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La Collectivité européenne d'Alsace peaufine sa stratégie

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 05:51:59

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Coopération transfrontalière
La Collectivité européenne d'Alsace peaufine sa stratégie
La stratégie de coopération transfrontalière de la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA), dont une première mouture a été dévoilée hier à Colmar, s'articule autour de cinq grands objectifs, dont la promotion du bilinguisme et le renforcementde la mobilité transrhénane.
 

 
Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry ont présenté leur stratégie « OR » à quelque 80 invités français, suisses et allemands, lors d'un déjeuner de travail organisé hier midi à l'hôtel du département du Haut-Rhin.
Il faut battre le fer tant qu'il est chaud, c'est bien connu. Scrupuleux - ou impatients ? -, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, respectivement présidents du conseil départemental du Haut-Rhin et du Bas-Rhin (LR tous deux), ont donc tenu une conférence de presse conjointe, hier matin à Colmar, afin de lever un coin du voile sur la stratégie de coopération transfrontalière de la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA)... Laquelle ne verra pourtant le jour que dans deux ans - le 1er janvier 2021 pour être précis.

C'est à cette date en effet, que la CEA se substituera aux deux actuels départements alsaciens, en héritant de plusieurs compétences spécifiques nouvelles (lire l'encadré). Pas question cependant pour les deux élus de rester les bras croisés dans l'attente du jour J.

Il s'agit au contraire dès maintenant de favoriser une collaboration transfrontalière accrue avec les interlocuteurs naturels de la future collectivité, en leur adressant les signaux nécessaires. Cela passe (entre autres) par l'expression affirmée d'une disponibilité politique, d'un enthousiasme pour l'avenir et d'une forte « volonté de faire » - tel est en tout cas le message inscrit en filigrane dans les quelque 70 pages de la stratégie de coopération dévoilée hier matin [N.D.L.R. : ce même document a été présenté en détail à environ 80 décideurs français, allemands et suisses, réunis lors du déjeuner de travail organisé hier midi à l'hôtel du département du Haut-Rhin, dans la foulée de la conférence de presse].
« Mettre le paquet sur le bilinguisme »

Nom de baptême de ladite stratégie : « OR ». Pourquoi cette appellation sibylline ? Parce qu'il s'agit de l'acronyme d'« Oberrhein/Rhin supérieur », et que le métal précieux auquel il renvoie est aussi celui des étoiles du drapeau européen... En deux petites lettres, voici donc résumées deux des premières ambitions de la CEA : s'inscrire pleinement dans l'espace rhénan, et se poser à l'avant-garde de la construction européenne.

« Un important travail a déjà été engagé par nos deux collectivités pour construire la CEA, nos équipes commencent à travailler ensemble, la mayonnaise prend !, assure d'emblée Brigitte Klinkert. Tout devra être prêt pour le 1er janvier 2021, mais le document que nous présentons ce matin n'est pas exhaustif, et il est encore évolutif. »

Que retenir, pour l'heure, de ce document d'étape ? D'abord, qu'il s'articule autour de cinq grands objectifs thématiques : il s'agira ainsi de favoriser l'apprentissage des langues (comprendre : celle du voisin d'outre-Rhin ; côté français, l'objectif visé à l'horizon de dix ans sera que chaque enfant alsacien maîtrise au moins les 300 mots du vocabulaire allemand de base) ; d'accroître l'attractivité du territoire alsacien ; de renforcer les mobilités routière et ferroviaire (en rouvrant des liaisons ferrées sur le Rhin, telle la ligne Colmar-Fribourg, ou encore en aménageant de nouvelles jonctions autoroutières entre l'A35 française et les A5 et A65 allemandes) ; d'accompagner la transition énergétique « par l'innovation » (l'enjeu de l'après-Fessenheim est naturellement dans tous les esprits...) ; enfin, de favoriser l'émergence d'une « société civile engagée et proactive » (sic), en renforçant le sentiment d'appartenance à un espace commun.
Fortes attentescôté suisse et allemand

« Le futur président de la CEA siégera au côté du préfet de Région dans toutes les instances du Rhin supérieur, se réjouit par avance Brigitte Klinkert. La nouvelle collectivité disposera du leadership en matière de coopération transfrontalière - or c'est dans cet espace trinational et européen que doit se dessiner l'avenir de l'Alsace, dans le bassin de vie historique de l'espace rhénan. »

« L'objectif pour les années futures, renchérit Frédéric Bierry, c'est de parvenir à une unité de destin à l'échelle du Rhin supérieur - et l'on ne peut pour cela que se réjouir de l'effet catalyseur de la CEA. Nous allons bâtir une région européenne de référence ! Toutes nos politiques doivent être pensées non pas pour le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, mais pour l'espace rhénan. Prenez le cas des aéroports d'Entzheim et de Baden : aujourd'hui, de chaque côté, on fait du dumping pour attirer des compagnies aériennes. Demain, il s'agira de trouver des complémentarités plutôt que de se faire concurrence. Grâce à l'accord de Matignon, beaucoup de freins ont d'ores et déjà été levés et des perspectives données. L'annonce de la CEA a levé un flou, et il y a d'autant plus d'attentes du côté allemand... » («... Et suisse ! », complète spontanément Brigitte Klinkert, à ses côtés).

On l'aura compris, les deux présidents parlent d'une seule voix ou tout comme, de même qu'ils s'accordent sur les objectifs prioritaires de la future CEA. Il reste encore deux ans pour peaufiner leur stratégie « OR », en étroite concertation avec leurs interlocuteurs suisses et allemands... Deux ans aussi à patienter, avant d'avoir vraiment les coudées franches.
Emmanuel DELAHAYE

 

 

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Alsace
Des compétences plus vastes que celle d'un département classique
 

 
La Collectivité européenne d'Alsace (CEA), qui doit se substituer aux Haut-Rhin et Bas-Rhin le 1er janvier 2021, disposera de compétences plus larges qu'un département classique. Ainsi sera-t-elle la collectivité « chef de file » en matière de coopération transfrontalière. Elle aura aussi son mot à dire pour l'enseignement de l'allemand, l'idée étant de l'autoriser à compléter l'action de l'Éducation nationale en la matière, via l'embauche de professeurs et l'ajout d'heures de cours supplémentaires. Outre les routes relevant déjà d'une compétence départementale, la CEA assumera par ailleurs la gestion de l'autoroute A35 (sauf dans la traversée de l'Eurométropole de Strasbourg), ainsi que des routes nationales non concédées. Elle sera enfin en charge de la politique touristique alsacienne, via Alsace Destination Tourisme (ADT).

 

 
 

 

Klinkert et Bierry affûtent leur stratégie

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:10:10

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Klinkert et Bierry affûtent leur stratégie
 

 
Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry ont présenté leur stratégie « OR » à quelque 80 invités français, suisses et allemands, lors d'un déjeuner de travail organisé ce mercredi midi à l'hôtel du département du Haut-Rhin, à Colmar. DR
Il faut battre le fer tant qu'il est chaud, c'est bien connu. Scrupuleux - ou impatients ? -, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, respectivement présidents des conseils départementaux des Haut-Rhin et Bas-Rhin (LR tous deux), ont donc tenu une conférence de presse conjointe, ce mercredi matin à Colmar, afin de lever un coin du voile sur la stratégie de coopération transfrontalière de la future collectivité européenne d'Alsace. Cette CEA ne verra pourtant le jour que dans deux ans, le 1er janvier 2021 pour être précis.

C'est à cette date, en effet, que la CEA se substituera aux deux actuels départements alsaciens, en héritant de plusieurs compétences spécifiques nouvelles (lire l'encadré ci-dessous). Pas question cependant pour les deux élus de rester les bras croisés dans l'attente du « Jour J ».

Au contraire, il s'agit dès maintenant de favoriser une collaboration transfrontalière accrue avec les interlocuteurs naturels de la future collectivité, en leur adressant les signaux nécessaires. Cela passe entre autres par l'expression affirmée d'une disponibilité politique, d'un enthousiasme pour l'avenir et d'une forte « volonté de faire ». C'est en tout cas le message inscrit en filigrane des quelque 70 pages de la stratégie de coopération dévoilée ce mercredi matin. Précisons que le document a été présenté en détail à quelque 80 décideurs français, allemands et suisses, réunis lors du déjeuner de travail organisé à midi à l'hôtel du département du Haut-Rhin, dans la foulée de la conférence de presse.
« Mettre le paquet sur le bilinguisme »

Nom de baptême de ladite stratégie : « OR ». Pourquoi cette appellation sibylline ? Parce qu'il s'agit de l'acronyme d'Oberrhein-Rhin supérieur et que le métal précieux auquel il renvoie est aussi celui des étoiles du drapeau européen... En deux petites lettres, voici donc résumées deux des premières ambitions de la CEA : s'inscrire pleinement dans l'espace rhénan et se poser à l'avant-garde de la construction européenne. « Un important travail a déjà été engagé par nos deux collectivités pour construire la CEA. Nos équipes commencent à travailler ensemble, la mayonnaise prend ! , assure d'emblée Brigitte Klinkert. Tout devra, tout sera prêt pour le 1er janvier 2021, mais le document que nous présentons ce matin n'est pas exhaustif - et il est encore évolutif. »

Que retenir, pour l'heure, de ce document d'étape ? D'abord, qu'il s'articule autour de cinq grands objectifs thématiques. Il s'agira ainsi de favoriser l'apprentissage des langues (comprendre celle du voisin d'outre-Rhin) - côté français, l'objectif visé à l'horizon de dix ans sera que chaque enfant alsacien maîtrise au moins les 300 mots du vocabulaire allemand de base ; d'accroître l'attractivité du territoire alsacien ; de renforcer les mobilités routière et ferroviaire, en rouvrant des liaisons ferrées sur le Rhin, telle la ligne Colmar-Fribourg, ou encore en aménageant de nouvelles jonctions autoroutières entre l'A35 française et les A5 et A65 allemande ; d'accompagner la transition énergétique « par l'innovation » - l'enjeu de l'après-Fessenheim est naturellement dans tous les esprits... ; enfin, de favoriser l'émergence d'une « société civile engagée et proactive » (sic), en renforçant le sentiment d'appartenance à un espace commun.
Fortes attentes côté suisse et allemand

« Le futur président de la CEA siégera au côté du préfet de région dans toutes les instances du Rhin supérieur, se réjouit par avance Brigitte Klinkert. La nouvelle collectivité disposera du leadership en matière de coopération transfrontalière. Or c'est dans cet espace trinational et européen que doit se dessiner l'avenir de l'Alsace, dans le bassin de vie historique de l'espace rhénan. »

« L'objectif pour les années futures, renchérit Frédéric Bierry, c'est de parvenir à une unité de destin à l'échelle du Rhin supérieur et on ne peut pour cela que se réjouir de l'effet catalyseur de la CEA. Nous allons bâtir une région européenne de référence ! Toutes nos politiques doivent être pensées non pas pour le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, mais pour l'espace rhénan. » Et de citer les aéroports d'Entz-heim et Baden-Baden : « Aujourd'hui, de chaque côté, on fait du dumping pour attirer des compagnies aériennes. Demain, il s'agira de trouver des complémentarités plutôt que de se faire concurrence. Grâce à l'accord de Matignon, beaucoup de freins ont déjà été levés et des perspectives données. L'annonce de la CEA a levé un flou et il y a d'autant plus d'attentes du côté allemand » - « et suisse », complète spontanément Brigitte Klinkert, à ses côtés.

On l'aura compris, les deux présidents parlent d'une seule voix, ou tout comme, de même qu'ils s'accordent sur les objectifs prioritaires de la future CEA. Reste encore deux ans pour peaufiner leur stratégie « OR », en étroite concertation avec leurs interlocuteurs suisses et allemands. Deux ans aussi à patienter, avant d'avoir vraiment les coudées franches. Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Réforme territoriale : L'Alsace dans le grand débat national

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:04:37

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Réforme territoriale
Réforme territoriale : L'Alsace dans le grand débat national
En ouverture du grand débat national, le président de la République s'est dit « prêt à rouvrir la loi NOTRe ». Certains y voient l'opportunité d'une sortie du Grand Est. Pour la ministre Jacqueline Gourault: priorité à la collectivité d'Alsace.

 
Jacqueline Gourault : « Vous pourrez évidemment évoquer le sujet de l'Alsace dans le grand débat national ».
Depuis qu'Emmanuel Macron s'est dit « prêt à rouvrir la loi NOTRe », les partisans d'une région Alsace se remettent à rêver à une sortie du Grand Est en interprétant à leur avantage cette annonce sur un texte qui renforce surtout les compétences des régions et celles des intercommunalités.

« L'intercommunalité forcée, les réorganisations pendant des années et la régionalisation accélérée avec les phénomènes économiques qu'on vit, a donné le sentiment qu'on s'éloignait » a constaté le président de la République en ouverture du grand débat national mardi dans l'Eure.

« Je crois qu'on a besoin de remettre de la responsabilité au plus près du terrain, de remettre du contact, de la clarté et du sens dans nos décisions », a-t-il encore précisé.

Eric Straumann a saisi la balle au bond en interpellant dès le lendemain Jacqueline Gourault devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. « Le sujet d'un découpage à la marge peut-il être évoqué dans le grand débat national ? Est-ce un sujet tabou ou la décision présidentielle est-elle irrévocable ? », a demandé le député LR de Colmar.
« Nous nous sommes engagés à ce que la marque Alsace soit gérée par la collectivité d'Alsace »

« La collectivité européenne d'Alsace est un début de réponse insatisfaisant et insuffisant au malaise alsacien : elle ne réduit pas le nombre de strates administratives et le nombre d'élus, et porte en germe une situation conflictuelle avec le Grand Est », a relevé Eric Straumann en évoquant la marque Alsace intégrée au conseil régional.

« Vous pourrez évidemment évoquer le sujet de l'Alsace dans le grand débat national », lui a répondu la ministre de la Cohésion des territoires. « On peut tout remettre en cause, mais c'est dans vos mains qu'est actuellement le choix d'appliquer l'accord de Matignon. Il faut être raisonnable aussi », a poursuivi Jacqueline Gourault après avoir indiqué que « nous nous sommes engagés à ce que la marque Alsace soit gérée par la collectivité d'Alsace ».

Il n'a pas échappé à Jacqueline Gourault que la sortie d'Emmanuel Macron avait « suscité beaucoup d'idées ». Elle a profité de l'occasion pour refroidir les ardeurs des uns et des autres en rappelant que le président de la République ne souhaitait « pas de grande réforme territoriale ». « La clarification de la loi NOTRe ne signifie pas un bouleversement, ni un détricotage. »

De quoi doucher le Mouvement pour l'Alsace qui veut voir dans les propos du chef de l'État « une chance pour l'Alsace car il s'était refusé jusqu'ici à rouvrir le chantier de la réforme territoriale ». C'est dans cette perspective que son président André Reichardt invite « les Alsaciens à participer massivement » à la consultation pour « exprimer leur volonté de sortir du Grand Est dans les cahiers de doléances et dans les réunions publiques ».
Franck BUCHY

 

 
 

 

La région sera au menu du grand débat national

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:19:26

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La région sera au menu du grand débat national
 

 
« Il faut être raisonnable », a répondu hier la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, à Eric Straumann.

Archives L'Alsace/Hervé Kielwasser

Depuis qu'Emmanuel Macron s'est dit « prêt à rouvrir la loi NOTRe », les partisans d'une région Alsace se remettent à rêver à une sortie du Grand Est, en interprétant à leur avantage cette annonce sur un texte qui renforce surtout les compétences des régions et celles des intercommunalités. « L'intercommunalité forcée, les réorganisations pendant des années et la régionalisation accélérée, avec les phénomènes économiques qu'on vit, a donné le sentiment qu'on s'éloignait », a constaté le président de la République, mardi, en ouverture du grand débat national.

« Je crois qu'on a besoin de remettre de la responsabilité au plus près du terrain, de remettre du contact, de la clarté et du sens dans nos décisions », a-t-il encore précisé.
« La clarification de la loi NOTRe ne signifie pas un bouleversement, ni un détricotage »

Eric Straumann a saisi la balle au bond en interpellant dès ce mercredi Jacqueline Gourault devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. « Le sujet d'un découpage à la marge peut-il être évoqué dans le grand débat national ? Est-ce un sujet tabou ou la décision présidentielle est-elle irrévocable ? », a demandé le député LR de Colmar.

« La collectivité européenne d'Alsace est un début de réponse insatisfaisant et insuffisant au malaise alsacien : elle ne réduit pas le nombre de strates administratives ni le nombre d'élus, et porte en germe une situation conflictuelle avec le Grand Est », a relevé Eric Straumann.

« Vous pourrez évidemment évoquer le sujet de l'Alsace dans le grand débat national », lui a répondu la ministre de la Cohésion des territoires. « On peut tout remettre en cause, mais c'est dans vos mains qu'est actuellement le choix d'appliquer l'accord de Matignon. Il faut être raisonnable aussi », a poursuivi Jacqueline Gourault, après avoir indiqué que l'État s'était engagé « à ce que la marque Alsace soit gérée par la collectivité d'Alsace ».

Il n'a pas échappé à Jacqueline Gourault que la « sortie » d'Emmanuel Macron avait « suscité beaucoup d'idées ». Elle a profité de l'occasion pour refroidir les ardeurs des uns et des autres, en rappelant que le président de la République ne souhaitait « pas de grande réforme territoriale ». « La clarification de la loi NOTRe ne signifie pas un

bouleversement, ni un détricotage », a-t-elle insisté.

« Une chance pour l'Alsace » ?

De quoi doucher le Mouvement pour l'Alsace, qui veut voir dans les propos du chef de l'État « une chance pour l'Alsace, car il s'était refusé jusqu'ici à rouvrir le chantier de la réforme territoriale ». C'est dans cette perspective que son président, André Reichardt, invite « les Alsaciens à participer massivement » au grand débat national, pour « exprimer leur volonté de sortir du Grand Est, dans les cahiers de doléances et dans les réunions publiques ». Franck BUCHY

 

 
 

Non, le traité d'Aix-la-Chapelle ne va pas abandonner l'Alsace à l'Allemagne

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:05:18

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politique
Non, le traité d'Aix-la-Chapelle ne va pas abandonner l'Alsace à l'Allemagne
Sur les réseaux sociaux, des internautes relayent depuis quelques jours une fausse information selon laquelle, par le traité d'Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron s'apprêterait à faire passer l'Alsace et la Moselle sous gestion administrative allemande.
 

 
Sur les réseaux sociaux, des internautes relayent depuis quelques jours une fausse information selon laquelle, par le traité d'Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron s'apprêterait à faire passer l'Alsace et la Moselle sous gestion administrative allemande.
D'où vient cette affirmation ?

À l'origine de cette rumeur, on trouve une intervention de Bernard Monot, député européen élu sur la liste du Front national et rallié à Debout La France, dans une vidéo mise en ligne le 11 janvier sur YouTube. Il explique que « ce traité devrait expérimenter des clauses d'exception à la loi de la République dans des régions franco-allemandes frontalières, les eurodistricts, sur le modèle des Länder allemands. C'en sera fini des lois françaises dans ces eurodistricts. L'Alsace repassera sous régime allemand et la langue administrative sera l'allemand. »

Cette intervention a ensuite été relayée par le site Résistance républicaine, puis sur des pages Facebook du Rassemblement national et des pages Facebook de gilets jaunes.
Qu'est-ce que le traité d'Aix-la-Chapelle ?

D'abord surnommé « traité de l'Élysée 2.0 », il vise à renforcer l'amitié franco-allemande matérialisée par la convention signée en 1963 entre de Gaulle et Adenauer. Il sera signé le 22 janvier prochain à Aix-la-Chapelle. Le texte se compose de 28 articles, et vise à organiser des consultations systématiques en vue d'aboutir à une position commune le plus souvent possible entre les deux pays, notamment dans le cadre des négociations européennes.

Il énumère ainsi plusieurs domaines où la coopération est recherchée : la politique économique, la politique étrangère et de sécurité, l'éducation, la culture, la recherche, l'environnement. Il contient également un chapitre qui prévoit de renforcer la coopération dans les territoires frontaliers et concerne donc l'Alsace.
Que prévoit le traité en matière de coopération transfrontalière ?

L'objectif est de « faciliter la vie quotidienne des habitants de ces territoires », par exemple en améliorant les liaisons ferroviaires et routières, et il prévoit pour cela que des dérogations au droit national puissent être accordées. Il précise que ce but peut être atteint en donnant aux « entités transfrontalières comme les eurodistricts des compétences appropriées ». Dans le cas où une dérogation est nécessaire, « il revient aux deux États d'adopter la législation appropriée. » Le traité ne crée donc pas les eurodistricts et ne leur donne pas le pouvoir de déroger à la loi française.
Qu'est-ce qu'un « eurodistrict » ?

C'est le surnom des groupements européens de coopération transfrontalière. Ce sont des entités juridiques créées en 2006 qui rassemblent les collectivités territoriales concernées. Ils présentent l'avantage d'être dotés d'une personnalité juridique reconnue dans l'ensemble des pays participants, ce que ne permettent pas les associations par exemple. Il en existe quatre en Alsace : l'eurodistrict Regio Pamina, l'eurodistrict Strasbourg Ortenau, l'eurodistrict Fribourg/Centre et Sud Alsace, et l'eurodistrict trinational de Bâle.
Que prévoit le traité en matière linguistique ?

Le traité pose comme objectif « le bilinguisme dans les régions transfrontalières ». Il n'impose donc pas l'usage de l'allemand et ne prévoit pas l'abandon du français dans les eurodistricts. Il ne s'agit pas d'un objectif nouveau et il est partagé par les collectivités territoriales alsaciennes. Ainsi la future Collectivité européenne d'Alsace se verra dotée de compétences en matière d'apprentissage linguistique et de coopération frontalière.
Les médias ont-ils volontairement omis de relayer l'information ?

Bernard Monot prétend que « comme pour le Pacte de Marrakech », les médias n'ont pas parlé du traité d'Aix-la-Chapelle. Il est faux d'affirmer que les médias n'ont pas relayé l'information. Les DNA ont ainsi consacré plusieurs articles à ce sujet, le dernier dans notre édition du 13 janvier, mais sans pour autant relayer les fausses informations ayant malencontreusement circulé.
Erwan DUMONT

 

 
 

 

Traité d'Aix-la-Chapelle Non, la France ne va pas « vendre » l'Alsace à l'Allemagne

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:32:06

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Non, la France ne va pas « vendre » l'Alsace à l'Allemagne
 

 
Sur les réseaux sociaux,des internautes relaient,depuis quelques jours, une fausse information selon laquelle, par le traité d'Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron s'apprêterait à faire passer l'Alsaceet la Moselle sous gestionadministrative allemande... D'où vient cette affirmation ?
À l'origine de cette rumeur, on trouve une intervention de Bernard Monot, député européen élu sur la liste du Front national et rallié à Debout la France, dans une vidéo mise en ligne le 11 janvier sur YouTube. Il explique que « ce traité devrait expérimenter des clauses d'exception à la loi de la République dans des régions franco-allemandes frontalières, les eurodistricts, sur le modèle des Länder allemands. C'en sera fini des lois françaises dans ces eurodistricts. L'Alsace repassera sous régime allemand et la langue administrative sera l'allemand. » Cette intervention a ensuite été relayée par le site Résistance républicaine, puis sur des pages Facebook du Rassemblement national et de groupes de gilets jaunes.
Qu'est-ce que le traité d'Aix-la-Chapelle ?

D'abord surnommé « traité de l'Élysée 2.0 », il vise à renforcer l'amitié franco-allemande, matérialisée par la convention signée en 1953 entre De Gaulle et Adenauer. Il sera signé le 22 janvier à Aix-la-Chapelle.

Le texte se compose de 28 articles et vise à organiser des consultations systématiques en vue d'aboutir à une position commune, le plus souvent possible, entre les deux pays, notamment dans le cadre des négociations européennes. Il énumère ainsi plusieurs domaines où la coopération est recherchée : la politique économique, la politique étrangère et de sécurité, l'éducation, la culture, la recherche, l'environnement. Un chapitre prévoit de renforcer la coopération dans les territoires frontaliers - il concerne donc l'Alsace.
Que prévoit le traité en matièrede coopération transfrontalière ?

L'objectif est de « faciliter la vie quotidienne des habitants de ces territoires », par exemple en améliorant les liaisons ferroviaires et routières. Il prévoit que des dérogations au droit national puissent être accordées. Il précise que ce but peut être atteint en donnant aux « entités transfrontalières comme les eurodistricts des compétences appropriées ».

Dans le cas où une dérogation est nécessaire, « il revient aux deux États d'adopter la législation appropriée ». Le traité ne crée donc pas les eurodistricts et ne leur donne pas le pouvoir de déroger à la loi française.
Qu'est-ce qu'un eurodistrict ?

C'est le surnom des groupements européens de coopération transfrontalière. Ce sont des entités juridiques, créées en 2006, qui rassemblent les collectivités territo-riales concernées. Ils présentent l'avantage d'être dotés d'une personnalité juridique reconnue dans l'ensemble des pays participants. Il en existe quatre en Alsace : l'eurodistrict Regio Pamina, l'eurodistrict Strasbourg Ortenau, l'eurodistrict Fribourg Centre et Sud Alsace, et l'eurodistrict trinational de Bâle.
Que prévoit le traité en matière linguistique ?

Le traité pose comme objectif « le bilinguisme dans les régions transfrontalières ». Il n'impose donc pas l'usage de l'allemand et ne prévoit pas l'abandon du français dans les eurodistricts. Il ne s'agit pas d'un objectif nouveau et il est partagé par les collectivités territoriales alsaciennes (lire ci-dessus).
Erwan DUMONT

 

 
 

CD 68 L'Alsace au coeur des voeux

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:11:38

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CD 68 L'Alsace au coeur des voeux
 

 
Nombre de collaborateurs et d'élus ont participé à la cérémonie des voeux mardi soir.

Photos L'Alsace/Jean-Louis Lichtenauer

Le personnel du conseil départemental du Haut-Rhin était invité mardi soir à la cérémonie des voeux. Stéphanie Tachon, adjointe au directeur général des services a présenté le bilan 2018 se « contentant de quelques illustrations emblématiques de l'adhésion de notre administration au projet haut-rhinois pour l'Alsace ». Parmi ces points, le respect d'un véritable pacte budgétaire marqué par l'impérative maîtrise de la fiscalité.

« La solidarité avec les personnes les plus vulnérables de notre société constitue notre coeur de mission et notre mission de coeur. Elle mobilisera encore plus de 270 MEUR de crédits et plusieurs centaines de collaborateurs ».

Traitant de l'emploi, Stéphanie Tachon note que la politique d'insertion menée par le Département « consiste à ne pas additionner de façon mécanique les moyens budgétaires en faveur du RSA, mais à multiplier les initiatives innovantes ».

L'aménagement des territoires, voulu équilibré mais aussi durable, entraîne une forte mobilisation en faveur de la transition énergétique telle l'opération « ça turbine ».
Une Alsace forte au coeur de l'Europe

Pour renforcer la place du Haut-Rhin et de l'Alsace, sont évoquées les négociations sur l'après Fessenheim et la future ligne ferroviaire Colmar-Freiburg. Enfin, en phase avec les élus bas-rhinois, les valeurs « efficacité, citoyenneté et proximité », sont les piliers de la « collectivité européenne d'Alsace » qui verra le jour le 1er janvier 2021, date à laquelle l'Alsace réapparaîtra sur la scène institutionnelle française, mais aussi sur les plaques d'immatriculation, sur les sites internet touristiques, dans les livres de géographie...

La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, qu'entouraient de nombreux élus a remercié l'ensemble des collaborateurs avec qui elle « prend beaucoup de plaisir à échanger », ainsi que pour leur confiance « qui nous a portés toute cette année et a largement contribué à ce que nous sachions relever les défis ».

« Le doute s'est profondément installé dans notre pays, doute face aux évolutions de notre société, doute face aux incertitudes qui pèsent sur l'avenir » dit encore Brigitte Klinkert. « Pour beaucoup de nos concitoyens, ce doute est même devenu désespoir, voire détresse, et donc forcément colère ».

« Fidèle à ses valeurs, fort de sa gestion et fier de l'enthousiasme de ses équipes, le Conseil départemental s'est donné les moyens de redonner confiance, de veiller à ce que chaque citoyen puisse vivre dans la dignité et dans le respect, que ce soit les aînés, les jeunes, en inventant des mesures audacieuses en faveur de l'emploi. »

Politique qui sera poursuivie par la « collectivité européenne d'Alsace » dès le 1er janvier 2021, en profitant de compétences largement renforcées qui permettront d'améliorer le quotidien des Alsaciens. « L'Alsace sera un véritable trait d'union entre la France et l'Allemagne, en plein coeur de l'Europe. Elle sera le coeur européen de la France ».
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

Colmar Rentrée du RN 68 : Nicolas Bay pour une Europe de coopération entre nations souveraines

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:13:49

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Colmar Rentrée du RN 68
Colmar Rentrée du RN 68 : Nicolas Bay pour une Europe de coopération entre nations souveraines

 
Un peu plus de 70 personnes venues de tout le département ont assisté hier soir à la première réunion de l'année du Rassemblement National dans le Haut-Rhin. « C'est un peu la rentrée des classes politiques », concède le responsable départemental du mouvement Alain Favaletto qui souhaitait partager la galette des rois avec les adhérents et les sympathisants. Une tradition qu'apprécie aussi Nicolas Bay, venu pour parler essentiellement de l'Europe et donc de la prochaine échéance électorale, puisqu'elle relève de la chrétienté qui fonde notre société, une valeur et une identité à défendre absolument, selon l'ex vice-président du parti nationaliste. Actuel député européen et coprésident du groupe ENL, situé très à droite dans l'échiquier politique continental, Nicolas Bay a martelé ses convictions antimondialistes et proposé de construire (de l'intérieur), avec les alliés d'extrême droite des autres pays, un modèle européen basé sur la coopération entre différents pays, mais pas forcément tous, et la restitution des souverainetés nationales cette fois-ci pour tous.
J-L.W.

 

 
 

 

Et si le président se réformait aussi...

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:03:19

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Politique L'acte II du quinquennat commence
Et si le président se réformait aussi...
S'appuyant sur l'exemple des 80 km/h, Emmanuel Macron change de méthode. Sur la forme, il retrouve les accents du candidat et sur le fond, il entend fonder l'acte II du quinquennat sur les remontées du terrain. Reste le plus dur : convaincre les Français de participer au Grand débat et montrer, après le 15 mars, qu'il les a entendus.
 

 
Le président a tombé la veste pour débattre avec les maires normands et leur répondre pendant sept heures. Il a annoncé changer de méthode
Les maires et les conseillers généraux des 94 départements concernés (à Paris, le maximum est à 70 km/h) vont pouvoir procéder à des exceptions à la limitation à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles de métropole. Cette annonce surprise du président aux maires normands mardi soir est très éloignée des préoccupations des Français. L'impopulaire limitation n'apparaît que rarement sur les panneaux des gilets jaunes. La sécurité routière n'a pas trouvé place dans les 35 questions posées lundi par le président aux Français pour le grand débat national.

Pourtant, Emmanuel Macron a propulsé ce sujet polémique quitte à désavouer son Premier ministre Édouard Philippe, inflexible l'an dernier sur cette mesure malgré les assauts de collègues ministres à l'époque (Gérard Collomb), de députés, sénateurs et élus locaux.
Reconnexion avec les territoires

Avec le 80 km/h, le sentiment de déconnexion entre « les décideurs et les technocrates de Paris » et les campagnes est devenu un ressentiment de mépris. Le panneau 80 a porté atteinte à la voiture, instrument de liberté et outil d'accès au travail, annonciateur de la révolte sur les ronds-points. La réduction de la vitesse a... accéléré la chute du président dans les enquêtes d'opinion cet été. L'annonce d'une vitesse à la carte déterminée dans chaque territoire et non tombée d'une prérogative régalienne envoie plusieurs messages : le grand débat est ouvert et peut surprendre sur tous les sujets, le gouvernement s'appuiera sur les remontées du terrain, la décision sera décentralisée.

Au moment où il remonte (doucement) dans les sondages (1) et sur scène (spectaculairement), Emmanuel Macron veut montrer que sa politique descend au plus près des élus les plus populaires (68 % des Français se disent satisfaits de leur maire).

Associant le brio du one-man-show à la technicité du grand oral de l'Ena, impressionnant d'aisance verbale et physique micro en main (lire par ailleurs), il a ressuscité devant cet auditoire écharpé de tricolore le style enlevé et la méthode de consultation du candidat à la présidentielle. Il a époustouflé et conquis les maires en répondant sur tous les sujets, du financement des casernes de pompiers à la taxe d'habitation, citant même les noms des communes de chacun sept heures après le début de la réunion. Lui qui n'a jamais été local. « Le président a sans doute renoué un certain nombre de liens. Et les maires, c'était un public stratégique, parce que vous n'avez pas trente-six interlocuteurs qui vous permettent de mailler le territoire », estime Jérôme Fourquet, directeur de l'Ifop.

Quelques actes « concrets » appuient déjà ce discours. La fermeture d'une maternité à Bernay dans l'Eure prévue en février est repoussée. La fermeture de la Trésorerie de Bedous, chef-lieu de canton du Béarn est annulée. Autant de signaux positifs pour le service public en milieu rural.
«La défiance est intacte»

« Mais attention, les salles des débats ne seront pas remplies d'élus locaux. La défiance est intacte et désormais le président qui n'a mis personne entre lui et le peuple ne peut plus esquiver », tempère Jérôme Fourquet.

Vendredi à Souillac (Lot), où le maire occitan est par nature plus turbulent que le Normand, Emmanuel Macron devrait renforcer ces messages et envoyer d'autres signaux d'ouverture sans doute sur le pouvoir d'achat oublié mardi. Le style est séduisant, la méthode a changé. Reste à savoir comment se traduiront les débats dans la mobilisaiton des gilets jaunes d'abord, dans l'action du gouvernement ensuite et au final si les résultats suivent.
Pascal JALABERT (1) + 4 points dans les baromètres Ifop et Kantar des 14 et 15 janvier.

(1) + 4 points dans les baromètres Ifop et Kantar des 14 et 15 janvier.

 
 

 

Grand Débat Et si le président se réformait aussi...

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:39:43

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Grand Débat Et si le président se réformait aussi...
 

 
Le président a tombé la veste pour débattre avec les maires normands et leur répondre pendant sept heures. Il a annoncé changer de méthode. Photo PHILIPPE WOJAZER / AFP
Les maires et les conseillers généraux des 94 départements concernés (à Paris, le maximum est à 70 km/h) vont pouvoir procéder à des exceptions à la limitation à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles de métropole. Cette annonce surprise du président aux maires normands mardi soir est très éloignée des préoccupations des Français. L'impopulaire limitation n'apparaît que rarement sur les panneaux des gilets jaunes. La sécurité routière n'a pas trouvé place dans les 35 questions posées lundi par le président aux Français pour le grand débat national.

Pourtant, Emmanuel Macron a propulsé ce sujet polémique quitte à désavouer son Premier ministre Édouard Philippe, inflexible l'an dernier sur cette mesure malgré les assauts de collègues ministres à l'époque (Gérard Collomb), de députés, sénateurs et élus locaux.
Reconnexion avec les territoires

Avec le 80 km/h, le sentiment de déconnexion entre « les décideurs et les technocrates de Paris » et les campagnes est devenu un ressentiment de mépris. Le panneau 80 a porté atteinte à la voiture, instrument de liberté et outil d'accès au travail, annonciateur de la révolte sur les ronds-points. La réduction de la vitesse a... accéléré la chute du président dans les enquêtes d'opinion cet été. L'annonce d'une vitesse à la carte déterminée dans chaque territoire et non tombée d'une prérogative régalienne envoie plusieurs messages : le grand débat est ouvert et peut surprendre sur tous les sujets, le gouvernement s'appuiera sur les remontées du terrain, la décision sera décentralisée.

Au moment où il remonte (doucement) dans les sondages (1) et sur scène (spectaculairement), Emmanuel Macron veut montrer que sa politique descend au plus près des élus les plus populaires (68 % des Français se disent satisfaits de leur maire).

Associant le brio du one-man-show à la technicité du grand oral de l'Ena, impressionnant d'aisance verbale et physique micro en main (lire par ailleurs), il a ressuscité devant cet auditoire écharpé de tricolore le style enlevé et la méthode de consultation du candidat à la présidentielle. Il a époustouflé et conquis les maires en répondant sur tous les sujets, du financement des casernes de pompiers à la taxe d'habitation, citant même les noms des communes de chacun sept heures après le début de la réunion. Lui qui n'a jamais été local. « Le président a sans doute renoué un certain nombre de liens. Et les maires, c'était un public stratégique, parce que vous n'avez pas trente-six interlocuteurs qui vous permettent de mailler le territoire », estime Jérôme Fourquet, directeur de l'Ifop.

Quelques actes « concrets » appuient déjà ce discours. La fermeture d'une maternité à Bernay dans l'Eure prévue en février est repoussée. La fermeture de la Trésorerie de Bedous, chef-lieu de canton du Béarn est annulée. Autant de signaux positifs pour le service public en milieu rural.
«La défiance est intacte»

« Mais attention, les salles des débats ne seront pas remplies d'élus locaux. La défiance est intacte et désormais le président qui n'a mis personne entre lui et le peuple ne peut plus esquiver », tempère Jérôme Fourquet.

Vendredi à Souillac (Lot), où le maire occitan est par nature plus turbulent que le Normand, Emmanuel Macron devrait renforcer ces messages et envoyer d'autres signaux d'ouverture sans doute sur le pouvoir d'achat oublié mardi. Le style est séduisant, la méthode a changé. Reste à savoir comment se traduiront les débats dans la mobilisaiton des gilets jaunes d'abord, dans l'action du gouvernement ensuite et au final si les résultats suivent.
Pascal JALABERT (1) + 4 points dans les baromètres Ifop et Kantar des 14 et 15 janvier.

 

 
 

EDITORIAL : Le jeu des Mille Bornes

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:10:27

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EDITORIAL : Le jeu des Mille Bornes
 

 
Emmanuel Macron debout au milieu d'un public assis en carré autour de lui, un public qu'il cherche à convaincre, cela nous rappelle quelque chose.

Par exemple le 4 octobre 2016 au palais des congrès de Strasbourg, lors d'une réunion d'échauffement. C'était la scénographie d'un homme en campagne. Il s'agissait d'établir le contact avec les Français au tout début de l'épopée.

Que cette scénographie ait été reprise lors du grand oral normand de mardi sonne comme un aveu. Emmanuel Macron est à nouveau en campagne ; le président en place depuis vingt mois doit d'urgence rétablir le contact avec ses compatriotes. Et presque repartir de zéro.

Ce quinquennat fait penser au jeu des Mille Bornes. Le président Macron a commencé par trois cartes maîtresses. Il était un as du volant. Il était increvable. Et même prioritaire. Puis il a collectionné les cartes périlleuses, Accident de la route, Panne d'essence, Crevaison, Feu rouge. Cela vous enseigne l'humilité - au prix d'une crise redoutable. Une vraie crise de confiance.

Elle pose une question de fond. Emmanuel Macron est bon sur scène, il aime convaincre, il croit en son charisme. Sa prestation de mardi l'a confirmé. Près de sept heures d'affilée, c'était une performance à la Fidel Castro. Mais la politique n'est pas un théâtre où l'on se nourrit d'applaudissements, c'est un laboratoire où il faut travailler avec opiniâtreté, modestie, subtilité. Entouré d'un peuple qu'il faut savoir souder.

Le one-man-show est utile, mais pas décisif. Le contexte a changé depuis ce 10 décembre 2016 où le candidat Macron se grisait de ses paroles lors d'un meeting survolté à la porte de Versailles. Rien ne sert de casser la baraque à l'oral si les actes ne suivent pas de façon cohérente.

Emmanuel Macron n'est pas le maître de ce débat qu'il lance avec fougue. C'est un exercice auquel il est contraint, le début incertain d'une contre-attaque qui ne se gagnera pas la fleur au fusil. Pour l'instant il ne faut pas se raconter des histoires. Le chef de l'État recommence à sautiller mais il est encore dans les cordes.

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace Le jeu des Mille Bornes

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:41:08

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L'éditorial de l'Alsace... Le jeu des Mille Bornes
 

 
Emmanuel Macron debout au milieu d'un public assis en carré autour de lui, un public qu'il cherche à convaincre, cela nous rappelle quelque chose.

Par exemple le 4 octobre 2016 au palais des congrès de Strasbourg, lors d'une réunion d'échauffement. C'était la scénographie d'un homme en campagne. Il s'agissait d'établir le contact avec les Français au tout début de l'épopée.

Que cette scénographie ait été reprise lors du grand oral normand de mardi sonne comme un aveu. Emmanuel Macron est à nouveau en campagne ; le président en place depuis vingt mois doit d'urgence rétablir le contact avec ses compatriotes. Et presque repartir de zéro.

Ce quinquennat fait penser au jeu des Mille Bornes. Le président Macron a commencé par trois cartes maîtresses. Il était un as du volant. Il était increvable. Et même prioritaire. Puis il a collectionné les cartes périlleuses, Accident de la route, Panne d'essence, Crevaison, Feu rouge. Cela vous enseigne l'humilité - au prix d'une crise redoutable. Une vraie crise de confiance.

Elle pose une question de fond. Emmanuel Macron est bon sur scène, il aime convaincre, il croit en son charisme. Sa prestation de mardi l'a confirmé. Près de sept heures d'affilée, c'était une performance à la Fidel Castro. Mais la politique n'est pas un théâtre où l'on se nourrit d'applaudissements, c'est un laboratoire où il faut travailler avec opiniâtreté, modestie, subtilité. Entouré d'un peuple qu'il faut savoir souder.

Le one-man-show est utile, mais pas décisif. Le contexte a changé depuis ce 10 décembre 2016 où le candidat Macron se grisait de ses paroles lors d'un meeting survolté à la porte de Versailles. Rien ne sert de casser la baraque à l'oral si les actes ne suivent pas de façon cohérente.

Emmanuel Macron n'est pas le maître de ce débat qu'il lance avec fougue. C'est un exercice auquel il est contraint, le début incertain d'une contre-attaque qui ne se gagnera pas la fleur au fusil. Pour l'instant il ne faut pas se raconter des histoires. Le chef de l'État recommence à sautiller mais il est encore dans les cordes.

 

 
 

Benalla : l'embrouille des passeports

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:03:54

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Politique Commission d'enquête sénatoriale
Benalla : l'embrouille des passeports
Les quatre passeports d'Alexandre Benalla, deux diplomatiques et deux de service, ont encore été au coeur des auditions de la commission d'enquête sénatoriale hier.
 

 
Alexandre Benalla devant la commission d'enquête du Sénat en septembre dernier. L'ex-chargé de mission du président Macron sera réentendu lundi par les sénateurs et devrait notamment être interrogé sur ses (nombreux) passeports...
L'Élysée lâche de plus en plus Alexandre Benalla, son ancien chargé de mission. Ce dernier a été licencié en juillet après des révélations du journal Le Monde sur des violences commises à l'encontre de manifestants le 1 er  mai 2018 et pour lesquelles il est mis en examen. Mercredi, devant la commission d'enquête du Sénat, c'est Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, qui a été le premier auditionné. « On est confronté à un comportement fautif d'un individu qui a peut-être profité de failles du système », a-t-il notamment commenté.
Sur les passeports diplomatiques

Patrick Strzoda a confirmé qu'Alexandre Benalla avait utilisé à de nombreuses reprises ses deux passeports diplomatiques depuis son départ de l'Élysée. Une vingtaine de fois entre le 1er août et le 31 décembre 2018, la première utilisation ayant été faite du 1 er au 7 août.

C'est un inventaire du bureau de l'ex-chargé de mission, le 2 août, qui a permis de constater que les deux passeports ne s'y trouvaient pas. Interrogé à ce sujet par la commission d'enquête, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a précisé mercredi que ses services ne pouvaient pas agir pour empêcher la circulation d'Alexandre Benalla. « Nous n'étions pas en mesure d'intervenir techniquement car ces passeports diplomatiques ne relevaient pas de l'Intérieur », a-t-il déclaré, reconnaissant toutefois des « anomalies ». « Il y a eu une saisine formelle de la direction générale de la police nationale, qui nous a précisé qu'elle ne pouvait empêcher l'usage de passeports diplomatiques », a précisé Christophe Castaner.
Un faux pour se procurer un passeport ?

Le chef de cabinet de l'Élysée a lâché une autre bombe : Alexandre Benalla aurait fait usage d'un faux pour demander son second passeport de service, délivré le 28 juin. La demande a été faite au ministère de l'Intérieur par une lettre à en-tête du chef de cabinet de l'Élysée, mais « dactylographiée » et non signée. En clair, a-t-il dit, « nous soupçonnons une falsification faite par M. Benalla ». La présidence a saisi la justice. « C'est l'Élysée qui nous a alertés, fin décembre, sur ce particularisme administratif », a commenté Christophe Castaner, grinçant. Alexandre Benalla était ainsi en possession en tout de quatre passeports, deux documents diplomatiques et deux de service, comme révélé mardi soir par Le Canard enchaîné. L'un d'eux a été restitué le 11 janvier, a déclaré Christophe Castaner. Ce dernier a également précisé que ces deux documents avaient été invalidés au départ d'Alexandre Benalla, le 30 juillet, et qu'ils « avaient donc perdu leur capacité d'usage ».

Alexandre Benalla doit être réentendu lundi prochain par la commission d'enquête du Sénat.

 

 
 

 

Auditions au Sénat
La commission des lois du Sénat s'est vu attribuer les prérogatives de commission d'enquête pour six mois : du 23 juillet 2018 au 24 janvier. Après 28 auditions entre juillet et octobre, elle était en veilleuse depuis deux mois.Outre Patrick Strzoda, déjà auditionné en juillet, les sénateurs devaient entendre mercredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Lui aussi a déjà été audtionné, mais en tant que délégué général du parti présidentiel LREM. Pour la première fois, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian devait également répondre mercredi aux questions des sénateurs.

 

Éducation Polémique : Les évaluations au CP ne seront pas supprimées

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:06:51

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Éducation Polémique
Éducation Polémique : Les évaluations au CP ne seront pas supprimées

 
Plusieurs organisations syndicales ont écrit au ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer pour lui demander l'abandon de la deuxième série d'évaluations des élèves de CP, prévues la semaine prochaine.
« Inadaptées et facteur de stress »

Après la première salve, les enseignants ont constaté de nombreux dysfonctionnements, qu'il s'agisse des finalités, du contenu, de la passation, de la saisie, de la remontée des résultats, comme de la communication aux familles. Pour les syndicats, ces évaluations sont « inadaptées aux jeunes élèves de CP et facteur de stress ».

Mais le ministre a d'ores et déjà refusé leur requête. Interrogé sur le sujet mercredi, Jean-Michel Blanquer a jugé « absolument essentielles ces évaluations, car elles permettent d'avoir un portrait très précis d'où en est l'élève. On a fait une enquête de satisfaction auprès des professeurs et on a à peu près les deux tiers qui nous répondent qu'ils voient bien la pertinence de cette évaluation ».

Quelque 19 000 professeurs ont en effet répondu à une enquête en ligne en novembre. « Leurs remarques et suggestions nous ont permis d'améliorer le dispositif », poursuit le ministre, évoquant une diminution du temps de saisie des résultats ou encore un contenu adapté des tests pour tenir compte de leurs observations. Le ministre propose toutefois aux syndicats de les rencontrer en février pour faire le bilan de cette nouvelle série d'évaluations.
Près d'un élève sur quatre en difficulté

Les premières évaluations en français et en mathématiques avaient été lancées en septembre pour plus de 1,6 million d'écoliers de CP et CE1. Selon des résultats provisoires, 23  % des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu'elles produisent et 8  % ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés. Des résultats complets sont attendus dans les prochains jours.

 

 
 

 

Saint-Louis Reconversion : « Instit, c'est magnifique »

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:15:35

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Saint-Louis Reconversion
Saint-Louis Reconversion : « Instit, c'est magnifique »
Stéphane Sutter et Aude Legrand ont des parcours opposés : l'un est entré dans l'Éducation nationale quand l'autre l'a quittée. A l'heure où la difficulté du métier de professeur des écoles est mise en avant, tous deux s'accordent sur sa grandeur.

 
Aude Legrand, ancienne enseignante, et Stéphane Sutter, jeune professeur des écoles, entourant Sandrine Molinaro, elle-même à la fois dans l'Éducation nationale et le privé.
Stéphane Sutter est venu au métier d'enseignant il y a quatre ans, Aude Legrand vient de le quitter. Réunis pour l'occasion dans l'agréable salon de thé que celle-ci vient d'ouvrir à Saint-Louis, ils ont des parcours inverses, qui auraient bien pu se croiser dans une école de la ville. Ils ont aussi une forte conviction partagée, joliment résumée par Aude Legrand : « Instit, c'est magnifique ».
« Donner plusde sens àce que je faisais »

C'est d'ailleurs en « ayant en tête » le « modèle » de ses enseignants de primaire, pour lesquels il a conservé une chaleureuse estime, que Stéphane Sutter s'est décidé. « Quand j'étais petit, ce sont ceux qui valorisaient les élèves. Ils m'ont donné confiance en moi, m'ont valorisé et, finalement, permis de rebondir », se souvient-il.

Lui dont la scolarité avait été chaotique au collège (lire ci-dessous) était « loin d'imaginer ça, il y a 14 ans », au commencement de sa vie professionnelle. Mais, après un passage dans l'industrie, puis par une entreprise paysagiste en Suisse, et en dépit d'un bon salaire, lui est venue une envie d'ailleurs. « J'ai voulu donner plus de sens à ce que je faisais », résume-t-il.

Ainsi le travailleur transfrontalier s'est-il préparé à passer le concours de recrutement de professeur des écoles en candidat libre, avec le soutien de son épouse, elle-même enseignante. Et, avant même d'en avoir le résultat, il a pris le risque de démissionner, contraint par la durée de son préavis. « J'étais un peu stressé, admet-il, mais j'ai réussi du premier coup... c'était parti ! »

Pour Aude Legrand, c'était d'abord « parti » de manière plus linéaire, même si, à l'issue de son cursus de droit à l'université, elle a un temps envisagé des études dans l'hôtellerie. « Je ne savais pas trop... Puis j'ai vu des affiches à Strasbourg disant "Devenez professeur des écoles"... Pourquoi pas ? », raconte-t-elle.

Admise avec une bourse dans la première promotion du nouvel IUFM (ndlr : Institut universitaire de formation des maîtres, devenu Espé, École supérieure du professorat et de l'éducation), elle a toutefois évité de suivre les traces de plusieurs de ses proches dans l'enseignement spécialisé. Aussitôt nommée à l'école élémentaire Victor-Hugo de Saint-Louis, elle y est restée 25 ans... quasiment dans la même salle de classe.
En classe, « on a une très grande liberté »

« J'ai beaucoup aimé ça ! On peut faire tellement de choses, inventer des histoires, créer ses outils, proposer des sorties... Les enfants ne sont jamais les mêmes, les journées ne se ressemblent pas. On a une très grande liberté, infiniment plus qu'ailleurs », constate celle qui connaît aussi aujourd'hui « les deux côtés ». D'ailleurs, « à plusieurs collègues qui sont à bout et veulent se sauver », elle a assuré que « ce n'est pas forcément mieux dans le privé ».

« Nous sommes notre propre maître, appuie Stéphane Sutter. Je suis très attaché à la pratique, on fabrique des catapultes, des maquettes... » Avec une pointe « de nostalgie pour la primaire » et une pensée pour le collégien inadapté qu'il a été, il s'avoue « particulièrement sensible aux gamins en difficulté... Disons que je suis davantage sur leur dos... »

L'un comme l'autre apprécient la « qualité de vie » allant de pair avec le métier. « Avant, je rentrais tard, développe Stéphane Sutter. Maintenant, je vois mes quatre enfants, je peux suivre leurs devoirs, et si je travaille le soir, c'est à la maison. » Car, relève Aude Legrand, « on a beaucoup de temps libre, mais on travaille beaucoup, les enseignants sont généralement passionnés... Quand j'ai commencé c'était très dur, j'avais l'impression de n'avoir jamais fini ! » Et Stéphane Sutter d'ajouter, sourire en coin : « Il y a beaucoup plus à faire que je ne pensais, même en voyant mon épouse, et ça seuls nos amis instit le comprennent ! »

Si l'enseignement et le contact avec les enfants peuvent manquer à Aude Legrand, qui projette d'ailleurs des animations théâtrales dans son ancienne école, Stéphane Sutter n'a aucun regret. « J'ai divisé mon salaire par trois, c'est un choix... Maintenant, on fait de vraies vacances d'instit... au camping ! », plaisante-t-il. Passé le « trac » du premier jour, il sait pouvoir compter sur « une solidarité d'équipe ». « On a la possibilité de rendre nous-mêmes notre boulot intéressant... En fait, je n'ai même pas l'impression de travailler ! »
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Altkirch Rencontre avec Philippe Collin : Le symbole d'une jeunesse

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:17:06

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Altkirch Rencontre avec Philippe Collin
Altkirch Rencontre avec Philippe Collin : Le symbole d'une jeunesse
Elle était prometteuse, elle fut passionnante : la rencontre avec Philippe Collin autour de son livre Le Voyage de Marcel Grob a richement illustré la « journée mémoire » organisée au lycée Jean-Jacques Henner puis la rencontre à la Halle-au-Blé, mardi.

 
Le journaliste et chroniqueur Philippe Collin a rencontré lycéens et lecteurs à Altkirch à l'invitation d'Audrey Giuilloteau (à g.).
Il l'a indiqué aux élèves des quatre classes de 1re et 2de du Henner qui se trouvaient face à lui mardi : quel meilleur vecteur que la bande dessinée pour parler d'histoire au plus grand nombre ? Il n'y en a pas selon Philippe Collin, journaliste et chroniqueur sur France Inter et Arte qui a donc choisi ce médium pour raconter le destin, dans ce qu'il contient d'universel, de son grand-oncle. Soit Marcel Grob, qu'il a aimé comme un grand-père avant d'apprendre un jour de 1995 par hasard, lors d'un repas de famille ponctué par un verre de schnaps, que celui-ci avait fait la guerre en Italie sous l'uniforme de la Waffen SS. Effroi du jeune Philippe qui cherchera à savoir durant deux ans, exigera des explications du vieil homme muré dans le silence ou les réponses vagues. Aveu tacite de culpabilité en conclura-t-il, décidant dès lors de couper les ponts au point de ne pas assister aux obsèques de Marcel en 2009.
« L'histoire est une matière vivante, il faut faire preuve d'honnêteté intellectuelle »

Et puis trois ans plus tard, Philippe Collin se retrouve avec le Soldbuch de son grand-oncle dans les mains, livret militaire attestant de « l'obsession des nazis pour la bureaucratie » à un tel point que l'absence de trois lettres ne peut pas relever d'une omission : « FRW », pour Freiwilligen, « volontaire ». Se pourrait-il que Marcel Grob se soit retrouvé contre son gré dans la Waffen SS, et non dans la Werhmacht où avaient été incorporés de force 130 000 Alsaciens et Mosellans dont le journaliste n'ignorait pas plus l'existence que celle des 15 000 Malgré-Elles ? Il va chercher à comprendre... et finalement se retrouver honteux face à ses « jugements à l'emporte-pièce » : Marcel Grob fut des 10 000 jeunes « Allemands par le peuple », « offerts par le Gauleiter Wagner au Führer » pour les incorporer dans le corps militaire d'élite à partir de juin 1944, alors que le IIIe Reich s'effondre de partout.

« Je me suis trompé, j'ai mal jugé Marcel », avoue Philippe Collin à ces lycéens altkirchois rencontrés dans le cadre de la journée mémoire organisée au lycée Henner par la professeur Audrey Guilloteau. Car plus il avancera dans son enquête, plus il mesurera la prison qui paralysait ces jeunes gens, soumis au glaçant dilemme du « tuer, ou être tué » avec une menace bien réelle de déportation pesant sur leurs familles en vertu du Sippenhaft, peine héritée du vieux droit germanique.

Devant les faits et d'autres témoignages recueillis ici et là, les a priori tomberont donc, à en nouer la gorge lorsque la vérité émergera de la brume : « l'histoire est une matière vivante, il faut faire preuve d'honnêteté intellectuelle et la remettre en perspective », reprend Philippe Collin pour lequel cette relecture fut douloureuse. C'était ça. « Marcel Grob fut légalement coupable, mais morale innocent », une victime parmi les millions d'un cataclysme qui a fait souffrir toutes les familles d'Europe et plus loin encore.
La question du « si ? »

Le Voyage de Marcel Grob est ainsi un humble acte de contrition d'un homme qui n'a pu entendre son aîné parce que celui-ci était incapable de formuler son vécu, exorciser ses démons. Mais, oeuvre écrite à quatre mains avec l'illustrateur Sébastien Goethals, ce beau roman graphique transcende la seule réhabilitation d'un gamin de Kirchberg alors âgé de 17 ans pour mettre en exergue une génération condamnée au sacrifice, à « la part du sang »... elle ne pouvait plus que décider quelle veine elle allait perforer.

C'est en cela que Le Voyage de Marcel Grob, basé sur une singularité alsacienne et mosellane, est un récit dépassant ces terres. Parce qu'il interroge, en s'autorisant un peu « la licence de fiction », sur la survie, sur le choix qui demeure entre l'abominable et l'inconcevable, sur la place de l'humanité. Avec en perspective, l'angoissante question du « si ? ».

« Qu'est-ce qu'être pris au piège de la guerre ? Vous avez l'âge de Marcel, qu'auriez-vous fait ? », demande Philippe Collin à des lycéens captivés, question posée avec autant d'acuité le soir à la Halle-au-Blé où une cinquantaine de lecteurs avaient pris place à l'invitation de la Ville, du lycée et de la librairie Mille-Feuilles.
« Faire le chemin »

Deux heures d'un débat intense, philosophique, où fut également évoquée la perception ambiguë que « la France de l'intérieur » peut avoir de l'Alsace durant cette période. « Il faut savoir comprendre ce qu'ont vécu ces gamins, or beaucoup ignorent ou jugent. Le procès de Bordeaux, revenant sur le massacre d'Oradour-sur-Glane, a abîmé la mémoire », observe Philippe Collin. Laquel estime que « les Alsaciens ont catalysé cette culpabilité française » éprouvée en raison de la collaboration bien réelle pratiquée sur tout le territoire durant l'occupation, et qui trouve son paroxysme dans la LVF ou la division Charlemagne, collaboration ne devant surtout pas être occultée. Ni chez les Alsaciens, ni chez les autres. « Il ne faut pas dédouaner les volontaires », insiste Philippe Collin.

Ce n'est certes pas l'objet du Voyage de Marcel Grob, ouvrage du reste complété par un dossier historique réalisé par Christian Ingrao. Le livre n'est pas un mode d'emploi du ''prêt à penser''. «Nous ne voulions pas asséner une vérité, mais inviter le lecteur à faire le chemin, partir du cliché pour comprendre ». Et saisir pour reprendre ce proverbe chinois cité par Collin, combien il est difficile d'en descendre « lorsqu'on chevauche le tigre ».
Nicolas LEHR Le Voyage de Marcel Grob (éd. Futuropolis) est notamment disponible à la librairie Mille-Feuilles à Altkirch. Avoir également un diaporama sur www.dna.fr

Le Voyage de Marcel Grob (éd. Futuropolis) est notamment disponible à la librairie Mille-Feuilles à Altkirch.

 
 

 

Jettingen Voeux du maire : La rénovation énergétique, grand chantier 2019

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 05:59:33

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Jettingen Voeux du maire
Jettingen Voeux du maire : La rénovation énergétique, grand chantier 2019
Fidèle à une tradition chère à Jettingen, l'équipe municipale conduite par le maire Jean-Claude Colin a tenu sa réception de Nouvel An à la salle des fêtes.

 
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La cérémonie de Nouvel An à Jettingen a été rehaussée avec brio par les musiciens de l'orchestre d'accordéon du Sundgau (JAS), sous la direction de Philippe Rey.

Le premier magistrat Jean-Claude Colin a jeté un petit coup d'oeil dans le rétroviseur pour souligner les faits qui ont marqué la commune en 2018. Parmi les multiples rendez-vous associatifs, il a noté les plus importants : « La fête de la musique, autrefois appelée promenade musicale, est revenue sous la forme d'un boeuf musical porté par l'école fédérée à toutes les associations, au profit de la coopérative scolaire. » Mais aussi « les veillées théâtrales Raconte-moi ton village, mises en scène par François Dangel, dans lesquelles nos aînés ont joué leur propre rôle d'une manière si naturelle que ce chef-d'oeuvre d'authenticité opposant l'ancien monde au présent s'inscrit pour longtemps dans notre roman villageois ».

Le maire a aussi évoqué les investissements structurants avec la participation au fonds de concours pour le déploiement de la fibre optique pour 29 000 EUR, l'équipement de la salle des fêtes avec sono et rampe d'éclairage de scène pour 22 000 EUR et le remplacement des lampes de l'éclairage public par des lampes led pour 75 000 EUR avec une subvention du Pays du Sundgau de plus de 26 000 EUR.

Pour l'année qui s'ouvre, le grand chantier est la rénovation énergétique des écoles et des logements communaux, dans le but, pour l'école, de conserver son attractivité et sa capacité d'accueil et de fonctionnement harmonieuse avec celle de Berentzwiller. Pour cela, il faudra améliorer son confort avec mise aux normes sécurité et accessibilité, tout en réduisant sa propension énergivore.

L'élu a annoncé que les contentieux dus aux sinistres et malfaçons de la salle des fêtes ont été purgés et que la salle allait pouvoir être inaugurée.

Il proposera au conseil municipal de rester tranquille du côté des impôts communaux. « Ainsi nos taux d'imposition resteront les mêmes que ceux votés en 1993, soit une stabilité de la fiscalité communale depuis vingt-six ans. Autrement dit, si les impôts augmentent, ce n'est pas nous ! »

Nicolas Jander, conseiller départemental, a salué l'âme de la démocratie locale.

 

 
 

 

Schweighouse-Thann : La rue du Château sera réaménagée

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:01:49

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Schweighouse-Thann
Schweighouse-Thann : La rue du Château sera réaménagée
Vendredi soir, le maire Bruno Lehmann a présenté ses voeux aux « habitants, élus, agents municipaux et partenaires ».

 
Le maire Bruno Lehmann entouré par les sapeurs-pompiers honorés et de nouveaux habitants du village.
Raphaël Schellenberger, député, François Horny, président du Pays Thur-Doller et Francine Gross, vice-présidente de la communauté de communes de Thann-Cernay et remplaçante des conseillers départementaux Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari, s'étaient joints à l'assemblée réunie dans la salle des fêtes.

Le premier magistrat a commencé son allocution en évoquant le changement climatique, « il est de mon devoir, au niveau local, de sensibiliser les personnes afin de prendre, à notre niveau, avec nos moyens, des mesures pour lutter contre ce phénomène ». Après un coup d'oeil dans le rétroviseur 2018, il s'est recentré sur la vie communale et a présenté le projet phare de l'année 2019 : le chantier de la rue du Château située au coeur du village. Elle sera réaménagée et prolongée jusqu'au chemin d'exploitation. Un autre projet est dans les cartons, celui de l'atelier communal qui a été validé par le conseil municipal. L'aménagement du centre village intéresse l'Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg et pourrait devenir un sujet de réflexion pour leurs étudiants au second semestre : « S'il est retenu on aura une vision neutre d'étudiants d'une grande école avec leurs expériences et leurs connaissances [...] et surtout leur savoir dans le domaine technique et structurel ». Les adjointes Marie-Paule Morin et Laurence Weiss ont respectivement présenté les nouveaux habitants du village et les soldats du feu honorés sur proposition du chef de corps par intérim Yann Kinderstuht.

Le week-end du 28 et 29 septembre 2019 se déroulera la cérémonie de passation de commandement entre Benoît Siberlin et Yann Kinderstuth dans le cadre des 130 ans du corps des sapeurs-pompiers de Schweighouse-Thann.

Médaille d'argent pour 20 ans de service : Deborah Sig, Guillaume Hirth, Jérôme Hager

Médaille d'or pour 30 ans de service : Emmanuel Hirth, Francis Werlin, Alain Sig, Raoul Hirth

Fabienne Rapp

 

 
 

 

Bergholtz Voeux de la maire Nella Wagner : Quatre citoyens méritants

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:01:12

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Bergholtz Voeux de la maire Nella Wagner
Bergholtz Voeux de la maire Nella Wagner : Quatre citoyens méritants
La maire de Bergholtz a présenté à ses concitoyens ce que réserve 2019 à la commune.

 
Les médaillés et les élus entourant la maire, Nella Wagner.
La tradition de la cérémonie des voeux a été respectée : Nella Wagner, maire de Bergholtz, a accueilli samedi, dans la salle polyvalente, la population du village ainsi que nombre d'élus de la région. Elle a salué notamment Denise Buhl, conseillère régionale et députée-suppléante de Jacques Cattin, Francis Kleitz, conseiller régional et maire de Guebwiller, Alain Grappe et de Karine Pagliarulo, conseillers départementaux, Marc Jung, président de la CCRG, plusieurs maires de la communauté des communes de la Région de Guebwiller, Magali Pélissier, commandant de la brigade de gendarmerie de Guebwiller, et Gilbert Fretz, maire honoraire de Bergholtz.
Rénovation de l'école

D'entrée, la première magistrate passe en revue l'année écoulée, évoquant la réussite de la 4ème journée citoyenne (dont la prochaine édition aura lieu le 18 mai), la poursuite de la mise aux normes d'accessibilité des bâtiments publics et la réalisation de la seconde tranche de l'éclairage public et l'éclairage du terrain de foot. Depuis le mois d'avril, l'extinction de l'éclairage public entre minuit et 4 heures du matin est définitivement actée. Des travaux de rénovation ont été effectués à l'école élémentaire, à la bibliothèque municipale et à l'aire de jeux. Pour sécuriser le centre du village, une zone limitée à 30 km/h a été décidée. La mise aux normes électrique de la salle polyvalente, dont une rénovation complète est prévue, a été réalisée par les élèves du lycée Deck dans le cadre d'un partenariat qui se poursuivra en 2019. La fibre optique est arrivée dans le village, tirant bénéfice de sa proximité géographique avec les communes prioritaires d'Orschwihr et de Bergholtz-Zell. Par ailleurs, un travail de fond sera entrepris sur le plan d'urbanisme intercommunal. En 2018, on a enregistré 6 naissances, 3 mariages, 7 PACS et 8 décès. Au 1er janvier 2019, Bergholtz compte 1098 habitants.

Nella Wagner a remercié ses adjoints et conseillers pour leur investissement, puis procédé à quatre mises à l'honneur.

? La médaille d'honneur régionale, départementale et communale Or a été décernée à Jean-Luc Galliath pour 35 ans au service de la commune en qualité d'élu.

? La même distinction a été remise à l'agent de maîtrise principal Alain Hetsch.

? Noëlle Boll a reçu la médaille d'honneur régionale, départementale et communale Argent pour ses 20 ans au service de la commune.

? Gilbert Fretz, président de l'association de jumelage franco-belge, a été honoré au titre du monde associatif.

Les élus présents ont pris la parole tour à tour, exposant chacune et chacun des projets en cours et à venir, d'aucuns encourageant les habitants à voter lors des élections européennes. A remarquer l'intervention de Denise Buhl sur l'impérieuse nécessité de maintenir le dialogue avec la jeunesse qui a besoin d'interlocuteurs physiques et pas seulement virtuels.

Pour clore la soirée, Nella Wagner invita au verre de l'amitié.
J-M.S.

 

 
 

 

Voeux Porte du Ried « S'unir pour être plus fort »

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:12:31

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Voeux Porte du Ried « S'unir pour être plus fort »
 

 
Les récipiendaires entourés des élus et des invités à l'occasion de la cérémonie des voeux à la population.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
C'est le maire de la commune nouvelle de la Porte du Ried, Bernard Gerber, qui a présidé la cérémonie des voeux à la population, samedi 13 janvier à l'Espace Ried brun.

L'édile a salué les près de 250 habitants de Holtzwihr et de Riedwihr qui ont répondu à l'invitation ainsi que l'ensemble des forces vives de la commune, les représentants des services de l'État, du monde économique, culturel et associatif, les enseignants et les nouveaux concitoyens.
« Notre société est malade et la vie n'est pas facile »

« Notre société est malade et la vie n'est pas facile pour tout le monde, pour les élus communaux aussi qui n'en peuvent plus, a relevé le maire délégué Bernard Dirninger. Les élus attendent plus de respect, de compréhension et de dialogue de la part de l'exécutif et des administrations qui semblent souvent rester sourds ».

Sans forcer la main à quiconque, Bernard Dirninger a demandé aux élus « de réagir » et aux maires de « prendre leur responsabilité, comme la loi leur en offre la possibilité, celle de s'unir pour être plus fort ».
« Retour de l'Alsace par la grande porte »

La présidente du conseil département, Brigitte Klinkert a adressé une mention particulière aux sapeurs-pompiers avant de les remercier « pour leur engagement ». Elle a aussi mis l'accent « sur le retour de L'Alsace par la grande porte le 1er janvier 2021, avec la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace ».

La sénatrice, Catherine Troendlé a rappelé « les violences subies par les forces de l'ordre et les sapeurs-pompiers » ces dernières semaines avant de rendre hommage aux élus locaux, alors que le député Eric Straumann a loué « la belle réussite de la Commune nouvelle ».
Des projets

L'assemblée a ensuite visionné les faits marquants de la Porte du Ried en 2018.

Bernard Gerber a présenté les différents projets au programme en 2019 à Holtzwihr : la fin de l'enfouissement des réseaux basses tensions rue Principale et l'installation de nouveaux candélabres, le remplacement de la conduite d'eau potable rue Principale par Colmar Agglomération pour un montant de 643 000 EUR, des travaux sur le réseau d'eau pluviale rue Principale, pour un montant de 66 000 EUR.

À Riedwihr, seront lancés les travaux de réhabilitation de la mairie et du presbytère. Quant à la Journée citoyenne, elle aura lieu le 18 mai. Le premier magistrat a par ailleurs annoncé la création d'un site internet pour la Commune nouvelle. Bernard Gerber a ensuite répondu aux questions-réponses des habitantes. L'adjointe au maire, Doris Lieby, a fait lecture du palmarès des maisons fleuries (voir encadré), et la présidente du jury, Brigitte Diebolt, a procédé à la remise des diplômes aux lauréats. L'adjointe au maire, Anne Schoor, a pris la parole estimant que « la Commune nouvelle fait ses preuves » avant de remercier et féliciter les deux édiles et de leur remettre un bon restaurant « à partager avec leur épouse, Véronique et Nicole », sous les applaudissements de la salle.
Robert FURDERER

 

 
 

Wettolsheim Des voeux, des regretset des projets

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:17:07

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Wettolsheim Des voeux, des regretset des projets
 

 
À l'occasion des voeux à la population, la municipalité avait convié, mardi 15 janvier, les habitants du village et de nombreuses personnalités dont Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Gilbert Meyer, maire de Colmar et président de la CAC, ainsi que les édiles des communes proches.
0 EUR de dotationsde l'État en 2018

Après les salutations d'usage, Lucien Muller, maire de Wettolsheim, a rappelé le contexte troublé sur le plan national : « Notre monde n'est pas un monde de paix et de sérénité ». Il a évoqué la suppression de la taxe d'habitation décidée par le gouvernement et les baisses des dotations de l'État regrettant que pour Wettolsheim « elles se soldent à 0EUR en 2018 alors qu'elles s'élevaient à 152 000 EUR en 2013 ». Ce qui représenterait une perte sèche de 200 000 EUR par an. Sur le plan démographique, en 2018, on recense 16 naissances, 13 décès et neuf mariages. La population de Wettolsheim compte aujourd'hui 1 779 habitants.
Déploiementdu réseau de vidéo-protection

L'édile a remercié les adjoints et les élus pour leur engagement pris envers les électeurs. Lucien Muller a également souligné le travail remarquable de l'équipe administrative autour d'Isabelle Gorguet et de l'équipe technique sous la direction de Daniel Etterlen.

Le maire a exposé les projets prévus en 2019 : la Collectivité européenne d'Alsace, l'ouverture du chantier d'aménagement de la Route du vin cofinancé par le Département (depuis le carrefour des Noyers jusqu'à l'entrée de Wettolsheim), le déploiement du réseau de vidéo-protection afin d'améliorer globalement la sécurité qui couvrira l'ensemble des entrées du village et son centre, et la poursuite du chantier de la salle multi-activités qui devrait être livrée en 2019.
Tous les projetssont financés

Le maire a indiqué que tous les projets sont financés et que la commune n'a pas augmenté les taux d'imposition en 2018. Au nom de l'équipe municipale, il a souhaité une belle année 2019 à l'ensemble de la population et aux invités. La maire junior Mathilde Weit a exposé les travaux de son équipe et présenté ses meilleurs voeux à tous. Dans son discours, Brigitte Klinkert a exposé les projets du Département dont le chantier de la Collectivité européenne d'Alsace et conclu en citant Pierre Pflimlin : « Je suis Européen parce que je suis Alsacien ! ».
Hélène BLÉGER

 

 
 

Voeux Attenschwiller Une ville pionnière

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:21:17

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Voeux Attenschwiller Une ville pionnière
 

 
Daniel Hassler n'a pas manqué de mentionner le mouvement des gilets jaunes dans son discours. Photo L'Alsace
Après avoir remercié les invités présents à la cérémonie de voeux, dimanche, le maire Daniel Hassler a présenté le remarquable choeur d'hommes Liederkranz d'Attenschwiller, qui a interprété quelques titres qui ont séduit le public. Puis, en présence du député Bruno Fuchs, de Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, du maire de Landser et conseiller départemental Daniel Adrian et de nombreux élus, Daniel Hassler a pris la parole.
« Éviter l'engrenage des passions collectives »

Il a d'abord rappelé les faits marquants de l'année 2018, dont le mouvement des gilets jaunes. « Même si certaines revendications sont légitimes, l'effondrement de l'autorité de l'État ne peut qu'aboutir à une désintégration de notre système politique, a-t-il souligné. Pour éviter l'engrenage des passions collectives, il faut accepter une modernisation du modèle français, qui passera par une politique économique et sociale qui tienne compte des contraintes de la mondialisation et de la révolution numérique. Aussi, pour redresser l'économie, il faut augmenter les recettes, réduire nos déficits et l'endettement public. »

Puis le maire a rappelé que la commune de Steinbrunn-le-Bas a été pionnière dans les domaines de la transition écologique et de la défense de la biodiversité. Elle a notamment installé le premier panneau appelant à la protection des hérissons et aménagé une mare dans la forêt du Buchwald pour reconstituer l'écosystème des batraciens, un projet initié par Heike Wook, présidente de l'Asave (Association sauvetages des animaux, végétalisme et écologie). Le remplacement de l'ensemble de l'éclairage public par des leds va dans le même sens.

Le maire a aussi fait part de sa considération pour les sportifs méritants et les bénévoles qui oeuvrent pour la collectivité.

Il a également salué la mémoire de Paul Ketterlin, l'ancien maire de Steinbrunn-le-Bas décédé l'année passée, pour son dévouement durant deux mandats.
Des travaux en projet

Les principaux projets pour l'année 2019 sont la réhabilitation du presbytère, avec la réalisation de quatre appartements locatifs ; des chantiers de voirie, d'entretien du réseau d'eau, des travaux patrimoniaux dans la forêt communale et la mise aux normes des bâtiments publics pour les personnes à mobilité réduite.

Le député Bruno Fuchs, quant à lui, a fait part de son ressenti concernant l'année passée : « Nous sommes dans un changement complet de civilisation, on le voit avec les gilets jaunes, ce qui entraîne beaucoup de richesses mais crée beaucoup de solitude et d'indifférence. Pour que ça marche, il faut recréer de la confiance. »

Daniel Hassler a conclu la cérémonie par une remise de prix à différents lauréats (sportifs, danseurs, vainqueurs du concours des maisons fleuries), avant de partager le verre de l'amitié.
Texte et photos : Cécile CIANDRINI

 

 
 

cercle Saint-Joseph Tradition : La fête du bel âge

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:00:20

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cercle Saint-Joseph Tradition
cercle Saint-Joseph Tradition : La fête du bel âge
Ce dimanche, la traditionnelle fête du bel âge, organisée chaque année par l'association d'éducation populaire (AEP) du quartier Saint-Joseph, s'est déroulée dans la salle du cercle du même nom.

 
Les membres de l'AEP, les élus, et les représentants de l'église aux côtés du président de l'association, Sven Bachert (à droite).
Ce repas festif, offert aux anciens du quartier par l'AEP, a réuni 175 personnes de 60 ans et plus, accueillies dans une salle superbement décorée.

Cette rencontre annuelle est très appréciée par les personnes âgées de la paroisse, mais également par les organisateurs. Comme l'a souligné dans son mot d'accueil, le président Sven Bachert : « Notre repas annuel fait partie de ces moments privilégiés, si précieux, si riches d'échanges et de convivialité, cette famille que nous formons, et ce lien entre les différentes générations n'ont pas de prix, être et vivre ensemble, c'est le fondement même de toute société ».

Il a également remercié les élus de leur présence, le maire Gilbert Meyer, accompagné d'une forte délégation du conseil municipal, ainsi que le conseiller départemental Yves Hemedinger. L'église était représentée par le curé François Martz et le président du conseil de fabrique Germain Mergel qui a été mis à l'honneur.
« Ce dimanche de janviervous est réservé et dédié »

Le président s'adressant aux aînés : « L'AEP Saint-Joseph est un véritable maillon du lien social, tellement indispensable au quotidien, année après année, ce dimanche de janvier vous est réservé et dédié, à vous nos aînés de la paroisse, votre présence et votre constance ne peuvent que nous encourager à pérenniser cette tradition bien établie ».

Après une rétrospective des projets ayant abouti l'année écoulée, il a présenté plusieurs autres défis qui attendent l'association. Après l'apéritif, l'excellent repas, concocté par les bénévoles, a fait l'unanimité dans l'habituelle ambiance chaleureuse et familiale propre au quartier Saint-Joseph, véritable ville dans la ville. Autour des tables, les souvenirs d'un passé commun ont été échangés par les convives, certains étant plus heureux que d'autres.

En milieu d'après-midi, la visite du père Noël, venu apporter un message de paix, a été très appréciée. Dominique Kollros a animé ce moment de fête à l'accordéon, interprétant des chants de Noël et quelques autres airs nostalgiques, repris en choeur par toute la salle.

La dégustation de la galette de l'Épiphanie a été un autre moment fort, couronnant quelques rois et reines d'un jour, tous récompensés par une distribution de chocolats.

 

 
 

 

Wettolsheim Paroisse Saint-Rémi : Messe solennelle et bénédiction de l'orgue

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 05:59:57

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Wettolsheim Paroisse Saint-Rémi
Wettolsheim Paroisse Saint-Rémi : Messe solennelle et bénédiction de l'orgue
La paroisse Saint-Rémi de Wettolsheim était en fête, dimanche, à l'occasion de la messe solennelle de la fête patronale et la bénédiction de l'orgue rénovée par Joseph Lachmann, vicaire épiscopal.

 
La chorale de la communauté de paroisses a chanté dans le choeur de l'église Saint-Rémi de Wettolsheim.
À l'issue de la cérémonie inaugurale et de la messe présidée par Albert Nouati, curé de la communauté de paroisses, et rehaussée par les chorales de la communauté, le président du conseil de fabrique de Wettolsheim, Jean-Rémy Haeffelin, a salué les instances religieuses et politiques dont le député Jacques Cattin, député et le maire et conseiller départemental Lucien Muller.
«Cet orgue est désormais le vôtre»

Jean-Rémy Haeffelin a rappelé l'historique de l'orgue construit en 1789-1790 par le facteur d'orgue Martin Birgantzlé : « L'orgue, le roi des instruments, peut conduire à la joie de la foi. » Il a également parlé des travaux de relevage, citant l'investissement de la commune à hauteur de 40 %, le conseil général pour 15 % et l'investissement des donateurs : « Cet orgue est désormais le vôtre, quelles que soient vos convictions. »

Le récital d'orgue, à 16 h par Heinrich Walter, a attiré de nombreux amateurs.

Heinrich Walter, organiste concertiste, interprète de la grande littérature pour orgue, a interprété de façon magistrale de superbes morceaux de Couperin, de Grigny, Nicolas Clérambault, Mozart et Bach. Heinrich Walter se produit en concert dans le monde entier, et enseigne l'orgue depuis 2002 à la Evangelischen Horschule fûr Kirchenmusik à Heidelberg avec le titre de « professor ». Il détient un palmarès éloquent : il a obtenu un premier prix d'orgue au Conservatoire à Toulouse en 1984, a remporté le concours d'orgue de San Antonio (USA) ainsi que de Nuremberg en 1987.

La chorale Sainte-Cécile, sous la direction de Sylvie Barth et accompagnée à l'orgue par Etienne Stentz, a chanté le Benedictus de Jacob de Haan et le Gloria de Vivaldi.

À l'issue de la première partie, une vidéo sur la restauration de l'orgue et son fonctionnement, réalisée par Etienne Stentz et Marc Gilg, président du WAL (Wettolsheim Animation Loisirs), et Bernard Miclo, animateur au WAL, a été présentée au public.

 

 
 

 

Mulhouse nomme une conciliatrice de la ville

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:30:21

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Mulhouse nomme une conciliatrice de la ville
 

 
Avocate de formation et très active sur le plan associatif, Pauline Andrieu a été choisie comme conciliatrice de la ville de Mulhouse.

Photo DNA/Michèle Marchetti

Pour régler les litiges entre les citoyens et ses services, la ville de Mulhouse a créé un poste de conciliateur de la ville, sous l'égide de son agence de participation citoyenne Mulhouse c'est vous. Le conciliateur a pour rôle de régler gratuitement, de manière confidentielle et à l'amiable, un litige concernant par exemple les problèmes de voirie, de permis de construire, de nuisance récurrente de voisinage, ou de carte scolaire...

« Indépendant, le conciliateur se veut un nouveau maillon de la politique d'amélioration des relations entre l'administration municipale et les Mulhousiens, vers plus de transparence et de proximité », explique Cécile Sornin, adjointe au maire et présidente de l'agence.

Une mission qui se rapproche de celle de l'Ombudsman montréalais, dont elle s'inspire. Notamment parce qu'il pourrait aller au-delà du règlement du litige, vers la formulation de propositions plus globales sur de nouveaux modes de faire. Ainsi, le conciliateur de la ville de Mulhouse permettra peut-être de « faire évoluer les pratiques des services de la ville si nécessaire ». M. M.

 

 
 

Musées de Colmar Bilan de fréquentation 2018 : 145 000 visiteurs

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:25:18

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Musées de Colmar Bilan de fréquentation 2018
Musées de Colmar Bilan de fréquentation 2018 : 145 000 visiteurs
Les quatre musées colmariens, hors Unterlinden, présentent des bilans contrastés de l'année 2018, après une hausse générale observée en 2017. Ils totalisent tout de même plus de 145 000 visiteurs.

 
L'équipe du musée d'Histoire naturelle (Jean-Michel Bichain, Bernard Stoehr, Eric Piselli, Kevin Humbrecht et Bernard Schweitzer) descend le lion de la réserve en vue de la prochaine exposition sur la biodiversité qui débute le 1er février.
Musée du Jouet
Premier musée de Colmar, derrière Unterlinden, le musée du Jouet poursuit sa progression avec constance. En 2018, il a accueilli 76 334 visiteurs contre 74 981 en 2017. En 2016, ils étaient 72 300 visiteurs à en franchir les portes.

Sans surprise, ce sont les mois d'août (12 336 entrées) et de décembre (10 853), qui sont les plus porteurs, tandis que juin (2 867) et novembre (3 996) ont été les plus poussifs en termes de fréquentation. Un tiers des visiteurs ont moins de 16 ans (24 450) et près de 18 % ont moins de 8 ans.

Les touristes étrangers représentent 30  % des visiteurs, les pays limitrophes (Allemagne, Suisse et Belgique) étant les premiers pourvoyeurs.

L'exposition sur Les jouets de l'espace, en place depuis le 13 octobre, a succédé à celle sur L'univers des figurines qui était visible jusqu'au 9 septembre.

Une vitrine « focus » a été mise en place pour présenter des micro-expositions sur une thématique ciblée. Trois présentations ont eu lieu en 2018 : porte-bonheur japonais, Guignol et les jouets du pompier.

Par ailleurs, une vitrine dédiée à l'évolution du petit train est en place depuis un an et une salle d'activités, dédiée aux visiteurs, a été aménagée pour jouer et s'amuser.

En 2019, un projet va être élaboré pour le réaménagement de l'étage des trains et la valorisation des collections.
Musée Bartholdi

La progression de la fréquentation se poursuit également au musée Bartholdi qui a comptabilisé 25 263 visiteurs en 2018, contre 23 115 en 2017. Le mois de décembre a été particulièrement fructueux avec 900 visiteurs de plus qu'en décembre 2017. La conservatrice, Isabelle Brautigam, n'a pas d'explication. « Je redoutais ce mois de décembre qui a été assez perturbé en Alsace. Finalement, il a été très bon. »

Si le musée n'a pas encore mis en place les demandes systématiques des provenances des visiteurs, elle estime qu'il y a de plus en plus de visiteurs étrangers, notamment américains et asiatiques. La visite de la créatrice de mode new-yorkaise, marraine de la statue de la Liberté, Diane de Fürstenberg a peut-être porté ses fruits. Elle y a tourné quelques séquences d'un documentaire sur la célèbre statue, pour la télévision américaine.
Une journée de gratuité pour l'Independance Day

L'exposition sur Bartholdi intime, désormais décrochée, devrait laisser place à d'autres. L'une n'est pas encore validée, l'autre devrait porter sur l'oeuvre d'Eugène Dock, sculpteur et dessinateur strasbourgeois, ami fidèle de Bartholdi, peu connu du grand public.

Autre projet, la signalétique sera présentée en trois langues (français, allemand, anglais). En 2019, le musée Bartholdi devrait reconduire la journée de gratuité pour l'Independance Day, le 4 juillet, et l'apéro jazz dans le cadre du festival en septembre.
Musée d'Histoire naturelle

Après une forte hausse de la fréquentation en 2017, avec 17 150 visiteurs, le musée d'Histoire naturelle a connu une baisse en 2018, avec 14 806 entrées. L'exposition sur la minéralogie a peut-être moins attiré que la précédente, sur le camouflage des insectes. L'absence, durant deux mois, d'une animatrice au service pédagogique, pourrait aussi avoir eu une incidence, selon Joëlle Kugler, chargée de l'action culturelle et de la communication.

Un recul de 500 personnes a été relevé lors de la Nuit des musées, en mai, avec 900 visiteurs, malgré une exposition photographique de qualité, Belle de mines, accrochée pour l'occasion.

Les 17 sorties réparties sur l'année ont attiré 422 personnes, soit bien mieux que les 300 de l'année précédente. Quelque 500 personnes ont assisté aux conférences.

La prochaine exposition, qui démarre le 1er février, s'intitule Biodiversité, crise et châtiments. Justine Chlecq, responsable de la section mammalogie, en sera la coordinatrice, secondée par d'autres responsables de section. De nombreuses conférences seront programmées sur ce thème d'actualité.

Le musée va aussi connaître une remise à neuf, au niveau de l'accueil. « Les aquariums vont être retirés, ce qui va libérer de l'espace », annonce Joëlle Kugler. La caisse sera informatisée. Les travaux sont en cours, avec une inauguration prévue le 8 février.
Musée Hansi

Avec près de 29 000 entrées en 2018, contre 30 000 en 2017, le musée Hansi a un peu moins bien fonctionné. « On a eu un très bon début d'année grâce à l'exposition temporaire consacrée à Eugène Noack. La seconde partie a été un peu moins porteuse, sans doute à cause de l'absence d'exposition », analyse Anthony Fleisher, responsable du Village Hansi. « Les expositions nous amènent le public local », commente-t-il.

Pour 2019, deux expositions sont dans les cartons, mais il est encore trop tôt pour en parler.
Valérie FREUND Le bilan du musée Unterlinden, qui a accueilli 197 000 visiteurs en 2018 est paru dans les DNA du vendredi 11 janvier.

Le bilan du musée Unterlinden, qui a accueilli 197 000 visiteurs en 2018 est paru dans les DNA du vendredi 11 janvier.

 
 

 

Le Colmar city pass :pas assez de recul
Mis en place le 18 octobre par l'office de tourisme, le Colmar city pass offre durant sept jours la possibilité de visiter tous les musées colmariens mais aussi de faire un tour en barque ou en train touristique pour la somme de 32 EUR.Il est trop tôt pour dresser un bilan de ce nouvel outil. « La clientèle de Noël n'est pas celle du Colmar city pass. En cette saison, les visiteurs et touristes ne restent pas plus d'une nuit à Colmar et donc, ne cherchent pas vraiment à profiter des avantages du city pass. Cependant, le Colmar city pass s'implante petit à petit au sein des musées colmariens et le déploiement se fait de façon fluide », indique-t-on à l'office de tourisme.

 

Ribeauvillé ET ENVIRONS Avec la brigade de gendarmerie : Moins 15 % sur la délinquance

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:23:03

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Ribeauvillé ET ENVIRONS Avec la brigade de gendarmerie
Ribeauvillé ET ENVIRONS Avec la brigade de gendarmerie : Moins 15 % sur la délinquance
Les gendarmes de la brigade de Ribeauvillé ont constaté 245 faits de délinquance en 2018 contre 304 en 2017, soit une « baisse significative » de l'ordre de 15  %.

 
La brigade territoriale autonome de gendarmerie de Ribeauvillé quasiment au complet, avec au centre le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de Colmar.
« Nous ne sommes pas focalisés sur les chiffres de la délinquance, qui ne sont qu'un indicateur permettant d'orienter au mieux notre action, avec tous nos partenaires locaux qui contribuent eux aussi à la sécurité », a souligné le chef d'escadron Mikaël de Miras, ce mardi à l'occasion de l'inspection et de la présentation du bilan annuel de la brigade de gendarmerie de Ribeauvillé. Le commandant de la compagnie de Colmar, depuis le 1er août, se dit néanmoins « très satisfait du travail de fond réalisé par la brigade, au contact du terrain, de la population et des forces vives du secteur ».
Des cambrioleursde commerces arrêtés

Les statistiques confortent cette impression positive : depuis une année 2014 marquée par une centaine de cambriolages, la tendance s'est inversée. Le nombre de faits de délinquance générale a notamment baissé de 25  % de 2016 à 2017, et encore de 15  % de 2017 (304 faits constatés) à 2018 (245 faits). Le volume dépend en grande partie des atteintes aux biens : 141 vols et dégradations ont été constatés l'an dernier, contre 199 l'année précédente. Six véhicules ont été volés, et 29 roulottés.

Trente-deux vols avec effraction ont été commis en 2018, treize de moins que l'année précédente, dont seulement quatre dans des locaux professionnels ou associatifs. « C'est dû notamment à l'interpellation, au printemps dernier par la brigade de recherches de Colmar, d'une équipe en partie haut-rhinoise de délinquants spécialisés dans le cambriolage des commerces, qui aurait sévi depuis l'été 2016 », indique le major Frédéric Neubeck, commandant de la brigade de Ribeauvillé, qui peut compter sur un effectif au complet de 15 militaires. En attendant quelques départs, dont celui (à la retraite) de son adjoint l'adjudant-chef Stéphane Niotta.

Le nombre de faits de violences, « surtout au sein de familles », est en « légère hausse » (41 contre 39 l'année précédente). Les escroqueries, « surtout via internet », ont augmenté de 30  %, « ce qui signifie 32 faits au lieu de 24 ».
Incendie au Muesberg :la piste criminelle

Parmi les événements marquants de l'année écoulée, on peut citer l'interpellation du braqueur d'une supérette et de son complice en janvier à Saint-Hippolyte, ou encore la collision entre un train et véhicule, le 6 avril, toujours sur le ban communal de Saint-Hippolyte. Pour ne rien laisser à ses enfants, un retraité du village - qui a été arrêté - avait piégé sa maison et placé sa voiture sur les rails : le préjudice se chiffre en centaines de milliers d'euros...

Par ailleurs, la thèse d'un acte volontaire est privilégiée pour l'incendie d'un bâtiment annexe au centre médical du Muesberg, le 11 août à Aubure. Pour ce qui concerne le mouvement des gilets jaunes, les gendarmes de Ribeauvillé ont surtout prêté main-forte aux brigades voisines. Fin novembre, un mur de blocs de béton non scellés a été érigé devant la porte d'entrée du centre des finances publiques de Ribeauvillé mais aucune plainte n'a été déposée, et donc aucune enquête menée.

Déjà endeuillées par un accident mortel l'année précédente, les routes du secteur ont vu deux conducteurs perdre la vie : un motard qui avait entrepris un dépassement, et est entré en collision avec une voiture circulant sur sa voie le 20 février sur la RD 416 entre Ribeauvillé et Ostheim, et un automobiliste roulant trop vite qui a percuté un arbre, le 10 mai route de Guémar à Ribeauvillé. Trois autres accidents ont fait trois blessés légers.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Forêt Initiation à la sécurité pour les habitants de Reiningue, Heimsbrunn et Morschwiller-le-Bas : Comment acheter du bois sans risques

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:20:31

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Forêt Initiation à la sécurité pour les habitants de Reiningue, Heimsbrunn et Morschwiller-le-Bas
Forêt Initiation à la sécurité pour les habitants de Reiningue, Heimsbrunn et Morschwiller-le-Bas : Comment acheter du bois sans risques ?
L'Office national des forêts et les Caisses d'assurance-accidents agricoles ont proposé, samedi matin, pour la première fois une initiation à la sécurité des travaux en forêt aux acheteurs de bois de Heimsbrunn, Morschwiller-le-Bas et Reiningue. L'intérêt était manifeste.

 
Cédric Nodin (3e en partant de la droite), technicien forestier, a annoncé des informations « axées sur ce qui est abattu dans la forêt de Reiningue ».
« Je suis agréablement surpris, s'est réjoui Alain Leconte, maire de Reiningue, que les habitants de Reiningue, Heimsbrunn et Morschwiller-le-Bas aient répondu aussi nombreux » à l'invitation de l'Office national des forêts (ONF) qui a convié les acheteurs de bois à une réunion d'information sur les techniques de bûcheronnage et les gestes à adopter.
« La forêt, secteur le plus accidentogène »

Son homologue de Heimsbrunn, Jean-Paul Mor, est allé dans le même sens, relevant que, sur 60 personnes contactées, une quarantaine se sont déplacées samedi matin. Jean-Charles Deininger, chef de projet formation de l'ONF, qui a animé l'atelier outillage, a souligné que les CAAA (Caisses d'assurance-accidents agricoles) ont non seulement financé l'opération mais également assumé la partie équipement, rappelant qu'il s'agit d'une initiation car, « pour être bûcheron, il faut deux ans de formation ».

Cédric Nodin, le technicien forestier du triage de Reiningue de l'ONF à l'initiative de cette première matinée d'information dans le secteur, a réparti les participants en trois groupes, autant que d'ateliers.

Anthony Metzger, responsable du service prévention de CAAA, a rappelé « des principes de sécurité basiques » et la nécessité d'être à trois : un qui reste à côté de la victime et un qui donne l'alerte, avec un véhicule positionné pour le départ. « Le secteur le plus accidentogène est la forêt », insiste-t-il. « Tous les ans, dans le département, on a des accidents mortels », appuie Cédric Nodin.

Anthony Metzger a surtout intéressé son public par la présentation des points de rencontre avec les secours, car nombre de ses auditeurs connaissaient les accessoires indispensables : bottes ou chaussures et pantalons anti-coupures, jambières, gants, casque.

Puis il a énoncé des règles d'abattage et de direction à donner au tronc, reprises de façon détaillée, démonstration à l'appui, dans un autre atelier, par Timothée Stoffel, bûcheron-forestier ONF.

Hugues Schildknecht, de Lutterbach, est venu « pour l'apprentissage des gestes en forêt, autant côté actions techniques, machines que pour les secours ».

Au sortir de ce premier stand, il indique avoir « appris des précisions sur les arbres qui peuvent éclater et sur le temps de mise à l'abri de 10 secondes avant la chute de l'arbre. Mon père faisait du bois, mon grand-père aussi. Mais personne, à l'époque, n'a jamais été formé à la sécurité. La prévention, ça n'existait pas. Or, quand on fait une quinzaine de stères par an, on s'expose ».

Prendre du temps pour regarder l'arbre, son environnement, la direction dans laquelle il doit tomber « va décider de tout le reste », insiste Timothée Stoffel.
« Je ne connaissais pas cette technique, je vais l'essayer »

Démarrage de la tronçonneuse, tenue de la machine, analyse des branches : tout est passé en revue, avant l'abattage et le billonnage. Les questions sont nombreuses : « Quand sait-on que la lame est usée ? » « Quelle doit être la hauteur de la souche ? »...

« Moi, je ne pratiquais pas cette technique de coupe, d'abord le bas puis les branches latérales, mais je vais l'essayer », confie Paul Boltz, un Reininguois. Jean-Charles Deininger a présenté, très précisément, le matériel et la manière d'affûter. Edgar Zurbach, autre Reininguois, versé dans le bûcheronnage, a tout de même glané des informations : « Comment calculer la hauteur d'un arbre et qu'il faut trois maillons, pour prendre la tension de la chaîne. »
Antoinette OBER

 

 
 

 

Le port de Strasbourg pénalisé par les basses eaux du Rhin

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:23:59

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Le port de Strasbourg pénalisé par les basses eaux du Rhin
 

 
L'an passé, le nombre de conteneurs traités par la voie fluviale sur les terminaux du Port autonome de Strasbourg a chuté de 38 % par rapport à 2017. Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos
Le long épisode d'étiage du Rhin, qui a contraint les bateaux à limiter leurs chargements de la mi-juillet à la fin décembre et les porte-conteneurs à ne plus naviguer pendant près de deux mois, a lourdement affecté le trafic fluvial et les opérations de transbordement dans les ports rhénans. Le bilan d'activité 2018 du Port autonome de Strasbourg (PAS), présenté mardi par Catherine Trautmann, sa présidente, permet d'en mesurer l'impact précis : avec 5,9 millions de tonnes de marchandises transportées en cale sèche et en citerne, le trafic fluvial affiche un recul de 26 % par rapport à 2017.

L'intermodalité ayant permis de reporter une partie du trafic fluvial vers le ferroviaire, Rhine Europe Terminals (RET), la filiale spécialisée dans la manutention des conteneurs, limite de son côté le recul de l'activité à 14 % (360 309 conteneurs équivalents vingt pieds ou EVP).

Dans le détail le trafic ferroviaire conteneurisé (67 740 EVP) a augmenté de 19 % tandis que les trafics traités par voie fluviale (65 978 EVP) et voie routière (226 591 EVP) ont chuté respectivement de 38 % et 12 %. « Pour la première fois, en raison des contraintes climatiques, RET a davantage effectué de manutentions vers le rail que vers les bateaux », relève Jean-Louis Jérôme, directeur général du PAS qui n'élude pas les difficultés liées à la mise en service d'un nouveau système d'exploitation automatisé.
Constructiondu nouveau siège

« En matière de trafic fluvial, c'est le plus faible tonnage de marchandises enregistré par le PAS depuis plus de 50 ans », constate Catherine Trautmann qui appelle l'ensemble des acteurs du transport fluvial européen à se réunir pour analyser ensemble les retombées économiques liées au changement climatique et les moyens d'y remédier : « Il y a sans doute plusieurs réponses possibles, à commencer par une meilleure prévision des étiages et la modification de la forme des bateaux. Voire utiliser le lac de Constance pour alimenter le Rhin... »

Les activités touristiques du PAS affichent de leur côté des résultats positifs. Malgré l'attentat du 11 décembre, la filiale Batorama a fini l'année en légère hausse (+0,6 %) après avoir achevé son quatrième meilleur exercice (776 500 passagers). Les bateaux de croisières rhénanes, qui bénéficient désormais de nouveaux appontements sur le bassin du Commerce, ont également été plus nombreux à faire escale à Strasbourg. Ce qui se traduit notamment par une hausse notable des passagers transitant par le port et la ville (222 000, +19 %).

Cette année, outre la poursuite de la démarche d'écologie industrielle, le PAS, soucieux de conforter l'attractivité de sa zone d'activité, a également programmé plusieurs nouveaux investissements. Parmi les projets annoncés figurent le réaménagement de la gare de triage (3,5 millions d'euros) et l'agrandissement du terminal à conteneurs Sud (2,5 millions d'euros).

Ce printemps doit également démarrer le chantier de construction du nouveau siège social (7 millions d'euros). Les travaux préparatoires sont achevés impasse Jean-Millot, à l'entrée de la zone portuaire nord. La première pierre a été symboliquement posée mardi, en présence de l'architecte strasbourgeois Thierry Rey, qui table sur une livraison du nouveau bâtiment - de 2 700 m² de surface utile sur quatre étages - au printemps 2020. X. T.

 

 
 

Les Kurdes manifestent devant le Parlement

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:25:09

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Les Kurdes manifestent devant le Parlement
 

 
Comme il y avait session ce mercredi, les manifestants se sont réunis devant le Parlement européen. Photo DNA
Des centaines de militants kurdes se sont retrouvés ce mercredi en milieu de journée devant le Parlement européen de Strasbourg, en soutien à leur leader emprisonné depuis 1999 en Turquie, Abdullah Öcalan. Les manifestants sont venus de France, de Suisse et d'Allemagne, en nombre, pour marquer aussi leur soutien à une députée du HDP, parti pro kurde, Leyla Güven, en grève de la faim depuis 70 jours, incarcérée à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie.
Quatorze grévistes de la faim

En parallèle, se déroule également une grève de la faim à Strasbourg : « Ils sont 14, dont trois femmes, venus de Chypre, de France, d'Allemagne et de Belgique. Ils sont dans le local de notre association à Strasbourg et ils sont en grève depuis 31 jours, sous la surveillance de deux médecins », explique leur porte-parole, Hélène Erin. Une 15e personne a dû interrompre sa grève.

Parmi les trois femmes, Dilek Öcalan, 31 ans, réfugiée à Cologne, nièce d'Abdullah Öcalan, députée du HDP de 2015 à 2018. La fille de la soeur du leader emprisonné n'a pas vu son oncle depuis 2014. Elle en est à sa quatrième grève de la faim.

Yuksel Koç, 54 ans, est vice-président du Mouvement kurde en Europe, qui fédère 450 associations, et vit à Brême, en Allemagne. Il motive sa grève de la faim par une perte de confiance dans les institutions, dont le CPT (comité anti-torture du Conseil de l'Europe) : « Toutes les démarches n'ont rien donné », dit-il.

Tous demandent que les conditions de détention d'Abdullah Öcalan soient les mêmes que pour les autres prisonniers, qu'il puisse notamment voir sa famille, et ils dénoncent la politique du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Slogans et chants kurdes ont retenti pendant le rassemblement. L'objectif était d'attirer l'attention des parlementaires réunis en session.
M. A.-S.

 

 
 

GCO : suspension levée pour les travaux d'un échangeur

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:33:32

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GCO : suspension levée pour les travaux d'un échangeur
 

 
Les parties s'y attendaient. Le tribunal administratif a levé ce mardi la suspension des travaux de l'échangeur nord du GCO (Grand contournement ouest) de Strasbourg. Les travaux de déboisements de la Sanef, le concessionnaire de l'A4 qui doit réaliser l'échangeur en question, peuvent donc reprendre dans les jours qui viennent, selon le temps d'acheminement du matériel nécessaire.

Ces travaux avaient été autorisés par arrêté préfectoral le 29 août dernier. L'arrêté avait été attaqué par Alsace Nature qui, en référé, obtenait sa suspension temporaire le 23 novembre. Depuis, la préfecture a publié un nouvel arrêté corrigeant le point sur lequel la suspension était fondée et introduit une requête en annulation de suspension, examinée ce lundi par le tribunal administratif de Strasbourg.Ce dernier a estimé que l'arrêté avait effectivement été corrigé, autorisant la reprise des travaux de déboisement d'une partie de la forêt du Grittwald, à Vendenheim. Étape qui, par ailleurs, n'est légalement possible que jusqu'au 28 février selon le code de l'environnement.
« Le combat continue » pour Alsace Nature

« Le combat continue », a réagi mardi soir l'association Alsace Nature sur sa page Facebook, promettant « un petit cadeau juridique à la Sanef dans les heures qui viennent ». Il pourrait s'agir d'un nouveau recours en suspension, cette fois à l'encontre de l'arrêté ministériel relatif aux mêmes travaux, qui n'a lui fait l'objet d'aucune « correction ». H. D.

 

 
 

Brexit : le continent se prépare au pire

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:43:23

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Brexit : le continent se prépare au pire
 

 
Les Rolling Stones au Parlement européen : « You can't always get what you want » (« Vous ne pouvez toujours obtenir ce que vous voulez »), a déclaré Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, ici au côté de Michel Barnier, le négociateur du Brexit pour l'UE. Photo Frederick FLORIN/AFP
C'est au bord de la falaise qu'on découvre le vertige... Le vote sans appel mardi soir du Parlement britannique (432 voix contre les conditions du retrait de l'UE négociées entre Londres et Bruxelles, et 202 pour) a provoqué un choc sur le continent : le Brexit sans accord, ce « hard Brexit » tant redouté, est soudain passé du statut d'hypothèse à celui de forte probabilité.

Les réactions ont été sans aménité. Le président Emmanuel Macron a, aussitôt après le vote, affirmé que « les premiers perdants d'un non-accord seraient les Britanniques ». Et le vice-président du Parlement européen Frans Timmermans a cité une chanson des Rolling Stones : « You can't always get what you want » (« Vous ne pouvez toujours obtenir ce que vous voulez »).
Merkel : pas de délai

La plus ferme a cependant été la chancelière Angela Merkel : « Pour moi, il est clair qu'il ne peut y avoir aucune renégociation » de l'accord. Elle a d'avance rejeté toute demande britannique d'un report du divorce à la date limite du 29 mars, fixée par l'article 50 du traité.

Cela témoigne du dialogue de sourds entre les deux rives de la Manche. Car à Londres, chacun semble tenir pour acquis un mouvement de l'Union. Le leader travailliste Jeremy Corbyn, ouvrant hier à la Chambre des Communes (chambre basse du Parlement) le débat de défiance contre Theresa May, a certifié que « des élections donneraient une nouvelle impulsion au débat ». La Première ministre a pour sa part entamé des discussions avec des représentants de tous les partis dans l'espoir de trouver des points de consensus à renégocier avec l'Union...
Le patronatsonne l'alarme

Une réalité s'impose : « Jamais le risque d'un "no deal" n'a paru aussi élevé », pour citer Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit. En France, le Medef « appelle toutes les entreprises à se préparer au scénario du pire ». L'organisation patronale souligne que « 30 000 entreprises françaises exportent au Royaume-Uni, et plus de 3 000 y sont installées ». La Confédération des PME exhorte ses adhérents à « vérifier le plus rapidement possible l'origine des produits alimentant leur chaîne d'approvisionnement ».

Un no deal « serait mauvais pour l'Europe, et pour la France, qui est la porte d'entrée » d'une part importante des produits britanniques sur le continent, reconnaît l'Élysée dans un communiqué. L'entourage présidentiel annonce que jeudi, le Premier ministre réunira « les principaux ministres concernés pour faire le point sur les préparatifs et les accélérer ».

Deux ans et demi après le « oui » britannique au Brexit, et après dix-sept mois de négociations, l'Union européenne est cette fois vraiment au bord de la falaise.
Francis BROCHET

 

 
 

Wildenstein voeux La simplicité et le vivre ensemble

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:58:27

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Wildenstein Voeux La simplicité et le vivre ensemble
 

 
Le maire a présenté ses voeux aux Wildensteinois.  Photo L'Alsace/É.G.
Une large assistance s'est rendue aux voeux du maire de Wildenstein, notamment la sénatrice Catherine Troendlé, Claude Walgenwitz, maire de Kruth, Eddie Stutz, maire de Malmerspach, Annick Luttenbacher, conseillère départementale, Geneviève Foltzer, maire honoraire, les représentants de la gendarmerie et la brigade verte.

Dans la première partie de son discours, le maire, Ludovic Marinoni, a invité l'assistance à aborder la nouvelle année avec légèreté et sérénité. Il a regretté que trop souvent les gens sont rivés à leurs écrans. « Tout le monde vient regretter le temps où les personnes sortaient le soir pour discuter sur un banc, échanger sur sa vie, ses problèmes, jouer aux cartes, à la pétanque, peu importe, simplement se retrouver... », a souligné le premier magistrat.

Il a aussi abordé les différents combats que les maires doivent mener pour défendre les droits, les acquis et les services publics, évoquant notamment les classes de l'école intercommunale Kruth-Wildenstein ou, encore plus récemment, la maternité de Thann.

Un film rétrospectif d'une quinzaine de minutes a permis au public de voir à quel point ce petit village de même pas 200 âmes est actif. L'association sportive de Wildenstein, le club d'animation, les verriers, autant d'associations qui oeuvrent avec la municipalité pour animer le village tout au long de l'année.
Vente des friches industrielles

Le maire a également abordé les différents projets qui devront être terminés ou engagés pour cette année. Retenons notamment la restauration de l'orgue, l'aménagement de la place de la mairie, la fibre optique ou encore, un projet important aux yeux du maire, celui de la vente des friches industrielles pour une complète réhabilitation à vocation touristique, artisanale et patrimoniale.

« Ces projets seront réalisés en total autofinancement et sans avoir recours à un emprunt. Pour rappel, le taux d'endettement de la commune est de zéro euro par habitant », a souligné Ludovic Marinoni.
Deux citoyensà l'honneur

Monique Claudel a ensuite été mise à l'honneur pour son engagement au sein du conseil municipal depuis 2001 ainsi que pour son investissement dans la vie du village en général. Elle s'occupe notamment des aînés, des cadeaux de naissance ou encore du repas de Noël.

Pierre Lagrola, dit « Pierrot », a été remercié pour son implication au sein de l'association sportive de Wildenstein. Il est un pilier du club de football du village depuis sa création en 1988.

Avant d'inviter l'assistance a partager la galette des Rois, le maire a passé la parole a la sénatrice Catherine Troendlé qui a présenté ses voeux à l'assistance.
Éric GOTTSCHECK

 

 
 

Voeux Zimmersheim Le maire plaide pour la simplification administrative

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:54:29

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Voeux Zimmersheim Le maire plaide pour la simplification administrative
 

 
Il reste à végétaliser le centre-bourg et à aménager une fontaine pour terminer les travaux.  

Photo L'Alsace/J.-P.F.

Bien qu'il se soit défendu d'être à l'aise en position de tribun, Philippe Sturchler, le maire de Zimmersheim, a délivré des messages « bien sentis » à ses concitoyens lors de la cérémonie des voeux ainsi qu'aux invités, le député Olivier Becht, Fabian Jordan, président de M2A, et à plusieurs maires et représentants des communes voisines.

Le maire a rendu un hommage appuyé aux forces de l'ordre et aux pompiers qui font face à de grandes secousses dans le pays. En parlant de la situation de la France, le maire a souhaité positiver. « J'ose croire qu'un pays, qui a su faire la Révolution en 1789 et a instauré un modèle de démocratie et de liberté, saura relever les défis qui sont face à lui. »
Un hommage aux femmes du conseil municipal

Se replaçant à l'échelle des régions ou des intercommunalités recomposées « au détriment des communes », le maire a plaidé pour une véritable simplification du mille-feuilles administratif : « J'interpelle mes invités élus. Il ne faudrait pas que les réformes soient le seul fruit d'une administration centrale ou d'une industrie puissante, qui chercherait à diminuer le nombre d'interlocuteurs pour ne plus permettre aux entreprises de taille modeste avec lesquelles nous avons toujours travaillé, de soumissionner pour des marchés publics. »

Pour en revenir à la vie « intra-muros », Philippe Sturchler a lancé des fleurs aux femmes élues dans son conseil municipal. « Leur analyse, leur rigueur et parfois leur obstination ont permis de réaliser des choses plus abouties, voire meilleures », avant d'adresser un compliment particulier à Geneviève Balanche, représentante de Zimmersheim à l'intercommunalité mulhousienne et « centre névralgique » des manifestations culturelles de la commune.

Le premier magistrat a remercié l'ensemble de son conseil et les collaborateurs, Céline et Julie à la mairie, Benoit, Claude et Jean-Marie aux services techniques.

L'aménagement du centre-bourg a été l'élément le plus visible de l'année, l'endroit sera bien agréable après la finalisation de la végétalisation et l'installation d'une fontaine.
Réfléchir à la rénovation de la salle polyvalente

D'autres travaux, comme la mise en place de chicanes rue des Champs, l'entretien d'autres voies, l'installation d'un défibrillateur au stade de football sont, notamment, au programme de 2019.

Philippe Sturchler se targue d'avoir un taux d'endettement parmi les plus bas en Alsace pour les communes équivalentes ce qui permet d'engager une réflexion sur la rénovation de la salle polyvalente.

Le maire a conclu : « Chers Zimmersheimois, vous êtes exigeants et vous le valez bien. Vous attendez du maire qu'il soit à votre écoute et qu'il réponde positivement à vos demandes, ce qui n'est pas toujours possible. Sachez que ma seule motivation pour vous répondre est de me demander : "Qu'est-ce que j'aimerais m'entendre dire si j'étais à votre place ?" ».
Jean-Paul FREY

 

 
 

Guewenheim : le radar de la RD 466 incendié

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:34:36

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Guewenheim : le radar de la RD 466 incendié
 

 
Le radar de la RD 466 est hors d'usage. Photo DNA/F.S.
Il venait à peine d'être remis en service après avoir été recouvert de peinture. Le radar situé au bord de la RD 466, entre Guewenheim et Burnhaupt-le-Haut, dans la vallée de la Doller, a été incendié, probablement dans la nuit de mardi à mercredi. Un pneu carbonisé a été retrouvé au pied de l'équipement.

Un autre radar, qui se trouve sur la RN 66 à Wittelsheim, a lui aussi été incendié il y a quelques jours.
Chute d'un skieur

Un skieur de 11 ans a percuté le matelas de protection d'un mât d'éclairage de piste, mercredi à 16 h au Markstein, sur le ban de la commune d'Oderen. Domicilié à Roderen, le garçon, présentant une plaie au front, a été évacué par hélicoptère au centre hospitalier de Mulhouse
Frédéric STENGER

 

 
 

Le radar de la RD 466 a été incendié

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:26:30

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Faits divers Guewenheim
Le radar de la RD 466 a été incendié
 

 
Le radar a été incendié.
Il venait à peine d'être remis en service après avoir été recouvert de peinture. Le radar de contrôle de la vitesse bordant la RN 466, implanté entre Guewenheim et Burnhaupt-le-Haut, dans la vallée de la Doller, a été incendié, probablement dans la nuit de mardi à mercredi. Un pneu carbonisé a été retrouvé au pied de l'équipement.
F. STENGER

 

 
 

 

Collision : la RN 83 coupée, 10 km de bouchon

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:24:25

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faits divers Colmar et environs
Collision : la RN 83 coupée, 10 km de bouchon
 

 
L'accident n'a pas fait de blessé mais a entraîné un bouchon monstre, hier vers 7 h 45 sur la RN 83 entre Guémar et Ostheim.
OSTHEIM
La collision aurait impliqué six voitures, mais l'une d'entre elles a poursuivi sa route d'après des témoins, ce mercredi vers 7 h 45 sur la RN 83 entre Guémar et Ostheim, dans le sens Sélestat-Colmar.

Les cinq autres se sont immobilisées sur les deux voies de circulation : une Toyota Auris, une Renault Twingo, deux Volkswagen Polo et une Peugeot 3008 à l'arrière. L'accident n'a pas fait de blessé, mais la circulation a été totalement coupée jusqu'à 8 h 30 dans ce sens de circulation. Une fois les constatations effectuées, le trafic a pu reprendre sur la bande d'arrêt d'urgence, puis sur l'une et enfin les deux voies vers 9 h.

Un bouchon a atteint une dizaine de kilomètres, au moins jusqu'à l'aire du Haut-Koenisgbourg à Orschwiller. Il s'est ensuite résorbé progressivement.

D'après les premières constatations des gendarmes du peloton motorisé de Sainte-Croix-en-Plaine, l'accident se serait produit à la suite d'un ralentissement provoqué par la manoeuvre d'un automobiliste. En se rabattant sur la voie de droite, il se serait aperçu au dernier moment qu'il y avait un camion, et aurait donc donné un coup de volant à gauche.
J-F.S WINTZENHEIM Fuite de gaz :un supermarché évacué

Une odeur de gaz a été signalée dans le supermarché Auchan du Faubourg des Vosges à Wintzenheim, hier peu avant 11 h. La trentaine de clients et la vingtaine d'employés présents ont été momentanément évacués par précaution. Les pompiers et les services de Vialis ont rapidement repéré puis barré une légère fuite de gaz, au niveau d'une conduite raccordée à un four de l'espace boulangerie. Ils ont ensuite procédé à des mesures pour s'assurer de l'absence de danger.
SOULTZEREN Sortie de route

Un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule, ce mardi vers 20 h route de la Schlucht à Soultzeren. Légèrement blessée, une femme de 35 ans a été évacuée par les pompiers à l'hôpital Pasteur.
COLMAR Odeur suspectedans une maison

Une odeur suspecte dans une maison de la route de Bâle, à Colmar, a conduit les pompiers à procéder à des mesures qui se sont révélées négatives, hier vers 10 h 50. Ils ont pu repartir rapidement, tandis que des techniciens de Vialis poursuivaient les reconnaissances pour écarter tout risque.
Camion contre voiture

Un poids lourd et une voiture se sont percutés, hier vers 11 h rue des Métiers à Colmar, près de l'Union des groupements artisanaux. Une femme de 39 ans, légèrement blessée, a été conduite à l'hôpital Pasteur par les pompiers.
Collision

Trois voitures sont entrées en collision, hier vers 13 h 30 sur la RD 4 à la sortie de Colmar près de l'hôtel du Ladhof. Une femme de 42 ans a été légèrement blessée et transportée par les pompiers à l'hôpital Pasteur.

 

 
 

 

Collision : la RN83 coupée, 10 km de bouchon

Publié dans le panorama le Jeudi 17 janvier 2019 à 06:37:06

© L'alsace, Jeudi le 17 Janvier 2019
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Collision : la RN83 coupée,

10 km de bouchon
 

 
L'accident n'a pas fait de blessé mais a entraîné un bouchon monstre, ce mercredi vers 7 h 45 sur la RN83 entre Guémar et Ostheim. Photo DNA/Patrick Kerber

La collision aurait impliqué six voitures, mais l'une d'entre elles a poursuivi sa route d'après des témoins, ce mercredi vers 7 h 45 sur la RN83 entre Guémar et Ostheim, dans le sens Sélestat-Colmar. Les cinq autres se sont immobilisées sur les deux voies de circulation : une Toyota Auris, une Renault Twingo, deux Volkswagen Polo et une Peugeot 3008 à l'arrière.

L'accident n'a pas fait de blessé, mais la circulation a été totalement coupée jusqu'à 8 h 30 dans ce sens de circulation. Une fois les constatations effectuées, le trafic a pu reprendre sur la bande d'arrêt d'urgence, puis sur l'une et enfin les deux voies vers 9 h. Un bouchon a atteint une dizaine de kilomètres, au moins jusqu'à l'aire du Haut-Koenisgbourg à Orschwiller. Il s'est ensuite résorbé progressivement.

D'après les premières constatations des gendarmes du peloton motorisé de Sainte-Croix-en-Plaine, l'accident se serait produit à la suite d'un ralentissement provoqué par la manoeu-vre d'un automobiliste. En se rabattant sur la voie de droite, il se serait aperçu au dernier moment qu'il y avait un camion et aurait donc donné un coup de volant à gauche. J.-F. S.

La collision aurait impliqué six voitures, mais l'une d'entre elles a poursuivi sa route d'après des témoins, ce mercredi vers 7 h 45 sur la RN83 entre Guémar et Ostheim, dans le sens Sélestat-Colmar. Les cinq autres se sont immobilisées sur les deux voies de circulation : une Toyota Auris, une Renault Twingo, deux Volkswagen Polo et une Peugeot 3008 à l'arrière.

L'accident n'a pas fait de blessé, mais la circulation a été totalement coupée jusqu'à 8 h 30 dans ce sens de circulation. Une fois les constatations effectuées, le trafic a pu reprendre sur la bande d'arrêt d'urgence, puis sur l'une et enfin les deux voies vers 9 h. Un bouchon a atteint une dizaine de kilomètres, au moins jusqu'à l'aire du Haut-Koenisgbourg à Orschwiller. Il s'est ensuite résorbé progressivement.

D'après les premières constatations des gendarmes du peloton motorisé de Sainte-Croix-en-Plaine, l'accident se serait produit à la suite d'un ralentissement provoqué par la manoeu-vre d'un automobiliste. En se rabattant sur la voie de droite, il se serait aperçu au dernier moment qu'il y avait un camion et aurait donc donné un coup de volant à gauche. J.-F. S.