs n'a rien d'utopique. À Copenhague, la part modale du vélo était déjà de 30 % en 2014. Cela signifie qu'un habitant de la capitale danoise sur trois utilise ce moyen de transport pour se rendre au travail. Ce chiffre est à comparer à ceux de Strasbourg (8 %) ou de Mulhouse (3 %). À Fribourg-en-Brisgau, ce sont 8 personnes sur 10 qui utilisent soit le vélo, soit les transports en commun, pour aller travailler.

Certes, les lieux de travail sont plus éloignés de nos jours des lieux de vie (14,7 km en moyenne en 2008, contre 9 en 1982) mais près de six Français sur dix utilisent leur voiture pour faire moins d'un kilomètre. Sachant cela et sachant que c'est bon pour soi et pour les autres, on n'a plus aucune excuse pour ne pas sortir le vélo poussiéreux du garage. Et s'y mettre.

 

 
 

 

Dossier Vélo Strasbourg, capitale de la grogne cycliste

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:43:43

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Dossier Vélo Strasbourg, capitale de la grogne cycliste
 

 
En juin 2018, le collectif Vélorution organisait une manifestation de cyclistes, avenue des Vosges à Strasbourg, l'un des axes les plus problématiques de la ville. Mi-2019, deux voies sur quatre seront réservées aux vélos. Archives DNA/Cédric Joubert
Vendredi 30 novembre 2018, une cinquantaine de personnes suivent avec attention la conférence du collectif Vélorution, au marché de Noël Off de Strasbourg. Sans surprise, la majorité des réponses à notre sondage vient de la métropole alsacienne. À Strasbourg, plusieurs axes sont montrés du doigt dans les témoignages, des « points noirs » connus des militants de Vélorution, qui livrent un discours à contre-courant de la communication de l'eurométropole.
L'avenue des Vosges, l'axe noir

Malgré les classements flatteurs - Strasbourg a été élue 1re ville cyclable de France dans un sondage -, il peut être compliqué de circuler dans la ville, si l'on s'écarte des itinéraires prévus par les techniciens municipaux. L'itinéraire le plus effrayant pour les cyclistes ? L'axe formé par les avenues des Vosges et de la Forêt-Noire. 29 personnes différentes évoquent une « signalisation complètement disparate » (Jean), des « voitures qui roulent très vite » (Guillaume), mais surtout l'absence de piste sur la portion « Vosges » de l'axe. « Les trottoirs sont censés rester pour les piétons, mais la majorité des vélos préfèrent les emprunter plutôt que rester sur la route, ce qui peut provoquer des accidents », signale Audrey. Après l'âge de 8 ans, les trottoirs sont théoriquement interdits aux cyclistes, ce qui énerve Andrée : « Je suis mère de trois enfants mineurs qui ont plus de 8 ans et qui doivent circuler sur la chaussée... C'est extrêmement dangereux et angoissant. »

Grâce aux actions de Vélorution et d'autres collectifs, l'avenue sera équipée de deux bandes cyclables larges et la circulation automobile réduite à deux voies au printemps 2019. Une opération légère, avant une requalification complète de l'avenue à plus long terme.

Car « les aménagements cyclables ne se font généralement pas sans travaux de voirie », rappelle Jean-Baptiste Gernet. L'adjoint au maire de Strasbourg, présent dans le public lors de la conférence des militants de Vélorution, explique dans son bureau de l'hôtel de ville la stratégie de Strasbourg. Le centre ? Une zone de rencontre, où « il est interdit de mettre des pistes ». Idem pour les quais, nouvellement aménagés le long de l'Ill. « La philosophie, c'est de contourner le centre », explique l'élu, qui dit espérer que les difficultés de circulation à vélo dans l'hypercentre pendant le marché de Noël modifient les itinéraires des cyclistes.
« Un grand canyon entre la com'et la réalité du terrain »

Pas de quoi calmer Emmanuel Jacob. L'habitant-blogueur de la Robertsau est un farouche défenseur du vélo. « Il y a un grand canyon entre la com' et la réalité du terrain », lance celui qui a mis au défi les lecteurs de son blog. Il s'agissait de rallier le centre au départ de la Robertsau, en n'utilisant que des pistes ou bandes cyclables et en respectant le code de la route. Un défi non relevé : « Je connaissais la réponse... C'est impossible sans mettre pied à terre ! Il y a un vrai problème d'itinéraire. »

Une carte des pistes étalée sur son bureau, Jean-Baptiste Gernet le concède, « les techniciens n'ont pas la même carte mentale que les cyclistes », tout en montrant du doigt l'itinéraire prévu pour traverser le centre, via les rues du Faisan, des Charpentiers et de la Fonderie, purement théorique.

Autre axe qui retient l'attention dans notre carte des témoignages, l'avenue de Colmar, du Baggersee à la Meinau, où la bande cyclable est jugée « trop étroite », trop « proche » des voitures et trop souvent occupée par les camionnettes de livraison. « Rien n'a changé depuis la mort d'un cycliste » [en mars 2017], assène Clément.

Si les axes Vosges/Forêt-Noire et Baggersee-Meinau sont les plus commentés, pas un endroit de la capitale européenne n'échappe aux critiques des cyclistes. Citons pêle-mêle l'allée de la Robertsau, où aucune piste n'est prévue ; la route de Schirmeck, à la Montagne verte, et la route des Romains, à Koenigshoffen, où les voitures se garent souvent sur la piste - « un comportement inadmissible » pour Vanessa ; mais aussi l'extrémité nord de la route du Polygone, où la piste se « volatilise ». À Gallia, c'est la sortie de la piste centrale du boulevard de la Victoire qui agace. « Comment on est supposé traverser ce carrefour pour continuer vers République ? », s'interroge un témoin.

De nouvelles initiatives sont lancées par la mairie, comme les « vélorues », où les deux-roues sont prioritaires et les voitures doivent rester derrière. Reste à voir si les automobilistes accepteront de rouler à 15 km/h derrière un vélo.

 

 
 

TRANSPORTS : À Mulhouse, le match face à la voiture

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:30:09

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TRANSPORTS
TRANSPORTS : À Mulhouse, le match face à la voiture
Mulhouse est très critiquée par les cyclistes qui lui reprochent une politique orientée vers l'usage de la voiture. La Ville s'en défend et mise sur le long terme pour changer les mentalités.

 
La piste cyclable sur la D20 qui relie Mulhouse à Lutterbach est citée plusieurs fois dans les témoignages de lecteurs pour sa dangerosité.
« Il faudrait reprendre beaucoup de choses », lance d'emblée Marc Arnold, président du CADRes Mulhouse, en dénonçant le discours « très pro voitures » de la municipalité. Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) se targue d'être l'un des deux Territoires vélo en Alsace, du nom du label décerné par la Fédération française de cyclotourisme. Pourtant, dans la commune mulhousienne ou alentours, les cyclistes sont nombreux à pointer les incohérences et bizarreries des aménagements.

Près de 20 % des 472 témoignages proviennent de la cité du Bollwerck. « Le vélo est peu utilisé à Mulhouse, assène Marc Arnold. Les choix techniques sont peu satisfaisants. À Porte-Jeune par exemple, la lisibilité est complètement ratée. »
Pour le CADRes, Mulhouse peut « largement » mieux faire

Paul-André Striffler, adjoint au maire de Mulhouse et conseiller communautaire délégué à M2A, en charge du sujet, tranche : « Il est difficile de faire des aménagements qui conviennent aux cyclistes chevronnés et aux familles avec enfants qui veulent de la sécurité ». Marc Arnold cite Strasbourg en exemple, où les aménagements « sont standardisés », au contraire de M2A, où « chaque maire fait ce qu'il veut ». Paul-André Striffler, tout en rappelant qu'il est membre du CADRes depuis 30 ans, acquiesce mais précise que les configurations sont différentes, avec de plus larges voies à Strasbourg, selon lui.

Sur le podium mulhousien des rues problématiques, l'avenue du Président-Kennedy, où « on ne sait plus trop où rouler », d'après Nolwenn, l'une des témoins. Pour beaucoup, les voitures sont beaucoup trop proches des vélos, et circuler sur les voies de tram est dangereux (et par ailleurs, interdit). L'aménagement de cette avenue est représentatif de la « volonté de faire du léger », regrette Marc Arnold.

Le pont au-dessus de la voie ferrée entre Mulhouse et Lutterbach est aussi cité parmi les témoignages, qui regrettent une chaussée abîmée, étroite et dangereuse. « La ville a mis un panneau pour avertir les cyclistes que la chaussée est déformée plutôt que de la refaire », raconte le président du CADRes. D'après Paul-André Striffler, c'est à la SNCF de la refaire.

L'élu reconnaît les problèmes des aménagements mulhousiens : « Il y en a qu'on a ratés », lâche-t-il en pensant notamment à la rue Gay-Lussac, où le trajet cycliste est illisible. Selon lui, le choix de la ville de ne pas rendre obligatoire les pistes et bandes est le bon. Les cyclistes les plus à l'aise peuvent toujours aller sur la route, s'ils le souhaitent.

L'un des témoignages sur l'axe Mulhouse-Lutterbach est éloquent : « Les automobilistes ne font jamais attention aux vélos qui se trouvent sur la piste cyclable. Le début de la bretelle d'accès à l'A36 coupe la piste. Les vélos sont prioritaires, mais c'est très rarement respecté. »

Ce manque de respect pour les vélos ou les aménagements cyclistes est prédominant dans les commentaires.

À l'image des ceux, nombreux, concernant les abords du collège Jean XXIII, où « beaucoup de parents s'arrêtent ou stationnent sur la piste cyclable pour déposer ou chercher leurs enfants. », où les deux-roues sont « obligés de slalomer entre les voitures à l'arrêt ».

Le CADRes regrette l'absence d'une vraie implication de la part des élus et égratigne Michèle Lutz, pour son édito du numéro 3 de M+ paru début 2018, dans lequel elle vante « le modèle mulhousien » et ses parkings parmi les moins chers de France, permettant de se garer au centre-ville pour faire du shopping.

Dans l'agglomération mulhousienne, les témoignages, souvent accompagnés de photographies, illustrent des situations incongrues ou l'installation de mobiliers urbains gênant la circulation des deux roues, comme sur la passerelle entre Morschwiller et Reiningue. Pour le CADRes, Mulhouse peut « largement » mieux faire. Les militants du deux-roues ne manquent pas de le rappeler aux services de M2A, qu'ils rencontrent régulièrement. « Ils sont dans leur rôle », admet Paul-André Striffler. L'adjoint au maire confie que certains, habitants et élus, continuent de croire que « la voiture est synonyme de réussite sociale ». Avant d'ajouter, « à nous de prouver que le vélo c'est mieux », et de repartir, à bicyclette.
Laurent RIGAUX

 

 
 

 

Vélo : À Colmar, le minimum syndical

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:31:26

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Colmar
Vélo : À Colmar, le minimum syndical
Colmar reste discrète sur le vélo. Lentement mais sûrement, l'offre de pistes s'agrandit au gré des travaux de voirie, dans un environnement où l'usage de la voiture reste privilégié.
 

 
Sur le Champ de Mars, la piste laisse peu de place aux piétons.
Sur le site internet de Colmar Agglomération, trouver des informations concernant les aménagements cyclables n'est pas chose aisée. Dans la rubrique « Balades à vélo et pistes cyclables », les parcours de cyclotourisme sont mis en avant, via des cartes téléchargeables. Un court paragraphe indique que l'agglomération prend en charge la réalisation de pistes permettant de relier Colmar aux communes environnantes.

« Notre philosophie c'est d'encourager la pratique du vélo », lance d'emblée Jean-Paul Sissler, adjoint au maire en charge de la voirie et des espaces publics. Pour preuve, l'élu cite les 6,5 millions d'euros du budget de la voirie, dans lequel les aménagements cyclables sont intégrés. Pas avare de détails budgétaires, Jean-Paul Sissler se félicite aussi du succès de l'aide à l'achat d'un deux-roues (100 euros par vélo, 20 000 vélos financés).

Pourtant, les témoignages des lecteurs dans la cité de Bartholdi, certes moins nombreux qu'à Mulhouse ou Strasbourg, (41 sur 472), pointent quasiment toujours les mêmes problèmes : des pistes cyclables « impraticables », des véhicules « systématiquement garés sur le trottoir et la piste cyclable », des comportements « dangereux » de la part des voitures etc.

Philippe Hennequin, chef du service voies publiques et réseaux à Colmar, explique la philosophie globale des aménagements, un plan étalé devant lui. Les nombreuses voies où la vitesse est réduite à 30 km/h n'ont aucune obligation d'aménagement, ajoute le technicien. En zone piétonne, pas de pistes non plus, les cyclistes « doivent respecter les piétons et rouler au pas ».

Partout ailleurs, les pistes sont la solution privilégiée et sont installées dès que des travaux de voiries sont prévus. En d'autres termes, tant qu'il n'y a pas de travaux pour refaire une rue, elle reste en l'état en ce qui concerne les aménagements pour les vélos.

Sur le pont au-dessus de la voie ferrée, rue d'Altkirch, les cyclistes partagent un trottoir « minuscule » avec les piétons. « Un endroit très dangereux », reconnaît Jean-Paul Sissler, en ajoutant tout de suite qu'aucun chantier n'est prévu à cet endroit.
« Il faut s'adapter »

La place du Saumon retient l'attention. Deux témoignages sur ce petit espace dénoncent la dangerosité du lieu, où « les automobilistes quittent les emplacements de parking sans prévenir et sans regarder si un vélo arrive », raconte Loïc. Juste à côté, c'est l'avenue d'Alsace qui est montrée du doigt par Élodie : « Impossible pour les cyclistes venant dans le sens Strasbourg - Mulhouse de traverser les deux voies pour tourner vers la route de Neuf-Brisach direction Horbourg-Wihr. Il faut nécessairement prendre le passage piéton. De plus, la piste cyclable située sur l'avenue d'Alsace est étroite et les voitures frôlent les vélos à vive allure (plus de 60 km/h). »

Sur des voiries non extensibles, faut-il concilier ou arbitrer ? Vaut-il mieux faire cohabiter l'ensemble des usagers ou faire des choix, quitte à interdire les voitures sur certaines portions ? « Il faut s'adapter », éludent les deux interlocuteurs colmariens, et parfois « aller à l'encontre du ressenti des cyclistes ». Les pistes entre la chaussée et les places de stationnement, abondamment dénoncées dans les témoignages, sont, selon Philippe Hennequin, « un parti pris » et la meilleure solution pour que les vélos prennent leur place.

 

 
 

 

Dossier vélo, pistes cyclables À Colmar, le minimum syndical

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:42:24

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Dossier vélo, pistes cyclables À Colmar, le minimum syndical
 

 
Sur le Champ de Mars, la piste laisse peu de place aux piétons. Photo L'Alsace/Laurent Rigaux
Sur le site internet de Colmar agglomération, trouver des informations concernant les aménagements cyclables n'est pas chose aisée. Dans la rubrique « Balades à vélo et pistes cyclables », les parcours de cyclotourisme sont mis en avant, via des cartes téléchargeables. Un court paragraphe indique que l'agglomération prend en charge la réalisation de pistes permettant de relier Colmar aux communes environnantes.

« Notre philosophie, c'est d'encourager la pratique du vélo », lance d'emblée Jean-Paul Sissler, adjoint au maire en charge de la voirie et des espaces publics. Pour preuve, l'élu cite les 6,5 millions d'euros du budget de la voirie, dans lequel les aménagements cyclables sont intégrés. Pas avare en détails budgétaires, Jean-Paul Sissler se félicite aussi du succès de l'aide à l'achat d'un deux-roues (100 EUR par vélo, 20 000 vélos financés).

Pourtant, les témoignages des lecteurs dans la cité de Bartholdi, certes moins nombreux qu'à Mulhouse ou Strasbourg (41 sur 472), pointent quasiment toujours les mêmes problèmes : des pistes cyclables « impraticables », des véhicules « systématiquement garés sur le trottoir et la piste cyclable », des comportements « dangereux » de la part des voitures, etc.

Philippe Hennequin, chef du service voies publiques et réseaux à Colmar, explique la philosophie globale des aménagements, un plan étalé devant lui. Les nombreuses voies où la vitesse est réduite à 30 km/h n'ont aucune obligation d'aménagement explique le technicien. En zone piétonne, pas de pistes non plus, les cyclistes « doivent respecter les piétons et rouler au pas ». Partout ailleurs, les pistes sont la solution privilégiée et sont installées dès que des travaux de voiries sont prévus. Dit autrement, tant qu'il n'y a pas de travaux pour refaire une rue, elle reste en l'état en ce qui concerne les aménagements pour les vélos.
Le pont SNCF, un « endroit dangereux »

Sur le pont au-dessus de la voie ferrée, rue d'Altkirch, les cyclistes partagent un trottoir « minuscule » avec les piétons. « Un endroit très dangereux », reconnaît Jean-Paul Sissler, en ajoutant tout de suite qu'aucun chantier n'est prévu à cet endroit. La place du Saumon retient l'attention. Deux témoignages sur ce petit espace dénoncent la dangerosité du lieu, où « les automobilistes quittent les emplacements de parking sans prévenir et sans regarder si un vélo arrive », raconte Loïc. Juste à côté, c'est l'avenue d'Alsace qui est montrée du doigt par Élodie : « Impossible pour les cyclistes venant dans le sens Strasbourg-Mulhouse de traverser les deux voies pour tourner vers la route de Neuf-Brisach direction Horbourg-Wihr. Il faut nécessairement prendre le passage piéton. De plus, la piste cyclable située sur l'avenue d'Alsace est étroite et les voitures frôlent les vélos à vive allure (plus de 60 km/h). »

Sur des voiries non extensibles, faut-il concilier ou arbitrer ? Vaut-il mieux faire cohabiter l'ensemble des usagers ou faire des choix, quitte à interdire les voitures sur certaines portions ? « Il faut s'adapter », éludent les deux interlocuteurs colmariens, et « parfois aller à l'encontre du ressenti des cyclistes ». Les pistes entre la chaussée et les places de stationnement, abondamment dénoncées dans les témoignages, sont, selon Philippe Hennequin, « un parti pris » et la meilleure solution pour que les vélos prennent leur place.

 

 
 

Bâle dessine l'avenir de son tram

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:44:33

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Région frontalière Transports
Bâle dessine l'avenir de son tram
Le canton de Bâle-Ville a présenté lundi les projets de développement de son réseau de tram, avec des objectifs au coeur de l'agglomération à l'horizon 2026-2027, mais aussi des perspectives transfrontalières, comme le prolongement de la ligne 3.
 

 
Les Bâlois ont présenté l'avenir du réseau de tram dans leur ville, mais aussi autour, vers Weil et Lörrach côté badois, Saint-Louis et Huningue côté alsacien. Photo
Le développement du réseau bâlois de tram est « inévitable et incontournable », a déclaré lundi Hans-Peter Wessels, conseiller d'État de Bâle-Ville et ministre des transports du canton. Une étape : la remise d'un rapport au parlement bâlois, à la fin de l'année dernière. Et trois objectifs à court terme, au coeur de Bâle, à l'horizon 2026-2027.

Il s'agit d'abord de raccorder au réseau un quartier en devenir, Klybeck, côté Petit-Bâle, quasiment en face de Huningue : de la place pour 10 000 habitants, 5 000 places de travail à créer... Le tram sera « un moteur du développement du quartier », pour Erich Lagler, directeur des BVB, entreprise qui exploite notamment la ligne 3 du tram à Saint-Louis.

Deuxième chantier à venir, un tronçon complémentaire à Claragraben, toujours côté Petit-Bâle. Là, il s'agit de délester certaines parties du réseau à la limite de leurs capacités, dans le coeur de la vieille ville. Quelques centaines de mètres qui permettraient de mieux répartir les trams sur les deux ponts, Mittlere Brücke et Wettsteinbrücke, via les Claraplatz et Wettsteinplatz. La Confédération a annoncé qu'elle prendrait en charge 40 % du financement. « Un signe fort » pour les Bâlois.

Dernier chantier, un nouveau tronçon sur Petersgraben, avec, là encore, l'idée de soulager le centre-ville, mais aussi la place de la gare centrale. Deux nouvelles stations seront créées, à l'université et à l'hôpital. C'est le premier maillon d'une future ligne de tram 30, qui viendra remplacer, dans un avenir encore lointain, l'actuelle ligne de bus 30.

Le tram doit jouer un grand rôle pour Bâle, mais aussi pour toute la région trinationale. Côté suisse, en collaboration avec le canton de Bâle-Campagne, il s'agit de mieux relier des villages proches au coeur de la ville. C'est le cas de deux liaisons vers Allschwil, aux portes de Hégenheim, et notamment celle envisagée entre la gare Saint-Jean et le quartier Bachgraben, note Andreas Büttiker, directeur de BLT, l'autre compagnie qui exploite les trams bâlois.

Pour Rainer Franzen, chef de projet pour l'extension du réseau du tram bâlois, « une ville fonctionnelle ne s'arrête pas à ses frontières, il faut travailler au-delà. » C'est-à-dire au-delà des frontières cantonales, vers Bâle-Campagne, mais aussi vers l'Allemagne - il existe un projet d'extension de la ligne 8 au-delà de son terminal actuel à Weil, ou encore de prolongement de la ligne 6 vers Lörrach.

L'Alsace est également concernée. Un des prochains chantiers du tram devrait être le prolongement de la ligne 3, d'abord (dès 2023) vers le futur centre commercial et de loisirs d'Unibail, puis, dans un horizon plus lointain, vers l'EuroAirport.

Et puis il y a ces lignes qui devraient accompagner le développement de l'ETB (Eurodistrict trinational de Bâle) côté alsacien : le prolongement de la ligne 11 vers Huningue, la création d'une ligne venant de Kleinhüningen vers la gare de Saint-Louis, via un nouveau pont à construire...

Tout cela reste encore très vague. Mais comme l'a assuré Hans-Peter Wessels, il faut continuer à planifier, même si l'on ne sait pas de quoi demain sera fait. Pour lui, une chose est sûre : le tram, par sa capacité à transporter de grandes quantités de passagers en ne nécessitant que peu d'espace, restera une valeur sûre, dans un monde qui a besoin de mobilité.
Jean-Christophe MEYER SE RENSEIGNER www.mobiliaet.bs.ch.

SE RENSEIGNER www.mobiliaet.bs.ch.

 
 

 

Lautenbach-Schweighouse Sécurité routière : Un mur, des accidents...zéro solution

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:14:26

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Lautenbach-Schweighouse Sécurité routière
Lautenbach-Schweighouse Sécurité routière : Un mur, des accidents...zéro solution
Le mur antibruit installé par des riverains le long de la RD430 à l'entrée de Lautenbach-Schweighouse est régulièrement percuté par des voitures. Pour cette zone, notoirement « accidentogène », aucune solution ne semble convenir.

 
Le mur antibruit a déjà été percuté à sept reprises (au moins) par des voitures.
Dimanche 30 décembre 2018, peu avant 8 h du matin. Le bruit est caractéristique. En habituée, Mme Thomas sait déjà ce qui vient de se passer : un nouvel accident, une nouvelle voiture dans son jardin, un nouveau mur défoncé. Cette fois encore, heureusement, les occupants du véhicule ne sont pas gravement blessés.

Quelques jours plus tard, à l'entrée de Lautenbach, le long de la RD430, dans le jardin de Mme Thomas, les gravats jonchent encore le sol, jusqu'à une bonne dizaine de mètres du point d'impact. Sur la pelouse parsemée de neige, de l'huile de moteur noirâtre s'est répandue sur plusieurs mètres carrés. Le petit abri de jardin qui faisait l'angle n'a pas survécu. Les poteaux métalliques de soutènement ont plié sous le choc, témoignant d'une « forte cinétique » selon le jargon propre aux secouristes. Agacement : « Les experts, les assurances, les entreprises de construction... Il y en a à chaque fois pour quatre ou cinq mois. Alors, oui, oui, on en a un peu marre. C'est normal, non ? », s'indigne la riveraine.
« Oui, oui, on en a un peu marre. C'est normal, non ? »

Rémy et Camilla Haehnel habitent la maison voisine. Eux aussi connaissent bien ce type de situation. Rémy a noté « sept accidents sérieux depuis les années 2000, je dirais » (lire encadré ci-dessous).

Camilla redoute « qu'un jour quelqu'un se trouve derrière un mur au moment d'un accident ». Pour éviter cela, les époux Thomas ont - par endroits - monté un deuxième mur derrière le premier. Un peu plus haut, le troisième propriétaire concerné, lui aussi échaudé par les impacts successifs, a construit un mur coulé d'un seul tenant. Plus résistant que les autres, jusqu'à présent.

AU DÉPARTEMENT ?

La portion de route en question dépend du conseil départemental. « C'est un sujet que l'on connaît malheureusement très bien, explique Alain Grappe, vice-président chargé des routes. Nous avons réalisé des travaux il y a quelques années pour sécuriser le croisement entre la 430 et l'entrée dans le village. Plus récemment, nous avons refait la signalétique pour l'accès à la zone de loisirs (quelques dizaines de mètres plus bas que le fameux mur). À l'endroit en question, la vitesse est limitée à 70 km/h. Et comme les ralentisseurs sont interdits hors agglomération, je ne vois pas bien ce qu'on peut faire de plus. À part des contrôles de vitesse... »

Lors de l'inauguration des travaux de sécurisation, en juin 2014, les intervenants d'alors avaient d'ailleurs conclu : « Nous avons fait notre part du travail mais elle ne sera validée que si les automobilistes respectent les limitations de vitesse ». De ce point de vue-là, rien n'a changé...

L'EXEMPLE BUHLOIS ?

Rémy Haehnel se souvient : « Pendant des années, les automobilistes ont roulé très vite sur la portion de Pénétrante qui traverse Buhl. Jusqu'à ce terrible accident qui a fait deux morts dans les années 1990. Par la suite, il y a eu énormément de contrôles de gendarmerie. Beaucoup de monde s'est fait flasher, mais ça a fini par rentrer. Les gens se sont habitués et j'ai l'impression que la limitation de vitesse (50 km/h) est mieux respectée là-bas ».

ET LA GENDARMERIE ?

« La zone a l'entrée de Lautenbach est clairement identifiée comme un point noir par la brigade de Guebwiller et son commandant le lieutenant Palissier », confirme le chef d'escadron de la compagnie de gendarmerie de Soultz - Guebwiller, Bruno Serain. Se pose alors le problème des moyens. « Si on met une patrouille là-bas, elle n'est pas ailleurs, cela va sans dire. En ce moment, les gendarmes sont très sollicités, tout le monde est au courant. Nous effectuons bien sûr des contrôles. À Lautenbach, mais aussi ailleurs. Ils ont un impact à un instant T. Mais contre les comportements déviants sur la route, personne n'a encore trouvé de solution miracle. »
Mathieu PFEFFER

 

 

 
 

 

wihr-au-val Sécurisation du carrefour Nouvelle-Auberge : une issue le 6 février ?

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:16:06

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wihr-au-val Sécurisation du carrefour
wihr-au-val Sécurisation du carrefour Nouvelle-Auberge : une issue le 6 février ?
La sécurisation du carrefour de la Nouvelle-Auberge pourrait connaître une avancée lors de la prochaine réunion de la communauté de communes de la vallée de Munster.

 
Les conclusions de l'expérimentation menée pendant deux mois à Wihr-au-Val l'automne dernier seront connues dans quinze jours. Le conseil départemental doit livrer aux élus de la vallée les retours chiffrés de ce test grandeur nature. Il consistait en la mise en place de feux tricolores pour sécuriser ce carrefour fréquenté par 15 000 véhicules journaliers.

Promoteur de cette option, faute de mieux, le maire de Wihr-au-Val, Gabriel Burgard, estime que les résultats sont « plus positifs » que le laisseraient penser les quelques voix dissonantes. Il pense toujours que c'est le prix à payer pour protéger les piétons et les cyclistes qui traversent la RD 417 pour accéder à la gare SNCF ou la piste cyclable.

« Il ne faut pas considérer ce feu en l'analysant depuis le Muhlélé ou La Forge, où il y a de toute façon des bouchons aux heures de pointe, feu ou pas feu, relève le maire. Ce qu'il faut prendre en compte c'est le temps pour aller de Munster à Colmar. Et je suis prêt à parier que la différence de temps est insignifiante ».

Gabriel Burgard avait déjà eu des indices en ce sens lors d'une réunion au conseil départemental en présence de quelques élus de la vallée. Il apparaîtrait que les retours sont « mitigés » en dépit des courriers de protestation, et qu'il n'y a pas d'avis tranché chez les automobilistes qui accèdent à la RD 417 par la rue de Soultzbach.

Malgré tous ces échanges, le maire de Wihr-au-Val, à qui on ne pourra pas reprocher son manque de ténacité sur ce dossier depuis quatre ans, reste toujours dans « le brouillard » sur son issue. Il espère surtout que la solution du rond-point, celui qui était jadis trop cher, ne resurgira pas le 6 février. « Si c'était le cas, je le prendrais pour une dérobade, une manière de botter encore en touche ».

Il a peut-être une cartouche pour que ce dossier ne soit pas remis aux calendes grecques. Lors de ses voeux (DNA du 9/01), il a commencé à faire valoir un nouvel argument en rappelant que la comcom a pris la compétence de la future zone d'activités de Soultzbach à côté de la Nouvelle-Auberge. « À un moment, il faudra bien régler la question de la circulation et de l'accès à cette zone ». Et le carrefour entrera forcément dans l'équation...
PH.V

 

 
 

 

CCVM Munster Nouvelle-Auberge : une issue le 6 février ?

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:26:23

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CCVM Munster Nouvelle-Auberge : une issue le 6 février ?
 

 
La sécurisation du carrefour de la Nouvelle-Auberge pourrait connaître une avancée lors de la prochaine réunion de la Communauté de communes de la vallée de Munster (CCVM).

Les conclusions de l'expérimentation menée pendant deux mois à Wihr-au-Val l'automne dernier seront connues dans quinze jours. Le conseil départemental doit livrer aux élus de la vallée les retours chiffrés de ce test grandeur nature. Il consistait en la mise en place de feux tricolores pour sécuriser ce carrefour fréquenté par 15 000 véhicules journaliers.

Promoteur de cette option, faute de mieux, le maire de Wihr-au-Val, Gabriel Burgard, estime que les résultats sont « plus positifs » que le laisseraient penser les quelques voix dissonantes. Il pense toujours que c'est le prix à payer pour protéger les piétons et les cyclistes qui traversent la RD 417 pour accéder à la gare SNCF ou la piste cyclable.

« Il ne faut pas considérer ce feu en l'analysant depuis le Muhlele ou La Forge, où il y a de toute façon des bouchons aux heures de pointe, feu ou pas feu, relève le maire. Ce qu'il faut prendre en compte, c'est le temps pour aller de Munster à Colmar. Et je suis prêt à parier que la différence de temps est insignifiante ».

Gabriel Burgard avait déjà eu des indices en ce sens lors d'une réunion au conseil départemental en présence de quelques élus de la vallée. Il apparaîtrait que les retours sont « mitigés » en dépit des courriers de protestation, et qu'il n'y a pas d'avis tranché chez les automobilistes qui accèdent à la RD 417 par la rue de Soultzbach.

Malgré tous ces échanges, le maire de Wihr-au-Val, à qui on ne pourra pas reprocher son manque de ténacité sur ce dossier depuis quatre ans, reste toujours dans « le brouillard » sur son issue. Il espère surtout que la solution du rond-point, celui qui était jadis trop cher, ne resurgira pas le 6 février. « Si c'était le cas, je le prendrais pour une dérobade, une manière de botter encore en touche ».

Il a peut-être une cartouche pour que ce dossier ne soit pas remis aux calendes grecques. Lors de ses voeux (L'Alsace du 9 janvier), il a commencé à faire valoir un nouvel argument en rappelant que la CCVM a pris la compétence de la future zone d'activités de Soultzbach à côté de la Nouvelle-Auberge. « À un moment, il faudra bien régler la question de la circulation et de l'accès à cette zone ». Et le carrefour entrera forcément dans l'équation...
Ph.V.

 

 
 

Colmar Agglomération Gens du voyage : L'aire de grand passage à la Semm

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:00:05

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Colmar Agglomération Gens du voyage
Colmar Agglomération Gens du voyage : L'aire de grand passage à la Semm
L'aire de grand passage des gens du voyage pour le nord du Haut-Rhin sera finalement créée du côté de la Semm à Colmar, au bord de l'autoroute A 35, a-t-on appris hier lors des voeux au personnel de Colmar Agglomération.

 
Le terrain pressenti, une vaste étendue de champs encadrés par la forêt, se situe à l'est de l'autoroute A 35 et au sud de la RD 415, entre la Thur et le rond-point avec la RD 13.
C'est la principale information distillée hier par Gilbert Meyer lors de ses voeux au personnel de Colmar Agglomération : l'aire de « grand passage » du nord du Haut-Rhin, qui doit accueillir les grandes communautés de gens du voyage lors de leurs déplacements estivaux, devrait finalement être installée sur le ban communal de Colmar, dans le secteur de la Semm. Le terrain pressenti se situe à l'est de l'autoroute A 35 et le long de la RD 415, côté sud, entre la Thur et le rond-point avec la RD 13. « Ce site ne poserait pas trop de problèmes et aurait l'avantage d'être très accessible, juste en bordure de l'autoroute », a détaillé le maire de Colmar et président de Colmar Agglomération.
L'aboutissement d'un serpent de mer vieux de 15 ans

Exit, donc, le terrain militaire du Fronholz à Sainte-Croix-en-Plaine, longtemps pressenti pour accueillir l'aire de grand passage, et qui avait failli être aménagé à cette fin en 2016. Un choix qui suscitait autant l'ire des élus de Sainte-Croix-en-Plaine que des militaires, qui se voyaient mal se passer de ce terrain de manoeuvres. La préfecture du Haut-Rhin avait d'ailleurs abandonné cette option au printemps dernier.

Le nouveau terrain retenu à la Semm, constitué de champs cultivés encadrés par la forêt, pourrait constituer l'aboutissement d'un serpent de mer vieux de 15 ans. Il faut dire que cette aire de grand passage « nord » figurait dans le schéma départemental d'accueil des gens du voyage adopté en... 2003.

Selon nos informations, Colmar ne part pas de zéro puisque la Ville est propriétaire d'une partie des terrains inclus dans l'emprise envisagée, qui devrait être de 6 ha selon le cahier des charges du site. Mais il faudra encore passer par des acquisitions foncières pour atteindre la taille nécessaire. Des études sont en cours pour vérifier la compatibilité du site avec l'accueil des communautés nomades. Concernant le financement de l'aménagement de l'aire, « nous nous sommes entendus avec les autres intercommunalités du secteur et nous avons trouvé une base de répartition », précise Gilbert Meyer.

Au fil de son discours de voeux, en forme de bilan et perspectives de l'activité de ses services, le président de Colmar Agglomération a délivré quelques nouveautés supplémentaires.

Côté transports, une bonne nouvelle : les quatre navettes électriques commandées à l'automne, pour un montant de près d'1 million d'euros, seront mises en service au centre-ville de Colmar en avril 2019, « sous le régime de la gratuité ».

En matière de développement économique, les travaux de la future pépinière d'entreprises du quartier Europe, rue du Luxembourg, devraient démarrer avant la fin de l'année, après désignation du lauréat du concours d'architecte en février.

Dans le domaine des déchets, enfin, l'expérimentation de la collecte séparative des emballages plastiques (pots de yaourt, barquettes alimentaires, films, blisters...) devrait démarrer au printemps à Herrlisheim et dans trois secteurs test de Colmar (rue Schlesser, quartier de la Soie, rue d'Amsterdam). L'expérimentation, menée en collaboration avec l'entreprise Schroll, prestataire local du recyclage, consistera à distribuer des sacs spécifiques aux usagers, pour faciliter la collecte et éviter un tri industriel compliqué et coûteux en aval. Ces sacs pourront ensuite être déposés dans les containers qui reçoivent le carton et les bouteilles plastiques.
Clément TONNOT

 

 
 

 

Colmar Agglo L'aire de grand passage à la Semm

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:19:55

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Colmar Agglo L'aire de grand passage à la Semm
 

 
Le terrain pressenti, une vaste étendue de champs encadrés par la forêt, se situe à l'Est de l'autoroute A 35 et au sud de la RD415, entre la Thur et le rond-point avec la RD13. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
C'est la principale information distillée hier par Gilbert Meyer lors de ses voeux au personnel de Colmar Agglomération : l'aire de « grand passage » du nord du Haut-Rhin, qui doit accueillir les grandes communautés de gens du voyage lors de leurs déplacements estivaux, devrait finalement être installée sur le ban communal de Colmar, dans le secteur de la Semm. Le terrain pressenti se situe à l'est de l'autoroute A 35 et le long de la RD 415, côté sud, entre la Thur et le rond-point avec la RD 13. « Ce site ne poserait pas trop de problème et aurait l'avantage d'être très accessible, juste en bordure de l'autoroute », a détaillé le maire de Colmar et président de Colmar Agglomération.

Exit, donc, le terrain militaire du Fronholz à Sainte-Croix-en-Plaine, longtemps pressenti pour accueillir l'aire de grand passage, et qui avait failli être aménagé à cette fin en 2016. Un choix qui suscitait autant l'ire des élus de Sainte-Croix-en-Plaine que des militaires, qui se voyaient mal se passer de ce terrain de manoeuvres. La préfecture du Haut-Rhin avait d'ailleurs abandonné cette option au printemps dernier.
Un serpent de mer vieux de 15 ans

Le nouveau terrain retenu à la Semm, constitué de champs cultivés encadrés par la forêt, pourrait constituer l'aboutissement d'un serpent de mer vieux de 15 ans. Il faut dire que cette aire de grand passage « nord » figurait dans le schéma départemental d'accueil des gens du voyage adopté en... 2003.

Selon nos informations, Colmar ne part pas de zéro puisque la Ville est propriétaire d'une partie des terrains inclus dans l'emprise envisagée, qui devrait être de 6 ha selon le cahier des charges du site. Mais il faudra encore passer par des acquisitions foncières pour atteindre la taille nécessaire. Des études sont en cours pour vérifier la compatibilité du site avec l'accueil des communautés nomades. Concernant le financement de l'aménagement de l'aire, « nous nous sommes entendus avec les autres intercommunalités du secteur et nous avons trouvé une base de répartition », précise Gilbert Meyer.

Au fil de son discours de voeux, en forme de bilan et perspectives de l'activité de ses services, le président de Colmar Agglomération a délivré quelques nouveautés supplémentaires.
Les navettes électriques gratuites

Côté transports, une bonne nouvelle : les 4 navettes électriques commandées à l'automne, pour un montant de près d'1 million d'euros, seront mises en service au centre-ville de Colmar en avril 2019, « sous le régime de la gratuité ».

En matière de développement économique, les travaux de la future pépinière d'entreprises du quartier Europe, rue du Luxembourg, devraient démarrer avant la fin de l'année, après désignation du lauréat du concours d'architecte en février.

Dans le domaine des déchets, enfin, l'expérimentation de la collecte séparative des emballages plastiques (pots de yaourt, barquettes alimentaires, films, blisters...) devrait démarrer au printemps à Herrlisheim et dans trois secteurs test de Colmar (rue Schlesser, quartier de la Soie, rue d'Amsterdam). L'expérimentation, menée en collaboration avec l'entreprise Schroll, prestataire local du recyclage, consistera à distribuer des sacs spécifiques aux usagers, pour faciliter la collecte et éviter un tri industriel compliqué et coûteux en aval. Ces sacs pourront ensuite être déposés dans les containers qui reçoivent le carton et les bouteilles plastiques.
Clément TONNOT

 

 
 

Passeports diplomatiques : Benalla en garde à vue

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:50:59

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Passeports diplomatiques : Benalla en garde à vue
 

 
Alexandre Benalla a-t-il menti lors de sa première audition devant la commission d'enquête du Sénat le 18 septembre 2018. Photo ALAIN JOCARD/AFP
D'une affaire à l'autre. À quatre jours de sa seconde audition par la commission d'enquête du Sénat, Alexandre Benalla a été placé jeudi en garde à vue pour l'utilisation controversée de ses passeports diplomatiques après son limogeage de l'Élysée cet été.

Cette enquête ouverte le 29 décembre, notamment pour « abus de confiance » et « usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle », a par ailleurs été étendue mercredi « aux infractions de faux, usage de faux et obtention indue d'un document administratif » après un signalement de la présidence de la République.
Soupçonné de fauxpar l'Élysée

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a déjà été à l'origine d'une tempête politique cet été, après avoir été identifié sur des vidéos, en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er Mai, alors qu'il était présent aux côtés des forces de l'ordre en qualité d'« observateur ». Pour ces faits, il a été mis en examen à deux reprises.

Le front judiciaire de décembre s'est ouvert après des informations du site d'information Mediapart faisant état de l'utilisation de passeports diplomatiques après son licenciement, qui ont également conduit la commission du Sénat enquêtant sur cette affaire depuis juillet à reprendre ses travaux.

Mercredi devant cette commission, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a révélé qu'Alexandre Benalla avait utilisé « presque une vingtaine de fois » ses passeports diplomatiques après son licenciement, ajoutant qu'il le soupçonnait d'avoir obtenu un passeport de service en juin grâce à un faux.

 

 
 

Ungersheim Parc photovoltaïque Alex : L'opposition s'exprime

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:53:09

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Ungersheim Parc photovoltaïque Alex
Ungersheim Parc photovoltaïque Alex : L'opposition s'exprime
Le groupe d'opposition municipal « J'aime Ungersheim » explique sa position, ses interrogations ainsi que son mécontentement face au groupe majoritaire, quant au projet d'installation d'une centrale photovoltaïque sur le terril Alex.

 
Élus d'opposition au conseil municipal d'Ungersheim, Ghislaine Rouge dit Gaillard et Dominique Wurch reviennent sur le dernier conseil municipal (DNA du 3 janvier 2019) :

« Lors du conseil municipal du 18 décembre dernier nous avons une fois de plus défendu les intérêts de la commune, en subissant les sarcasmes ou les "leçons" du groupe majoritaire lorsque nous avons demandé que soit incluse dans le bail emphytéotique à signer au profit de la SAS Parc Solaire Alex, une clause de revalorisation du loyer au bénéfice de la commune.
Le cas de Wittelsheim

La promesse de bail du 5 décembre 2017 prévoit une redevance annuelle à verser par la SAS, composée d'une partie fixe de 12 000 EUR/an et/ou d'une partie variable soit 3,75 % du chiffre d'affaires. Sur ce point, le maire Jean-Claude Mensch a précisé lors de ce même conseil : "Cette pratique se fait pour toutes les centrales solaires. On ne peut comparer à un autre type de location." Lionel Federlen (groupe majoritaire) ajoutant pour sa part "La société doit avoir une visibilité à long terme." »

Ghislaine Rouge dit Gaillard et Dominique Wurch estiment que « les élus doivent défendre les intérêts de la commune en contrôlant plus les chiffres avancés par un investisseur privé. Le conseil municipal n'a rien voulu entendre lors de la séance. Grande surprise, deux jours après le conseil, suite à un article de presse concernant une commune voisine qui obtiendra plus du double de la part du même investisseur, avec des primes conséquentes en sus*, le maire fait volte-face et annonce par courrier aux conseillers qu'il ne signera pas le bail. En résumé, Wittelsheim obtient 6 700 EUR par an par hectare, en tenant compte des primes, et Ungersheim seulement 2 700 EUR. Nous connaissons bien nos dossiers et nous avions donc raison. On peut se demander comment Ungersheim a pu obtenir des conditions aussi mauvaises. La discrimination dans les tarifs est-elle légale dans le business du photovoltaïque ? »
Tract aux habitants

« Ce qui est plus curieux encore, c'est qu'en 2012, pour le premier parc au pied du terril Marie-Louise, Ungersheim n'a pas obtenu de bonnes conditions, non plus, alors que le promoteur met en avant une baisse constante de ses tarifs de vente d'électricité. Que comprendre ? On peut aussi se demander pourquoi la municipalité s'obstine à tout donner à un seul et unique entrepreneur alors que ce dernier ne semble pas lui assurer des conditions intéressantes. Pourquoi n'a-t-on pas choisi l'opérateur public qui permet des retombées en termes d'emploi ou de fabrication au niveau national ?

En ce début d'année 2019, la municipalité a par ailleurs distribué à tous les habitants un tract qui débute par une attaque en règle de notre groupe, responsable de tous les maux. Nous sollicitons un droit de réponse à ces allégations. L'opposition est un acteur majeur de la démocratie locale. Il serait bien plus productif de la laisser s'exprimer et de prendre parfois en compte ses avis et de ne pas vouloir l'annihiler ou la faire passer pour ce qu'elle n'est pas. Si Ungersheim obtient les mêmes tarifs que les autres communes, nous ne serons pas intervenus pour rien. »
M.H. (*) Voir DNA du 3 juin 2018.

(*) Voir DNA du 3 juin 2018.

 
 

 

Gilets jaunes : vers un nouveau samedi de mobilisation

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:42:13

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RASSEMBLEMENTS
Gilets jaunes : vers un nouveau samedi de mobilisation
 

 
Les gilets jaunes prévoient un nouveau rassemblement à Strasbourg ce samedi 19 janvier pour l'acte X de leur mouvement. Sur les réseaux sociaux ils appellent à la réunion d'une « assemblée populaire » à 10 h, place de la République. Ils envisagent ensuite de défiler à travers la ville jusqu'au siège de l'École nationale d'administration (ENA).

« Aucun rassemblement n'a été pour l'heure déclaré officiellement », précise le préfet du Grand Est Jean-Luc Marx dans un communiqué. Après les violences commises samedi dernier « à l'occasion d'un rassemblement non déclaré », il a en effet décidé de remettre les choses au point. Le droit de manifester, rappelle-t-il, doit s'exercer dans un cadre légal. Et si « la participation à une manifestation publique est un droit fondamental », elle « n'exonère pas pour autant les participants de leurs responsabilités civiles en cas de dommages causés, voire pénales dans le cas, par exemple, de la mise en danger de la vie d'autrui ». Jean-Luc Marx demande donc aux auteurs des appels à manifester de prendre contact sans délai avec la préfecture.
À Phalsbourg aussi

Les gilets jaunes de Phalsbourg organisent « une grosse manif au rond-point en l'honneur des deux mois ». Objectif : « Faire la fiesta en jaune », en musique, et faire signer la pétition en faveur du référendum d'initiative citoyenne (RIC).

 

 
 

 

Caisse d'Allocations Familiale Prime d'activité : les demandes explosent en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:34:32

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Caisse d'Allocations Familiale
Caisse d'Allocations Familiale Prime d'activité : les demandes explosent en Alsace
L'extension de la prime d'activité a fait exploser les demandes déposées aux caisses d'allocations familiales (CAF). En Alsace, le nombre de dossiers a été multiplié par sept sur la première quinzaine de janvier.

 
La CAF fait face à un boom des demandes et à un afflux du public à l'accueil.
C'est une des réponses du gouvernement à la crise des Gilets Jaunes. Le plafond pour bénéficier de la prime d'activité est passé de 1,3 SMIC à 1,5 SMIC par mois. L'extension du dispositif entraîne un boom d'activité de la CAF en début d'année. « On enregistre une augmentation assez forte des demandes et des flux de visiteurs à l'accueil des caisses », confirme Karine Auguy directrice ajointe de la CAF du Bas-Rhin.
?Près de 8 000 demandes

Entre le 1er et le 15 janvier, 7 826 demandes de prime d'activité ont été enregistrées en Alsace, soit 5 007 dans le 67, et 2 819 dans le 68. Ce qui représente sept fois le volume des dossiers déposés dans la même période l'an dernier. La hausse s'explique par le fait que l'ouverture du droit se fait le mois du dépôt de la demande. « La prime d'activité est payée le 5 du mois suivant. Pour les dossiers déposés jusqu'au 28 janvier elle sera versée le 5 février. Il n'y a pas de rétroactivité », précise Mme Auguy.
?Quel montant ?

Tout dépend des ressources et de la situation de l'allocataire. Le montant de la prime d'activité va de 15 euros à environ 600 euros/mois, en fonction des ressources et de la situation familiale de l'allocataire. Le versement moyen se situe autour de 200 euros mensuels localement, selon la porte-parole de la CAF du Bas-Rhin.
?Avant-après

Exemple 1 : Avant, un couple sans enfant, dont les deux membres touchent chacun le SMIC, n'avait pas droit à la prime d'activité. Maintenant, il touchera 91 euros/mois.

Exemple 2 : Alors qu'avant il ne bénéficiait pas du dispositif, un couple avec deux enfants à charge dont un des deux parents est au SMIC et l'autre à 1 550 euros, aura 117 euros/mois.

Exemple 3 : Une personne isolée sans enfants à charge, payée au SMIC, voit sa prime passer de 163 à 249 euros par mois.
?Mode d'emploi

La demande s'effectue en ligne sur le site caf.fr. La démarche est assez simple, avec un système de simulation pour l'estimation de ses droits. Mais des gens n'ayant pas d'accès à internet ou désirant être accompagnés, peuvent toujours se rendre à l'accueil de la CAF, où des ordinateurs sont accessibles en libre-service. Résultat : les antennes de la CAF connaissent une affluence de visiteurs : « Pour la totalité de nos établissements en Alsace, le siège et quatre agences, ce sont environ 1 200 visiteurs reçus par jour ».
?Des renforts

Pour traiter l'augmentation des demandes et l'affluence des visites, les équipes de la Caisse ont été renforcées. La CAF a recruté 6 personnes en CDD pour la plateforme téléphonique en Alsace, et réaffecté en interne du personnel à l'accueil.
?Combien de bénéficiaires ?

En 2018, l'Alsace comptait 71 500 allocataires de la prime d'activité : soit 45 000 bénéficiaires dans le Bas-Rhin et 26 500 dans le Haut-Rhin. L'élargissement du dispositif va faire gonfler les effectifs.
I.N.

 

 
 

 

CAF Les demandes de prime d'activité explosent en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:30:14

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CAF Les demandes de prime d'activité explosent en Alsace
 

 
La Caf fait face à un boom des demandes et à un afflux du public à ses points d'accueil. Archives DNA
C'est une des réponses du gouvernement à la crise des gilets Jaunes. Le plafond pour bénéficier de la prime d'activité est passé de 1,3 Smic à 1,5 Smic par mois. L'extension du dispositif entraîne un boom d'activité de la Caf (Caisse d'allocations familiales) en début d'année. « On enregistre une augmentation assez forte des demandes et des flux de visiteurs à l'accueil des caisses », confirme Karine Auguy, directrice ajointe de la Caf du Bas-Rhin.

? Près de 8 000 demandes. Entre le 1er et le 15 janvier, 7 826 demandes de prime d'activité ont été enregistrées en Alsace, soit 5 007 dans le Bas-Rhin et 2 819 dans le Haut-Rhin. Ce qui représente sept fois le volume des dossiers déposés dans la même période l'an dernier. La hausse s'explique par le fait que l'ouverture du droit se fait le mois du dépôt de la demande. « La prime d'activité est payée le 5 du mois suivant. Pour les dossiers déposés jusqu'au 28 janvier, elle sera versée le 5 février. Il n'y a pas de rétroactivité », précise Karine Auguy.

? Quel montant ? Tout dépend des ressources et de la situation de l'allocataire. Le montant de la prime d'activité varie de 15 EUR à environ 600 EUR par mois, en fonction des ressources et de la situation familiale de l'allocataire. Le versement moyen se situe autour de 200 EUR mensuels localement, selon la porte-parole de la Caf du Bas-Rhin.

? Avant-après. Exemple 1 : avant, un couple sans enfant, dont les deux membres touchent chacun le Smic, n'avait pas droit à la prime d'activité ; maintenant, il touchera 91 EUR par mois. Exemple 2 : alors qu'avant, il ne bénéficiait pas du dispositif, un couple avec deux enfants à charge, dont un des deux parents est au Smic et l'autre à 1 550 EUR, aura 117 EUR par mois. Exemple 3 : Une personne isolée sans enfants à charge, payée au Smic, voit sa prime passer de 163 EUR à 249 EUR par mois.

? Mode d'emploi. La demande s'effectue en ligne sur le site internet www.caf.fr . La démarche est assez simple, avec un système de simulation pour l'estimation de ses droits. Mais des personnes n'ayant pas d'accès à internet ou désirant être accompagnés peuvent toujours se rendre à l'accueil de la Caf, où des ordinateurs sont accessibles en libre-service. Résultat : les antennes de la Caf connaissent une affluence de visiteurs : « Pour la totalité de nos établissements en Alsace, le siège et quatre agences, ce sont environ 1 200 visiteurs reçus par jour. »

? Des renforts. Pour traiter l'augmentation des demandes et l'affluence des visites, les équipes de la caisse ont été renforcées. La Caf a recruté six personnes en CDD pour la plateforme téléphonique en Alsace et réaffecté en interne du personnel à l'accueil.

? Combien de bénéficiaires ? En 2018, l'Alsace comptait 71 500 allocataires de la prime d'activité, soit 45 000 bénéficiaires dans le Bas-Rhin et 26 500 dans le Haut-Rhin. L'élargissement du dispositif va faire gonfler les effectifs. I. N.

 

 
 

Accès aux soins : appel à projets de la Carsat Alsace-Moselle

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:36:46

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SANTé
Accès aux soins : appel à projets de la Carsat Alsace-Moselle
 

 
Dans le cadre de son action sanitaire et sociale, la Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail d'Alsace-Moselle lance un appel à projets pour la réalisation d'actions en faveur des personnes connaissant des difficultés de santé, de handicap, d'accès aux soins... sur les deux thèmes suivants :

favoriser l'accès aux droits et aux soins des personnes malades en situation de fragilité et

accompagner les assurés atteints de pathologies lourdes ou de handicap.

Cette aide est destinée aux associations à vocation régionale oeuvrant dans les départements d'Alsace et de Moselle pour les interventions à caractère sanitaire et social. Elle est attribuée sous forme de subventions pour la mise en oeuvre d'actions spécifiques dont les objectifs sont ciblés et évaluables.

En savoir plus et télécharger le dossier de demande :

http://www.carsat-alsacemoselle.fr/projets-sante-0

Date limite de dépôtdes dossiers : le 31 mars 2019

 

 
 

 

Transfrontalier Protection de l'enfance : Deux fois plus d'enfants placés en France qu'en Allemagne

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:38:58

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Transfrontalier Protection de l'enfance
Transfrontalier Protection de l'enfance : Deux fois plus d'enfants placés en France qu'en Allemagne
Quelles sont les alternatives aux placements ? Des experts franco-allemands de la protection de l'enfance se retrouvent aujourd'hui à Strasbourg pour débattre de la question des placements, beaucoup plus nombreux en France qu'en Allemagne.

 
Cette journée d'étude abordera les pratiques de protection de l'enfance en danger, mais aussi les mesures de prévention développées des deux côtés du Rhin.
« Il y a deux fois plus de placements d'enfants en France qu'en Allemagne. Dans le Bas-Rhin, ils sont trois fois plus nombreux que dans l'Ortenaukreis », indique Bruno Michon, chargé de recherche et développement à l'Eseis (École supérieure européenne de l'intervention sociale) de Strasbourg (*). Alors que les cadres juridiques français et allemands se rejoignent, ces chiffres interpellent.
«En France, l'enfant est très vite retiré de sa famille»

Les raisons d'une telle différence entre les pratiques de protection de l'enfance en France et en Allemagne sont au coeur de la journée d'étude européenne organisée aujourd'hui à l'hôtel du département de Strasbourg par l'Eseis et le Cnaemo (Carrefour national de l'action éducative en milieu ouvert).

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce plus grand recours aux alternatives au placement en Allemagne, évoque Bruno Michon. Ce docteur en sociologie, qui prépare un projet de recherche franco-allemand sur le sujet, constate tout d'abord que l'Allemagne met plus l'accent sur le soutien à la parentalité. Outre-Rhin, « les travailleurs sociaux interviennent quatre à cinq fois par semaine dans les familles, alors qu'en France, ils interviennent quatre à cinq fois par mois. » Faut-il seulement y voir une question financière ? Pas vraiment, puisque le placement d'un enfant coûte beaucoup plus cher que des mesures alternatives destinées à favoriser son maintien dans la famille.

Autre explication avancée par le chercheur, le rôle de l'État en France, qui « intervient plus facilement dans les familles, qui remplace plus facilement le parent. On essaye à tout prix de protéger l'enfant, qui est très vite retiré de sa famille pour éviter qu'il ne soit mis en danger, alors qu'en Allemagne, la protection de l'enfance est plus tournée vers les familles. » Ce qui pose la question de l'objectif premier du placement. « Est-il décidé dans le but de faire revenir l'enfant chez les siens, ce qui demande un travail considérable auprès des familles, ou bien dans le but de le protéger ? »

Les pratiques différentes entre la France et l'Allemagne reposent sur des cultures différentes, estime Bruno Michon. « Si vous demandez à un Français à quel âge un enfant peut être mis en crèche, une femme répond six mois, un homme neuf mois, tandis que l'Allemand répond deux ans environ ». Le rapport à la société, le respect des règles, de l'autorité, sont également différents entre les deux nations. « En France, les travailleurs sociaux ont plus de mal à travailler avec les parents, surtout quand l'enfant est placé. Les situations auxquelles les travailleurs sociaux sont confrontés sont pires qu'avant. Il y a plus de précarité ; l'enfant, les parents vont moins bien », note Bruno Michon avant de se demander si la plus grande précarité des familles en France peut expliquer ce taux de placement plus élevé.
Un plus grand recoursau judiciaire en France

Mais comment travailler auprès des familles en difficulté pour éviter le placement de leur enfant, sans qu'il soit mis en danger, dans un pays, la France, où la politique du parapluie et le principe de précaution sont souvent la règle ? « Cela se voit au nombre de mesures judiciaires », remarque Bruno Michon : « Sur 100 mesures de placement, entre 60 et 80 passent par un juge en France, alors qu'elles sont au nombre de 20 en Allemagne. Mais dans ce pays, les travailleurs sociaux agissent plus avec l'accord des familles. » Des raisons historiques peuvent aussi expliquer ce plus grand recours au judiciaire en France. Les départements ne sont en charge de la protection de l'enfance que depuis 2007, souligne Bruno Michon.

Il ne faut cependant pas conclure trop vite qu'un système est meilleur que l'autre. « Alors qu'en France, le juge joue les intermédiaires entre la famille et le travailleur social, en Allemagne, ce dernier est tout-puissant. C'est une des critiques du système allemand que l'on peut émettre. » Le débat est lancé.
(*) L'Eseis est née en 2017 de la fusion entre l'Estes (École supérieure en travail éducatif et social) et l'Ifcaad (Institut de formation au travail éducatif et social)

(*) L'Eseis est née en 2017 de la fusion entre l'Estes (École supérieure en travail éducatif et social) et l'Ifcaad (Institut de formation au travail éducatif et social)

 
 

 

Enfance Deux fois plus de placements en France

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:29:02

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Enfance Deux fois plus de placements en France
 

 
Cette journée d'étude abordera les pratiques de protection de l'enfance en danger, mais aussi les mesures de prévention développées des deux côtés du Rhin. DR
« Il y a deux fois plus de placements d'enfants en France qu'en Allemagne. Dans le Bas-Rhin, ils sont trois fois plus nombreux que dans l'Ortenaukreis », indique Bruno Michon, chargé de recherche et développement à l'Eseis (École supérieure européenne de l'intervention sociale) de Strasbourg (*). Alors que les cadres juridiques français et allemands se rejoignent, ces chiffres interpellent.

Les raisons d'une telle différence entre les pratiques de protection de l'enfance en France et en Allemagne sont au coeur de la journée d'étude européenne organisée ce vendredi à l'hôtel du département à Strasbourg par l'Eseis et le Cnaemo (Carrefour national de l'action éducative en milieu ouvert).
« En France,l'enfant est très vite retiré de sa famille »

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce plus grand recours aux alternatives au placement en Allemagne, constate Bruno Michon. Ce docteur en sociologie, qui prépare un projet de recherche franco-allemand sur le sujet, constate tout d'abord que l'Allemagne met plus l'accent sur le soutien à la parentalité. Outre-Rhin, « les travailleurs sociaux interviennent quatre à cinq fois par semaine dans les familles, alors qu'en France, ils interviennent quatre à cinq fois par mois ». Faut-il seulement y voir une question financière ? Pas vraiment, puisque le placement d'un enfant coûte beaucoup plus cher que des mesures alternatives destinées à favoriser son maintien dans la famille.

Autre explication avancée par le chercheur : le rôle de l'État en France, qui « intervient plus facilement dans les familles, qui remplace plus facilement le parent. On essaye à tout prix de protéger l'enfant, qui est très vite retiré de sa famille pour éviter qu'il ne soit mis en danger, alors qu'en Allemagne, la protection de l'enfance est plus tournée vers les familles. »

Ce qui pose la question de l'objectif premier du placement : « Est-il décidé dans le but de faire revenir l'enfant dans sa famille, ce qui demande un travail considérable auprès des familles, ou bien dans le but de le protéger ? »
Un plus grand recoursau judiciaire

Les pratiques différentes entre la France et l'Allemagne reposent sur des cultures différentes, estime Bruno Michon. « Si vous demandez à un Français à quel âge un enfant peut être mis en crèche, une femme répond six mois, un homme neuf mois, tandis que l'Allemand répond deux ans environ. »

Le rapport à la société, le respect des règles, de l'autorité, sont également différents entre les deux nations. « En France, les travailleurs sociaux ont plus de mal à travailler avec les parents, surtout quand l'enfant est placé. Les situations auxquelles les travailleurs sociaux sont confrontés sont pires qu'avant. Il y a plus de précarité : l'enfant, les parents vont moins bien », note Bruno Michon avant de se demander si la plus grande précarité des familles en France peut expliquer ce taux de placement plus élevé.

Mais comment travailler auprès des familles en difficulté pour éviter le placement de leur enfant, sans qu'il soit mis en danger, dans un pays, la France, où la politique du parapluie et le principe de précaution sont souvent la règle ? « Cela se voit au nombre de mesures judiciaires, remarque Bruno Michon. Sur 100 mesures de placement, entre 60 et 80 passent par un juge en France, alors qu'elles sont au nombre de 20 en Allemagne. Mais dans ce pays, les travailleurs sociaux travaillent plus avec l'accord des familles. » Des raisons historiques peuvent aussi expliquer ce plus grand recours au judiciaire en France. Les départements ne sont en charge de la protection de l'enfance que depuis 2007, souligne Bruno Michon.

Il ne faut cependant pas conclure trop vite qu'un système est meilleur que l'autre. « Alors qu'en France, le juge joue les intermédiaires entre la famille et le travailleur social, en Allemagne, ce dernier est tout-puissant. C'est une des critiques du système allemand que l'on peut émettre. » Le débat est lancé. J.-F. C.

(*) L'Eseis est née en 2017 de la fusionentre l'Estes (École supérieureen travail éducatif et social)et l'Ifcaad (Institut de formationau travail éducatif et social).

 

 
 

Bâle Enseignement : Portes ouvertes à l'École française

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:49:22

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Bâle Enseignement
Bâle Enseignement : Portes ouvertes à l'École française
L'École française de Bâle, née en 1884, s'oriente résolument vers l'avenir. Elle recrute aussi des Alsaciens et propose des portes ouvertes le 19 janvier (pour la maternelle) et le 26 janvier (pour l'école élémentaire).

 
L'école française de Bâle a été créée en 1884. Elle compte aujourd'hui quelque 140 élèves sur deux sites, une maternelle et ici une école primaire, qui dispose de sa propre cantine et de son propre chef.
Une élégante maison de 1900 abrite l'école primaire de l'École française de Bâle, qui organise deux samedis de suite des portes ouvertes (lire notre encadré). Michèle Hugel, directrice de l'établissement depuis l'été dernier, explique : « Nous avons deux sites. Le premier, dans l'Engelsgasse, pour l'école élémentaire. Le second, Dornacherstrasse, pour l'école maternelle et la crèche. » Cela demande « de l'organisation, de la flexibilité et de l'engagement. »
Une vingtainede nationalités

Il y a 65 élèves en maternelle, 65 en élémentaire (et une dizaine d'enfants jusqu'à 24 mois à la crèche). « Pour le deuxième semestre, les inscriptions sont à la hausse, très sensible même pour la maternelle », note Michèle Hugel avec satisfaction. Dynamisme de l'économie bâloise, qui attire les expatriés, ou signe du travail accompli au quotidien ? Les deux sans doute. Une chose est sûre : « Pour la crèche, nous avons été obligés de refuser du monde ! »

L'École française de Bâle accueille « un grand nombre de nationalités, pas loin d'une vingtaine. » Il y a des Suisses et des Allemands, mais aussi des anglophones et des hispanophones, parmi les expatriés. « Nos jeunes parents sont dans la banque, les services et dans les sciences de la vie. Il y a des gens de tous les horizons. » Mais les Français sont majoritaires, et l'école s'adresse « bien sûr notamment aux Alsaciens, qui travaillent à Bâle et peuvent déposer leurs enfants en rejoignant leur lieu de travail ».
Continuitéde l'enseignement

L'École française de Bâle fait « tout ce qu'il faut pour que leurs enfants se réintègrent ensuite au collège puis au lycée. » La continuité est assurée avec la proximité de Hégenheim et de Saint-Louis. Mais il y a aussi le lycée français de Zurich, le plus proche, ou le fameux lycée franco-allemand de Fribourg, « avec un niveau académique remarquable », note Michèle Hugel.

L'École française de Bâle appartient au réseau de l'Agence de l'enseignement français à l'étranger (AEFE), créé au début des années quatre-vingt-dix. C'est même la seule école du Nord-Ouest de la Suisse homologuée par l'AEFE. Elle est également contrôlée par le ministère de l'Éducation de Bâle-Ville et par l'Académie de Strasbourg.

C'est un établissement public qui recrute ses enseignants localement - des enseignants qui réintègrent le public à leur retour en France. « Tous les établissements français de l'étranger prélèvent des frais. 7 000 CHF pour la maternelle, 7 400 en primaire », précise Michèle Hugel. Des frais qui n'incluent pas l'accueil périscolaire, optionnel.
Frais d'inscription

La somme peut paraître importante. « Mais nous admettons des gens de toutes origines culturelles et sociales et nous accueillons des boursiers, au besoin en soutenant l'élève dans sa demande auprès du consulat de Zurich. Notre objectif affiché et assumé, et âprement poursuivi, c'est l'excellence pour tous les élèves. Nous souhaitons amener chacun au maximum de ses possibilités et de ses propres objectifs. »

De même, l'école a des classes avec des effectifs compatibles avec une qualité optimale de l'enseignement et un suivi individualisé. « Nous allons recruter une patineuse, nous la libérerons le temps qu'il faudra. De même, nous accueillons des sportifs de haut niveau ou des musiciens virtuoses. Nous savons être souples, avec un gros suivi en scolaire et périscolaire. Nous savons que c'est à cet âge que naissent les vocations. Nous souhaitons mettre nos élèves sur une bonne voie pour le collège et lycée... Et poser des jalons vers les études supérieures. »
« Pas de l'élitisme,mais de l'excellence »

Pour Michèle Hugel, « la différence entre les établissements se fait sur la capacité à apporter cette valeur ajoutée qui évite aux élèves d'errer. » En résumé, à Bâle, l'école française « ne fait pas de l'élitisme, mais de l'excellence. » Elle ouvre dès le primaire des inscriptions à des examens comme ceux du Goethe Institut, de Cambridge ou le DELF. Car, pour ne rien gâcher, elle propose (en cumulant temps scolaire et périscolaire) huit heures d'allemand par semaine dès la maternelle, jusqu'à 10 heures en élémentaire... Mais aussi jusqu'à six heures d'anglais.

Enfin, conclut sa directrice, l'École française de Bâle se tourne résolument vers l'avenir, avec la création envisagée d'une classe de sixième « pour rejoindre le lycée général suisse », et encore beaucoup d'autres projets à l'étude.
Jean-Christophe MEYER Notre vidéo sur www.dna.fr.

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Altkirch Industrie : Schermesser SAS en sursis

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:50:51

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Altkirch Industrie
Altkirch Industrie : Schermesser SAS en sursis
En redressement judiciaire depuis le 17 janvier 2018, l'entreprise altkirchoise Schermesser, spécialisée dans le montage d'ensembles automatisés, installée dans la zone industrielle Gare, est en sursis.

 
Le 23 février 2017, Jean-Christophe Massotte (à droite) recevait des mains de Gilbert Stimpflin, président de la CCI Grand Est une plaque honorant Schermesser comme étant une entreprise remarquable.
Spécialisée dans la conception, la fabrication et la livraison de systèmes de manutention automatisés et de machines spéciales pour les industries du panneau et/ou produit plat, l'entreprise Schermesser à Altkirch est en redressement judiciaire depuis le 17 janvier 2018.
Un nouveau plan de continuation à présenter pour le 24 avril

En cause selon Jean-Christophe Massotte son PDG, « un arrêt en 2017 dû à un décalage d'investissements chez des clients, ce qui revient à dire que nous avons eu un arrêt des commandes durant six mois ». Une situation économique qui aurait mis sérieusement l'entreprise en péril qui emploie actuellement une vingtaine de salariés. Cinq postes administratifs ont été supprimés au cours de l'année 2018.

Lundi dernier, deux jours avant de passer en audience à la Chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse, Jean-Christophe Massotte était confiant. « On va vers un plan de continuité et une procédure qui devrait nous permettre de poursuivre nos activités ».

Mais les activités de l'entreprise ne sont pas pour autant florissantes. « Nous n'avons pas de projets significatifs, nous avons des commandes de machines certes mais pas de commandes de fabrication de lignes de production », précise le PDG. Mercredi au tribunal, les magistrats ont renvoyé l'affaire au 24 avril prochain. L'entreprise Schermesser a été invitée à présenter un nouveau plan de continuation.

En 1977, Gérard Schermesser avait créé à Altkirch une entreprise spécialisée. Elle fournit alors des éléments de lignes de fabrication pour les usines de panneaux de bois. En 1982, le PDG s'est diversifié dans les systèmes de manutention et est devenu concepteur de ses produits. Entre 1996 et 2009, il s'associe au groupe allemand Siempelkamp pour le soutenir dans son développement. Après la crise financière de 2008, le groupe allemand se retire. En 2013, Gérard Schermesser fait valoir ses droits à la retraite. Jean-Christophe Massotte, né en 1971 à Montpellier, qui a une expérience dans le secteur informatique et est familiarisé avec la gestion de projets complexes, rachète l'entreprise et devient le nouveau PDG.

En 2015, Schermesser reprend Servelec, une entreprise créée en 1949 et spécialisée dans la conception et la réalisation de tableaux électriques. En 1991, cette entreprise de la région lyonnaise complète son organisation par un service spécialisé dans l'automatisme et la gestion des process industriels.

Le chiffre d'affaires global des deux entreprises est en 2016 de 20 millions d'euros. Le groupe emploie 100 salariés. Pour développer ses activités en Allemagne, Schermesser SAS a ouvert un bureau à Munich.

Le 23 février 2017, Jean-Christophe Massotte recevait des mains de Gilbert Stimpflin, président de la CCI Grand Est une plaque honorant Schermesser comme étant une entreprise remarquable. « Ce panneau est remis à ceux qui font bouger l'économie nationale avec leur entreprise locale », avait alors déclaré le président de la CCI.
Françoise ITAMARD

 

 
 

 

Guebwiller Les Dominicains : Au coeur des rituels gnawa

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:59:03

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Guebwiller Les Dominicains
Guebwiller Les Dominicains : Au coeur des rituels gnawa
Avec le « salon volant », c'est une autre facette des musiques du sud, thème du festival « Les Vagamondes » de La Filature de Mulhouse qui a été présentée lundi soir aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller.

 
Mourad Beloui s'accompagne au guembri
Un aspect totalement différent, avec un seul acteur, Mourad Belouadi, musicien, joueur de guembri, et chanteur. Certes, Alexis Paul, musicien voyageur, était aussi présent au réfectoire d'été. Mais il se bornait à faire quelques interventions pour présenter Mourad Belouadi et sa musique.

Des présentations fort intéressantes au demeurant, concises et précises. Pas beaucoup de chaises dans le réfectoire. Les auditeurs étaient invités à prendre place sur des coussins à même le sol, après avoir enlevé leurs chaussures. La pièce était plongée le plus souvent dans une certaine pénombre, illuminée seulement par un design visuel créé par le centre audiovisuel des Dominicains. Cela contribuait à créer une atmosphère assez intimiste pour mieux se laisser imprégner par la musique et les chants des gnawa, une confrérie religieuse populaire dont les pratiques thérapeutiques seraient l'héritage de cultes mystiques subsahariens transmis par des générations de subsahariens musulmans installés au Maghreb.

Mourad Belouadi accompagne ses chants au guembri, un luth-tambour à trois cordes, avec une caisse de résonance qui fait aussi office de percussion. Il puise ses chansons, qu'il explique, dans les rituels gnawa, mais en compose aussi lui-même. La musique gnawa accompagne des rituels à objectif thérapeutique. Les chants lancinants font entrer les adeptes en transes. On n'est pas allé jusque-là lundi soir, mais les chants et la musique de Mourad Beloui étaient prenants, emmenant l'auditoire dans un autre monde. Pas étonnant qu'à la fin de la prestation, il en redemandait.
J.-M.SCHREIBER.

 

 
 

 

Ensisheim Vie culturelle : Le multimédia entre au musée

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:05:39

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Ensisheim Vie culturelle
Ensisheim Vie culturelle : Le multimédia entre au musée
Le musée de la Régence à Ensisheim, fermé depuis septembre 2017 pour cause de travaux et de restructuration, doit rouvrir ses portes début avril avec un nouveau parcours de visite de ses trois sections, l'appel au multimédia et de nouveaux horaires d'ouverture.

 
Le musée de la Régence va rouvrir début avril.
Alors que les salles du Palais de la Régence ont rouvert au public en fin d'année 2018, la restructuration intérieure du bâtiment se poursuit avec les travaux du musée de la Régence. Fermé depuis septembre 2017, ce dernier a lui aussi fait l'objet d'une restructuration complète pour 1,3 million d'euros. Le musée qui datait des années 1980-1990, verra ainsi la mise en accessibilité de ses différents niveaux en profitant de la nouvelle entrée du bâtiment et de l'ascenseur qui dessert désormais ce dernier. Si le musée a perdu au passage, un tiers de sa surface, ses 234m2 resteront organisés autour des trois sections dédiées à l'histoire d'Ensisheim, aux mines de potasse d'Alsace et à l'archéologie tandis qu'un hall d'accueil a été créé et sera partagé avec le point d'information touristique. Mais au-delà des travaux dont il fait l'objet, la muséographie a été au centre d'une réflexion en profondeur.
« On ne parle plus de trois musées en un »

« Il fallait revoir les choses, dépoussiérer un peu notre musée, ne pas seulement y présenter des objets, mais apporter aussi plus de contenus aux visiteurs et de l'interactivité, faire appel au multimédia. Aujourd'hui le musée de la Régence est en pleine transition. Il doit en effet s'adapter aux évolutions de son époque tant au niveau de la présentation des collections que dans sa manière de les rendre accessibles à tous. Le succès d'un musée ne se mesure plus aujourd'hui au nombre d'objets qu'il montre, ni à son étendue... La présentation des objets nécessite de raconter une histoire qui a du sens, à la fois dans sa globalité mais également dans chacune des sections du musée. Il ne s'agit plus de parler de trois musées en un mais plutôt d'un musée historique, composé de trois sections qui témoignent des différents aspects de la vie quotidienne et de l'histoire locale » explique Émilie Christen, la responsable du musée et de la programmation culturelle à la Ville d'Ensisheim. « Nous avons en effet profité de ces travaux pour réfléchir à la muséographie et à la présentation » ajoute Stéphane Esquirol, le responsable de la communication et de l'animation.
Nouveau circuit de visite

« Le circuit de visite du musée a été prédéterminé par les options prises lors du projet architectural de transformation du bâtiment avec l'accès sous les arcades par la nouvelle entrée et le hall d'accueil. La visite débute ensuite par la section historique puis la descente dans la section archéologique, la remontée par la section historique pour ensuite rejoindre la section dédiée aux mines de potasse avant le retour dans le hall d'accueil et la sortie ». Les visiteurs du musée qui rouvrira ses portes début avril pourront donc découvrir sa section historique qui présente l'histoire d'Ensisheim entre le 16ème et le 19ème siècle avec notamment la présentation de la fameuse météorite tombée en 1492 et comme nouveauté une vitrine consacrée à la période des Habsbourg. Grâce à des tablettes mises à disposition à l'entrée ou à son smartphone, il sera possible tout au long de la visite et des différents « points d'intérêt » qui la jalonnent, d'avoir accès à des contenus supplémentaires. Du texte mais aussi des photos ou encore des éléments sonores.

Les visiteurs seront ensuite invités à remonter le temps avec la section archéologique du musée, présentant des objets du paléolithique, du néolithique, de l'âge du bronze, de l'âge du fer, de l'époque gallo-romaine et carolingienne. « Le public aura à sa disposition une installation numérique avec un écran transparent couplé à une enceinte, qui permettra de découvrir une sélection d'objets de façon dynamique » souligne Émilie Christen. C'est par la section consacrée aux mines de potasse que se terminera la visite. « Cet espace est celui qui, suite aux travaux, perd le plus de surface d'exposition. Paradoxalement, c'est aussi celui qui présente le plus d'objets. Sur les 82m2 restants, tout n'est pas exploitable en termes de surfaces d'exposition, une sélection rationnelle sera donc nécessaire en partant d'une idée de base que nous allons valoriser ».
La carte du numériqueet de l'interactivité

Le travail du mineur sera ainsi le fil rouge de cet espace et la responsable du musée explique que les visiteurs seront accueillis par un mineur avec un « mapping sur buste et la projection d'un film permettant de montrer des objets, des machines, des photos, des cartes, qui n'auront plus besoin d'être physiquement exposés. Ce sera un apport de contenu dématérialisé ». Émilie Christen insiste encore : « ce projet multimédia conçu avec TSE d'Habsheim et VIP Studio 360° de Soultz se veut à l'échelle de notre musée et doit servir à valoriser l'histoire d'Ensisheim et nos collections. Ce musée n'avait pas bougé depuis les années 1990, il fallait évoluer et faire appel aux technologies disponibles aujourd'hui ».
Attirer plus de visiteurs

Avec ce projet, la ville vise bien sûr à augmenter la fréquentation de son musée. Les tarifs d'entrée resteront inchangés mais les horaires d'ouverture seront revus quant à eux, notamment lors de la période estivale. « 42 heures d'ouverture en plus par an par rapport aux anciens horaires » précise Emilie Christen. Un livret pédagogique à l'adresse des écoles est aussi en projet et une partie de la visite du musée sera proposée de manière virtuelle sur le site Internet de la ville. En attendant, la responsable du musée insiste : « les trois sections de ce musée ont chacune leurs particularités et sont aussi bien le reflet de la richesse archéologique de cette ville, que de l'importance de cette dernière à la Renaissance avec les Habsbourg, ou encore à l'époque des mines de potasse jusqu'à l'arrêt en 1961. Ensisheim a vraiment un passé incroyable...».
Jean-Alain Haan 1750

pour le nombre de visiteurs sur l'année au musée.

 

 
 

 

Colmar Défense : L'année du centenaire

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:01:07

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Colmar Défense
Colmar Défense : L'année du centenaire
C'est l'histoire qui primera cette année au 152 e régiment d'infanterie. L'unité célèbre ses cent ans de présence à Colmar.

 
Une assemblée attentive au message du délégué militaire départemental, chef de corps du 15-2.
C'est le délégué militaire départemental, plus que le chef de corps du 152e régiment d'infanterie, qui s'est adressé avant-hier soir aux autorités civiles et militaires.

Le colonel Kossahl, qui, en préambule, a eu une pensée pour les deux aviateurs de la BA 133 de Nancy-Ochey morts dans le crash de leur Mirage et pour les pompiers de Paris décédés samedi dernier, a fait un état des lieux des risques auxquels la France est confrontée. Et ils sont multiples.

La menace djihadiste tout d'abord. Le chef de corps l'a bien souligné, elle ne date pas de 2015, ni même des assassinats de Mohammed Merah (mars 2012) mais bien du milieu des années 90 avec la vague d'attentats commis par le groupe islamique armé (GIA). Les Diables rouges comme les autres militaires français luttent contre ce fléau.

En Afrique évidemment, à travers l'opération Barkhane à laquelle participera cet été une compagnie du 15-2. Mais aussi et surtout sur le territoire national. Les événements du 11 décembre à Strasbourg (assassinat de cinq personnes par un terroriste se réclamant de Daesh) ont rappelé à ceux qui pensaient que la menace n'était plus aussi forte qu'il n'en est rien.

Le colonel s'est d'ailleurs félicité que deux soldats de son régiment, en mission Sentinelle à Strasbourg, aient riposté aux tirs du terroriste, le blessant sérieusement.
« La guerre actuelle ne doit pas nous détourner de la guerre possible »

À côté des adversaires de la France, il y a les « compétiteurs », note l'officier. Des États, qu'il ne cite pas, et qui « remettent en question l'ordre occidental que nous pensions immuable ». « Ils allient la force et la ruse », souligne-t-il, utilisant parfaitement les domaines du cyber et de l'espace. Constat qui fait dire au colonel Kossahl que « la guerre actuelle ne doit pas détourner [la France] de la guerre possible ». « Notre système de force doit donc rester compétitif ».

Les événements qui touchent le pays depuis mi-novembre sont, pour le chef de corps, un risque, « celui d'une fêlure dans la concorde nationale ». Et, pense-t-il, les armées ont un rôle à jouer, « non pas en maintenant l'ordre public » mais en « offrant une expérience concrète quotidienne et constructive à une partie de la jeunesse dans un cadre de vie et de travail où la base et le sommet font oeuvre commune au service de la mission ». Cette année encore, l'armée de terre va recruter quelque 15 000 personnes.
Trois impératifs pour 2019

Le colonel a terminé ses voeux en évoquant trois « impératifs » pour 2019. La coopération, « fil rouge des engagements militaires », est aussi déclinée localement, avec le SDIS, le groupement de gendarmerie mais également avec les forces vives du territoire, économiques notamment.

L'innovation, « qualité fondamentale pour les armées », est devenue « un facteur de supériorité opérationnelle ». Et puis il a souhaité que la Nation soit capable de « robustesse ». « Agir dans le chaos », c'est un peu l'essence des armées.

2019 sera une année marquante pour le régiment qui célébrera le centième anniversaire de sa présence à Colmar. Plusieurs événements sont prévus : épreuve sportive, cérémonies, bal des Diables rouges, conférence... Nous reviendrons ultérieurement sur le programme des manifestations prévues à cette occasion.
N.R.

 

 
 

 

Soultzmatt-Wintzfelden Les dix ans du Paradis des Sources : Des sardines et de l'émotion

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:10:00

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Soultzmatt-Wintzfelden Les dix ans du Paradis des Sources
Soultzmatt-Wintzfelden Les dix ans du Paradis des Sources : Des sardines et de l'émotion
500 spectateurs ont assisté ce mercredi à la soirée de gala organisée pour les dix ans du Paradis des Sources. Cette soirée, à laquelle étaient invités Patrick Sébastien et Olivier Lejeune, a été marquée par le rire, la danse, mais aussi l'émotion.

 
Quand Olivier Lejeune et Patrick Sébastien animent la soirée.
Lors de cette très longue soirée, qui s'est achevée au milieu de la nuit, le public n'a pas été déçu. Tout ce qu'il pouvait en attendre lui a été donné, et bien plus encore. La chanson des sardines, les serviettes qui tournent, des artistes du Paradis au meilleur de leur forme, et des invités très surprenants. Tels Jean-Baptiste Guegan, un chanteur breton vainqueur le mois dernier de l'émission « La France a un incroyable talent », et qui imite à la perfection la voix de Johnny Hallyday. Ou la jeune Ukrainienne Valeria Davidenko, 14 ans à peine, qui a ravi le public avec son numéro de contorsion romantique.

Les anciens du cabaret n'étaient pas en reste. Jean-Marie Eblé a poussé au maximum ses cordes vocales, tandis que le ventriloque Pierre-Albert Marchetti subjuguait le public. Les deux guest stars de la soirée, Patrick Sébastien et Olivier Lejeune, ont pleinement joué leur rôle d'animateurs. Le premier entre cabotinage (lorsqu'il dispute le micro au député Jacques Cattin) et confession sincère (lorsqu'il évoque son éviction récente de France 2) ; le deuxième stupéfiant lorsqu'il arrive à restituer, dans l'ordre, une liste de quarante mots donnés par les spectateurs.

De l'émotion, il y en a eu au moment des discours, lorsque Marie-José Belzung, propriétaire des murs, a évoqué les moments difficiles qu'elle a traversés à la tête de l'établissement. Tout aussi sincère, le gérant actuel, Christophe Gonnet, a retracé un succès qui s'est construit « petit à petit. Notre fierté est aussi celle de pouvoir faire vivre de nombreux métiers grâce au Paradis des Sources ». Fier, le maire de Soultzmatt-Wintzfelden ne l'était pas qu'un peu. Jean-Paul Diringer a qualifié le music-hall de « l'un des plus grands cabarets de France », qui fait rayonner la commune au point de lui faire mériter à nouveau son surnom de « Petit Paris ». Pour Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental, « le cabaret participe à l'âme et à l'attractivité du territoire. Il fallait avoir une vision, du courage et une sacrée ténacité ».
Valérie KOELBEL

Diaporama et vidéos sont à visionner sur www.dna.fr

 

 
 

 

Paradis des Sources Soultzmatt Des sardines et de l'émotion

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:12:38

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Paradis des Sources Soultzmatt Des sardines et de l'émotion
 

 
Quand Olivier Lejeune et Patrick Sébastien animent la soirée. Photo DNA/V.KL.
Lors de la très longue soirée de gala, qui s'est achevée au milieu de la nuit de mercredi au Paradis des Sources à Soultzmatt, le public n'a pas été déçu. Tout ce qu'il pouvait en attendre lui a été donné, et bien plus encore. La chanson des sardines, les serviettes qui tournent, des artistes du Paradis au meilleur de leur forme, et des invités très surprenants. Tels Jean-Baptiste Guegan, un chanteur breton, vainqueur le mois dernier de l'émission La France a un incroyable talent, et qui imite à la perfection Johnny Hallyday. Ou la jeune Ukrainienne Valeria Davidenko, 14 ans à peine, qui a ravi le public avec son numéro de contorsion romantique.

Les anciens du cabaret n'étaient pas en reste. Jean-Marie Eblé a poussé au maximum ses cordes vocales, tandis que le ventriloque Pierre-Albert Marchetti subjuguait le public. Les deux «guest stars» de la soirée, Patrick Sébastien et Olivier Lejeune, ont pleinement joué leur rôle d'animateurs. Le premier entre cabotinage (lorsqu'il dispute le micro au député Jacques Cattin) et confession sincère (lorsqu'il évoque son éviction récente de France 2) ; le deuxième stupéfiant lorsqu'il arrive à restituer, dans l'ordre, une liste de 40 mots donnés par les spectateurs.
« L'un des plus grands cabarets de France »

De l'émotion, il y en a eu au moment des discours, lorsque Marie-José Belzung, propriétaire des murs, a évoqué les moments difficiles qu'elle a traversés à la tête de l'établissement. Tout aussi sincère, le gérant actuel, Christophe Gonnet, a retracé un succès qui s'est construit « petit à petit. Notre fierté est aussi celle de pouvoir faire vivre de nombreux métiers grâce au Paradis des Sources ».

Fier, le maire de Soultzmatt-Wintzfelden ne l'était pas qu'un peu. Jean-Paul Diringer a qualifié le music-hall de « l'un des plus grands cabarets de France », qui fait rayonner la commune au point de lui faire mériter à nouveau son surnom de « Petit Paris ». Pour Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, « le cabaret participe à l'âme et à l'attractivité du territoire. Il fallait avoir une vision, du courage et une sacrée ténacité ».
Valérie KOELBEL

 

 
 

Rixheim Cérémonie des voeux : OEuvrer à « mieux vivre » demain

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:54:00

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Rixheim Cérémonie des voeux
Rixheim Cérémonie des voeux : OEuvrer à « mieux vivre » demain
Plus de 700 personnes se sont déplacées lors de la cérémonie des voeux à Rixheim. Le maire, Ludovic Haye, a dressé au niveau communal, un bilan annuel « positif ».

 
La chorale Ursul' Voice a ouvert les réjouissances.
Cette dernière décennie, « la ville s'est beaucoup développée au niveau de l'urbanisation, mais également du point de vue humain », estime Ludovic Haye, le maire de Rixheim. Comme le veut la tradition à pareille époque, les chantiers des douze derniers mois ont été passés en revue devant un auditoire aussi large que captif.

L'allocution principale empreinte d'un zeste d'optimisme mais aussi et surtout de recommandations quant à la valeur « travail » à retrouver d'urgence et aux différents virages à entreprendre sans tarder pour s'intégrer dans un monde en parfait bouleversement a été précédée par deux interventions musicales bien appréciées en l'occurrence, celle de l'orchestre d'harmonie de Rixheim et celle de la chorale Sainte-Ursule.
C'est l'affaire de tous

« Une ville attrayante, sûre, propre, agréable à vivre ne dépend plus exclusivement de l'équipe municipale, c'est désormais l'affaire de tous, au quotidien, dans notre façon d'être et non dans notre façon d'avoir », affirme Ludovic Haye.

Le renforcement de « l'esprit associatif et solidaire » souhaité par l'édile et son équipe s'est inscrit comme point de départ pour évoquer le succès des journées citoyennes ; la poursuite du développement de la Maison de Vie « dont le succès et l'implication des bénévoles ne font que croître d'année en année » ; les rencontres intergénérationnelles mêlant des écoliers et des seniors ; la fête des Médiévales dont la seconde édition a rassemblé 7 500 visiteurs et le marché de Noël dont la dernière édition a pris une dimension « toute particulière » grâce aux changements mis en oeuvre.
Moments de solidarité et de partage

« Lors de ces manifestations, nous avons connu dans la préparation comme dans l'exécution, de vrais moments de solidarité et de partage », assure le maire qui, avec son équipe municipale, défend vaillamment la notion de fraternité aussi bien que la politique de proximité.

Bien des décisions se prennent aujourd'hui à des échelons bien plus hauts. C'est ainsi que Ludovic Haye a décrypté les avancées majeures dont a bénéficié notre territoire. Il s'est notamment réjoui que la région Alsace ait réussi à retrouver une certaine autonomie dans différents domaines. « Quelle que soit la forme que puissent prendre les intercommunalités à l'avenir, communauté urbaine, métropole, il conviendra de ne jamais oublier le principe fondateur d'une intercommunalité, ce principe de bon sens et de subsidiarité, qui propose de faire ensemble ce qu'il nous est impossible de faire seul. »

Et l'élu d'ajouter : « Il y aura à terme, un vrai compromis à trouver entre les initiatives qu'un maire pourra prendre immédiatement dans sa commune, et l'esprit communautaire qui vise à généraliser les bonnes pratiques et à permettre à tous de prendre le train de la réussite. »

À Rixheim, « au-delà des investissements inéluctables auxquels sont soumises toutes les communes », particulièrement les travaux de voirie et les autres entretiens parfois peu visibles mais ô combien nécessaires, des rénovations et des mises aux normes sont programmées au sein de plusieurs bâtiments communaux.
Une tâche ardue

En priorité, sont concernés : la Commanderie, quelques écoles et un ancien bâtiment désormais inoccupé par les services techniques ce qui permettra, dans second temps, aux sapeurs-pompiers et à des associations d'investir les lieux.

« La tâche pour notre équipe en 2019 consistera bien évidemment à poursuivre voire finaliser nos engagements, tout en réfléchissant à l'avenir de Rixheim pour les quinze prochaines années », a précisé le maire.

L'exercice s'annonce encore plus ardu du fait que « le prochain quart de siècle va se dérouler dans un contexte particulièrement chahuté, marqué par la concomitance de six « chocs » comme il en advient tous les deux à trois siècles seulement ». Beaucoup de bonnes volontés seront nécessaires pour construire le monde de demain et dépasser ces chocs technologique, démographique, écologique, climatique, égotique (individualisme), géopolitique et politique.

« Dans le monde actuel, où l'apparence et l'image que l'on donne ont pris une place prépondérante, il faut peut-être plus que jamais, revenir à des fondamentaux, à des bonheurs simples à de vraies valeurs de sincérité, des relations empreintes de franchise, d'honnêteté et de vérité », est l'une des solutions prônées par Ludovic Haye.
J.N.

 

 
 

 

Steinbrunn-le-Bas Réception des voeux : Une ville pionnière

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:13:15

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Steinbrunn-le-Bas Réception des voeux
Steinbrunn-le-Bas Réception des voeux : Une ville pionnière
Dimanche en fin d'après-midi, Daniel Hassler, le maire de Steinbrunn-le-Bas, a présenté ses voeux aux habitants en revenant sur les actions menées en 2018.

 
Daniel Hassler n'a pas manqué de mentionner le mouvement des gilets jaunes dans son discours.
Après avoir remercié les invités présents à la cérémonie de voeux, dimanche, le maire Daniel Hassler a présenté le remarquable choeur d'hommes Liederkranz d'Attenschwiller, qui a interprété quelques titres qui ont séduit le public. Puis, en présence du député Bruno Fuchs, de Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, du maire de Landser et conseiller départemental Daniel Adrian et de nombreux élus, Daniel Hassler a pris la parole.

Il a d'abord rappelé les faits marquants de l'année 2018, dont le mouvement des gilets jaunes. « Même si certaines revendications sont légitimes, l'effondrement de l'autorité de l'État ne peut qu'aboutir à une désintégration de notre système politique, a-t-il souligné. Pour éviter l'engrenage des passions collectives, il faut accepter une modernisation du modèle français, qui passera par une politique économique et sociale qui tienne compte des contraintes de la mondialisation et de la révolution numérique. Aussi, pour redresser l'économie, il faut augmenter les recettes, réduire nos déficits et l'endettement public. »

Puis le maire a rappelé que la commune de Steinbrunn-le-Bas a été pionnière dans les domaines de la transition écologique et de la défense de la biodiversité. Elle a notamment installé le premier panneau appelant à la protection des hérissons et aménagé une mare dans la forêt du Buchwald pour reconstituer l'écosystème des batraciens, un projet initié par Heike Wook, présidente de l'Asave (Association sauvetages des animaux, végétalisme et écologie). Le remplacement de l'ensemble de l'éclairage public par des leds va dans le même sens.

Le maire a aussi fait part de sa considération pour les sportifs méritants et les bénévoles qui oeuvrent pour la collectivité.

Il a également salué la mémoire de Paul Ketterlin, l'ancien maire de Steinbrunn-le-Bas décédé l'année passée, pour son dévouement durant deux mandats.

Les principaux projets pour l'année 2019 sont la réhabilitation du presbytère, avec la réalisation de quatre appartements locatifs ; des chantiers de voirie, d'entretien du réseau d'eau, des travaux patrimoniaux dans la forêt communale et la mise aux normes des bâtiments publics pour les personnes à mobilité réduite.

Le député Bruno Fuchs, quant à lui, a fait part de son ressenti concernant l'année passée : « Nous sommes dans un changement complet de civilisation, on le voit avec les gilets jaunes, ce qui entraîne beaucoup de richesses mais crée beaucoup de solitude et d'indifférence. Pour que ça marche, il faut recréer de la confiance. »

Daniel Hassler a conclu la cérémonie par une remise de prix à différents lauréats (sportifs, danseurs, vainqueurs du concours des maisons fleuries), avant de partager le verre de l'amitié.
C.C.

 

 
 

 

ILLHAEUSERN Voeux « Continuer à défendre nos valeurs »

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:21:53

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ILLHAEUSERN « Continuer à défendre nos valeurs »
 

 
 
Vendredi 11 janvier, le maire d'Illhaeusern, Bernard Herzog, a présidé la cérémonie des voeux, entouré de la conseillère départementale, Émilie Helderlé, du président de la communauté de communes de Ribeauvillé, Umberto Stamile, de représentants des diverses collectivités, de présidents d'associations, des employés communaux et des nouveaux habitants.

En réaction à l'attentat de Strasbourg, le maire a tenu des propos rassurants : « Nous devons défendre nos valeurs de liberté, ensemble relever la tête et continuer à vivre. » Concernant la crise des gilets jaunes, il reste convaincu que seul le dialogue permettra de surmonter les épreuves à venir.

Avant de passer la parole à Denis Platz, 1er adjoint, le maire a adressé des voeux porteurs d'espérance à l'assemblée, et de chaleureux remerciements pour leur engagement et leur disponibilité à l'équipe municipale, au personnel communal, aux présidents d'association, aux visiteurs de malades ainsi qu'à l'équipe des quêteuses.

À son tour, Denis Platz a présenté les voeux au maire et dressé le bilan de l'année écoulée. Il a cité les investissements, d'abord à l'école : achat de 12 ordinateurs portables, de huit tablettes ; puis dans la salle des fêtes : installation de spots, à la mairie : réfection de l'entrée et des combles ; e au hangar communal : création de sanitaires. Il a évoqué des aménagements de chaussées, le fleurissement du village, la subvention exceptionnelle aux Amis de l'église, et la participation à la journée citoyenne.

Le maire a ensuite présenté les perspectives pour 2019. Au niveau de la communauté de communes, il a évoqué le transfert de compétences, la construction du nouveau périscolaire de Ribeauvillé, le déploiement de la fibre optique programmé pour 2020.
Des habitations au Johanesgarten

Pour la commune, concernant l'urbanisme, l'étude complexe du plan de zonage se poursuit et une modification simplifiée du PLU sera entreprise. Les essais de ralentisseurs en cours se poursuivront encore plusieurs mois et un bilan sera fait à terme.

Côté école, une rencontre est prévue à Dijon entre des élèves de Collonges et d'Illhaeusern, des travaux de réfection du sol et du plafond du couloir sont au programme, terminant ainsi la rénovation complète des salles de classe.

Grâce à la vente du presbytère en 2019, le renouvellement du bloc sanitaire au terrain de foot sera entrepris. D'autres projets de travaux d'entretien des bâtiments communaux, de voirie et d'achats de matériel sont à l'étude.

À l'AFUA du Johanesgarten, plusieurs permis de construire sont déposés, ainsi des maisons individuelles et des petits collectifs vont se rajouter cette année. Pour conclure, le maire a remercié les habitants du village pour leurs efforts d'embellissement et de fleurissement.

Invités à prendre la parole, Émilie Helderlé a félicité la municipalité pour les réalisations, les projets et la qualité du fleurissement tandis qu'Umberto Stamile a évoqué la mutualisation des moyens au niveau de la communauté de communes.
Jean-Paul SIBILLE

 

 
 

Thann Des combats et des projets pour 2019

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:23:54

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Thann Des combats et des projets pour 2019
 

 
Romain Luttringer a remis la médaille de la Ville à Arthur Stockel, clarinettiste émérite, et à Cynthia Bockle, directrice locale de la Croix-Rouge de Thann - Saint-Amarin. Photo L'Alsace/I.B.
L'association Rest a profité, mardi soir, de la cérémonie 2019 des voeux du maire de Thann, au Relais culturel, pour distribuer des tracts appelant à la défense de la maternité de la ville, dont la fermeture est programmée pour le printemps, et des services hospitaliers.

À l'intérieur, c'est en musique, grâce à l'Ensemble instrumental de Thann-Guebwiller-Berwiller, placé sous la direction d'Anne-Catherine Welterlen, que le maire de Thann, Romain Luttringer, et ses adjoints ont accueilli les invités à la cérémonie. Parmi eux, le sous-préfet Daniel Mérignargues, la sénatrice du Haut-Rhin Patricia Schillinger, le conseiller départemental Pascal Ferrari, François Horny, président du PETR Thur-Doller, de nombreux maires et élus dont le maire de Cernay Michel Sordi, ainsi que les représentants des forces vives civiles et militaires.
« Prendrela mesure du chemin à parcourir en 2019 »

Avant de jeter un regard sur l'année écoulée et de « prendre la mesure du chemin à parcourir en 2019 », le maire est revenu sur l'actualité nationale et régionale, marquée par la « crise que traverse notre pays, inédite dans sa forme et dans la violence qu'elle engendre, marquant profondément les esprits ». Sa voix s'est brisée lorsqu'il a évoqué l'attentat terroriste qui a frappé le marché de Noël de Strasbourg. Il a eu une pensée pour « les victimes et leurs familles meurtries » ainsi que pour « nos soldats qui accomplissent diverses missions pour préserver notre sécurité ». Le maire s'est en revanche réjoui de la future naissance de la collectivité européenne d'Alsace à l'horizon 2021, « une victoire historique pour l'Alsace et les Alsaciens ».
Continuer à se battre pour la maternité

Puis Romain Luttringer est revenu sur l'actualité thannoise, rappelant ce qui a été fait en 2018, comme la mise en place du dispositif de vidéosurveillance comprenant 19 caméras : « Elles ont déjà permis d'élucider de nombreux cas de délinquance ou dégradations », a-t-il déclaré. À la collégiale, un nouveau chantier de restauration portant sur le pilier des Anges et le portail nord a commencé en 2018 et se poursuivra en 2019. Il y a eu aussi la réhabilitation du parc Albert-1er, les travaux à l'Engelbourg, la démolition de la tribune du stade Henri-Lang et la rénovation de la maternelle du Kattenbach.

Mais 2018 aura surtout été marquée par la menace de fermeture pesant sur la maternité de Thann par l'Agence régionale de santé et le Groupe hospitalier de Mulhouse sud-Alsace. « Nous ne pouvons l'accepter », a lancé le maire, qui a promis de continuer à se battre, avec ses collègues élus, pour le maintien de la maternité. « Il s'agit là d'un combat commun à poursuivre. Ceux qui, par des allusions fausses et diffamatoires, divisent, devraient réfléchir à l'image véhiculée de ce fait », a-t-il lancé. La municipalité compte également apporter son soutien, « financier si nécessaire, pour faciliter l'implantation d'un pôle santé ». Un projet est en cours d'élaboration.
Les grands chantiers de 2019

Et en 2019 ? En plus des travaux de restauration, la collégiale bénéficiera d'un nouveau jeu d'orgues, qui sera inauguré en juin. Il est totalement financé par l'Aroc (Association pour le rayonnement des orgues de la collégiale). La rue Kléber sera rénovée en plusieurs étapes, à partir de février. Au niveau du Cercle Saint-Thiébaut d'abord, pour remonter ensuite vers le Relais culturel, la dernière phase concernant le giratoire Carpentier. Des embarras inévitables sont en vue pour les automobilistes et les riverains ! Les travaux de la rue Malraux, eux, ne commenceront qu'en 2020.

Également au programme, l'implantation de nouveaux vestiaires et d'un club-house au stade municipal, le déploiement de la fibre optique et la poursuite des démarches pour améliorer la circulation et la sécurité sur la RN66.
Citoyens à l'honneur

Après la diffusion d'un film retraçant les petits et grands événements de l'année 2018, Romain Luttringer a appelé sur scène Arthur Stockel, 23 ans, un clarinettiste émérite, au parcours exceptionnel. Il a intégré en 2016 le Conservatoire national de Paris et obtenu en 2017 le 2e prix du concours international Lisbon clarinet competition. Il est, depuis, passé par l'Orchestre symphonique de Londres et l'Orchestre de Paris. Fin 2018, il a été admis en tant que clarinette solo au sein de l'une des plus prestigieuses formations européennes, l'Orchestre philharmonique du Luxembourg. Un jeune homme brillant qui a aussi du coeur puisqu'en juin, il a donné, avec l'ensemble Octopus, un concert au profit de l'association Rêves népalais.

« V ous faites la fierté de la ville de Thann, ses élus, du directeur et des professeurs de l'école de musique », a déclaré le maire avant de lui remettre la médaille de la Ville.

Puis Romain Luttringer a mis à l'honneur les bénévoles de la Croix-Rouge de Thann - Saint-Amarin et notamment l'équipe de secouristes, présents lors de tous les grands événements thannois. La directrice locale, Cynthia Bockle, a reçu la médaille de la Ville au nom de toute l'équipe, composée de douze personnes.

Le verre de l'amitié a conclu cette cérémonie traditionnelle et conviviale.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

Thann Cérémonie des voeux : Bâtir ensemble un avenir serein

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:13:48

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Thann Cérémonie des voeux
Thann Cérémonie des voeux : Bâtir ensemble un avenir serein
Le maire de Thann Romain Luttringer a présenté ses voeux au Relais culturel Pierre-Schielé devant une assemblée dense où se côtoyaient les forces vives et les élus du territoire.

 
Romain Luttringer a remis la médaille de la Ville de Thann à Cynthia Böckle et Arthur Stockel.
« J'apprécie la présence de chacune et chacun d'entre vous », a-t-il souligné avant d'adresser ses salutations aux personnalités présentes dont le sous-préfet Daniel Mérignargues, la sénatrice Patricia Schillinger, le conseiller départemental Pascal Ferrari, le président du Pays Thur-Doller François Horny et le maire de Cernay Michel Sordi. L'ensemble instrumental de Thann-Guebwiller-Berrwiller, placé sous la direction d'Anne-Catherine Welterlen, a ponctué la réception de joyeux intermèdes musicaux très applaudis.

Le premier magistrat a déroulé le fil d'une année 2018 chargée de drames et de tensions... La menace de la fermeture de la maternité de l'hôpital de Thann par l'agence régionale de santé et le groupe hospitalier de Mulhouse Sud Alsace, a marqué l'année écoulée : « Sans concertation préalable, on nous a laissés entendre que la maternité serait transformée en centre de périnatalité. [...] Cela ne correspond en rien à la promesse faite lors de la fusion. » Romain Luttringer est décidé, avec ses collègues élus, le personnel hospitalier et la population, à mener le combat pour la préservation d'un service de maternité de qualité. Il a ensuite développé les principaux projets pour 2019.

Les travaux de voirie se poursuivront rue Kléber entre l'école Helstein et le Parc Albert 1er et se termineront avec le giratoire Carpentier. De nouveaux vestiaires et un club house seront opérationnels en fin d'année au stade municipal. Un kiosque à musique finalisera la réhabilitation du parc Albert 1er. Plusieurs réunions ont eu lieu à l'hôtel de ville avec le préfet du Haut-Rhin, les élus et les services de l'État, « une démarche est entreprise pour l'amélioration de la circulation et la sécurité sur la RN 66, notamment la sécurisation en cas d'incident ». Les travaux de restauration de la collégiale Saint-Thiébaut continueront avec l'appui des partenaires institutionnels et des donateurs. Le président de la fondation pour la sauvegarde de la collégiale, Édouard Heinrich, remettra cette semaine un chèque de 93 000 EUR à la Ville. Le grand orgue Rinckenbach-Aubertin sera complété par quatre jeux supplémentaires financés par l'association pour le rayonnement des orgues de la collégiale. L'inauguration est prévue en juin.

Maire de Thann mais aussi président de la communauté de communes de Thann-Cernay, Romain Luttringer a illustré par des exemples concrets les missions de l'intercommunalité qui accompagne les citoyens au quotidien. Les projets prennent forme au cours « d'un dialogue constructif et apaisé, au sein d'une gouvernance partagée entre les seize communes ». La nouvelle piscine de Cernay est l'un des projets d'importance. Les travaux débuteront en février.

« Je serai au travail avec mes équipes jusqu'à la dernière journée du mandat pour réussir et bâtir ensemble un avenir serein pour notre cité et notre territoire », a affirmé le maire.
Deux citoyens à l'honneur

Romain Luttringer a remis la médaille de la Ville de Thann à deux citoyens au parcours et à l'engagement remarquables.

Arthur Stockel : après un cursus musical brillantissime, Arthur Stockel, 23 ans, vient d'être admis au sein de l'une des plus prestigieuses formations européennes l'Orchestre philharmonique du Luxembourg, en tant que clarinettiste solo. Il a fait ses débuts à l'âge de 7 ans à l'école de musique de Thann sous la houlette de Guy Egler, l'actuel directeur de l'école de musique intercommunale. En juin, il a participé au concert donné à la collégiale Saint-Thiébaut par l'ensemble Octo'pus au profit de l'association humanitaire Rêves népalais.

Cynthia Böckle (pour l'équipe des secouristes de la Croix-Rouge Thann-Saint-Amarin) : Cynthia Böckle, chef d'intervention, est la directrice locale de l'urgence et du secours. Elle représente, à ce titre, une équipe de secouristes composée de douze bénévoles engagés tout au long de l'année au service des communes et des associations pour assurer la sécurité et les premiers soins lors de manifestations et de rencontres. Les secouristes étaient présents lors de la crémation des 3 sapins, de la fête du sport, de la fête des aînés, de Festif'Thann... Le maire a remercié la présidente Catherine Courtois, ses prédécesseurs et l'ensemble des bénévoles.
Fabienne RAPP

 

 
 

 

Centre Départemental de Repos et de Soins Cérémonie : Médailles du travail et voeux

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:10:37

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Centre Départemental de Repos et de Soins Cérémonie
Centre Départemental de Repos et de Soins Cérémonie : Médailles du travail et voeux
La traditionnelle cérémonie des voeux du Nouvel an au personnel, ainsi que la remise des médailles du travail, s'est déroulée, lundi après-midi dans la salle des fêtes du centre départemental de repos et de soins (CDRS) de Colmar.

 
Les récipiendaires entourés de l'encadrement du CDRS et du conseil de surveillance
Dans son allocution, le directeur Nicolas Dubuy, a remercié de leur présence, les élus, membres du conseil de surveillance, personnel, retraités, récipiendaires et bénévoles.

Il a salué l'engagement dont font preuve au quotidien les agents du CDRS pour assurer leurs missions avec dévouement auprès des patients et des résidents. Il a rappelé : « La première ambition de notre projet d'établissement est de conforter notre positionnement dans le Groupement hospitalier du territoire, ainsi qu'à l'extérieur du GHT, et de faire reconnaître notre expertise ; on s'est ainsi doté d'un projet médical ambitieux qui repose sur nos valeurs, comme l'innovation, l'humanisme articulé autour de notre coeur de métier, la personne âgée et la personne en situation de handicap ».

Le directeur a également illustré la formalisation du partenariat avec l'UGECAM, qui est évolutive, reposant sur un partage d'un bâtiment commun à l'horizon 2021. Mais également sur un projet médical partagé dont la qualité a été soulignée par l'Agence régionale de la santé (ARS), lors de sa présentation. Il a conclu par : « Je sais que vous êtes tous concernés par nos projets et nos valeurs, et que le CDRS peut compter sur vous, je vous souhaite de trouver en 2019, l'envie de vous dépasser, de vous investir et de puiser dans votre contribution aux avancées de l'établissement, les sources de motivation, d'engagement et d'épanouissement ».
Le conseil départementalva consacrerdes moyens conséquentsaux personnes âgées

Après l'intervention du docteur Michel Diméo, président de la commission départementale, la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert a souligné : « La priorité que je souhaite mettre en exergue, aujourd'hui, vous concerne toutes et tous ; en 2019, le conseil départemental du Haut-Rhin va consacrer des moyens conséquents aux personnes âgées ; ce plan senior se traduira par la reprise de l'aide à l'investissement des Ehpad ; plus que jamais nous voulons être à la hauteur du devoir de solidarité qui nous lie aux plus fragiles d'entre nous ; le CDRS apparaît comme un acteur essentiel de ces dispositifs. Avec les membres du conseil de surveillance et l'équipe de direction, nous savons pouvoir compter sur vos compétences et vos qualités humaines ».

Les récipiendaires ont ensuite été appelés individuellement pour la remise de leur médaille et leur diplôme après lecture de leur parcours professionnel. Parallèlement, les retraités ont également été mis à l'honneur.
Les médaillés

Médaille d'argent (20 ans) : Catherine Bragghiroli, Laurence L'Huillier, Mireille Ritz, Josiane Meyer, Nathalie Fuchs, Margita Biellmann, Sabine Jaegle, et Roselyne Dujardin.

Médaille de vermeil (30 ans) : Anne-Catherine Birgel, Marie-Thérèse Blaise et Patricia Bickert.

Médaille d'or (35 ans) : Béatrice Bieg et Jean-Paul Bader.

 

 
 

 

Guebwiller Lautenbach Un mur, des accidents... Zéro solution

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:49:23

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Guebwiller Lautenbach Un mur, des accidents... Zéro solution
 

 
Le mur antibruit a déjà été percuté à sept reprises (au moins) par des voitures. Photos DNA/Mathieu Pfeffer
Dimanche 30 décembre 2018, peu avant 8 h du matin. Le bruit est caractéristique. En habituée, Mme Thomas sait déjà ce qui vient de se passer : un nouvel accident, une nouvelle voiture dans son jardin, un nouveau mur défoncé. Cette fois encore, heureusement, les occupants du véhicule ne sont pas gravement blessés.

Quelques jours plus tard, à l'entrée de Lautenbach, le long de la RD430, dans le jardin de Mme Thomas, les gravats jonchent encore le sol, jusqu'à une bonne dizaine de mètres du point d'impact.

Sur la pelouse parsemée de neige, de l'huile de moteur noirâtre s'est répandue sur plusieurs mètres carrés. Le petit abri de jardin qui faisait l'angle n'a pas survécu. Les poteaux métalliques de soutènement ont plié sous le choc, témoignant d'une « forte cinétique » selon le jargon propre aux secouristes.
« Oui, oui, on en aun peu marre.C'est normal, non ? »

Agacement : « Les experts, les assurances, les entreprises de construction... Il y en a à chaque fois pour quatre ou cinq mois. Alors, oui, oui, on en a un peu marre. C'est normal, non ? », s'indigne la riveraine.

Rémy et Camilla Haehnel habitent la maison voisine. Eux aussi connaissent bien ce type de situation. Rémy a noté « sept accidents sérieux depuis les années 2000, je dirais » (lire encadré ci-dessous).

Camilla redoute « qu'un jour quelqu'un se trouve derrière un mur au moment d'un accident ». Pour éviter cela, les époux Thomas ont - par endroits - monté un deuxième mur derrière le premier. Un peu plus haut, le troisième propriétaire concerné, lui aussi échaudé par les impacts successifs, a construit un mur coulé d'un seul tenant. Plus résistant que les autres, jusqu'à présent.

? AU DÉPARTEMENT ?

La portion de route en question dépend du conseil départemental. « C'est un sujet que l'on connaît malheureusement très bien, explique Alain Grappe, vice-président chargé des routes. Nous avons réalisé des travaux il y a quelques années pour sécuriser le croisement entre la 430 et l'entrée dans le village. Plus récemment, nous avons refait la signalétique pour l'accès à la zone de loisirs (ndlr, quelques dizaines de mètres plus bas que le fameux mur). À l'endroit en question, la vitesse est limitée à 70 km/h. Et comme les ralentisseurs sont interdits hors agglomération, je ne vois pas bien ce qu'on peut faire de plus. À part des contrôles de vitesse... »

Lors de l'inauguration des travaux de sécurisation, en juin 2014, les intervenants d'alors avaient d'ailleurs conclu : « Nous avons fait notre part du travail mais elle ne sera validée que si les automobilistes respectent les limitations de vitesse ». De ce point de vue-là, rien n'a changé...

? L'EXEMPLE BUHLOIS ?

Rémy Haehnel se souvient : « Pendant des années, les automobilistes ont roulé très vite sur la portion de Pénétrante qui traverse Buhl. Jusqu'à ce terrible accident qui a fait deux morts dans les années 1990. Par la suite, il y a eu énormément de contrôles de gendarmerie. Beaucoup de monde s'est fait flasher, mais ça a fini par rentrer. Les gens se sont habitués et j'ai l'impression que la limitation de vitesse (50 km/h) est mieux respectée là-bas ».

? ET LA GENDARMERIE ?

« La zone à l'entrée de Lautenbach est clairement identifiée comme un point noir par la brigade de Guebwiller et son commandant le lieutenant Palissier », confirme le chef d'escadron de la compagnie de gendarmerie de Soultz-Guebwiller, Bruno Serain. Se pose alors le problème des moyens. « Si on met une patrouille là-bas, elle n'est pas ailleurs, cela va sans dire. En ce moment, les gendarmes sont très sollicités, tout le monde est au courant. Nous effectuons bien sûr des contrôles. À Lautenbach, mais aussi ailleurs. Ils ont un impact à un instant T. Mais contre les comportements déviants sur la route, personne n'a encore trouvé de solution miracle. »
Mathieu PFEFFER

 

 

 
 

Andolsheim Fête des aînés et projets

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:22:59

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Andolsheim Fête des aînés et projets
 

 
Les doyens de la salle, les membres de la classe 1948, l'accordéoniste et les représentants de la municipalité.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
Cent dix aînés ainsi que les membres du conseil municipal, du centre communal d'action social (CCAS) et de la commission municipale des jeunes ont été les hôtes de la municipalité d'Andolsheim dimanche 13 janvier à partir de midi, autour d'un repas festif servi par son équipe, dans la salle des fêtes.

Après ses voeux, le maire Christian Rebert a eu une pensée « pour les personnes touchées par la maladie ou le malheur et celles décédées, depuis le repas de l'année passée ». Il a salué les doyens de la salle, Yvonne Schwartz, 93 ans (à qui des fleurs ont été remises) et Albert Caze, 91 ans (qui a reçu un colis de vin), ainsi que les nouveaux venus de la classe 1948. Il a également remercié ses collègues du conseil municipal ainsi que les membres du CCAS, « qui ont mis sur pied cette journée ».
« Colmar Agglomération nous doit 264 000 euros »

Après avoir rappelé les faits marquants de 2018 et souligné : « Je me bats contre Colmar Agglomération, qui nous doit 66 000 EUR par an depuis 2016. Cette année, ça fera 264 000 EUR qui manquent dans notre budget », Christian Rebert a précisé : « Malgré cela, nous avons accumulé quelques réserves et cela, sans augmenter les taux des impôts locaux depuis 2002. » Cette année, la commune s'attachera à réhabiliter certains bâtiments communaux comme le 4, Grand-rue et l'ancien bureau de poste.

Il a également annoncé, vers la fin de l'année, un grand chantier de renouvellement de la conduite d'eau potable (datant de 1965) dans la Grand-rue, qui précédera des travaux de remise en état de la chaussée, initiés par le Conseil départemental du Haut-Rhin, travaux qui, eux, ne devraient débuter qu'au sortir de l'hiver, vers le printemps 2020.

Les éloges sont aussi allées vers l'équipe d'organisation, avec à sa tête Élisabeth Braesch, au restaurant qui a préparé le repas, à la commission municipale des jeunes pour le service de l'apéritif, ainsi que vers Eric et Betty Bollenbach, « pour les petits personnages en bois décorant les tables ».

Lors de l'après-midi récréatif qui a suivi, Raymond Husser a fait rire la salle avec ses sketchs et blagues truculentes, tout comme Michel Schwartz et son épouse, Josiane, avec leur saynète comique. L'accordéoniste, Josée Ketterer, qui s'est vu remettre des fleurs, a assuré l'ambiance musicale dans la salle, avec la participation des aînés.
Robert FURDERER

 

 
 

Andolsheim Fête des aînés : Voeux et projets

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:15:00

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Andolsheim Fête des aînés
Andolsheim Fête des aînés : Voeux et projets
Dimanche 13 janvier, à partir de midi, cent dix aînés ainsi que les membres du conseil municipal, le centre communal d'action social (CCAS) et de la commission municipale des jeunes ont été les hôtes de la municipalité à la salle des fêtes.

 
Le maire et les quatre adjoints, Josée Ketterer et son accordéon, les nouveaux membres de la classe 1948 et les doyens (assis) Albert Caze et Yvonne Schwartz.
Après ses voeux, le maire Christian Rebert a eu une pensée pour les personnes touchées par la maladie ou le malheur, et celles décédées depuis le repas de l'année passée. Il a salué les doyens de la salle, Yvonne Schwartz (93 ans), qui a eu des fleurs, et Albert Caze (91 ans), qui a reçu un colis de vins, ainsi que les nouveaux venus de la classe 1948. Il a également remercié ses collègues du conseil municipal, ainsi que les membres du CCAS pour la bonne organisation de cette journée.
Travaux en vue

Après avoir rappelé les faits marquants de 2018, il a souligné « Je me bats contre Colmar-Agglomération, qui nous doit 66 000 EUR par an depuis 2016. Cette année, ça fera 264 000 EUR qui manquent dans notre budget ». Et de préciser : « Malgré cela, nous avons accumulé quelques réserves, et cela sans augmenter les taux des impôts locaux depuis 2002 ». Cette année, la commune s'attachera à réhabiliter certains bâtiments communaux comme le 4 Grand-rue et l'ancien bureau de poste.

Il a également annoncé, vers la fin de l'année, le grand chantier de renouvellement de la conduite d'eau potable (qui date de 1965) dans la Grand-rue, qui précédera les travaux de remise en état de la chaussée par le Conseil départemental fin 2019, début 2020.

Les éloges sont aussi allés vers l'équipe d'organisation, avec à sa tête l'adjointe Elisabeth Braesch, au traiteur de Kaysersberg, à la Commission municipale des jeunes pour le service de l'apéritif, ainsi qu'à Betty et Eric Bollenbach pour les petits personnages en bois qui décoraient les tables.

Lors de l'après-midi récréative qui a suivi, l'adjoint Raymond Husser a fait crouler de rire la salle avec ses sketchs et blagues truculentes, ainsi que Michel Schwartz et son épouse Josiane avec leur saynète comique. L'accordéoniste Josée Ketterer a assuré l'ambiance musicale dans la salle, avec la participation des aînés.

Le député Eric Straumann est venu saluer la salle en début d'après-midi.

 

 
 

 

Reiningue Nouvel an : Des voeux pour un développement durable

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:16:42

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Reiningue Nouvel an
Reiningue Nouvel an : Des voeux pour un développement durable
Le discours du maire a surtout été axé sur le développement durable, avec l'évocation de projets intercommunaux et locaux dans ce sens, lors de ses voeux aux habitants.

 
La chorale Sainte-Cécile et celle des enfants ont chanté la paix, l'amour et la joie, sous la baguette de Régis Dorner.
Le nombreux public venu assister à la cérémonie des voeux du maire de Reiningue a été accueilli par l'adjointe Pascale De Franceschi, qui a également réalisé une rétrospective des temps forts de l'année écoulée. L'harmonie Saint-Romain a interprété trois morceaux dont une pièce à la mémoire des victimes des attentats de Strasbourg, avant que la chorale Sainte-Cécile et celle des enfants n'entament trois chansons, dont une reprise par l'assistance.

Le maire, Alain Leconte, s'est arrêté sur « les endroits où mettre nos objectifs » : la place de l'église et celle de la mairie réaménagées, le dépôt des sapeurs-pompiers restructuré et adapté aux féminines, l'atelier municipal, projet phare de 2018, le château d'eau remis en service, « très bel exemple du travail intelligent fait avec la Ville de Mulhouse ».
Produits bioet filières courtes

Ce dernier sujet lui a permis de faire le lien avec les projets de cette année, dont le maraîchage bio que prévoit le service des eaux de Mulhouse, « qui permet de reconvertir la pépinière et à un certain nombre d'agriculteurs de se reconvertir et d'évoluer ». L'épicerie Franz, quant à elle, réfléchit à proposer des produits des filières courtes. « Lors de l'inauguration de la Table gourmande, plus de 120 personnes étaient présentes, ce qui montre l'intérêt pour le bio », a relevé le maire.

Alain Leconte a ainsi souligné tous les avantages à travailler en commun, au sein de l'agglomération, sur ces circuits courts, l'eau, l'après-Fessenheim « avec des emplois à la clé ». Il n'a pas oublié non plus d'évoquer sa délégation au niveau de m2A, - l'université - se réjouissant du Learning center qui sort de terre.

Et d'annoncer le déploiement de la fibre, « très attendu », l'achèvement du Plan local d'urbanisme : « Il n'est pas encore approuvé, a-t-il expliqué, car nous avons appris que le PPRI (Plan de prévention du risque inondation) a été annulé pour vice de forme. Du coup, notre document n'est donc pas stable juridiquement. » Il devrait être approuvé au printemps.
« La Route Orangina »

Enfin, « le dossier-phare, le serpent de mer, la Route Orangina » (à savoir la rue de Wittelsheim, touchée par des affaissements), « difficile à réaliser pour des questions financières », verra son aboutissement en 2019.

Pour terminer, il a émis trois voeux simples « si on veut du développement durable » : remplir son chariot de course avec des produits qui ont parcouru moins de 100 km, aller sur ses lieux de vie à pied ou à vélo et ne plus utiliser aucun produit phytosanitaire.

Fabian Jordan, président de m2A, a souhaité « une année pleine de bon sens et de fraternité » et Josiane Mehlen, conseillère départementale, a promis, pensant à l'abbaye d'Oelenberg : « Nous serons là pour vous accompagner », le bâtiment ayant besoin d'un toit neuf.
Antoinette OBER

 

 
 

 

Noël Riquewihr L'afflux de touristes en débat

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:45:29

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Noël Riquewihr L'afflux de touristes en débat
 

 
La foule se pressant dans la Grand-Rue. Pour André Hugel » ces belles maisons ne méritent pas cela. » Archives L'Alsace/Christelle Didierjean
« Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boîte, chantent les sardines », chantait l'animateur Patrick Sébastien en 2006. Quiconque est allé faire un tour au marché de Noël de Riquewihr, ou tout du moins la partie qui se trouve dans la Grand-Rue, s'est certainement senti dans la peau d'une sardine.

Il est vrai que 350 000 visiteurs qui se pressent l'espace de trois ou quatre week-ends sur un mois dans cette belle rue historique, cela en fait, des poissons coincés dans leur boîte !

C'est ce contre quoi se bat André Hugel depuis des années. Pour l'ancien viticulteur, « ces belles maisons des XVe et XVIe siècles ne méritent pas cela. Je ne suis pas contre le marché de Noël, mais pas dans la Grand-Rue. » L'autre partie se tient en effet aux remparts et place de la Mairie. Ce qui le met en colère est surtout le fait que nombre de ces stands ne sont pas ceux de commerces locaux mais de vendeurs non sédentaires qui proposent « des objets qui n'ont rien d'artisanal. »
Ils se contentent de monter et descendre la Grand-Rue

Pour celui qui réclame depuis longtemps un référendum sur le sujet, réserver la Grand-Rue aux locaux, avec une extension d'étalage limitée, serait une bouffée d'air. « Dans ce cas-là les commerçants de la ville verraient leur chiffre d'affaires baisser de 40 %, rétorque Didier Freguin, président de l'association des commerçants. L a Grand-Rue est principalement occupée par des restaurants ; si les gens vont aux remparts, ils mangeront là-bas », s'inquiète celui qui est lui-même restaurateur.

« Le marché dans la Grand-Rue est un vaste débat, reconnaît Jean-Daniel Reber, président du comité des fêtes. Mais le déplacer aux remparts ne ferait que déplacer le problème ; la Grand-Rue continuerait de toute façon d'être bloquée par les piétons qui déambulent. Riquewihr vit du tourisme. »

André Hugel prend à témoin les habitants, qui « en ont ras le bol de ces touristes qui se contentent de monter et descendre la Grand-Rue, une barquette de choucroute à la main, avant de filer vers d'autres marchés de Noël. C'est du tourisme bas de gamme, qui ne s'intéresse pas à la ville. »

Des restaurants gastronomiques pour une autre clientèle ?

Le maire Daniel Klack le reconnaît : « Riquewihr est victime de son succès ; chaque année le nombre de touristes augmente. Nous avons entre 1,8 et 1,9 million de visiteurs par an, dont 350 000 en décembre. Ribeauvillé, Kaysersberg, font face au même problème. »

Cela ne date pas d'hier : il y a vingt ans déjà, ce tourisme de masse faisait débat à Riquewihr.

En revanche, le maire refuse le terme « bas de gamme », qu'il estime « choquant ». « Les gens ont plus ou moins de moyens. » Il n'empêche que cela pose problème : si le tourisme est de masse, les commerces doivent l'absorber et proposer à manger en quantité. Au risque de délaisser la qualité. « Nos restaurants sont bons, mais peut-être que si nous en avions deux ou trois gastronomiques, nous pourrions faire venir des clients ayant plus de moyens... » souffle le maire.

Dans son restaurant, Didier Freguin a pu le voir : « Il y a vingt ans, les gens payaient en moyenne 26 EUR un repas, aujourd'hui c'est 18 EUR. » En cause selon lui, la baisse du pouvoir d'achat. À moins que ce ne soit justement parce que la clientèle haut de gamme a fui vers des lieux moins fréquentés ?
Chaque famille a un membre travaillant dans le tourisme

Comment freiner l'emballement vers toujours plus de touristes ? Daniel Klack serait bien en peine de répondre : « N'oublions pas que quasiment chaque famille de Riquewihr a un membre travaillant dans le tourisme. Et que celui-ci a des retombées financières importantes pour la ville. Quant à l'afflux dans la Grand-Rue, il n'est que sur trois ou quatre week-ends par an, soit 8 jours très durs sur 365. Les non sédentaires ne sont pas là en semaine. »

André Hugel ne nie pas l'importance économique : « Tout comme les commerçants, les viticulteurs apprécient aussi de gagner 10 % de plus, mais ils n'oseraient jamais faire ça à la ville. Trop de commerces ont été rachetés par des gens qui veulent simplement faire du chiffre. » Et il met en garde : « Eguisheim et Kaysersberg sont en train de devenir comme Riquewihr... »
Françoise MARISSAL

 

 
 

futsal Dannemarie : Suprématie locale en jeu !

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 05:12:48

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futsal Dannemarie
futsal Dannemarie : Suprématie locale en jeu !
Six équipes sont sur la ligne de départ pour le tournoi de foot en salle de l'ex-canton de Dannemarie, qui se déroule ce dimanche au Cosec. Coup d'envoi à 14 h 30 !

 
Six équipes vont tenter de décrocher le trophée.
Cinq outsiders et un favori légitime : l'équipe de Montreux est celle vers lesquels convergent la plupart des pronostics. Logique, au regard de la division dans laquelle joue le club (Régional 3), lorsque tous les autres participants jouent au mieux au niveau district 1. Mais les tournois en salle cachent parfois des surprises. Comme ce fut une nouvelle fois le cas vendredi dernier, et l'affiche surprise entre Durmenach et Waldighoffen en finale du tournoi de Ferrette.

À Dannemarie aussi, les équipes réputées plus fortes devront se méfier de celles supposées en difficulté. D'autant que la formule choisie (deux groupes de trois équipes) donne l'opportunité aux « petits » de tirer leur épingle du jeu.

Retzwiller, Traubach et Dannemarie ne viendront certainement pas pour faire de la figuration. Enfin, Balschwiller et Hagenbach complètent le plateau. Ces deux clubs qui évoluent tout au long de la saison sur herbe au sein d'une même équipe (l'Entente EHB), seront-ils séparés pendant la durée du tournoi ? Au regard du programme réalisé par le club organisateur Montreux Sports, qui place chacun des deux clubs dans un groupe différent, on est en droit de se poser la question.

Les trois premières rencontres sont les suivantes : Montreux-Hagenbach (à 14 h 30), Retzwiller-Balschwiller (à 14 h 40) et Traubach-Dannemarie (à 14 h 50). À l'issue de la phase de groupe, un match de féminines sera organisé vers 17 h 30, puis place aux demi-finales. Le dernier match de la journée et prévu à 19 h 15, avant la remise des prix dans la foulée. Comme tous les ans, le vainqueur remportera le trophée remis par le conseiller départemental Rémy With.
Dimanche 20 janvier, tournoi de foot en salle au Cosec de Dannemarie. Entrée 4 euros, petite restauration sur place.

Dimanche 20 janvier, tournoi de foot en salle au Cosec de Dannemarie. Entrée 4 euros, petite restauration sur place.

 
 

 

Luttenbach sur Munster Il menaçait de faire sauter sa maison

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:32:07

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Luttenbach sur Munster Il menaçait de faire sauter sa maison
 

 
Quatre bouteilles de gaz et 180 litres d'éthanol ont été retrouvés dans la maison située dans un quartier résidentiel. Photo L'Alsace/Jean-Frédéric Surdey
Les gendarmes ont été alertés, ce jeudi vers 11 h 45, du fait qu'un habitant de Luttenbach-près-Munster menaçait de faire sauter sa maison au gaz, vraisemblablement afin de mettre fin à ses jours d'après le personnel médical qui le suivait. Un périmètre de sécurité a aussitôt été mis en place autour de son habitation du chemin du Kaelbling, dans un quartier résidentiel qui surplombe le camping.
Des pompierset une trentainede gendarmes

Un fourgon de pompiers, mais aussi une trentaine de gendarmes se sont rendus sur place : trois négociateurs, trois mobiles de Sélestat, cinq du peloton de surveillance et d'intervention de Colmar, douze de la brigade de Munster et quatre de celle de Wintzenheim, ainsi que le commandant de la compagnie de Colmar.

Le dispositif a été levé vers 14 h : le sexagénaire ne se trouvait pas dans la maison. Les militaires ont saisi dans le logement quatre bouteilles de gaz butane et 180 litres d'éthanol répartis en neuf bidons, le tout pouvant bien sûr présenter un gros risque en cas d'incendie, mais pouvant aussi se trouver là pour des besoins domestiques.

Pour retrouver cet homme d'une soixantaine d'années, qui aurait des intentions suicidaires, les recherches se poursuivent dans les environs. Ce jeudi après-midi, les enquêteurs ont bénéficié de l'appui de l'hélicoptère du détachement aérien de Meyenheim.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Un distributeur de billets a été attaqué à l'explosif ce jeudi matin à Breisach

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:39:09

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Breisach Ils font exploser le distributeur
 

 
L'explosion a détruit le distributeur installé à côté d'un débit de tabac. Photo DNA/Patrick Kerber
Un distributeur de billets a été attaqué à l'explosif ce jeudi matin à Breisach, tout près de la frontière française. La Polizei a été alertée peu après 6 h. Une heure plus tôt, le distributeur installé à côté d'un débit de tabac avait explosé.

Des malfaiteurs l'ont fait sauter en y injectant du gaz. Des débris ont été retrouvés 20 m plus loin et le débit de tabac a également été endommagé. Les auteurs de ce braquage à l'explosif auraient pris la fuite vers la France. Les gendarmes ont remis aux enquêteurs allemands de la Kripo deux coffrets provenant du distributeur, retrouvés côté français à Vogelgrun.

Le préjudice n'a pas été révélé mais les dégâts se monteraient à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La police allemande invite les éventuels témoins à la contacter au 07. 61.882.57.77.

Le braquage à l'explosif n'est pas une première. En mai 2017, un distributeur du quartier Europe à Colmar était ainsi détruit par un mélange à base d'acétylène. Deux semaines plus tard, un distributeur de Neuf-Brisach subissait le même sort avant qu'un autre, à Riquewihr soit attaqué de la même façon fin mai. Ph. M.

 

 
 

Saint-Louis Alcoolisée, la conductrice renverse un jeune en scooter

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:07:30

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Saint-Louis Alcoolisée, la conductrice renverse un jeune en scooter

 

L'accident s'est produit, mercredi soir vers 20 h 30 rue de Mulhouse, à la hauteur de la station-service Total. Un jeune livreur de pizza, âgé de 16 ans et originaire de Village-Neuf, circulait à scooter vers le centre de Saint-Louis quand il a été percuté par une voiture roulant en sens inverse. Blessé, le jeune homme a été transporté à la clinique des Trois Frontières où il était encore soigné hier. La conductrice, une personne de 49 ans domiciliée à Saint-Louis, a été contrôlée par les représentants de la police nationale de Saint-Louis-Huningue avec un taux d'alcoolémie de 1,4 gramme par litre de sang. Son permis lui a été retiré et elle a été placée en garde à vue puis libérée, hier matin.
Hésingue Collisionentre deux voitures

Mercredi soir, vers 23 h, deux véhicules sont entrés en collision sur le CD 105 à la hauteur du pont qui enjambe l'A35. Un refus de priorité est à l'origine de cet accident qui n'a pas fait de blessés. Toutefois, les deux conducteurs impliqués ont été transportés à la clinique des Trois Frontières pour des examens de contrôle.

 

 
 

 

faits divers Colmar et environs

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 06:08:02

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faits divers Colmar et environs
 

 
COLMAR Un cycliste percuté par un bus
Un cycliste est entré en collision avec un bus, hier peu avant 8 h rue du Val Saint-Grégoire à Colmar. Légèrement blessé, cet homme âgé de 33 ans a été évacué par les pompiers à l'hôpital Pasteur.
Mauvaise chuteen état d'ivresse

Les pompiers ont été appelés pour un piéton venant de lourdement chuter de sa hauteur, hier vers 13 h 45 place du Saumon à Colmar. Ivre, cet homme d'une cinquantaine d'années a finalement été pris en charge par la police.
Feu de benne

Une benne à ordures en feu a été éteinte par les pompiers, ce mercredi vers 21 h 30 rue de Zurich à Colmar.
WALBACH Le feu de haie se propage

Un feu de haie d'environ dix mètres carrés a commencé à se propager à une haie voisine, ce mercredi peu avant 19 h square Joseph Sissler à Walbach. Une habitation située a proximité a été évacuée par mesure de précaution, mais les pompiers sont finalement parvenus à rapidement éteindre le feu.
ORBEY Odeur suspecte

Une odeur suspecte s'apparentant à celle du gaz a été signalée au niveau d'une maison dans la rue du Busset à Orbey, vers 3 h dans la nuit de mercredi à jeudi. Le propriétaire de l'habitation a fermé sa bouteille de gaz, et les pompiers ont procédé à des reconnaissances pour écarter tout risque.

 

 
 

 

Centre Alsace On organise (ou pas) le débat

Publié dans le panorama le Vendredi 18 janvier 2019 à 07:01:25

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Centre Alsace On organise (ou pas) le débat
 

 
À Châtenois, où des « cahiers de propositions » viennent d'être mis en place - « c'est plus positif que cahier de doléances » selon le maire Luc Adoneth - la municipalité a choisi de communiquer, contrairement à d'autres communes. Photo DNA
« C'est assez surréaliste », lance un maire d'Alsace centrale quand on évoque le grand débat national lancé mardi par le président de la République. « C'est une mascarade », estime un deuxième. « C'est le bordel, oui », lâche un autre. Beaucoup d'élus se disaient « en attente d'instructions de l'État » avant d'organiser le débat au niveau local. Ce sera bientôt chose faite puisque Sébastien Lecornu, un des médiateurs du grand débat national, a envoyé ce mercredi à l'ensemble des maires un courrier précisant le cadre et les objectifs du débat.

Estimant que « les maires peuvent jouer un rôle essentiel dans ce dispositif », Sébastien Lecornu les invite à mettre à disposition « un cahier ou des formulaires d'expression citoyenne ». Certains élus, faisant écho à une initiative lancée le 8 décembre par l'association des maires ruraux de France ou répondant à la demande d'habitants, ont déjà mis en place des cahiers de doléances (lire ci-dessous).

En Alsace centrale, Dieffenthal, Kintzheim ou Hilsenheim ont été parmi les premières communes à le faire, il y a environ trois semaines. Ebersmunster, Grussenheim, Hessenheim, Marckolsheim, Schwobsheim, Sélestat ou Thanvillé ont suivi la semaine dernière ; Albé, Châtenois, Dieffenbach-au-Val et Scherwiller viennent de s'y mettre et Elsenheim et Wittisheim devraient en ouvrir un ces tout prochains jours.

Quelques maires n'envisagent pourtant pas d'ouvrir un cahier en mairie, à l'instar de Bernard Wolff à Maisonsgoutte ou de Roland Rengert à Neuve-Église : « Ce cahier, il faut l'acheter ! Encore quelque chose que la commune doit payer... Tout ce débat, c'est déjà du passé. Maintenant, il faut que le gouvernement se mette au boulot ! »

À Sundhouse, Jean-Louis Siegrist conseille plutôt aux habitants de saisir leurs doléances sur le site Internet dédié (*). « Ça permettra déjà que les écrits restent confidentiels. Je ne suis pas contre le principe, mais j'estime que ce n'est pas aux communes de s'occuper de ça. »

Dans la plupart des communes, on devrait laisser ces cahiers en place jusqu'au 15 mars, date de la fin du grand débat, puis « faire remonter les propositions au ministre chargé de les centraliser », précise Bernard Schmitt, maire de Dieffenbach-au-Val. Mais nombre d'élus, à l'image de Michel Wira, maire d'Ebersheim, s'interrogent sur ce qu'il adviendra ensuite. « Sur le principe, c'est bien, mais après... » « Il faudra non seulement que ça remonte, mais aussi que ça redescende », pointe Jean-Blaise Loos, maire de Boesenbiesen.

Dans son courrier, Sébastien Lecornu encourage également les maires « qui le souhaiteront, et en toute liberté », à organiser et animer des réunions d'initiatives locales, même si de simples citoyens et des associations peuvent également les organiser.

Une idée qui ne laisse pas insensible Patrick Barbier, maire de Muttersholtz : « C'est une chose d'écrire des doléances dans un cahier, c'en est une autre de réfléchir ensemble sur comment améliorer les choses. Quand on se met autour d'une table, c'est toujours plus convivial et il en sort toujours plus de propositions. Toute participation citoyenne est bénéfique, l'intelligence est collective. »

À ce titre, un kit méthodologique pour l'organisation d'un débat ainsi que des informations concernant chaque territoire est disponible sur le site : www.granddebat.fr

À noter également qu'à partir du 1er mars, des conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes. Ils pourront participer à l'élaboration de pistes concrètes et donner leur avis sur ce qui ressort des premières semaines du grand débat.
S.BA. F.E. et E.W. (*) Les citoyens peuvent d'ores et déjà s'enregistrer sur le site www.granddebat.f r où ils pourront directement saisir leurs propositions à partir du 21 janvier. Il est également possible de les envoyer par courrier postal à l'adresse : Mission grand débat - 244, bd Saint-Germain, 75007 Paris.