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COnseil départemental Les voeux de la présidente : Où bat le coeur européen

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:05:24

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COnseil départemental Les voeux de la présidente
COnseil départemental Les voeux de la présidente : Où bat le coeur européen
Brigitte Klinkert attend avec confiance et le sentiment d'une avancée majeure, le rendez-vous du 1er janvier 2021. qui verra la création de la nouvelle collectivité européenne Alsace. « Nous allons devoir être à la hauteur de ce défi », a-t-elle insisté hier en s'adressant au personnel départemental.

 
Une forte assemblée pour cette première partie de voeux du département
La cérémonie des voeux du conseil départemental se décline une nouvelle fois en trois phases dont deux qui seront décentralisées à Mulhouse et à Colmar. La première, ce mardi a réuni au siège colmarien plusieurs vice-présidents et a permis à l'adjointe au directeur général des services, Stéphanie Tachon, de souligner l'engagement des services dans la réalisation des priorités fixées par les élus. Elle se félicite à ce titre d'un projet politique « clair, lisible et pragmatique ».
Un trait d'union entre la France et l'Allemagne

La DGS par intérim a évoqué un budget voté à l'unanimité, l'accélération de « la modernisation de nos organisations pour favoriser les approches transversales des politiques prioritaires, en particulier, celles consacrées à l'emploi, à la jeunesse, à l'environnement et aux territoires ». Au chapitre de la politique d'insertion elle est revenue sur l'initiative haut-rhinoise de ne pas additionner de façon mécanique, les moyens budgétaires en faveur du RSA, en démontrant « l'audace de nos choix et l'efficacité de leur mise en oeuvre ». Sur le plan de l'intérêt européen elle a cité les jalons posés à travers les négociations au plus haut niveau de l'après-Fessenheim ou la future ligne Colmar-Freiburg. Des projets à forts enjeux économiques pour le territoire et ses habitants.

Brigitte Klinkert a parlé de compétence et d'énergie. Et surtout, au titre de 2018, de confiance : en la capacité de maîtriser la fiscalité et à réaliser des économies de fonctionnement ; en celle de soutenir l'activité économique et développer l'emploi ; en la capacité de favoriser la transition écologique et enfin en « notre capacité à faire renaître l'Alsace dans le paysage institutionnel français ». Et c'est cette confiance, selon la présidente, qui a porté les décideurs et l'exécutif durant toute l'année qui s'est achevée.

Pour 2019 elle se fixe pour mission de redonner confiance aussi à ceux qui expriment « leur désespoir, leur détresse et donc leur colère ». Une ambition dont le conseil départemental s'est donné les moyens, estime-t-elle, en renforçant son rôle de collectivité de proximité ; en veillant à ce que chaque citoyen puisse vivre dans la dignité et le respect ; en inventant des mesures audacieuses en faveur de l'emploi.

Enfin, Brigitte Klinkert a relevé que la nouvelle collectivité alsacienne mérite l'enthousiasme car elle sera, à compter de 2021, un trait d'union entre la France et l'Allemagne. « Elle sera le coeur européen de la France. Et un laboratoire expérimental de l'Europe ».
Jean-Luc WILL

 

 
 

 

politique Les voeux des Républicains : « Nous sommes une famille »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:27:42

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politique Les voeux des Républicains
politique Les voeux des Républicains : « Nous sommes une famille »
Les gilets jaunes, la future collectivité d'Alsace et les municipalesétaient au menu des voeux des Républicains, lundi à Colmar.Avec un mot d'ordre : pas de luttes fratricides.

 
Alors que leur parti traverse une passe difficile, les militants LR de la 1re circonscription affichent leur unité.
Les gilets jaunes colmariens ont pris goût aux voeux politiques. Après Houssen et Jebsheim, une vingtaine d'entre eux étaient présents lundi soir à Colmar devant l'hôtel Bristol où se tenaient les voeux des Républicains de la 1re circonscription du Haut-Rhin, en présence d'une cinquantaine de militants. À l'issue des discours, une petite délégation a d'ailleurs pu s'entretenir avec les cadres et les élus LR.
Tous pour le siège colmarien

Des gilets jaunes, il a évidemment été question dans les discours. Pour Alexandre Peter, le responsable local des jeunes, récemment élu au comité national, il est urgent de « proposer des solutions pour répondre à cette colère et redevenir un parti d'opposition crédible ». « Nous avons vocation à être le parti des classes moyennes », estime le jeune cadre, qui suggère ainsi de « taxer les flux financiers ».

Plus iconoclaste à propos de la future collectivité européenne d'Alsace, il propose d'y intégrer le territoire de Belfort. En plus de reconstituer l'Alsace historique, cette solution aurait selon lui le mérite de « rétablir l'équilibre entre Haut-Rhin et Bas-Rhin » et de placer Colmar en position centrale pour en être le siège.

Gilbert Meyer ne peut qu'approuver : « Strasbourg, qui est déjà capitale européenne et de la région Grand Est, n'a rien à y gagner. En tant que pôle judiciaire et administratif, Colmar s'y prête mieux », martèle le maire de Colmar. Dans ce dossier, il appelle les élus alsaciens à « tirer dans la même direction », alors que le débat sur l'avenir institutionnel de l'Alsace a laissé des traces profondes.
Trois candidats dans la salle ?

« Colmar capitale, ici on défend tous cette idée », rebondit Eric Straumann. Comme il l'avait fait à l'époque pour fixer le siège administratif du Grand Est à Strasbourg, le député promet de déposer un amendement en ce sens. En attendant, celui qui est aussi secrétaire départemental des Républicains feint d'oublier les divisions : « Quel parti à Colmar arrive aujourd'hui à rassembler autant de monde ? »

Ce soir, tout le monde n'a décidément qu'un mot à la bouche : l'unité. Cela vaut aussi pour les municipales de 2020, quand bien même figurent dans l'assemblée trois candidats potentiels à la mairie de Colmar, en incluant le premier adjoint Yves Hemedinger. « Nous sommes une famille, nous avons le droit d'avoir des nuances et chacun peut choisir le candidat qu'il veut, mais il faut qu'on se retrouve après », prévient le délégué de circonscription Pierre Ouadi.
Clément Tonnot

 

 
 

 

Colmar GJ aux voeux des Républicains « Nous sommes une famille »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:57:32

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Colmar GJ aux voeux des Républicains « Nous sommes une famille »
 

 
Alors que leur parti traverse une passe difficile, les militants LR de la 1re circonscription affichent leur unité. Photo L'Alsace/Clément Tonnot
Les gilets jaunes colmariens ont pris goût aux voeux politiques. Après Houssen et Jebsheim, une vingtaine d'entre eux étaient présents lundi soir à Colmar devant l'hôtel Bristol où se tenaient les voeux des Républicains de la 1re circonscription du Haut-Rhin, en présence d'une cinquantaine de militants. À l'issue des discours, une petite délégation a d'ailleurs pu s'entretenir avec les cadres et les élus LR.

Des gilets jaunes, il a évidemment été question dans les discours. Pour Alexandre Peter, le responsable local des jeunes, récemment élu au comité national, il est urgent de « proposer des solutions pour répondre à cette colère et redevenir un parti d'opposition crédible ». « Nous avons vocation à être le parti des classes moyennes », estime le jeune cadre, qui suggère ainsi de « taxer les flux financiers ».
Tous pour le siège colmarien

Plus iconoclaste à propos de la future Collectivité européenne d'Alsace, il propose d'y intégrer le territoire de Belfort. En plus de reconstituer l'Alsace historique, cette solution aurait selon lui le mérite de « rétablir l'équilibre entre Haut-Rhin et Bas-Rhin » et de placer Colmar en position centrale pour en être le siège.

Gilbert Meyer ne peut qu'approuver : « Strasbourg, qui est déjà capitale européenne et de la région Grand Est, n'a rien à y gagner. En tant que pôle judiciaire et administratif, Colmar s'y prête mieux », martèle le maire de Colmar. Dans ce dossier, il appelle les élus alsaciens à « tirer dans la même direction », alors que le débat sur l'avenir institutionnel de l'Alsace a laissé des traces profondes.
Trois candidatsdans la salle ?

« Colmar capitale, ici on défend tous cette idée », rebondit Eric Straumann. Comme il l'avait fait à l'époque pour fixer le siège administratif du Grand Est à Strasbourg, le député promet de déposer un amendement en ce sens. En attendant, celui qui est aussi secrétaire départemental des Républicains feint d'oublier les divisions : « Quel parti à Colmar arrive aujourd'hui à rassembler autant de monde ? »

Ce soir, tout le monde n'a décidément qu'un mot à la bouche : l'unité. Cela vaut aussi pour les municipales de 2020, quand bien même figurent dans l'assemblée trois candidats potentiels à la mairie de Colmar, en incluant le premier adjoint Yves Hemedinger. « Nous sommes une famille, nous avons le droit d'avoir des nuances et chacun peut choisir le candidat qu'il veut, mais il faut qu'on se retrouve après », prévient le délégué de circonscription Pierre Ouadi.
Clément Tonnot

 

 
 

Colmar Voeux du préfet aux forces de sécurité : « Toujours à vos côtés »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:35:57

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Colmar Voeux du préfet aux forces de sécurité
Colmar Voeux du préfet aux forces de sécurité : « Toujours à vos côtés »
Le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet a fait part de son soutien et sa reconnaissance aux forces de sécurité auxquelles il a présenté ses voeux, hier à Colmar. Il a aussi insisté sur l'importance de la coopération entre services.

 
Représentants de la police, gendarmerie, armée, justice, des services d'incendie et de secours, rassemblés hier matin lors des voeux du préfet aux forces de sécurité.
Un discours en forme d'hommage. Après une année 2018 marquée par un climat social tendu, les premiers mots du préfet ont été des remerciements aux différents services de sécurité du Haut-Rhin « particulièrement sollicités » au cours des derniers mois. Il a salué leur « professionnalisme », l'« esprit de coopération », « le sens du service public » qui leur fait « honneur ».

Surtout dans un contexte où ils doivent faire face à une « agressivité devenue « irrationnelle » et des comportements « ambivalents » : « Vous pouvez être applaudis le lundi... puis être agressés le samedi dans vos missions de maintien de l'ordre », a-t-il insisté. Le préfet a aussi dénoncé « les agressions » de policiers, gendarmes, pompiers et militaires « devenues trop fréquentes » et les a assurés qu'il serait « toujours à [leurs] côtés lorsqu'ils sont mis en cause sans fondement. »

Mouvement des gilets jaunes, Saint-Sylvestre mais aussi répercussions des attentats de Strasbourg ou l'incendie d'une vingtaine de logements il y a une dizaine de jours, à Sainte-Croix-aux-Mines : le préfet est revenu sur les « événements majeurs » connus par le département, insistant sur la « coopération » entre les différents services.
Garantir un niveau maximal de sécurité

L'année 2019 qui commence ne s'annonce pas plus simple : « Notre ambition commune, c'est de garantir un niveau maximal de sécurité à nos concitoyens ». À cette ambition, Laurent Touvet a attaché quatre défis. Parmi lesquels, la lutte contre le terrorisme, avec le rôle de premier plan des services de renseignements, et la lutte contre les migrations : « La fermeté est la condition de la générosité et de la capacité d'accueil de notre pays mais également du maintien de sa cohésion », a-t-il souligné.
Trop de morts sur les routes

La lutte contre l'insécurité routière est aussi « un enjeu fort ». Avec « beaucoup trop de morts sur les routes du département en 2018 », le préfet annonce que les actions de prévention et répression devront être maintenues », voire « accentuées ». Il a dit aussi « réfléchir » à une « meilleure sécurité sur l'A35 », qui concentre un grand nombre des accidents graves, avant d'annoncer la poursuite de l'action de la police de sécurité du quotidien.

Dans un monde « plein d'incertitudes », où « la nature de la menace a profondément évolué », le préfet a encore une fois rappelé la nécessité pour les forces de sécurité, les services de la préfecture, les forces armées et les autorités judiciaires, de coopérer « dans le strict respect des prérogatives de chacun ».

Force, engagement, empathie, exemplarité, il a terminé en listant les qualités indispensables à l'exercice de ces métiers. « Dans une société où beaucoup cherchent le bonheur dans un surcroît de consommation, vous montrez que le bonheur vient aussi de la joie de s'engager, de prendre des risques pour les autres », les a-t-il félicités. « Les autorités de la République comptent sur vous. J'ai confiance en vous », a-t-il conclu.
M.B.

 

 
 

 

Altkirch : La politique du compas

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:06:35

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Altkirch
Altkirch : La politique du compas

 
Lors de la cérémonie des voeux de Heidwiller, le conseiller départemental du canton d'Altkirch Nicolas Jander a dénoncé une nouvelle fois les risques de fermeture qui pèsent sur la maternité et le service des urgences d'Altkirch. Il a insisté sur la notion de « proximité » nécessaire à la mise en oeuvre d'une politique. « C'est important de garder cette proximité, avec les associations, les citoyens, les élus municipaux. C'est peut-être aussi ce qui manque à la France. C'est un État jacobin, centralisé, ça a eu sa justification dans l'histoire, mais le pays mériterait que l'on fasse un peu plus confiance aux élus locaux, aux collectivités, aux maires, aux adjoints qui connaissent les spécificités et besoins de leur territoire. Je crois qu'une partie des maux actuels de notre pays c'est qu'il y a parfois une déconnexion entre la tête du pouvoir parisien et ce que nous vivons au quotidien sur le terrain. Parfois aussi un excès de technocratie. Je crois que le président Macron en a conscience ».

L'élu sundgauvien cite l'une des phrases de la déclaration du président lors de ses voeux à la nation. « Il déclarait, et ça m'a fait sursauter un peu, "nous devons nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoins. Que les médecins s'installent là où il en manque". On ne peut que souscrire à cette déclaration », avance Nicolas Jander.

« Concrètement sur le terrain, on constate qu'un ministère de la Santé à Paris, organisé avec des agences régionales de santé (Ndlr : ARS), une espèce de machin qui ne dépend de personne, et sur laquelle même le préfet n'a aucune autorité, avec des agents qui sont des fonctionnaires, et qui depuis Paris, Nancy ou Metz décident qu'à Altkirch il faut fermer la maternité et le service des urgences ». L'élu raconte comment ces décideurs tranchent. « Ça se passe autour d'une carte, on dit il faut faire des économies, parce que l'hôpital de Mulhouse coûte trop cher (NDRL : le GHRMSA). Quelqu'un prend un compas, pointe sur Mulhouse et fait un rond. Tous ceux qui sont dans le cercle peuvent aller à l'hôpital de Mulhouse. Altkirch est à 30 minutes de Mulhouse, donc on peut supprimer l'hôpital d'Altkirch. C'est comme ça qu'on prend des décisions quand on est complètement déconnecté du terrain. J'ai expliqué au cabinet d'audit parisien, qui ne connaissait pas la réalité du terrain, qu'il y a tout un arrière-pays qui s'appelle le Sundgau. Quand on est à Ferrette on est à 50 minutes de Mulhouse... On est parfois à 1 h 30 de Mulhouse ».
« Les mêmes chances de survie »

Il cite la devise de la France et le mot « égalité ». « Tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs, et doivent avoir les mêmes chances de survie à Courtavon, Levoncourt ou Mulhouse. Si on supprime les maternités de proximité, il n'y aura plus cette égalité. La femme qui mettait une demi-heure à venir accoucher était contente d'arriver à Altkirch. Demain, elle accouchera dans sa voiture si elle doit mettre une heure trente pour rejoindre la maternité. Il faut qu'on garde cette proximité ». « Si on est déconnecté de la réalité des choses, ça aboutit à des décisions technocratiques incompréhensibles par nous autres citoyens qui vivons dans la ruralité ».
LB

 

 
 

 

Voeux Altkirch La politique « du compas »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:37:26

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Voeux Altkirch La politique « du compas »
 

 
Lors de la cérémonie de voeux à Heidwiller, le conseiller départemental du canton d'Altkirch Nicolas Jander a dénoncé, une nouvelle fois, les risques de fermeture qui pèsent sur la maternité et le service des urgences d'Altkirch. Il a insisté sur la notion de « proximité » nécessaire à la mise en oeuvre d'une politique. « C'est important de garder cette proximité, avec les associations, les citoyens, les élus municipaux. C'est peut-être aussi ce qui manque à la France. C'est un État jacobin, centralisé, ça a eu sa justification dans l'histoire, mais le pays mériterait que l'on fasse un peu plus confiance aux élus locaux, aux collectivités, aux maires, aux adjoints qui connaissent les spécificités et besoins de leur territoire. Je crois qu'une partie des maux actuels de notre pays c'est qu'il y a parfois une déconnexion entre la tête du pouvoir parisien et ce que nous vivons au quotidien sur le terrain. Parfois aussi un excès de technocratie. Je crois que le président Macron en a conscience. »
« Une espècede machin... »

L'élu sundgauvien cite l'une des phrases de la déclaration du président lors de ses voeux à la nation. « Il déclarait, et ça m'a fait sursauter un peu, "Nous devons nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoins. Que les médecins s'installent là où il en manque". On ne peut que souscrire à cette déclaration », avance Nicolas Jander. « Concrètement sur le terrain, on constate un ministère de la Santé à Paris, organisé avec des agences régionales de santé [les ARS], une espèce de machin qui ne dépend de personne, et sur laquelle même le préfet n'a aucune autorité, avec des agents qui sont des fonctionnaires et qui, depuis Paris, Nancy ou Metz, décident qu'à Altkirch il faut fermer la maternité et le service des urgences. »

L'élu raconte comment ces décideurs tranchent. « Ça se passe autour d'une carte, on dit il faut faire des économies, parce que l'hôpital de Mulhouse coûte trop cher [le GHRMSA]. Quelqu'un prend un compas, pointe sur Mulhouse et trace un cercle. Tous ceux qui à l'intérieur peuvent aller à l'hôpital de Mulhouse. Altkirch est à 30 minutes de Mulhouse, donc on peut supprimer l'hôpital d'Altkirch. C'est comme ça qu'on prend des décisions quand on est complètement déconnecté du terrain. J'ai expliqué au cabinet d'audit parisien, qui ne connaissait pas la réalité du terrain, qu'il y a tout un arrière-pays qui s'appelle le Sundgau. Quand on est à Ferrette on est à 50 minutes de Mulhouse... et parfois à une heure trente. »

« Chances de survie »

Il cite la devise de la France et le mot « égalité ». « Tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs, et doivent avoir les mêmes chances de survie à Courtavon, Levoncourt ou Mulhouse. Si on supprime les maternités de proximité, il n'y aura plus cette égalité. La femme qui mettait une demi-heure à venir accoucher était contente d'arriver à Altkirch. Demain, elle accouchera dans sa voiture si elle doit mettre une heure trente pour rejoindre la maternité. Il faut qu'on garde cette proximité. Si on est déconnecté de la réalité des choses, ça aboutit à des décisions technocratiques incompréhensibles par nous autres, citoyens qui vivons dans la ruralité ».
L.B.

 

 
 

Sundgau Maternité et urgences du centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch : La mobilisation ne faiblit pas

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:39:09

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Sundgau Maternité et urgences du centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch
Sundgau Maternité et urgences du centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch : La mobilisation ne faiblit pas
Les professionnels de santé du Sundgau restent mobilisés pour le maintien de la maternité et du service des urgences du centre hospitalier d'Altkirch.

 
Dans un courrier adressé à l'ARS le 3 janvier dernier, la coordination des médecins généralistes et des infirmiers(e) s libéraux du Sundgau dénonce les conséquences de la fermeture annoncée du service des urgences, mais aussi de la maternité du centre hospitalier d'Altkirch.
« Cela augure d'un désastre sanitaire »

La fermeture de ces deux services se traduira selon eux par une rapide « baisse » « du niveau de prise en charge possible des patients ». « Ces hôpitaux de proximité, quelle que soit leur qualité de départ, deviennent des hôpitaux très secondaires. C'est pour cette raison que nous défendons l'intégrité de l'hôpital d'Altkirch ».

Ils se disent « totalement en désaccord avec l'idée d'une transformation du service des urgences en centre de soins non programmés, et de la transformation de la maternité en centre de périnatalité ». Les conséquences de ces fermetures seraient selon eux dramatique. « Cela augure d'un désastre sanitaire pour la région, entre autres en raison des distances par rapport à Mulhouse ».
Absence de politique de recrutement

L'offre de soins de premier recours, de médecins généralistes et infirmier(e) s libéraux, est « déjà en très grande difficulté ». Elle sera encore davantage « déstabilisée ». « Nous n'arrivons plus à répondre aux besoins de la population, même avec l'appui d'un hôpital de proximité. Cet hôpital de proximité est déjà en perte de vitesse, pour certains services, pour des raisons multiples, mais dont la plus importante est l'absence de politique de recrutement pour des postes qu'il faudrait absolument soutenir, en particulier pour le service des urgences. Le GHRMSA (Groupe hospitalier de la région Mulhouse Sud-Alsace) ne recrute pas ».

« Le déclin du Centre Hospitalier d'Altkirch paraît donc déjà largement programmé au profit d'une centralisation vers le Centre Hospitalier de Mulhouse, qui n'arrive pourtant pas (ou plus) à répondre de manière suffisante à la demande, au niveau de son service d'urgence ». La coordination s'interroge sur la « cohérence » du transfert de l'activité des urgences d'Altkirch à Mulhouse et rappelle quelques fondamentaux. « Dans un hôpital où le service d'urgence est fermé la nuit, il n'y a plus de praticiens présents dans l'hôpital, durant toute la nuit ». Avec pour effet domino : un problème de « sécurité dans les services », « le recrutement de patients des services de chirurgie se transforme », et « le niveau de ces services baisse ».

« L'absence de prise en charge chirurgicale la nuit rend obsolète la nécessité de maintenir un service de garde ou d'astreinte de médecins anesthésistes-réanimateurs. Les services de soins continus assurant la surveillance de patients lourds ferment également ».

La coordination remet en cause l'argumentaire de l'ARS daté du 21 décembre : « Les projets de transformation de l'offre de soins de l'hôpital d'Altkirch sont motivés par des considérations de sécurité des soins ».

« La réalité de terrain démontre l'inverse », assure la coordination des professionnels de santé. « Maintenir une prise en charge de soins de premiers recours par des médecins généralistes, appuyée par une prise en charge hospitalière par des hôpitaux de proximité est la considération de sécurité de soins de base ».
Une manifestation le 26 janvier

Une délégation des professionnels de santé du Sundgau a participé à deux réunions hier soir : l'une avec des représentants de l'ARS et la seconde avec le maire d'Altkirch.

« Une manifestation est prévue par l'intersyndicale hospitalière samedi 26 janvier à Altkirch pour dénoncer la fermeture des urgences », indique dans un mail le Dr Pierre Heitz, coordinateur du Sundgau.
Laurence BEHR

 

 
 

 

Macron renoue le dialogue avec les maires

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:14:08

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Politique Lancement du grand débat hier en Normandie
Macron renoue le dialogue avec les maires
Le chef de l'État a fait son mea culpa sur plusieurs mesures très décriées dans les communes rurales en lançant le grand débat hier dans l'Eure. Il n'exclut pas de revenir sur les 80 km/h et il propose de rétablir la délivrance des cartes d'identité dans les mairies.
 

 
Emmanuel Macron a émis des réserves sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC), l'une des revendications les plus partagées par les gilets jaunes.
Emmanuel Macron a donné le coup d'envoi du grand débat en renouant le dialogue avec les maires, mais réussira-t-il à rétablir la confiance avec les Français ? Le président a passé plusieurs heures hier au milieu de 700 maires et élus normands réunis au gymnase de Grand Bourgtheroulde (Eure).

Il a longuement écouté les doléances d'une centaine de ces élus. Pouvoir d'achat, déserts médicaux et fermeture des services publics sont revenus très souvent au cours de l'après-midi. « Nous avons le sentiment d'une France à deux vitesses, où les habitants des communes comme la mienne sont en catégorie B », déplore le maire d'un village de l'Eure.

« Il faut un vrai débat revigorant pour notre démocratie. Nous avons besoin d'une juste redistribution des richesses. Le risque est grand de décevoir les citoyens », prévient un autre élu. Comme de nombreux maires, il demande à Emmanuel Macron de revenir sur la suppression partielle de l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune). « La question de l'ISF n'est pas un tabou, ni un totem, mais je crois à cette réforme. Ce n'est pas en rétablissant l'ISF qu'on va améliorer la situation d'un seul gilet jaune », répond le chef de l'État, qui reconnaît cependant qu'un débat sur la fiscalité sera inévitable.

Interpellé par plusieurs maires sur les radars et les 80 km/h, Emmanuel Macron a en revanche entrouvert la porte à une possible révision de cette mesure très impopulaire. « Il faut qu'on trouve une manière plus intelligente de mettre en oeuvre les 80 km/h, avec les mêmes résultats en termes de sécurité routière car il s'agit de sauver des vies. Il faut probablement parvenir à quelque chose de plus pragmatique par un dialogue plus territorial. » Le président a donc laissé entendre qu'il serait favorable à une limitation de vitesse sur certains axes accidentogènes mais pas sur d'autres.

Emmanuel Macron a également été très applaudi lorsqu'il a annoncé que l'État allait faire marche arrière sur les cartes d'identité et les passeports, qui ne sont plus délivrés dans les mairies, et sur la fermeture du guichet des cartes grises dans les préfectures. « On a fait une grande cathédrale en voulant tout numériser. Le rapport du Défenseur des droits sur ce sujet est terrible. Tout cela sera réexaminé », a-t-il admis.
« Macron a changé, il veut avancer »

Plusieurs maires étaient satisfaits après ces longs échanges avec le président qui se prolongeaient en début de soirée. « Quelque chose a changé aujourd'hui. J'ai vu un Macron différent, quelqu'un qui a envie d'écouter. On sent qu'il veut avancer. J'espère maintenant qu'il ne va pas décevoir les Français », réagit Gérard Leu, maire sans étiquette de Ponts-sur-Seulles (Calvados). « La crise est grave. Si Macron était obligé de partir, personne ne peut dire ce qui nous attendrait. Il y a danger », prévient-il. Comme une mise en garde aux gilets jaunes qui s'étaient rassemblés hier à Grand Bourgtheroulde aux cris de « Macron démission ! ».

D'autres maires étaient déçus et dénonçaient « une opération de communication ». Beaucoup également exprimaient des doutes sur la suite qui sera donnée aux propositions qui émaneront du grand débat.

C'est le cas aussi de Jocelyne, une Rouennaise de 62 ans, qui a rejoint les gilets jaunes depuis le début du mouvement le 17 novembre. Elle regrette qu'Emmanuel Macron ne dise rien sur la question du pouvoir d'achat. « Je survis avec une retraite de 1 160 euros. Il ne me reste que 300 euros pour manger et faire le plein de ma voiture. Le président Macron ne nous a toujours pas entendus. »
À Grand Bourgtheroulde,Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Macron renoue le dialogue avec les maires

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:28:26

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Macron renoue le dialogue avec les maires
 

 
Emmanuel Macron a émis des réserves sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC), l'une des revendications les plus partagées par les gilets jaunes. Photo Ludovic MARIN/AFP
Emmanuel Macron a donné le coup d'envoi du grand débat en renouant le dialogue avec les maires, mais réussira-t-il à rétablir la confiance avec les Français ? Le président a passé plusieurs heures hier au milieu de 700 maires et élus normands réunis au gymnase de Grand Bourgtheroulde (Eure).

Il a longuement écouté les doléances d'une centaine de ces élus. Pouvoir d'achat, déserts médicaux et fermeture des services publics sont revenus très souvent au cours de l'après-midi. « Nous avons le sentiment d'une France à deux vitesses, où les habitants des communes comme la mienne sont en catégorie B », déplore le maire d'un village de l'Eure.

« Il faut un vrai débat revigorant pour notre démocratie. Nous avons besoin d'une juste redistribution des richesses. Le risque est grand de décevoir les citoyens », prévient un autre élu. Comme de nombreux maires, il demande à Emmanuel Macron de revenir sur la suppression partielle de l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune). « La question de l'ISF n'est pas un tabou, ni un totem, mais je crois à cette réforme. Ce n'est pas en rétablissant l'ISF qu'on va améliorer la situation d'un seul gilet jaune », répond le chef de l'État, qui reconnaît cependant qu'un débat sur la fiscalité sera inévitable.

Interpellé par plusieurs maires sur les radars et les 80 km/h, Emmanuel Macron a en revanche entrouvert la porte à une possible révision de cette mesure très impopulaire. « Il faut qu'on trouve une manière plus intelligente de mettre en oeuvre les 80 km/h, avec les mêmes résultats en termes de sécurité routière car il s'agit de sauver des vies. Il faut probablement parvenir à quelque chose de plus pragmatique par un dialogue plus territorial. » Le président a donc laissé entendre qu'il serait favorable à une limitation de vitesse sur certains axes accidentogènes mais pas sur d'autres.

Emmanuel Macron a également été très applaudi lorsqu'il a annoncé que l'État allait faire marche arrière sur les cartes d'identité et les passeports, qui ne sont plus délivrés dans les mairies, et sur la fermeture du guichet des cartes grises dans les préfectures. « On a fait une grande cathédrale en voulant tout numériser. Le rapport du Défenseur des droits sur ce sujet est terrible. Tout cela sera réexaminé », a-t-il admis.
« Macron a changé, il veut avancer »

Plusieurs maires étaient satisfaits après ces longs échanges avec le président qui se prolongeaient en début de soirée. « Quelque chose a changé aujourd'hui. J'ai vu un Macron différent, quelqu'un qui a envie d'écouter. On sent qu'il veut avancer. J'espère maintenant qu'il ne va pas décevoir les Français », réagit Gérard Leu, maire sans étiquette de Ponts-sur-Seulles (Calvados). « La crise est grave. Si Macron était obligé de partir, personne ne peut dire ce qui nous attendrait. Il y a danger », prévient-il. Comme une mise en garde aux gilets jaunes qui s'étaient rassemblés hier à Grand Bourgtheroulde aux cris de « Macron démission ! ».

D'autres maires étaient déçus et dénonçaient « une opération de communication ». Beaucoup également exprimaient des doutes sur la suite qui sera donnée aux propositions qui émaneront du grand débat.

C'est le cas aussi de Jocelyne, une Rouennaise de 62 ans, qui a rejoint les gilets jaunes depuis le début du mouvement le 17 novembre. Elle regrette qu'Emmanuel Macron ne dise rien sur la question du pouvoir d'achat. « Je survis avec une retraite de 1 160 euros. Il ne me reste que 300 euros pour manger et faire le plein de ma voiture. Le président Macron ne nous a toujours pas entendus. »
À Grand Bourgtheroulde,Luc CHAILLOT

 

 
 

Entretien Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement : « Revenir sur l'ISF ne serait pas sérieux »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:14:38

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Entretien Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement
Entretien Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement : « Revenir sur l'ISF ne serait pas sérieux »
La deuxième partie du quinquennat dépendra du grand débat assure le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. La porte est bien fermée à un rétablissement de l'ISF mais ouverte à des baisses d'impôts.

 
Benjamin Griveaux : « Le grand débat n'est pas le grand déballage. »
Le débat va-t-il déterminer la suite du quinquennat ?
Sur les 140 engagements du projet d'Emmanuel Macron, 50 sont réalisés, 70 lancés, une quinzaine ouverts. C'est donc l'acte II du quinquennat qui débute avec le grand débat. Cette crise a le mérite de redonner aux Français la parole dont ils ont été en partie dépossédés lors de la campagne présidentielle, malheureusement marquée par des affaires judiciaires. Le grand débat va nous permettre d'écrire et de construire avec les Français ce nouveau temps du quinquennat : ensemble, nous allons traiter des grands équilibres de la société. Acceptabilité de l'impôt, vitalité de la démocratie, défi écologique, pouvoir d'achat. Du très concret, du très réel.
On repart de zéro ?

Le grand débat n'est pas le grand déballage. Les gilets jaunes sincères nous disent : « Vous aviez promis des changements et vous n'allez pas assez vite. » Le but n'est pas de détricoter ce qui a été réalisé et de retomber dans le travers des précédents gouvernements qui défaisaient en permanence ce qu'avait fait le prédécesseur. Les villes et les régions qui vont bien ont su dépasser les vieux clivages pour mener des projets de long terme. C'est de cela dont on doit s'inspirer.
La taxe d'habitation maintenue pour les 20 % les plus riches, c'est sur la table ?

Attention aux caricatures ! Un célibataire qui gagne 2 501 euros par mois et qui donc se retrouve dans ces 20 % n'est pas riche. Nous avons un combat commun et une convergence avec les gilets jaunes : nous voulons baisser les impôts. Le débat permettra de savoir lesquels en priorité. Ce sont les Français qui en décideront.
Rétablir l'ISF, c'est vraiment exclu ?

Comme nous nous y étions engagés pendant la campagne, l'ISF a été remplacé par l'impôt sur la fortune immobilière dans un seul but : favoriser l'investissement dans nos PME. Dans nos régions, des sociétés familiales, ancrées depuis des années, passent sous pavillon étranger faute de financements en France. Cela dure depuis 30 ans. Pas un pays au monde n'a gardé cet impôt. Je préfère un investissement dans un emploi en France plutôt que cet argent parte à l'étranger. Revenir sur une mesure qui a tout juste un an et qui n'a pas été évaluée par des experts et par le Parlement ne serait pas sérieux.
Comment garantir la sécurité et la sérénité du débat ?

Les Français en ont assez du désordre et qu'une minorité empêche des salariés, des commerçants, des artisans de travailler. Aujourd'hui, des milliers de commerces et d'entreprises - donc d'emplois - sont en danger. En France, on sait débattre quitte à s'engueuler. Ceux qui cassent, qui sont violents n'aiment ni le débat ni la démocratie, ils veulent le désordre. En revanche, je sais que ceux qui ont enfilé un gilet jaune parce qu'ils sont dans le rouge à la banque le 15 du mois - et les Français en général - aiment le débat. Le coeur profond du pays n'est pas violent. Nous avons compris les messages. En marche ! a été créé parce que nous étions en colère, sans doute n'avons nous pas suffisamment écouté ceux qui nous disent : « Les grandes réformes d'avenir, c'est bien, mais occupez-vous aussi de notre quotidien. » Nous ne sommes pas exempts de reproches, et nous sommes conscients que nous avons un grand travail d'humilité à faire. Le récit national, on ne peut pas l'écrire sans les Français.
Recueilli par Pascal JALABERT

 

 
 

 

pays des trois frontières Dans le cadre du Grand Débat National : Citoyens, à vos stylos !

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:38:15

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pays des trois frontières Dans le cadre du Grand Débat National
pays des trois frontières Dans le cadre du Grand Débat National : Citoyens, à vos stylos !
Plusieurs mairies du secteur ont mis à disposition un cahier de doléances en vue du grand débat national. Pour l'instant, les contributeurs ne se pressent pas. Les élus appellent donc leurs concitoyens à venir s'exprimer et profiter de cette opération unique en son genre. Tour d'horizon dans une vingtaine de communes du secteur.

 
Le cahier de doléances mis en place à Saint-Louis.
BARTENHEIM. Un cahier a été ouvert début janvier, disponible aux heures d'ouverture au secrétariat de la mairie. Deux personnes sont venues s'exprimer pour l'instant. L'une d'elles parle d'une « faramineuse injustice fiscale » concernant les taxes qui lui sont imposées dans le cadre de la construction de sa maison. La seconde approuve la réforme de l'administration mais insiste sur la nécessité de commencer « par la haute administration ».

BUSCHWILLER. La municipalité a mis en place le cahier lundi. Pour Christèle Willer, maire, il est important de suivre le mouvement opéré par le gouvernement : « Nous, les maires, nous sommes proches des habitants. Le citoyen viendra nous parler de beaucoup de choses. Que l'on soit d'accord ou non avec la démarche, l'important c'est d'être à l'écoute. On verra bien ce que cela donne par la suite. »
« Nous devons agir comme des facilitateurs »

HÉGENHEIM. Le maire Thomas Zeller, indique : « Nous avons eu des appels et un passage à la mairie la semaine dernière pour savoir si nous allions mettre un cahier à disposition, alors nous l'avons fait. Nous en avons parlé lors de la réunion du conseil municipal lundi soir et le cahier est disponible depuis ce mardi à l'accueil aux horaires d'ouverture de la mairie. En tant que mairie, nous sommes le premier relais des citoyens. Certains vont peut-être ainsi redécouvrir l'importance d'avoir des relais de proximité, mais, en tout cas, je suis content de pouvoir permettre à nos citoyens de faire remonter sentiments, idées et autres au président, tant que ça reste constructif. Si les gens veulent faire avancer le débat national, ils sont les bienvenus à la mairie et j'espère vraiment qu'ils seront écoutés. Ça permettrait à tout le monde de reprendre confiance et avoir l'envie de participer. »

HÉSINGUE. « Pour l'instant nous n'avons rien prévu, mais je pense que cette consultation constitue une ouverture que l'on nous propose, il faut donc se saisir de l'occasion pour tenter d'améliorer les choses, suggère le maire Gaston Latscha. Nous envisageons de prendre cette démarche très au sérieux, même si nous ne savons pas encore comment. Mais l'intention est bien là ! »

HUNINGUE. Son maire Jean-Marc Deichtmann a pris sa décision hier, un cahier de doléances sera bien mis en place à la mairie : « Et en fonction de ce qui va se passer, nous verrons si nous déciderons d'aller plus loin ou pas. Les sujets abordés dans le cadre de ce grand débat national ne concernent pas les communes, mais les maires feront leur part de travail. Je veux donc bien mettre une salle à disposition pour l'organisation d'un débat parce que notre rôle est d'être des facilitateurs, mais je ne me vois pas en animateur, je ne saurai pas quoi dire, n'ayant pas de compétence directe pour parler de pouvoir d'achat. J'ai décidé de mettre en place ce cahier de doléances parce que notre pays se trouve dans une situation chaotique. En tant que maire, je ne peux pas regarder passer ce qui se fait ou se dit sans y participer dans la mesure des compétences communales. Je sens une demande croissante de la part des habitants de Huningue, il est donc normal que la mairie soit à leurs côtés. » Si un débat devait s'organiser à Huningue, la mairie mettra une salle à disposition et assurera la logistique, ainsi qu'une présence. Mais pas l'animation des débats...
Sortir du silence de manière constructive

Par ailleurs, Patrick Striby, conseiller municipal à Huningue et soutien de LREM, signale que la section locale du parti a prévu d'organiser un débat dans la région des Trois Pays « pour apporter notre pierre à l'édifice, sans pour autant ôter aux maires leur fonction d'interlocuteurs officiels ». Le débat pourrait avoir lieu au courant du mois de février, dans un lieu qui reste à préciser.

KAPPELEN. Depuis le 10 janvier, les habitants de la commune peuvent venir faire part de leurs remarques. Mais le registre demeure encore vide. S'il loue le dialogue, le maire Gérard Burget ne cache pas son scepticisme : « Il y en a qui vont venir avec tout et n'importe quoi. Ils auraient dû organiser un débat à une autre échelle, celle des communautés d'agglomération par exemple. Ces débats doivent être guidés avec des interlocuteurs qualifiés pour répondre aux problématiques des gens ».

KEMBS. Gérard Kielwasser, maire : « Nous allons mettre à disposition un cahier dès ce mercredi parce qu'il y a eu une demande de plusieurs Kembsois par mail notamment et parce que j'estime qu'il est nécessaire de donner la possibilité aux citoyens de s'exprimer dans cette situation assez tendue. Je suis donc favorable à l'idée du cahier de doléances car il peut aider les gens à sortir du silence d'une manière constructive, en proposant ses idées pour le pays. »

LANDSER. Daniel Adrian, maire : « L'élu de la République que je suis participe au grand débat national. Tout comme le conseil municipal, je suis à la disposition de mes concitoyens. J'ai mis en place un cahier de doléances à la mairie ce mardi matin. L'homme politique que je suis par ailleurs regrette de ne pas avoir été entendu. Début 2018 déjà, je lançais cette mise en garde : les élus locaux, et ruraux notamment, sont oubliés. Nous sommes déconsidérés... Toujours à cause du grand mal dont souffre la France, une trop grande centralisation. Mon cri du coeur, c'est donc : confiez davantage de pouvoir aux élus locaux ! À ce titre, la nouvelle collectivité alsacienne va dans ce sens. Et je trouverais normal que les Alsaciens, dans leurs doléances, demandent la sortie de l'Alsace de la grande région. »

LEYMEN. Rémy Otmane, maire : « Nous avons bien reçu la lettre du président de la République, mais n'avons pas mis de cahier en place. C'est bien de proposer un débat, on ne sait pas si ça portera ses fruits mais, de mon côté, je suis prêt à jouer l'intermédiaire entre les habitants de Leymen et le président. Nous n'en avons pas encore discuté avec le conseil municipal, mais s'il y a de la demande nous pourrons proposer un cahier. »

ROSENAU. Le maire Thierry Litzler explique : « Nous n'avons pas mis en place de cahiers de doléances. Mais nous avons toujours privilégié la démocratie participative à Rosenau, en associant les riverains aux chantiers en cours par exemple. Nous participerons donc au débat, même si la forme et l'échéancier restent à définir. Je vais consulter mes adjoints, en savoir davantage sur le grand débat national, et je ferai une annonce lors de mes voeux à la population, ce samedi. »

SAINT-LOUIS. À la mairie de Saint-Louis, un registre de doléances est en place depuis ce hier matin et se complète d'une interface informatique, la ville ayant installé un PC pour que les personnes plus à l'aise avec une souris qu'avec un stylo puissent également contribuer (sur la plateforme www.granddebat.fr). « Nous transmettrons ensuite aux représentants de l'État, mais nous n'avons pas encore eu d'instructions pour ce faire », avisait Marie-Astride Muller, la directrice générale des services de la Ville. Ce mardi matin, Michela, une Ludovicienne, s'est penchée sur ce registre. Ne l'a pas noirci, du moins pas encore, parce qu'elle souhaitait en premier lieu connaître les problématiques retenues. « La démarche me paraît intéressante, mais cela va se traduire par une montagne d'informations. Qu'en fera-t-on ? », s'interroge-t-elle.

Quant au premier magistrat, Jean-Marie Zoellé, s'il permet aux citoyens de s'exprimer, il reste toutefois sceptique sur l'utilité des cahiers de doléances. « L'État nous a demandé, alors on a organisé, confie l'élu. Pour moi, cela relève de la gesticulation politique et d'une opération de communication, et je suis sceptique sur le résultat, mais la ville-centre se doit d'être exemplaire, alors on fait notre devoir. J'aimerais plutôt que l'on permette aux élus locaux d'assurer les problématiques locales, en renforçant la décentralisation. Nous n'organiserons pas de débat public, en revanche la section locale de LREM compte en faire un et nous mettrons une salle à disposition dans ce cadre. »
Propos recueillis par C.A., J-C.M., JFO, F.Zo.

 

 
 

 

Politique Parlement européen : Campagne italienne contre le siège de Strasbourg

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:15:26

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Politique Parlement européen
Politique Parlement européen : Campagne italienne contre le siège de Strasbourg
Le vice-Premier ministre italien a débarqué lundi soir à Strasbourg en mini-van, depuis l'Italie. Luigi Di Maio, numéro 2 du gouvernement italien et dirigeant du Mouvement 5 étoiles, venait lancer la campagne de son parti contre le siège du Parlement européen. La bataille du siège 2019 ne fait que commencer...

 
Les cadres du Mouvement 5 étoiles Luigi di Maio (à gauche) et Alessandro Di Battista (à droite), ont fait le déplacement à Strasbourg.
Pour que le plan comm' soit parfait, il s'est d'abord filmé dans un mini-van faisant route vers Strasbourg. Le très populaire Luigi di Maio (mais pas aussi célèbre que son prédécesseur, fondateur du M5S, Beppe Grillo), 32 ans, accompagné du tout aussi populaire Alessandro Di Battista, membre du directoire du M5S, a ensuite posé son Facebook live devant le Parlement européen, pour une vidéo en direct dans laquelle les deux hommes ont lancé la campagne de leur parti contre le siège strasbourgeois de l'institution.
« Un gaspillage d'argent »

Ce thème sera central dans la campagne du M5S pour les élections européennes de mai prochain. « Nous allons amener quelques couleurs dans cette Europe grise », promettent-ils.

Le Mouvement 5 étoiles, parti « anti-système » allié à l'extrême droite de Matteo Salvini au gouvernement italien, reproche au Parlement de Strasbourg d'être « un gaspillage d'argent mais aussi le symbole de l'arrogance de ceux qui ont lancé une guerre contre le budget italien ». La vidéo a été vue 393 000 fois.

Et ensuite ? Les deux hommes ne sont pas rentrés dans le Parlement. Ils ont même admis devant les quelques journalistes prévenus qu'ils ne connaissaient pas l'ordre du jour (pourtant riche) de la plénière, raconte le site d'information européenne Euractiv.

« Luigi Di Maio vient devant le Parlement à Strasbourg sans y entrer, critique le Parlement européen, critique Strasbourg... Entrée en campagne ou déclaration de guerre à la démocratie européenne ? La France est fière de Strasbourg capitale européenne », a réagi sur Twitter la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau. Réponse d'Ignazio Corrao, député européen M5S, en français : « Donc pour vous la démocratie c'est d'entretenir un bâtiment qui coûte 1 milliard d'euros par législature ? [...] #FermezlesPrivilègesFrançais. »
Arguments financiers bancals

Le chiffre « par législature » ne parle à personne, mais « 1 milliard d'euros » ça fait joli. Ça n'en est pas moins faux : cela signifierait que le siège de Strasbourg coûte 200 millions d'euros par an, chiffre longtemps avancé par les anti-Strasbourg. Or il est évalué par le Parlement lui-même à 50 millions d'euros. Peut-être l'élu a-t-il confondu avec un autre chiffre ? Celui du montant probable des travaux pour remettre en état le bâtiment du Parlement à Bruxelles, évalué pour sa part entre 500 millions et 1 milliard d'euros...

Autre réponse à la ministre, celle du député national italien, M5S lui aussi, Manlio di Stefano, membre de l'Assemblée parlementaire de l'autre institution européenne strasbourgeoise, le Conseil de l'Europe : « Évidemment, vous êtes fière que Strasbourg soit l'une des capitales européennes. 28 pays y contribuent financièrement. Bruxelles est largement suffisante. [...]. Arrêtez de gaspiller notre argent ».

Les arguments financiers sont bancals (ou alors volontairement mensongers) mais une chose est sûre : la réactivité des élus du M5S démontre que le plan de communication du parti est bien rodé.

Il serait naïf de penser que le M5S sera le seul à faire campagne sur ce thème pour les européennes de mai. De nombreux partis en Europe, voire les classes politiques de pays entiers (dans les pays nordiques, en particulier), sont violemment anti-Strasbourg et ont déjà fait campagne sur ce thème.

Le plus grand danger vient d'Allemagne : les déclarations d'Angela Merkel, en juin dernier, sur le fait qu'il fallait en finir avec le siège de Strasbourg (qui n'ont suscité aucune réaction d'Emmanuel Macron), permettent de craindre que la puissante CDU ne se rallie au mouvement...
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

La France reste championne d'Europe de la fécondité

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:14:45

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La France reste championne d'Europe de la fécondité
 

 
Photo DR
Pourquoi le nombre de naissances continue-t-il de diminuer en France ?
Les naissances sont en baisse depuis quatre ans pour des raisons conjoncturelles, mais elles restent à un niveau élevé. Dans le reste de l'Europe, elles ont baissé après 2008 avec la crise. En France, les amortisseurs sociaux ont préservé la fécondité jusqu'en 2014. La crise s'installant, les naissances ont diminué surtout à partir de 2015. Il faut cependant relativiser cette évolution. Depuis quarante ans, le nombre de naissances connaît des fluctuations en fonction des cycles économiques. Mais il s'inscrit toujours dans le même ordre de grandeur depuis 1976, entre 750 000 et 830 000 naissances par an.
Cette évolution pèse-t-elle sur le renouvellement des générations ?

Non, avec 1,87 enfant par femme et un solde migratoire faible mais positif, le renouvellement des générations est assuré. La France reste championne d'Europe de la fécondité. Ces chiffres ne montrent pas une modification de long terme. Il est probable que le nombre de naissances va atteindre un point bas puis repartir à la hausse. En revanche, le nombre de décès, lui, va continuer de progresser. Les générations nombreuses du baby-boom avancent en âge.
Le solde naturel n'a jamais été aussi bas depuis la Seconde Guerre mondiale. Quelles en sont les conséquences ?

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et de morts. C'est un indicateur de la croissance de la population. Avec la hausse du nombre de décès dans les vingt ans à venir, la croissance démographique française va ralentir. Mais en raison de la fécondité française importante, la population française restera stable à long terme, contrairement à d'autres pays dont les perspectives démographiques sont orientées à la baisse.
Recueilli par Élodie BÉCU

 

 
 

Insee Recensement : Plus d'habitants dans les grandes villes

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:26:38

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Insee Recensement
Insee Recensement : Plus d'habitants dans les grandes villes
L'Insee a lancé mardi sa campagne de recensement et publie une étude sur la démographie du Grand Est. On relève que la croissance de la population de la région se concentre dans les grandes métropoles, Strasbourg en tête.

 
Les habitans du grand est se concentrent dans les grandes agglomérations, au détriment des zones rurales.
Avec une démographie ralentie dans le Grand Est (+0,1 % d'habitants entre 2011 et 2016), l'Alsace tire la région vers le haut : sa population est en hausse de 0,3 %. Selon l'Insee, « la croissance de la population se concentre désormais principalement dans quelques grands EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) ». Il s'agit d'agglomérations qui concentrent chacune plus de 200 000 habitants, où l'Insee relève une augmentation de 0,3 % de la population entre 2011 et 2016 : Eurométropole de Strasbourg en tête (+0,6 %), suivie du Grand Reims (+0,4 %), Mulhouse Alsace Agglomération (+0,2 %), Grand Nancy (0) et Metz Métropole (-0,1 %).
Les régions frontalières attractives

Ces cinq EPCI représentent à elles seules 27,7 % de la population de la région, dont le solde migratoire s'améliore légèrement. Un phénomène de « réurbanisation », enclenché depuis 2010 : « Les ménages ont une préférence pour habiter moins loin de la grande ville, en raison de l'accès plus facile en voiture, de la proximité des commerces. C'est un comportement sociologique profond amorcé depuis 2010 », analyse Joël Creusat, directeur régional de l'Insee du Grand Est. Le centre de statistiques précise a contrario que plus le temps d'accès en voiture est important, plus l'évolution démographique est dégradée. Une tendance qui se vérifie dans toute la France. « On constate les croissances de population les plus fortes là où les personnes se situent à moins de 30 minutes de leur emploi », relève encore Joël Creusat.

Les EPCI qui perdent le plus d'habitants se situent dans les Ardennes, la Haute-Marne et les Vosges. Autre constat, c'est le long des frontières suisse et allemande que ces grands ensembles urbains gagnent le plus d'habitants : 2 981 personnes pour l'Eurométropole, 814 à Colmar Agglomération et 753 pour Saint-Louis Agglomération. Ailleurs dans la région, la frontière luxembourgeoise et la proximité de l'Île-de-France jouent également leur rôle attractif pour les populations.

La région Grand Est demeure plombée par son solde migratoire moyen de -0,17 %, signifiant que les habitants qui quittent la région sont plus nombreux que ceux qui y arrivent. Le solde naturel de +0,23 % (nombre de naissance supérieur aux décès) peine tout juste à compenser ce phénomène. Cet effet devrait s'amplifier dans les mois à venir, puisque selon des projections de l'Insee, la population globale de la région Grand Est devrait diminuer de 0,2 % en 2019. Seule l'Alsace devrait voir sa population augmenter de près de 4 000 habitants.
Florent POTIER

 

 
 

 

Les grandes villes du Grand Est gagnent des habitants

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:03:23

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Les grandes villes du Grand Est gagnent des habitants
 

 
Les habitants du Grand Est se concentrent dans les grandes agglomérations, au détriment des zones rurales. Archives DNA/Michel Frison
Alors que la croissance démographique ralentit dans le Grand Est (+0,1 % d'habitants entre 2011 et 2016), l'Alsace tire la région vers le haut : sa population est en hausse de 0,3 %. Selon l'Insee, « la croissance de la population se concentre désormais principalement dans quelques grands EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) ». Il s'agit d'agglomérations qui concentrent chacune plus de 200 000 habitants, où l'institut relève une augmentation de 0,3 % de la population entre 2011 et 2016 : l'Eurométropole de Strasbourg en tête (+0,6 %), suivie du Grand Reims (+0,4 %), de Mulhouse Alsace Agglomération (+0,2 %), du Grand Nancy (0) et de Metz Métropole (-0,1 %).
Les régions frontalières attractives

Ces cinq EPCI représentent à elles seules 27,7 % de la population de la région, et leur solde migratoire (la différence entre le nombre de personnes arrivées et le nombre de personnes parties au cours de la période) s'améliore légèrement. Un phénomène de « réurbanisation », enclenché depuis 2010.

« Les ménages ont une préférence pour habiter moins loin de la grande ville, en raison de l'accès plus facile en voiture, de la proximité des commerces. C'est un comportement sociologique profond amorcé depuis 2010 », analyse Joël Creusat, directeur régional de l'Insee du Grand Est.

À l'inverse, plus le temps d'accès en voiture est important, plus l'évolution démographique est dégradée. Une tendance qui se vérifie dans toute la France. « On constate les croissances de population les plus fortes là où les personnes se situent à moins de 30 minutes de leur emploi », relève encore Joël Creusat. Dans le Grand Est, les EPCI qui perdent le plus d'habitants se situent dans les Ardennes, la Haute-Marne et les Vosges.

Autre constat : c'est le long des frontières suisse et allemande que les grands ensembles urbains gagnent le plus d'habitants : 2981 personnes pour l'Eurométropole, 814 à Colmar Agglomération et 753 pour Saint-Louis Agglomération. Ailleurs dans la région, la frontière luxembourgeoise et la proximité de l'Île-de-France jouent également leur rôle attractif pour les populations.

La région Grand Est demeure plombée par son solde migratoire moyen de -0,17 %, signifiant que les habitants qui quittent la région sont plus nombreux que ceux qui y arrivent. Le solde naturel de +0,23 % (nombre de naissances supérieur aux décès) peine tout juste à compenser ce phénomène. Cet effet devrait s'amplifier dans les mois à venir, puisque, selon des projections de l'Insee, la population globale du Grand Est devrait diminuer de 0,2 % en 2019. Seule l'Alsace devrait voir sa population augmenter, de près de 4000 habitants.
Florent POTIER

 

 
 

Sundgau Démographie : Une population stable

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:26:13

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Sundgau Démographie
Sundgau Démographie : Une population stable
Les communautés de communes Sud Alsace-Largue et Sundgau connaissent des variations de population mineures selon les derniers chiffres de l'Insee. Avec toutefois des disparités notables d'un village à l'autre.

 
Évolution de la population dans le Sundgau entre 2011 et 2016.
Dans les deux communautés de communes Sundgau et Sud Alsace Largue, la démographie a globalement été stable entre 2011 et 2016. Les chiffres des populations légales de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), publiés fin décembre (2016 sert de référence pour 2019), font état d'une légère hausse de 0, 6 % sur cette période, soit 71 321 habitants.

À peu de chose près, cette stabilité démographique se retrouve à l'échelle des deux communautés de communes de l'arrondissement d'Altkirch, une très légère baisse de 0,3 % depuis 2011 pour celle du Sundgau (48 103 habitants) compensée par une faible hausse de 2,2 % côté Sud Alsace Largue (22 657 habitants).

Dans le premier cas, les variations sont très faibles. La seule exception notable est Ferrette, avec près de 20 % d'habitants en moins. « Le transfert dans le Rhône de l'escadron de gendarmerie mobile en 2013 a conduit au départ de 120 militaires accompagnés de leurs familles, détaille le maire François Cohendet. Il y a eu un double impact : cela a créé un vide tandis qu'une partie du personnel de l'escadron a dû habiter des logements privés pendant un temps. Ce qui a eu pour effet de bloquer l'arrivée de nouveaux habitants. »

Reste que les quelque 80 demandeurs d'asile du centre ouvert en 2016 sur le site de l'ancienne caserne ne sont pas comptabilisés dans les 700 habitants. « Peut-être que cela va changer avec le recensement du mois de janvier », suppose le maire (le recensement a lieu à Ferrette du 17 janvier au 16 février prochain, réalisé par quatre agents recenseurs recrutés par la commune, Philippe Simon, Sandra Hubler, Olivier Mauris-Demourioux et Thierry Philipp).
Des maires ambitieux dans le Jura alsacien

Malgré les baisses constatées, les autres maires du Jura alsacien ne sont pas inquiets et attendent déjà avec impatience le prochain recensement. « La commune dispose désormais d'un nouveau lotissement de 24 parcelles qui ont pratiquement toutes été vendues, indique l'Oltinguois André Scherrer. Un pôle scolaire est à l'étude et j'espère pouvoir installer des médecins dans l'ancienne caserne de pompiers, ce qui va redynamiser la commune et apportera bien d'autres chiffres de population dans les années à venir. »

À Durmenach, où la population avait connu une hausse de 924 à 948 habitants entre 2006 et 2011, Dominique Springinsfeld justifie la diminution de 9,47 % entre 2011 et 2016 (866 habitants) par les importants mouvements au sein des logements sociaux. « Ça bouge beaucoup et provoque des variations parfois importantes d'un recensement à l'autre », témoigne le premier magistrat, dont la commune propose deux nouveaux lotissements pour un total de 25 parcelles qui se remplissent doucement.
« Les prix de vente sont devenus un frein »

Grégory Kugler, maire de Winkel, attend, lui, de ses habitants qu'ils fassent des bébés. « La baisse ne m'inquiète pas tant que ça, puisqu'elle est générale quand on voit les chiffres des communes voisines, confie-t-il. Il n'y a pas eu le renouvellement démographique nécessaire à une population stable parce que nous avons vu beaucoup de jeunes couples s'installer. Nous avons sensiblement le même nombre de maisons et de foyers qu'il y a dix ans mais les jeunes acquéreurs ne sont pas encore parents. On espère que ça viendra, d'autant plus avec le projet de construction de groupe scolaire avec périscolaire à Ferrette. »

À Werentzhouse, le maire Éric Gutzwiller pointe du doigt l'offre immobilière pour expliquer les - 4,98 % de sa commune. « Il y a un certain nombre de maisons anciennes qui ne trouvent pas preneur, regrette-t-il. Nous avons de grandes bâtisses avec des terrains importants. Ce n'est plus forcément ce que recherchent les gens. Le terrain coûte cher alors forcément les prix de vente sont devenus un frein. Cependant, nous avons quelques familles qui se sont installées dernièrement et la tendance devrait donc s'inverser au prochain recensement, tout en espérant que notre offre locative parviendra à séduire d'autres acquéreurs. »

Plus au nord du Sundgau, dans la vallée de Hundsbach, les communes de Tagsdorf, Heiwiller, ou encore Hausgauen connaissent des fortes baisses avoisinant les 8 %, qui ne sont que très peu compensées par les hausses d'Emlingen, Jettingen et Hundsbach.
Baisse dans la vallée de Hundsbach

En augmentation au début du XXIe siècle, la population de Hausgauen ne cesse de diminuer, passant de 453 à 434 entre 2006 et 2011, puis de 434 à 400 entre 2011 et 2016. « Le vieillissement de la population entraîne cela puisque nous enregistrons en moyenne ces dernières années cinq à six décès pour seulement deux naissances », déplore le maire Joseph-Maurice Wiss dont le conseil municipal évoquera le projet de lotissement lors de sa prochaine réunion. Celui-ci devrait permettre à Hausgauen de repartir à la hausse.
Croissance quasi nulle pour Altkirch

Altkirch connaît une croissance démographique quasi-nulle (0,2 % entre 2011 et 2016), tandis que les autres communes de l'ex com-com d'Altkirch connaissent de modestes ajustements. « Nous avons dû faire face à quelques problèmes d'urbanisme, explique Michel Willemann, le président de la communauté de communes du Sundgau (CCS). La volonté d'urbaniser la zone se heurte encore à des questions réglementaires. Des communes comme Illfurth attendent la finalisation du PLUI (plan local d'urbanisme intercommunal) pour ouvrir leur zone à de nouveaux logements. Quand ce sera fait fin 2019, la tendance pourrait évoluer un peu à la hausse, même si ce ne sera sûrement rien de considérable. »
Disparités en Porte d'Alsace

Du côté de la com-com Sud Alsace-Largue, le président Pierre Schmitt attribue la légère progression de la démographie aux nouveaux logements : « Des lotissements ont été construits, des granges rénovées, etc. Les gens ont tendance à plus convoiter les villages. »

La démographie est ainsi à la hausse dans de nombreuses communes du secteur, parfois dans des proportions notables, comme à Retzwiller, passé de 643 à 720 habitants en six ans (+ 10,69 %), Hecken (+ 9,05 %), soit une bonne soixantaine d'habitants en plus sur cinq ans, et Romagny, qui a enregistré une hausse constante de sa population sur dix ans : 199 habitants en 2006, 225 en 2011, puis 257 en 2016 (+ 12,45 %).

Augmentation également dans une moindre mesure dans les villages de Valdieu-Lutran (+ 5,19 %), Montreux-Jeune (+ 6,13 %), Traubach-le-Haut (+ 7,8 %), ou encore Chavannes-sur-l'Étang (+ 6,88 %). Signalons qu'en termes de hausse, la commune de Bernwiller est résolument « hors compétition » dans les derniers tableaux de l'Insee : avec la fusion avec les voisins d'Ammertzwiller et la création de la commune nouvelle au 1er janvier 2016, sa population est passée (sur le papier) de 387 habitants en 2011 à quelque 1 189 en 2016.

Quelques communes de l'ex-Porte d'Alsace font exception à la règle, avec une démographie en légère baisse entre 2011 et 2016. C'est le cas à Diefmatten (- 2,42 %), Bellemagny (- 3,13 %), Gildwiller (- 3,47 %), Elbach (- 2,72 %), Gommersdorf (- 2,2 %) mais aussi dans le bourg-centre et ancien chef-lieu de canton Dannemarie (- 3,63 %).

La plus forte baisse concerne le village de Balschwiller, dont la population totale est passée de 835 à 790 habitants entre 2011 et 2016 (- 5,70 %). « On est quand même en baisse régulière depuis quelques années », observe le maire, Jean-Marie Schnoebelen, qui évoque notamment les difficultés et contraintes croissantes dont peuvent souffrir certains projets immobiliers. L'élu espère ainsi voir aboutir cette année « un projet d'aménagement d'une vingtaine de parcelles qui traîne depuis quatre ans ».

Pour autant, « la demande est là », observe l'élu, qui met en avant la bonne situation de son village, « pas loin de Mulhouse, ni de l'autoroute ».
Eddie RABEYRIN, Vivian MILLET et Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Éducation Accompagnement des enfants en situation de handicap : Auxiliaire de vie scolaire, plus qu'un métier

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:22:35

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Éducation Accompagnement des enfants en situation de handicap
Éducation Accompagnement des enfants en situation de handicap : Auxiliaire de vie scolaire, plus qu'un métier
Julien Shuster accompagne Léonore et Sarah, deux enfants en situation de handicap, à l'école élémentaire Saint-Jean de Strasbourg. Présent toute la journée en classe aux côtés de Léonore, il a établi avec la petite fille des liens de confiance.

 
Une attention réciproque entre Julien Shuster et Léonore.
Dossier réalisé par Jean-François CLERC

Différents ateliers ont été mis en place dans cette classe maternelle à triple niveau de l'école Saint-Jean à Strasbourg. Tandis que des élèves jouent avec des chiffres, que d'autres remplissent des lignes d'écriture, Léonore demande à Julien Shuster de prendre un livre dans la bibliothèque. L'auxiliaire de vie scolaire (AVS) sélectionne un ouvrage et assoit la petite fille à ses côtés. Âgée de quatre ans, Léonore souffre d'une forme secondaire de trouble autistique.

Elle quitte chaque matin, sans trop de difficulté, les bras de sa maman pour rejoindre Julien. Quand il a pris Léonore en charge à la rentrée de septembre, la petite fille ne lui était pas totalement inconnue. « L'an dernier, je m'occupais d'un autre enfant dans cette même classe, ce qui m'avait permis de connaître Léonore. »
« Quand la journéese termine, je suis rincé »

La jeune élève a besoin d'être encadrée. L'accompagnant aide le professeur en reformulant ses consignes auprès de Léonore, en appuyant l'autorité de l'enseignant quand l'enfant fait des crises de colère. Julien montre beaucoup de patience. Entre le grand jeune homme et la petite fille, des liens de confiance se sont tissés. « Elle a l'habitude de moi, me voit chaque jour depuis septembre. Maintenant, elle se lâche plus. Je ne vois pas forcément ses progrès au quotidien mais nous nous fixons de nouveaux échelons à atteindre. J'apprécie beaucoup de travailler dans cette école qui est très humaine. Tous les AVS n'ont pas cette chance. »

Durant les heures de cours, Léonore nécessite une attention et une vigilance permanentes. « Avant je m'occupais d'une enfant dyslexique. Je lisais, j'écrivais à sa place, les journées me paraissaient longues. Avec Léonore, je ne vois pas le temps passer. Même quand je la laisse, j'ai toujours un oeil sur elle pour qu'elle ne fasse pas de bêtises ou ne se mette pas en danger lors d'une colère. Quand la journée se termine, à 16 h, je suis rincé. »

En début, en milieu et en fin de journée, Julien doit laisser Léonore à sa maîtresse pour s'occuper de Sarah à l'école élémentaire Saint-Jean. Souffrant d'un handicap moteur, cette élève de CP est amenée à l'école par sa maman, dans un fauteuil roulant pour lui éviter trop de fatigue. « Sarah est pleine d'énergie, toujours souriante », remarque Julien qui a un très bon contact avec cette enfant de six ans.

Julien Shuster, âgé de 24 ans, a toujours gardé à l'esprit l'idée de travailler avec des enfants. « J'adore bosser avec les gamins, les voir évoluer, c'est hypergratifiant. J'exerce actuellement un métier où on a l'impression, par le côté humain, de servir à quelque chose ».
« Si le métier était plus reconnu... »

Après son bac, Julien a suivi une formation en BTS communication visuelle avant de se mettre à son compte comme graphiste. Puis il a monté avec des amis un spectacle de contes tahitiens pour la jeunesse qu'il présentait dans une médiathèque. Il aurait aimé, l'an dernier, s'inscrire en troisième année de licence Sciences de l'éducation afin de préparer le concours de professeur des écoles mais cela n'a pas été possible administrativement.

Alors il poursuit le métier d'AVS qu'il exerce depuis janvier 2017. Pour cela, il a suivi une formation de 60 heures. Même si la question de l'autisme a été abordée lors de cette formation, il lui a fallu travailler seul, faire des recherches sur internet, pour mieux comprendre les troubles de Léonore. « L'autisme est différent pour chaque enfant. »

Il n'a pas choisi ce métier d'AVS pour la paye. Avant de devenir AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) en décembre 2018, il touchait 675 euros mensuels pour 24 heures hebdomadaires. « Je suis payé au Smic horaire, qui est lissé sur l'année scolaire afin de tenir compte des vacances. Le métier me plaît, mais j'espère qu'il évoluera. S'il était un peu plus reconnu, je serais bien content ».

 

 
 

 

Démocratie participative Avec Mulhouse c'est vous : La Ville a un conciliateur

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:43:17

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Démocratie participative Avec Mulhouse c'est vous
Démocratie participative Avec Mulhouse c'est vous : La Ville a un conciliateur
Leconciliateur de la Ville a pour rôle de régler gratuitement, de manière confidentielle et à l'amiable, un litige entre un habitant et un service de la Ville. Indépendant, le conciliateur se veut un nouveau maillon de la politique d'amélioration des relations entre l'administration municipale et les Mulhousiens. Pauline Andrieu, avocat de formation, se lance dans ce nouveau défi.

 
Pauline Andrieu, conciliateur de la Ville.
À 39 ans encore, Pauline Andrieu a donc été nommée conciliateur de la Ville de Mulhouse en ce début janvier. Elle avait exercé la profession d'avocat pendant plusieurs années, en région parisienne puis à Mayotte pendant deux ans, avant de venir, il y a une dizaine d'années, à Mulhouse où son mari a été muté.
La bonne personne

Pause professionnelle pour son premier, son deuxième puis son troisième enfant, donc, mais c'est cette pause qui lui a permis de trouver le temps pour le bénévolat, et de s'investir dans bien d'autres choses : dans la crèche, les écoles de ses enfants, les associations de son quartier, comme secrétaire puis présidente du centre socioculturel Papin, pendant quatre ans. Elle a également intégré le Conseil de développement et sa commission tourisme, etc.

Autant d'engagements qui font qu'elle a découvert Mulhouse et ses habitants, qu'elle a appris à connaître et à aimer cette ville, qu'elle a compris les difficultés qu'on pouvait rencontrer dans ses démarches quand on est un citoyen lambda. Autant de facettes de son cursus et de qualités acquises par l'expérience, qui font que son CV, atypique, en faisait, selon elle, « la bonne personne pour ce poste » de conciliateur.

Une mission pour laquelle Pauline Andrieu avait depuis longtemps fait savoir à Cécile Sornin, l'adjointe au maire en charge de la démocratie participative, qu'elle serait intéressée, sur laquelle elle travaille depuis six mois avec l'élue qui préside l'agence de participation citoyenne Mulhouse c'est vous, à dresser les contours et le fonctionnement.

Pour éviter l'écueil de ne pas être respectée et considérée comme il se doit par ses interlocuteurs dans sa mission, Pauline Andrieu sera rémunérée « symboliquement », et elle a donc monté son autoentreprise de prestation de services.

Son rôle : tenter de régler les litiges entre les habitants et les services de la Ville. « En 2017, Allô Proximité comptait 4 000 signalements, 8 000 en 2018. Mais seulement quelques dizaines nécessitant l'intervention du service juridique », rappelle Cécile Sornin. Mais avant d'en arriver là, pour les problèmes de voirie, de permis de construire, de nuisance récurrente de voisinage, de carte scolaire, le conciliateur peut intervenir.
Procédure à suivre

Un service nouveau, pour lequel « on a créé une procédure », explique Pauline Andrieu. Ainsi, quand un habitant a effectué une contestation auprès d'un service de la Ville, si la réponse ne lui convient pas ou s'il n'a pas de réponse, il peut s'adresser au conciliateur via un formulaire de saisine en ligne. Le conciliateur saisit alors le service pour comprendre ce qui ne va pas, avec la possibilité de modifier la réponse initiale, voire de faire des propositions pour améliorer la réponse du service. Comme l'Ombudsman montréalais (lire ci-contre à gauche) qui peut aller au-delà du règlement du litige, vers la formulation de propositions plus globales sur de nouveaux modes de faire, le conciliateur de la Ville pourra permettre de faire évoluer les pratiques si nécessaire.

D'ailleurs selon Cécile Sornin et Pauline Andrieu, « on est dans l'expérimentation, on ne s'interdit rien ; « on va monter en puissance, s'adapter. Il faut mettre de l'huile dans les rouages ; ni les services publics, ni les citoyens n'ont la science infuse. On ajustera. Mais le conciliateur se veut un outil au service de la confiance », conclut l'élue.

« On a aussi la volonté que les Mulhousiens soient contributifs pour l'avenir de la ville, notamment en proposant, via ce formulaire, des solutions à leur problème. Mais pour cela, il faudra de la pédagogie », souligne Christine Edel, directrice Mulhouse c'est vous, dont le rôle est de mettre en oeuvre le programme de démocratie participative de la ville et donc le conciliateur.

Et Pauline Andrieu de conclure : « de la pédagogie, ne serait-ce que dans l'explication d'une décision, des termes compliqués employés, pour éclaircir des réglementations compliquées, et écouter les gens énervés, leur montrer qu'ils sont pris en compte. »
Michèle MARCHETTI Prochain rdv citoyen : « Le conciliateur de la Ville, un nouveau service pour Vous ! » : quels problèmes peut-il traiter ? Comment le saisir ? Quels sont ses pouvoirs et son champ d'intervention ? Pourquoi le saisir ? Le conciliateur de la Ville répondra à toutes les questions samedi 19 janvier de 10 h à 12 h à l'Agence de la Participation citoyenne au rez-de-chaussée du 33A avenue de Colmar. Accès gratuit, inscription préalable au ? 03 89 33 79 37, agence.participation-citoyenne@mulhouse-alsace.fr

Prochain rdv citoyen : « Le conciliateur de la Ville, un nouveau service pour Vous ! » : quels problèmes peut-il traiter ? Comment le saisir ? Quels sont ses pouvoirs et son champ d'intervention ? Pourquoi le saisir ? Le conciliateur de la Ville répondra à toutes les questions samedi 19 janvier de 10 h à 12 h à l'Agence de la Participation citoyenne au rez-de-chaussée du 33A avenue de Colmar. Accès gratuit, inscription préalable au ? 03 89 33 79 37, agence.participation-citoyenne@mulhouse-alsace.fr

 
 

 

Buhl Collège du Hugstein : Haro sur le harcèlement

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:36:54

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Buhl Collège du Hugstein
Buhl Collège du Hugstein : Haro sur le harcèlement
Des parents d'élèves du collège de Buhl manifesteront mardi prochain devant les portes de l'établissement, afin de dénoncer le harcèlement dont seraient victimes certains élèves.

 
Une manifestation est programmée la semaine prochaine par des parents d'élèves devant le collège de Buhl, afin de dénoncer des faits de harcèlement.
La colère gronde au collège du Hugstein, à Buhl, où un collectif de parents d'élèves prévoit d'organiser mardi prochain un blocage de l'accès à l'établissement pour le personnel et les élèves. La raison de cette fronde est expliquée dans un tract actuellement distribué aux parents, dans lequel est pointée du doigt une situation jugée « critique » en termes de sécurité pour les élèves. « Des enfants subissent des violences verbales, physiques ou psychologiques dans l'enceinte du collège ou sur le chemin de l'école, sans qu'aucune sanction ne soit posée », affirment les signataires du document, en ajoutant que des plaintes auraient déjà été déposées à la gendarmerie par des parents.

« Nous avons également relevé de gros problèmes de surveillance en dehors des heures de cours », expliquent-ils, mettant en cause « le manque d'écoute et l'inertie » d'une partie de la direction du collège.

« Il est de notre responsabilité, en tant que représentants des parents d'élèves, d'informer de cette situation et d'agir », explique Christiane Harnist, déléguée des parents d'élèves et l'une des signataires du tract. « Nous appelons donc les parents d'élèves à agir en venant manifester mardi matin, de 8 h à 9 h, devant les grilles de l'établissement. »

Contactée par nos soins, la direction du collège n'a pas souhaité répondre à nos questions dans l'immédiat. Sous couvert de l'anonymat, certains membres du personnel confirment toutefois l'ambiance délétère qui régnerait actuellement au sein de l'établissement.

Dans leur tract, les parents d'élèves citent la note écrite en 2017 par le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, concernant ce sujet grave du harcèlement scolaire. Le ministre rappelait notamment que l'Éducation nationale avait mis en place un numéro vert, le 30 20, afin que les victimes de harcèlement puissent trouver écoute et conseils.
S.C.

 

 
 

 

Automobile Bilan et perspectives : Record de ventes pour PSA

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:16:11

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Automobile Bilan et perspectives
Automobile Bilan et perspectives : Record de ventes pour PSA
La marque au lion entame 2019 sur de bons chiffres en Europe. L'avenir de Renault et de son alliance avec Nissan et Mitsubishi commence à s'écrire sans Carlos Ghosn.

 
L'Europe a tiré vers le haut les ventes de la marque, tandis que le constructeur connaît une nouvelle déconvenue en Chine.
Tous les feux ne sont pas au vert pour le groupe PSA, notamment en Chine. Cependant, le constructeur automobile français a annoncé, mardi matin, des ventes record en 2018. L'an passé, le constructeur a vendu 3,878 millions de voitures sous ses cinq marques : Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall. Un succès qui touche le secteur des voitures particulières mais aussi les véhicules utilitaires (564 147 unités vendues, en hausse de 18,3 %).
Année exceptionnelle en Europe

Constructeur à vocation mondiale, PSA a surtout bénéficié d'une année exceptionnelle en Europe, marché qui représente 80  % de ses ventes. Sa progression sur le Vieux continent atteint 30  % par rapport à 2017, grâce au rachat d'Opel-Vauxhall, marques qui ont aussi progressé l'an passé.

Mais c'est surtout le succès de Peugeot (+4,93 % à 1,231 million de véhicules) et Citroën (824 623 voitures vendues, soit +4,96 %) qui permet à PSA d'atteindre une part de marché en Europe de 17,1 %. DS Automobiles, la marque premium, a aussi redémarré (+6 % avec 46 000 voitures vendues en Europe).

Souffrant dans la zone Moyen-Orient Afrique de la suspension de son activité en Iran, PSA a encore chuté lourdement en Chine. La baisse des ventes, à moins de 250 000 véhicules, atteint 34,2 % alors que le marché a reculé de 2 %.

« Le groupe travaille sur plusieurs plans d'action avec ses partenaires afin de surmonter les difficultés en cours », indique PSA qui « met notamment en oeuvre sa stratégie d'électrification avec la marque Fukang, suivie par des modèles électrifiés Peugeot Citroën DS à partir de 2019 ». La nouvelle stratégie, « en cours d'exécution, proposera une offre produits répondant davantage aux attentes des clients chinois », promet le groupe.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Record de ventes pour PSA

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:34:51

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Record de ventes pour PSA
 

 
L'Europe a tiré vers le haut les ventes de la marque, tandis que le constructeur connaît une nouvelle déconvenue en Chine. Photo Julio PELAEZ
Tous les feux ne sont pas au vert pour le groupe PSA, notamment en Chine. Cependant, le constructeur automobile français a annoncé, mardi matin, des ventes record en 2018. L'an passé, le constructeur a vendu 3,878 millions de voitures sous ses cinq marques : Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall. Un succès qui touche le secteur des voitures particulières mais aussi les véhicules utilitaires (564 147 unités vendues, en hausse de 18,3 %).
Année exceptionnelle en Europe

Constructeur à vocation mondiale, PSA a surtout bénéficié d'une année exceptionnelle en Europe, marché qui représente 80  % de ses ventes. Sa progression sur le Vieux continent atteint 30  % par rapport à 2017, grâce au rachat d'Opel-Vauxhall, marques qui ont aussi progressé l'an passé.

Mais c'est surtout le succès de Peugeot (+4,93 % à 1,231 million de véhicules) et Citroën (824 623 voitures vendues, soit +4,96 %) qui permet à PSA d'atteindre une part de marché en Europe de 17,1 %. DS Automobiles, la marque premium, a aussi redémarré (+6 % avec 46 000 voitures vendues en Europe).

Souffrant dans la zone Moyen-Orient Afrique de la suspension de son activité en Iran, PSA a encore chuté lourdement en Chine. La baisse des ventes, à moins de 250 000 véhicules, atteint 34,2 % alors que le marché a reculé de 2 %.

« Le groupe travaille sur plusieurs plans d'action avec ses partenaires afin de surmonter les difficultés en cours », indique PSA qui « met notamment en oeuvre sa stratégie d'électrification avec la marque Fukang, suivie par des modèles électrifiés Peugeot Citroën DS à partir de 2019 ». La nouvelle stratégie, « en cours d'exécution, proposera une offre produits répondant davantage aux attentes des clients chinois », promet le groupe.
Laurent BODIN

 

 
 

Nokia supprime 460 emplois en France

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:33:45

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Nokia supprime 460 emplois en France
 

 
Depuis qu'il a racheté le Français Alcaltel-Lucent en 2015, le groupe finlandais Nokia a déjà procédé à deux plans sociaux. Photo Markku ULANDER/AFP
Nokia va encore tailler dans ses effectifs. L'équipementier télécoms finlandais, qui emploie 5 516 salariés en France (toutes filiales confondues), a annoncé hier qu'il allait se séparer de 460 personnes dans les deux ans qui viennent, au sein de la seule filiale Alcatel-Lucent (4 136 salariés). Celle-ci s'apprête à subir son troisième plan de restructuration en moins de quatre ans. Dans les deux précédents - l'un vient de se terminer, l'autre est toujours en cours - Nokia a réussi à éviter les départs forcés, a rappelé hier l'entreprise.

Les effectifs d'Alcatel-Lucent tourneront autour de 3 600 personnes, soit 1 000 de moins qu'en 2015, année de son rachat par Nokia contre 15,6 milliards d'euros.
700 millions d'économies

Ce plan social, dont « la mise en oeuvre devrait se faire progressivement en 2019 et 2020 » précise Nokia, concerne la plupart des activités et fonctions centrales de l'entreprise. Il ne touchera ni les activités « recherche et développement » en France, ni les trois autres filiales françaises (Nokia Bell Labs France, Alcatel Submarine Networks et Radio Frequency Systems).

Elles s'inscrivent dans le cadre du nouveau plan mondial de réduction des coûts, de l'ordre de 700 millions d'euros, annoncé en octobre par Nokia.

L'ampleur de cette nouvelle réduction de coûts avait surpris les analystes. Sur l'ensemble de l'exercice 2017, Nokia a fait état d'une perte nette de 1,49 milliard d'euros, doublée par rapport à 2016, imputable aux coûts d'exploitation dans un marché des réseaux en repli.
Le rebond par la 5G ?

L'ex-champion de la fabrication de téléphones mobiles, qui a raté le virage numérique avec l'explosion des smartphones, s'est recentré depuis quelque temps sur la fabrication d'équipements pour les opérateurs de télécommunications.

Le groupe mise beaucoup sur le prochain développement de la 5G, où il est engagé dans une compétition mondiale, notamment avec le Suédois Ericsson, le Chinois Huawei ou le Coréen Samsung.

 

 
 

Wanzl va supprimer 79 postes à Sélestat

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:21:14

Wanzl va supprimer 79 postes à Sélestat

 

Le fabricant de chariots de supermarché Wanzl envisage de supprimer 79 postes dans son usine de Sélestat où travaillent 128 salariés permanents (150 avec les intérimaires), dans le cadre d'un projet de réorganisation de l'entreprise. L'information a été annoncée cet après-midi lors d'une réunion de la délégation unique du personnel de l'entreprise. Selon une source interne de l'entreprise, cette réduction de 60 % de l'effectif permanent serait justifiée par « les pertes importantes subies par la société depuis trois ans ».

Le site de Sélestat est spécialisé dans la fabrication de chariots de supermarché en fil d'acier, dans le montage de chariots en plastique, et le mobilier d'agencement de magasins. Selon cette même source, le projet de plan social concernerait essentiellement la production, mais l'ensemble des services seraient touchés. « Il ne resterait sur place que les commerciaux et les salariés de l'agencement de magasins, soit une cinquantaine de personnes. »

La première réunion d'information sur le PSE est prévue le 23 janvier.

Wanzl SAS à Sélestat est la filiale française du groupe allemand éponyme, qui est le plus important fabricant au monde de chariots de supermarché et de chariots de bagages.

I.N.

Amicale des maires et adjoints de la vallée : Grand débat samedi à Munster

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:59:38

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Amicale des maires et adjoints de la vallée
Amicale des maires et adjoints de la vallée : Grand débat samedi à Munster

 
La première réunion publique « Grand Débat National » pour l'avenir du pays est organisée par l'Amicale des maires et adjoints de la vallée de Munster ce samedi 19 janvier de 14 h à 16 h à la salle de la Laub (1er étage) à Munster.

Cette réunion est ouverte à tous les citoyens qui veulent exprimer publiquement leurs avis et leurs propositions sur le bon fonctionnement de notre pays. En tant qu'élus, les maires sont les interlocuteurs de proximité légitimes pour recueillir l'expression des citoyens.

Ce débat est complémentaire aux cahiers de doléances ouverts dans les mairies.
Cahier de doléances

À Munster, un « cahier de doléances et de propositions » est mis à la disposition du public munstérien depuis hier et jusqu'au 15 mars, sur les quatre thèmes proposés par le gouvernement ainsi que sur d'autres sujets libres. Un cahier de doléances est également disponible en ligne sur le site Internet de la commune : www.munster.alsace

À l'issue, toutes les propositions seront transmises aux instances concernées.

 

 
 

 

COlmar : Une première association de gilets jaunes

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:28:17

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COlmar
COlmar : Une première association de gilets jaunes

 
Le président Michael Meguellati (à droite) et Alexandre Marth, vice-président.
C'est la première dans le Haut-Rhin, peut-être même d'Alsace. Les statuts de l'association « Les GJ de Colmar » ont été déposés hier après-midi au greffe du tribunal d'instance de la ville préfecture du Haut-Rhin. Une association à but non lucratif de type 1901.

Son président est Michael Meguellati, 29 ans, fonctionnaire à la région Grand Est. Il est un pilier des manifestations des gilets jaunes de la ville depuis le début de l'aventure, fin novembre. La vice-présidence est assurée par le quinquagénaire Alexandre Marth, fonctionnaire d'État, actuellement en arrêt. L'association compte aujourd'hui sept membres. Son objectif est de parler aux élus et faire remonter « ce que l'on veut » explique Michael. « Les revendications sont à peu près les mêmes sur tout le territoire », poursuit celui qui voit dans la structuration du mouvement une manière d'être plus audible, notamment de la part des décideurs.

Pour devenir membre de l'association, il faut adhérer et payer une cotisation de 5 EUR par an. Le président et le vice-président des GJ de Colmar lancent d'ailleurs un appel à ceux et celles, nombreux, qui ont manifesté devant la statue de la Liberté en décembre ou ailleurs pour qu'ils viennent renforcer les effectifs.
J-L.W. Contact : meguellati.michael@hotmail.com

Contact : meguellati.michael@hotmail.com

 
 

 

GJ Une première association à Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:17:11

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GJ Une première association à Colmar
 

 
Michael Meguellati (à droite), le président de l'association, et Alexandre Marth, son vice-président.

Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser

C'est la première dans le Haut-Rhin, peut-être même d'Alsace. Les statuts de l'association « Les GJ de Colmar » ont été déposés hier après-midi au greffe du tribunal d'instance de la ville préfecture du Haut-Rhin. Une association à but non lucratif, de type 1901.

Son président est Michael Meguellati, 29 ans, fonctionnaire à la région Grand Est. Il est un pilier des manifestations des gilets jaunes colmariens depuis le début du mouvement, fin novembre. La vice-présidence est assurée par le quinquagénaire Alexandre Marth, fonctionnaire d'État, actuellement en arrêt. L'association compte aujourd'hui sept membres. Son objectif est de parler aux élus et de faire remonter « ce que l'on veut », explique Michael Meguellati. « Les revendications sont à peu près les mêmes sur tout le territoire », poursuit celui qui voit dans la structuration du mouvement une manière d'être plus audible, notamment par les décideurs.

Pour devenir membre de l'association, il faut payer une cotisation de 5 EUR par an. Le président et le vice-président des GJ de Colmar lancent d'ailleurs un appel à celles et ceux, nombreux, qui ont manifesté devant la statue de la Liberté en décembre, ou ailleurs, pour qu'ils viennent renforcer les effectifs.
J-L.W. CONTACTER meguellati.michael@hotmail.com

 

 
 

Réforme de la justice Grève : Trente avocats colmariens ont manifesté à Paris

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:31:10

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Réforme de la justice Grève
Réforme de la justice Grève : Trente avocats colmariens ont manifesté à Paris

 
Les avocats colmariens ont rejoint leurs confrères, hier, à Paris.
Une trentaine d'avocats du barreau de Colmar se sont rendus hier à Paris pour manifester face au projet de réforme de la justice, à nouveau examiné par l'Assemblée nationale.

Ils ont défilé dans la capitale aux côtés de milliers de confrères, mais aussi de magistrats et de greffiers, tandis que d'autres rassemblements se sont tenus en province, dont à Strasbourg et Mulhouse. Les députés alsaciens Eric Straumann, Jacques Cattin, Laurent Furst et Patrick Hetzel ont rejoint les avocats alsaciens en fin d'après-midi (notre photo).

Tous les avocats colmariens étaient hier en « grève totale », un mouvement à nouveau suspendu à partir d'aujourd'hui. « En fonction de l'évolution des choses à l'Assemblée nationale dans les jours qui viennent, nous reprendrons ou non la grève », indiquait hier en fin de journée le bâtonnier de Colmar Me Joseph Wetzel.

 

 
 

 

Les avocats manifestent

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:00:51

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Les avocats manifestent
 

 
Une centaine de professionnels de la justice, avocats pour la plupart, se sont rassemblés devant le tribunal de grande instance de Strasbourg.

Photo DNA/Christian Lutz-Sorg

Mardi matin, une centaine de professionnels de la justice, avocats pour la plupart, se sont rassemblés devant le tribunal de grande instance (TGI) de Strasbourg, quai Finkmatt, pour protester contre le projet de loi Justice. Symboliquement, ils ont barré l'entrée de l'édifice avec un ruban de signalisation. Ils entendaient ainsi protester contre le projet de réforme de la justice examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale jusqu'au 21 janvier.

Les opposants contestent un certain nombre de points de ce projet, notamment la fusion des tribunaux d'instance et de grande instance. Ils s'inquiètent encore de l'obligation de recourir à une plateforme numérique, gérée par des sociétés privées, pour les litiges les moins importants.

« On n'est pas là pour défendre nos privilèges mais pour alerter les citoyens qui seront les premières victimes de cette déshumanisation de la justice », assure Me Caroline Zorn, présidente de la section strasbourgeoise du Syndicat des avocats de France. En guise de protestation, les robes noires ont formulé des demandes de renvoi dans la plupart des dossiers qui devaient être jugés ce mardi. Par ailleurs, une délégation du barreau de Strasbourg est allée grossir les rangs de la manifestation nationale qui avait lieu à Paris.
À Mulhouse et Colmar

À Mulhouse, une trentaine d'avocats, dont le bâtonnier Me Jean-Luc Vonfelt, ont participé mardi à la manifestation parisienne. Une cinquantaine de leurs confrères se sont quant à eux installés une nouvelle fois sur les marches du tribunal de grande instance de Mulhouse pour montrer leur mécontentement et interpeller les députés de la majorité.

À Colmar, une trentaine d'avocats également se sont rendus à Paris. Les députés haut-rhinois Éric Straumann et Jacques Cattin ont rejoint les avocats alsaciens en fin d'après-midi. Tous les avocats colmariens étaient hier en « grève totale », un mouvement qui sera à nouveau suspendu à partir d'aujourd'hui. « En fonction de l'évolution des choses à l'Assemblée nationale dans les jours qui viennent, nous reprendrons ou non la grève », indiquait hier en fin de journée le bâtonnier de Colmar Me Joseph Wetzel.
Geneviève LECOINTRE (avec G.L. et J.-F.S.)

 

 
 

Les avocats mulhousiens toujours en colère

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:00:04

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Les avocats mulhousiens toujours en colère
 

 
Des avocats mulhousiens se sont une nouvelle fois retrouvés sur les marches du tribunal de grande instance, hier matin. Photo L'Alsace/G.L.
Pendant qu'une trentaine de leurs confrères et consoeurs, avec à leur tête le bâtonnier mulhousien Me Jean-Luc Vonfelt, manifestaient à Paris contre le projet de loi de réforme pour la justice, une cinquantaine d'avocats se sont installés une nouvelle fois sur les marches du tribunal de grande instance de Mulhouse pour montrer leur mécontentement. Et c'est le bâtonnier honoraire, Me Marie-Laure Schott, première femme à avoir été bâtonnier à Mulhouse, qui a tenu à interpeller principalement les députés de La République en marche concernant ce projet. Les avocats français leur ont transmis huit questions, auxquelles ils ont tous répondu par la négative concernant ce projet. « Mais apparemment, notre président n'entend pas », a-t-elle lancé en reprenant deux phrases célèbres de Woody Allen et de Georges Wolinski : « J'ai des questions à toutes vos réponses » pour le premier et « Quand on est sûr d'avoir raison, on n'a pas besoin de discuter avec ceux qui ont tort » pour le second.

 

 
 

Réforme de la justice : Mobilisation aussi dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:32:46

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Réforme de la justice : Mobilisation aussi dans le Haut-Rhin
 

 
À Mulhouse, une trentaine d'avocats, dont le bâtonnier Me Jean-Luc Vonfelt, ont participé hier à la manifestation parisienne. Une cinquantaine de leurs confrères se sont quant à eux installés une nouvelle fois sur les marches du tribunal de grande instance de Mulhouse pour montrer leur mécontentement et interpeller les députés de la majorité.

À Colmar, une trentaine d'avocats également se sont rendus à Paris. Les députés haut-rhinois Eric Straumann et Jacques Cattin ont rejoint les avocats alsaciens en fin d'après-midi. Tous les avocats colmariens étaient hier en « grève totale », un mouvement qui sera à nouveau suspendu à partir d'aujourd'hui. « En fonction de l'évolution des choses à l'Assemblée nationale dans les jours qui viennent, nous reprendrons ou non la grève », indiquait hier en fin de journée le bâtonnier de Colmar Me Joseph Wetzel. G.Lo. et J.-F.S.

 

 
 

 

Landser Les voeux du maire : Aller de l'avant

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:41:58

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Landser Les voeux du maire
Landser Les voeux du maire : Aller de l'avant
Tradition oblige, Daniel Adrian, maire de Landser, a présenté ses voeux samedi soir devant un impressionnant parterre d édiles et de responsables.

 
Daniel Adrian a de l'ambition pour sa commune et sa région ; il l'a démontré une nouvelle fois, lors de la réception des voeux.
La réception a été ponctuée par les interprétations très appréciées de la chanteuse locale Sandie. Après le rappel de l'attention toute particulière portée par la municipalité aux aînés, aux personnes en difficultés, aux malades, aux demandeurs d'emploi, aux jeunes, l'élu a dressé un bilan des réalisations et temps forts qui ont émaillé l'année 2018, via un diaporama commenté.

Les fêtes et les occasions de rencontre entre les habitants furent nombreuses, illustrant le dynamisme associatif et la participation de nombreux bénévoles au sein de sa commune. S'ajoute à cela la présence d'une trentaine d'artisans, de commerçants, d'un pôle médical et du collège-lycée Don Bosco, qui rendent son territoire particulièrement attractif. Après la récente commercialisation des 10 parcelles du nouveau lotissement les Bleuets, Il ne s'y trouve pratiquement plus de terrains disponibles à la construction.

Le chantier du parvis de l'église a débuté, révélant, lors de fouilles préliminaires, l'existence d'un mur ancien. Ces travaux vont permettre de faciliter l'accès à l'édifice, sans occulter le respect des tombes célèbres dans le cadre du déplacement du carré Wendling. « Grâce à la fondation du Patrimoine, aux donateurs privés, à l'Arel, au conseil de fabrique et à l'association Don Bosco, nous aurons une belle place digne de l'histoire du lieu. Elle rappellera le passé prestigieux de Landser et la notoriété des habitants. »

De nombreux travaux ont été réalisés en régie, la commune n'est pas riche, et le maire n'est pas le dernier à mettre la main à la pâte lorsqu'il s'agit de manier la tronçonneuse ou conduire un tracteur... Ses remerciements sont allés à André Haefflinger, responsable du service technique et à son équipe, à Christiane Gueroult (CCAS et séniors).
Des hauts et des bas au périscolaire

Des chantiers ont été menés : dans les écoles (fenêtres), au niveau de la voirie de la rue du Kaegy, éclairage public rue du Freiberg, rue du Stade. La rentrée scolaire a été l'occasion de se réjouir de l'ouverture d'une nouvelle classe et d'accueillir deux nouveaux enseignants pour la classe bilingue. Le périscolaire a connu des hauts et des bas, mais la situation s'est rétablie suite à l'embauche d'une nouvelle directrice et d'une animatrice.

En termes de projets pour 2019, la commune dispose d'un budget de 750 000 EUR (grâce à des économies de fonctionnement) qui seront dévolus à la fin du chantier du parvis et de la rue de l'Église, l'agrandissement avec remplacement du chauffage de l'école maternelle, l'aménagement des trottoirs rue des Alouettes, rue des Prés, mise en place de la vidéo surveillance, agrandissement du périscolaire, réflexion sur le projet de local intercommunal pour les pompiers
« Nous avançons sur le chemin de la mutualisation »

Sur le plan de l'intercommunalité avec les communes voisines, « nous avançons sur le chemin de la mutualisation et du rapprochement entre nos trois communes (Landser, Dietwiller, Schlierbach), voire, pour certains domaines, entre les 5 (Eschentzwiller et Steinbrunn-le-Bas) à l'instar du corps des sapeurs pompiers, de la gestion de l'assainissement et de l'adduction d'eau potable » se réjouit l'édile.

La nouvelle intercommunalité SLA (Saint-Louis Agglomération), au sein de laquelle il préside la commission de la mutualisation des moyens et de l'équilibre du territoire, commence à apporter du mieux vivre aux habitants à travers les fonds de concours, 19 000 EUR d'aide pour les travaux dans les écoles, le transport à la demande qui a bien décollé, les mesures du Gerplan, le ramassage des ordures ménagères et des bennes de tri. Des avancées sont prévues en 2019, comme la gestion de la formation du personnel communal, la réorganisation du balayage mécanique, la mise à disposition de matériel... et la mise en place de l'Epage (Établissement public pour l'aménagement et la gestion de l'eau).

Daniel Adrian qui défend « avec conviction et ténacité » les dossiers des liaisons Wahlbach- Zaessingue, les aménagements à Brunstatt, Bartenheim, Sierentz, Helfrantzkirch, Schlierbach, est fier du chemin parcouru vers la création de la nouvelle collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour le 1er janvier 2021 avec des compétences renforcées dans le domaine transfrontalier et du bilinguisme.
M.-C.S

 

 
 

 

M2A Riedisheim Voeux « Il faudra que nous soyons unis, durs à la tâche... »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:27:12

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M2A Riedisheim Voeux « Il faudra que nous soyons unis, durs à la tâche... »
 

 
Les travaux du bâtiment associatif rue de la Charte commenceront en février 2019. Image Emergence Architecture
Le mauvais temps et surtout le vent, annoncé à 65 km/h, ne permettant pas la flambée des sapins initialement prévue pour l'occasion, c'est finalement à l'Aronde que les habitants de Riedisheim se sont retrouvés samedi soir pour la cérémonie des voeux. Les sapins finiront en broyat qui servira aux espaces verts.

Comme toujours, avant d'entendre le discours du maire Hubert Nemett, les invités ont pu regarder le film retraçant le bilan de l'année écoulée. Nouveau logo, démocratie participative, rénovation des aires de jeux, travaux dans les rues du centre, composteurs collectifs, ouverture de la résidence pour personnes âgées les Jardins de Daphnée... difficile de donner une liste exhaustive. Et c'est vers les projets de 2019 que le maire a essentiellement axé ses propos en ponctuant les différents chapitres d'un même leitmotiv : « Il faudra que nous soyons unis, durs à la tâche, prêts à relever nos manches. »
Grand débat national

D'abord pour travailler au projet de collectivité européenne d'Alsace. « Mais ne nous leurrons pas, a déclaré Hubert Nemett, tout est à faire encore, nous n'avons atteint que la première marche d'un escalier monumental, nous n'en sommes qu'au début du processus et il faudra que nous soyons unis pour ce qui reste à réaliser. »

Concernant la crise actuelle et les solutions proposées, le maire estime qu'il « est important que le grand débat national soit un succès, car sinon, le pays n'en sortira pas. À Riedisheim, nous avons lancé la démarche de démocratie participative dès 2014. D'une façon ou d'une autre, plus de 400 Riedisheimois s'y sont impliqués et ont apporté leur réflexion à la définition de la ville. » Et c'est donc au conseil participatif que le maire va demander de porter la gestion de la consultation citoyenne nationale. « En attendant la réunion du conseil participatif, un cahier de doléances est ouvert à la mairie. Nous confierons son contenu au conseil participatif si sa réponse est positive. »

De l'unité et de l'union, il en faudra aussi pour M2A (Mulhouse Alsace agglomération) où de nombreuses crises se sont jouées en 2018. « Pourtant, pour connaître personnellement les femmes et les hommes qui composent le conseil d'agglomération, je peux vous dire qu'elles et ils ont tous le souci de faire réussir M2A », a commenté Hubert Nemett. « Nous devons faire connaître positivement et faire croître l'attractivité de l'agglomération. Le projet d'écoquartier intercommunal de Rixheim, Illzach et Riedisheim est un des éléments de cette attractivité. M2A l'a bien compris en intégrant le projet dans ses compétences et en cofinançant les études de faisabilité. »

Du côté de la commune également, il « faudra relever les manches ». 2019 verra se terminer les travaux de la rue de Mulhouse ainsi que ceux de la rue du Général-de-Gaulle. Issus de la démocratie participative, plusieurs projets seront réalisés au printemps, parmi lesquels les parcours sensoriels de la rue de l'École et de la place Boog, « qui sont de véritables lieux de rencontres intergénérationnelles ».
Annéedu bilinguisme

Le projet du bâtiment associatif de la rue de la Charte va commencer au mois de février. Il complétera l'ensemble des lieux mis par la Ville à la disposition des associations. Il comprendra une salle de 310 m², une salle de réception de 230 m² qui remplacera la salle du centre technique municipal, les locaux d'entreposage que les associations avaient perdus à la suite de la rénovation de l'Aronde. Au premier étage, la Société de tir installera ses locaux qu'elle finance en quasi-totalité.

« Je tiens à souligner le côté emblématique de ce projet, a noté le maire. En mettant en commun nos volontés et nos moyens, on peut faire aboutir des projets communs qui, pris séparément, ne seraient pas réalisables. La charge financière de ce projet sera lourde pour la Ville en 2019, mais au final, quand les subventions et le remboursement des avances faites par la Ville reviendront, le bâtiment ne coûtera que 40 % de sa valeur à la Ville. »

L'année 2017 avait été dédiée à Monique Karr. 2018 a été l'année du vélo. 2019 sera l'année du bilinguisme. « Le bilinguisme franco-allemand bien sûr mais aussi toute démarche qui nous fait aller vers une autre langue. Nous travaillerons avec l'Éducation nationale pour que les apprentissages faits à l'école prennent corps dans la vie courante des enfants, dans la rue, dans les espaces publics. Cette thématique peut se décliner dans de multiples initiatives et vous êtes tous sollicités pour nous faire part de vos idées, quelle que soit la langue. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

Illhaeusern Voeux du maire : Bilans et perspectives

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:08:30

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Illhaeusern Voeux du maire
Illhaeusern Voeux du maire : Bilans et perspectives
Vendredi dernier, le maire, Bernard Herzog a présidé la cérémonie des voeux, entouré de la conseillère départementale, Emilie Helderlé, du président de la ComCom de Ribeauvillé, Umberto Stamile, de représentants des diverses collectivités, de présidents d'associations, des employés communaux et des nouveaux habitants.

 
Le maire et les nouveaux habitants.
En réaction à l'attentat de Strasbourg, le maire a tenu des propos rassurants : « Nous devons défendre nos valeurs de liberté, ensemble relever la tête et continuer à vivre ». Concernant la crise des gilets jaunes, il reste convaincu que seul le dialogue permettra de surmonter les épreuves à venir.

Avant de passer la parole à Denis Platz, 1er adjoint, le maire a adressé des voeux porteurs d'espérance à l'assemblée et de chaleureux remerciements pour leur engagement et leur disponibilité à l'équipe municipale, au personnel communal, aux présidents d'association, aux visiteurs de malades ainsi qu'à l'équipe des quêteuses.

A son tour Denis Platz a présenté les voeux au maire et dressé le bilan de l'année écoulée. Il a cité les investissements (à l'école : achat de 12 ordinateurs portables, de 8 tablettes ; à la salle des fêtes : installation de spots ; à la mairie : réfection de l'entrée et des combles ; au hangar communal : création de sanitaires). Il a évoqué des aménagements de chaussées, le fleurissement du village, la subvention exceptionnelle aux Amis de l'église, et la participation à la journée citoyenne.

Le maire a ensuite présenté les perspectives pour 2019. Au niveau de la ComCom il a évoqué le transfert de compétences, la construction du nouveau périscolaire de Ribeauvillé, le déploiement de la fibre optique programmé pour 2020.

Pour la commune, concernant l'urbanisme, l'étude complexe du plan de zonage se poursuit et une modification simplifiée du PLU sera entreprise. Les essais de ralentisseurs en cours se poursuivront encore plusieurs mois et un bilan sera fait à terme. Côté école une rencontre est prévue à Dijon entre des élèves de Collonges et d'Illhaeusern, des travaux de réfection du sol et du plafond du couloir sont au programme terminant ainsi la rénovation complète des salles de classes. Grâce à la vente du presbytère en 2019, le renouvellement du bloc sanitaire au terrain de foot sera entrepris. D'autres projets de travaux d'entretien des bâtiments communaux, de voirie et d'achats de matériel sont à l'étude. A l'AFUA du Johanesgarten, plusieurs permis de construire sont déposés, ainsi des maisons individuelles et des petits collectifs vont se rajouter cette année. Pour conclure, le maire a remercié les habitants du village pour leurs efforts d'embellissement et de fleurissement.

Invités à prendre la parole, Emilie Helderlé a félicité la municipalité pour les réalisations, les projets et la qualité du fleurissement tandis qu'Umberto Stamile a évoqué la mutualisation des moyens au niveau de la ComCom.

 

 
 

 

Logelheim Cérémonie des voeux : Un village en pleine croissance

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:08:58

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Logelheim Cérémonie des voeux
Logelheim Cérémonie des voeux : Un village en pleine croissance
La salle multi-activités était comble, lundi soir, pour les traditionnels voeux du maire à la population de la commune.

 
Autour du maire Joseph Kammerer (au centre), les nouveaux habitants avec les personnalités.
Joseph Kammerer, avec les adjoints et le conseil municipal, a pu saluer Bernard Gerber, conseiller régional, Betty Muller, conseillère départementale, André Deneuville, président de l'amicale des maires du Pays de Brisach, des maires et élus des communes voisines, le commandant de la brigade de gendarmerie de Neuf-Brisach, les personnels communal et enseignant, les entrepreneurs, commerçants et artisans locaux, et présidents et représentants des associations locales.

Après les salutations d'usage et un survol des principaux événements survenus en 2018, avec une compréhension pour les gilets jaunes qu'il invite à participer au dépouillement des propositions apportées par le grand débat, Joseph Kammerer a pu souligner l'importante croissance démographique du village ces deux dernières années. Il précisa qu'au premier janvier, la population locale est de 901 habitants après l'arrivée de 24 familles qui se sont installées dans la commune, avec 8 naissances, 3 mariages et 2 décès à déplorer. Cette vitalité est témoignée par le dépôt de 12 permis de construire pour 9 maisons individuelles et 3 logements groupés, sans oublier les 25 demandes préalables de transformations et d'ajout divers, et 37 demandes d'acquisition de terrains de construction.

Des chiffres qui témoignent de l'attractivité et la qualité de la vie, mais qui expliquent aussi l'engagement et le dynamisme des associations locales : à l'image des entrepreneurs, commerçants et artisans, elles permettent un plein épanouissement personnel et familial au sein de la petite cité.

Puis avant de poursuivre cette sympathique réception dans la convivialité, le maire invita toute l'assistance à découvrir un très beau diaporama sur les temps forts de Logelheim en 2018, réalisé par un groupe animé par Corinne Birgaentzlé.

 

 
 

 

Saint-Amarin Cérémonie des voeux : « Surtout faire ce que nous avons dit »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:10:06

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Saint-Amarin Cérémonie des voeux
Saint-Amarin Cérémonie des voeux : « Surtout faire ce que nous avons dit »
Samedi soir, la salle du CAP de Saint-Amarin était à l'image des grands moments culturels qui s'y déroulent : comble. Charles Wehrlen, le maire, y adressait ses voeux à ses concitoyens. Un moment fort pour celui qui présente ses souhaits et pour ceux qui les reçoivent. Force teintée parfois d'une pudique émotion.

 
Toujours beaucoup de monde remercié pour les actions tournées vers la vie de la commune.
À l'entrée, Mme et M. Wehrlen accueillaient les invités à la cérémonie des voeux. Surprise : les arrivants étaient visibles sur le grand écran dressé dans la salle, une caméra les filmait. Seconde surprise : le chef Jarrige était là avec la musique municipale de la Cité du Coq. Troisième surprise : un discours joliment coloré, et pas que de jaune, de l'adjoint Cyrille Ast. Des propos qui allèrent au-delà des voeux chaleureux et reconnaissants adressés au premier magistrat de la commune. Avec un beau point d'exclamation final : « Ce sont les réflexions qui font les hommes ».
Du jaune ici,du Jupiter là...

D'entrée, Charles Wehrlen donnait le ton du conséquent discours qu'il allait tenir : convivialité, simplicité, accueil et vertu. « Rester maître de son destin avant que l'évolution vous soit imposée » pouvait résumer des mots rugueux et peu convaincus par des attitudes jupitériennes. Un ressenti amer : « réel sentiment d'abandon de l'État, déconnexion entre les décisions bureaucratiques voire idéologiques et la réalité du terrain ; peu de considération envers les élus locaux, les maires, et au final envers les habitants ; flou sur les projets de la taxe d'habitation ; les communes vertueuses et volontaires doivent être accompagnées davantage dans leurs efforts... » Charles Wehrlen martelait son credo : « La tâche est lourde, particulièrement chronophage et n'ayons pas honte de le dire, parfois usante : ma volonté est de vous dire ce que nous faisons, mais surtout de faire ce que nous avons dit. J'y mets toute mon énergie et continuerai à mettre toute cette énergie qui est le moteur de mon engagement ». Le « je continuerai » est-il un message subliminal pour 2020 et les élections municipales annoncées ?

Et Charles Wehrlen de décliner tous les travaux effectués et ceux qui le seront : on pouvait relever le pôle médical qui est un projet privé et pour lequel un nouveau permis a été déposé. Au niveau de l'information des habitants, le système d'alerte par SMS, déjà bien en place à Urbès, se fera pour les volontaires.

Le maire de cette commune est particulièrement attentif à la vie des associations. Associations qui brillent par leurs multiples activités évoquées par le film projeté après les propos du premier magistrat. On pouvait en effet relever les multiples et fort diversifiées activités qui animent le CAP qui est devenu incontestablement un centre culturel dont la renommée dépasse la cité du coq, le canton, le département, la région.

Nombreuses furent les personnes mises à l'honneur. Parmi elle, René Deschler. Fort connu à Saint-Amarin pour son engagement dans le monde associatif, sportif et patriotique, il se vit remettre la médaille départementale des associations par les deux conseillers départementaux présents, Annick Luttenbacher et Pascal Ferrari. Charles Wehrlen sait lier la simplicité au solennel : ce fut une fois de plus le cas pour cette cérémonie des voeux.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Gundolsheim Cérémonie des voeux : Travaux en vue

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:06:04

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Gundolsheim Cérémonie des voeux
Gundolsheim Cérémonie des voeux : Travaux en vue
Le maire Didier Violette a convié l'ensemble des forces vives de la commune, les nouveaux arrivants et les lauréats du concours de maisons fleuries à la traditionnelle réception du Nouvel an à la salle des fêtes.

 
Les lauréats du concours de maisons fleuries.
En ouverture de cette traditionnelle cérémonie, Didier Violette a présenté ses voeux en associant ses collaborateurs, élus et agents communaux. Il a salué la présence des 20 familles venues s'installer en 2018 dans le village.

Il a débuté son allocution en ayant une pensée émue pour les 8 villageois décédés en 2018 dont Bernard Rummelhart, enterré le 31 décembre, qui était adjoint au maire de 1977 à 1983.
Réhabilitation de l'école

Il a ensuite évoqué les faits marquants de l'année écoulée dont l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, les manifestations de gilets jaunes. A ce titre il a indiqué qu'un cahier de doléances a été ouvert en mairie. Au niveau local, il a rappelé la stabilité des taux d'imposition ; l'approbation de la révision du Plan local d'urbanisme avec la réduction des zones constructibles afin de préserver les zones agricoles et naturelles ; la réduction de la vitesse avec le passage à 30 km/h dans l'ensemble du village ; et quelques investissements réalisés durant l'année écoulée : la passerelle sur la Lauch, la plate-forme de stockage de l'atelier, le remplacement des fenêtres de la mairie.

En ce qui concerne les projets 2019, il a parlé de la réhabilitation de l'école La Rose des Vents pour une école plus respectueuse des enfants et de l'environnement, l'aménagement de la place de l'Eglise. Il a ensuite remercié les associations locales pour l'animation qu'elles assurent tout au long de l'année et il a invité ses hôtes à participer aux prochaines manifestations et notamment aux représentations théâtrales qui débuteront le 1er mars.

L'adjoint au maire Jean-Pierre Daller a présenté au nom du conseil municipal, du personnel communal et de la population ses voeux au maire.

Jean-Pierre Toucas, président de communauté de communes Parovic et Lucien Muller, conseiller départemental, ont évoqué deux grands projets pour le territoire : la construction d'un nouvel Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Rouffach et la réfection de la jonction entre l'autoroute A35 et Rouffach.

L'on procéda ensuite à la proclamation des résultats du concours de maisons fleuries 2018 et à la remise des prix aux lauréats :

La réception s'est achevée autour du verre de l'amitié accompagné par les préparations confectionnées par Denis Fuchs, boulanger-pâtissier qui vient de débuter son activité dans le village.

 

 
 

 

COLMAR : Pour les amoureux des livres... et les autres !

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:01:01

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Culture Nuit de la lecture
COLMAR : Pour les amoureux des livres... et les autres !
De nombreuses animations seront organisées samedi 19 janvier à Colmar, à l'occasion de la 3e nuit de la lecture. Une première participation pour la ville, à l'initiative du musée Unterlinden.
 

 
Pour Estelle Lefevre, responsable du secteur jeunesse du pôle média culture, c'est un événement important pour Colmar. « Nous avons préparé des tas de petites choses et nous espérons que le public sera au rendez-vous. »
Dans les esprits de Pantxika de Paepe, conservatrice, et Corinne Sigrist, bibliothécaire, l'idée de contribuer à la nuit de la lecture germait depuis plusieurs mois déjà. Depuis septembre 2017 précisément, et l'ouverture de la bibliothèque du musée Unterlinden, installée au deuxième étage des anciens bains municipaux. « Mais pour janvier 2018, cela faisait un peu juste. Alors on a mis le paquet pour 2019 », sourit Corinne Sigrist.
Une manière de « voir les oeuvres autrement »

Pendant quatre mois, au début de l'année dernière, une stagiaire s'est dédiée au projet. C'est elle qui a noué les premiers contacts avec les partenaires, la bibliothèque Europe, le pôle média culture, la libraire Hartmann, le café-librairie Libellule, le conservatoire à rayonnement départemental et le musée d'Histoire naturelle et d'ethnographie, précise Corinne Sigrist, ravie de voir travailler ensemble ces différents services et établissements culturels.

Si une plaquette commune a été éditée, chacun est resté maître de sa thématique. Au musée seront proposées, entre 19 h et 22 h, des lectures déambulatoires par la classe artistique d'art dramatique du cycle à orientation professionnelle du conservatoire de Colmar. Une manière « de voir les oeuvres autrement », d'attirer « un nouveau public », poursuit la bibliothécaire.

Poésie, lettres d'amours sont au programme, tout comme des albums jeunesse : ainsi, petits et grands visiteurs pourront écouter la page dédiée aux corbeaux extraite du Grimoire des sorcières d'Elzbieta, devant le Retable d'Issenheim. Ou la lecture intégrale d'Otto (Tomi Ungerer) face au Portrait d'un prisonnier de guerre (Otto Luick) d'Otto Dix.
Sur le principe du « cadavre exquis »

Le café-librairie Libellule accueillera le comédien Frédéric Liénard, de la compagnie La caravane des illuminés, pour trois lectures de 15 à 20 minutes (à 19 h 15, 20 h 15 et 21 h 15). À découvrir aussi, l'exposition des dessins de Léa Pallagès, « A vous lecteurs.trices. » Suivant le principe du « cadavre exquis », les participants seront également invités à créer une histoire en une phrase, à partir des ouvrages de la librairie. Les plus belles phrases seront publiées sur Instagram. Ils pourront aussi déguster une ''Soupetisch'' offerte par l'association Les Pieds sur terre - Colmar en transition.

De 15 h à 17 h 20, la librairie Hartmann proposera une rencontre avec Philippe Henarejos, directeur de la revue Ciel et Espace, pour son livre Ils ont marché sur la lune. Une animation « cadavre exquis » sur le thème de l'espace aura lieu en fil rouge de la présentation. L'auteur en donnera lecture, un exemplaire sera remis à chaque participant. (Dans la limite des places disponibles, 35 places assises maximum).
Des sachets mystères et des documents cachés

Au PMC, le thème choisi était tout trouvé : la nuit. Une sélection de livres « nocturnes » sera proposée de 13 h à 14 h (salle des partitions, 2e étage). De 16 h à 16 h 30, les tout-petits ont rendez-vous avec Aïda pour profiter de « lectures sous les étoiles » (1er étage, espace 0-6 ans). De 13 h à 17 h, une présentation d'ouvrages scientifiques par les conservateurs du musée d'Histoire naturelle, Françoise Prunier et Louis Démézières sera couplée avec une animation pour les enfants sur les oiseaux nocturnes (avec le service pédagogique du musée.)

Tout au long de l'après-midi, les lecteurs trouveront des sachets mystères pour repartir avec des documents cachés. La bibliothèque Europe invitera, elle, à un atelier de « bookfacing », entre 16 h et 18 h. Le principe ? Se mettre en scène avec la couverture d'un livre.

Un programme chargé pour une première participation. Lancée en 2017 par le ministère de la Culture, la nuit de la lecture invite les librairies et bibliothèques partout en France à faire découvrir de manière ludique et festive leurs collections papier et numérique.
M.B.

 

 
 

 

Au conseil départemental, une « avant-nuit », le vendredi
Le conseil départemental, 100 avenue d'Alsace à Colmar, ouvrira ses portes à la veille de la nuit de la lecture, le vendredi 18 janvier à 17 h. Les illustrateurs Fanny Delqué et Cyrille Meyer créeront en direct des portraits inédits à partir d'extraits de livres lus par le public décrivant ses personnages et romans préférés. À noter que la même animation est proposée à la médiathèque départementale d'Altkirch, avec Laurence Mellinger et Lili Terrana. Le tout sera retransmis en direct sur deux grands écrans permettant de voir en simultané ce qui se passe sur les deux sites. À noter qu'à Colmar, un décor sur le thème de la nuit permettra aux participants de se prendre en photo et garder un souvenir de la soirée.

D'autres événements sont organisés par la médiathèque dans le département. ? Programme détaillé sur www.mediathequedusundgau.fr

? Entrée libre. Renseignements ? 03 89 22 90 10.

 

Une « avant-nuit » au conseil départemental

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:50:35

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Une « avant-nuit » au conseil départemental
 

 
Le conseil départemental, 100 avenue d'Alsace à Colmar, ouvrira ses portes à la veille de la nuit de la lecture, le vendredi 18 janvier à 17 h. Les illustrateurs Fanny Delqué et Cyrille Meyer créeront en direct des portraits inédits à partir d'extraits de livres lus par le public décrivant ses personnages et romans préférés. À noter que la même animation est proposée à la médiathèque départementale d'Altkirch, avec Laurence Mellinger et Lili Terrana. Le tout sera retransmis en direct sur deux grands écrans permettant de voir en simultané ce qui se passe sur les deux sites. À noter qu'à Colmar, un décor sur le thème de la nuit permettra aux participants de se prendre en photo et garder un souvenir de la soirée.

D'autres événements sont organisés par la médiathèque dans le département.
Y ALLER Entrée libre. Renseignements ? 03.89.22.90.10. Programme détaillé sur www.mediathequedusundgau.fr

 

 
 

Colmar Restauration du retable d'Issenheim au musée Unterlinden : Sortis des cadres

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:24:16

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Colmar Restauration du retable d'Issenheim au musée Unterlinden
Colmar Restauration du retable d'Issenheim au musée Unterlinden : Sortis des cadres
Débutée en septembre, avec les sculptures, la restauration du retable d'Issenheim se poursuit avec les panneaux peints et leurs cadres en bois, qui sont d'origine.

 
Le panneau latéral de Saint-Antoine, décadré puis placé dans un cadre provisoire, est replacé dans la structure en métal du retable. Son cadre d'origine ira à Vesoul pour y être analysé et restauré.
Après le démontage des sculptures (en septembre) puis un décrassage superficiel des panneaux peints, assorti de premiers tests d'amincissements des vernis (en novembre), c'est une étape plus délicate qui est réalisée depuis lundi sur le retable d'Issenheim au musée Unterlinden de Colmar.

Sous la direction du restaurateur Aubert Gérard, l'équipe de menuisiers spécialisés du musée a extrait les panneaux peints latéraux représentant Saint-Antoine et Saint-Sébastien ainsi que la prédelle, de leurs encadrements d'origine. Ils ont été ensuite placés dans des cadres provisoires fabriqués sur mesure, en épicéa.
En bon état sanitaire malgré les outrages du temps

Les trois cadres anciens partiront aujourd'hui au Centre régional de restauration et de conservations des oeuvres de Vesoul où ils seront analysés puis restaurés.

En « bon état sanitaire » selon la directrice du musée, Pantxika de Paepe, ces cadres n'en ont pas moins subi les outrages du temps, et quelques attaques d'insectes xylophages. Mais ils ne nécessitent pas de grosses réparations structurelles. La restauration consistera essentiellement à dégager les polychromies d'origine, couleur faux marbre.

« C'est sur ces cadres que l'on mettra au point la méthode pour restaurer les cadres des grands panneaux, qui ne seront pas décadrés, mais seulement descendus de la structure en métal, puis placés à l'horizontal, pour être restaurés sur place au musée » explique Aubert Gérard, qui ne veut pas avancer de calendrier.

Du côté des peintures, après avoir effectué des tests à 24 endroits du retable en novembre, les restaurateurs, sous la houlette du mandataire Antony Pontabry, débuteront l'amincissement des vernis des panneaux peints à partir du 11 mars.
Quel solvant et à quelle profondeur les appliquer

« Les tests avaient pour objet de déterminer quel solvant utiliser pour alléger les vernis et jusqu'à quel degré le faire » indique Antony Pontabry. Les propositions de son équipe ont ensuite été étudiées par le comité scientifique de suivi à la mi-décembre pour validation. « Il n'a pas encore rendu ses conclusions » relève Pantxika de Paepe. Pour cette opération, les panneaux resteront dans leurs structures, à la verticale et les restaurateurs travailleront en présence du public.

Enfin, il y a quelques changements concernant les sculptures. Elles devaient être restaurées en deux temps à Paris, afin qu'une partie reste toujours visible au musée Colmar. Le premier convoi est toujours au centre de restauration des musées de France, tandis que le second l'y rejoindra le 21 janvier. L'ensemble des sculptures seront restaurées d'un seul bloc.
Valérie FREUND Entrée gratuite au musée Unterlinden les dimanches 27 janvier et 17 février de 9 h à 18 h www.musee-unterlinden.com

Entrée gratuite au musée Unterlinden les dimanches 27 janvier et 17 février de 9 h à 18 h www.musee-unterlinden.com

 
 

 

Unterlinden Retable: les cadres restaurés à leur tour

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:01:44

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Unterlinden Retable: les cadres restaurés à leur tour
 

 
Le panneau latéral de Saint-Antoine, décadré puis placé dans un cadre provisoire, est replacé dans la structure en métal du retable. Son cadre d'origine ira à Vesoul pour y être analysé et restauré. Photos L'Alsace/Hervé Kielwasser
Après le démontage des sculptures (en septembre) puis un décrassage superficiel des panneaux peints, assorti de premiers tests d'amincissements des vernis (en novembre), c'est une étape plus délicate qui est réalisée depuis lundi sur le retable d'Issenheim au musée Unterlinden de Colmar.

Sous la direction du restaurateur Aubert Gérard, l'équipe de menuisiers spécialisés du musée a extrait les panneaux peints latéraux représentant saint Antoine et saint Sébastien, ainsi que la prédelle, de leurs encadrements d'origine. Ils ont été ensuite placés dans des cadres provisoires fabriqués sur mesure, en épicéa.
En bon état sanitaire malgré les outragesdu temps

Les trois cadres anciens partiront aujourd'hui au Centre régional de restauration et de conservation des oeuvres de Vesoul où ils seront analysés puis restaurés.

En « bon état sanitaire » selon la directrice du musée, Pantxika de Paepe, ces cadres n'en ont pas moins subi les outrages du temps et quelques attaques d'insectes xylophages. Mais ils ne nécessitent pas de grosses réparations structurelles. La restauration consistera essentiellement à dégager les polychromies d'origine, couleur faux marbre.

« C'est sur ces cadres que l'on mettra au point la méthode pour restaurer les cadres des grands panneaux, qui ne seront pas décadrés, mais seulement descendus de la structure en métal, puis placés à l'horizontal, pour être restaurés sur place au musée », explique Aubert Gérard, qui ne veut pas avancer de calendrier.

Du côté des peintures, après avoir effectué des tests à 24 endroits du retable, en novembre, les restaurateurs, sous la houlette du mandataire Antony Pontabry, débuteront l'amincissement des vernis des panneaux peints à partir du 11 mars.
Quel solvant et à quelle profondeur les appliquer

« Les tests avaient pour objet de déterminer quel solvant utiliser pour alléger les vernis et jusqu'à quel degré le faire », indique Antony Pontabry. Les propositions de son équipe ont ensuite été étudiées par le comité scientifique de suivi à la mi-décembre pour validation. « Il n'a pas encore rendu ses conclusions », relève Pantxika de Paepe. Pour cette opération, les panneaux resteront dans leurs structures, à la verticale, et les restaurateurs travailleront en présence du public.

Enfin, il y a quelques changements concernant les sculptures. Elles devaient être restaurées en deux temps à Paris, afin qu'une partie reste toujours visible au musée de Colmar. Le premier convoi est toujours au centre de restauration des musées de France, tandis que le second l'y rejoindra le 21 janvier. L'ensemble des sculptures sera restauré d'un seul bloc.
Valérie FREUND Y ALLER Entrée gratuite au musée Unterlinden les dimanches 27 janvier et 17 février de 9 h à 18 h. www.musee-unterlinden.com

 

 
 

GUEBWILLER CDMC : Rêverie musicale

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:07:30

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GUEBWILLER CDMC
GUEBWILLER CDMC : Rêverie musicale
Dans le cadre de son opération « scène ouverte », le CDMC à Guebwiller a accueilli samedi matin, Fabien Scatton et ses instruments.

 
Fabien Scatton et ses instruments.
Le CDMC (conseil départemental pour la musique et culture de Haute Alsace) installé dans les locaux des Dominicains à Guebwiller a accueilli Fabien Scatton pour une animation musicale. Une rencontre confidentielle par le nombre d'auditeurs, (on aurait pu en attendre davantage), confidentielle par sa musique : sa voix est douce, et la sonorité des instruments qu'il emploie l'est aussi. Il ne force d'ailleurs pas sur les sons.

C'est une rêverie musicale qu'il proposait, des moments vocaux et méditatifs, un voyage musical autour de chansons françaises. Même s'il n'était pas très nombreux, le public a apprécié une animation apaisante en début de week-end.
Fabien Scatton sera aussi à la médiathèque de Soultz ce jeudi 17 janvier à 18h30 et fera découvrir un mélange de chansons, d'improvisation vocale et instrumentale (flûte, shruti box) le tout dans une atmosphère zen. Réservations au ?03 89 76 48 46.

Fabien Scatton sera aussi à la médiathèque de Soultz ce jeudi 17 janvier à 18h30 et fera découvrir un mélange de chansons, d'improvisation vocale et instrumentale (flûte, shruti box) le tout dans une atmosphère zen. Réservations au ?03 89 76 48 46.

 
 

 

Orschwihr Réfection de la Maison des associations au menu des voeux

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:52:00

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Orschwihr Réfection de la Maison des associations au menu des voeux
 

 
Gilbert Kubler et Hugo Weber distingués Photo L'Alsace / Claude BRAUNSCH
Après avoir salué les nombreuses personnes ayant répondu à son invitation pour la cérémonie des voeux 2019, ainsi que les nouveaux habitants qui portent, avec les naissances et les décès, la population à 1070 habitants, le maire d'Orschwihr, Alain Grappe, a évoqué les réalisations de l'année 2018.

Pour 2019, la municipalité prévoit la réfection extérieure de la Maison des associations, et la réalisation de chemins dans le vignoble. Le programme comprend également la révision du Plan local d'urbanisme (PLU), même si sa compétence a été prise par la CCRG (Dommunauté de communes de la région de Guebwiller).

Avant de récompenser les quêteurs de la Ligue contre le cancer et les artisans du fleurissement du village, et distingué deux personnes particulièrement méritantes, Alain Grappe a tenu à remercier le conseil municipal et les adjoints, le personnel communal, les enseignants, les bénévoles des associations et les sapeurs-pompiers « dont le nombre d'interventions va croissant », et tous ceux qui ont contribué à la journée citoyenne. « À tous, des voeux de bonheur et de santé ! ».
Deux habitantsmis à l'honneur

Puis, Marie-Josée Staender, adjointe au maire, a félicité l'équipe des quêteurs pour la Ligue contre le cancer, qui ont récolté plus de 7 000 EUR, et les acteurs du fleurissement, parmi lesquels François Braun, qui a obtenu un prix départemental. Ces personnes ont contribué à l'obtention de la 3e fleur pour Orschwihr, avec le personnel communal et les bénévoles.

Alain Grappe, quant à lui, a remis la médaille du conseil général à Gilbert Kubler, président de l'Asil, et un trophée du conseil municipal à Hugo Weber, sportif de haut niveau.
Claude BRAUNSCHWEIG

 

 
 

Seize équipes pour le challenge Bernadette -Groff

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:53:29

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 Photo L'Alsace/Adrien Lerch
Foot en salle Seize équipes pour le challenge Bernadette -Groff

Le FC Brunstatt-Didenheim a lancé le premier d'une série de quatre tournois de foot en salle, celui des féminines doté du challenge Bernadette-Groff. Seize équipes ont répondu à l'invitation du président François Schmitt, dont les deux finalistes de l'an dernier, qui se sont retrouvées pour la conquête du challenge. Et la réussite a encore souri à Oberhergheim, vainqueur des Azzurri FCM par le score de 2-1, après trois minutes de prolongations. La meilleure gardienne a été Cloé Crépin (Pfetterhouse) et la meilleure buteuse Sarah Félix (Méziré-Fesch). François Schmitt a proclamé les résultats et les coupes ont été remises par Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, Nicole Béha, maire délégué de Didenheim, et les présidents d'honneur André Messerlin et Henri Beinert. Le coordonnateur, Roland Schmitt, a salué l'excellent fair-play des équipes et des dirigeants. Classement : 1. Oberhergheim ; 2. Azzurri-FCM ; 3. AS Mertzen ; 4. AS Mertzen ; 5. Kingersheim.

 

 
 

Rodern Le lotissement Les Bergers en voie d'achèvement

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:55:17

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Rodern Le lotissement Les Bergers en voie d'achèvement
 

 
Marie-Thérèse Schirmer a reçu la médaille associative du département. Photo L'Alsace/Jean-Paul Sibille
Vendredi 11 janvier en soirée, la cérémonie des voeux a rassemblé les forces vives de Rodern autour du maire, Robert Sprolewitz et du conseil municipal. Le premier magistrat avec l'adjoint, Claude Holder ont chaleureusement accueilli les participants et leur ont présenté les voeux de la municipalité.
Des tableaux numériques à l'école

Si l'année 2018 s'est déroulée dans un climat serein à Rodern comme l'a précisé le maire, ce dernier déplore cependant quelques comportements peu civiques comme la vitesse excessive de certains automobilistes dans la traversée du village ou la présence de déjections canines sur la voie publique. Dans la foulée, Robert Sprolewitz a présenté les actions prioritaires pour 2019. La poursuite de la réflexion pour améliorer la sécurité au village, la finalisation du chantier de viabilisation des terrains du lotissement Les Bergers, la création de 14 places de parking et l'enfouissement des lignes à haute tension dans le secteur.

Au programme figure aussi la réfection de la place de la fontaine, le raccordement de celle-ci à la source située rue des seigneurs, le remplacement des conduites d'eau et d'assainissement rue de l'église, l'installation de la réserve d'eau au Schaentzel et enfin l'installation de deux tableaux numériques complétés par un ensemble d'ordinateurs portables à l'école unique.

Avant de conclure, le maire a félicité les responsables d'associations ainsi que les bénévoles, les sapeurs-pompiers, sans oublier les brigades vertes, le curé Paul Thomann, le garde forestier Rémy Léonhardt, les agents de la gendarmerie, le conseil municipal et les adjoints, pour leur engagement.

Invité à prendre la parole, le conseiller départemental Pierre Bihl a évoqué le domaine de compétence du département et les aides apportées par celui-ci, collèges, maison de retraite, routes, création de ronds-points, patrimoine et fleurissement. Il a aussi abordé la mise en place de la nouvelle collectivité d'Alsace, des compétences transfrontalières et de l'écotaxe dans le domaine des transports.

La soirée s'est achevée par la distribution des prix des maisons fleuries et par la remise de la médaille associative du département à Marie-Thérèse Schirmer pour son engagement et sa disponibilité.

 

 
 

Le Markstein Animation : Le ski en fête

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:03:40

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Le Markstein Animation
Le Markstein Animation : Le ski en fête
La station du Markstein donne rendez-vous ce dimanche 20 janvier de 13h à 16h pour la fête du ski et de la neige. L'occasion notamment pour le grand public de venir découvrir les sensations du ski alpin, du ski nordique du saut à ski ou du snowboard.

 
Le grand public pourra découvrir les joies de la glisse ce dimanche après-midi.
Un week-end de « promotion » du ski en particulier et des activités de sports d'hiver en général est organisé sur l'ensemble des massifs Français ce week-end du 19 - 20 janvier. En ce qui nous concerne, ce dimanche 20 janvier, au Markstein, le Syndicat Mixte et certains clubs du comité départemental du Haut-Rhin se sont organisés afin de faire découvrir au grand public leurs activités.
Le « pass » à 1 euro

Le Ski Club Vallée Wesserling, le Ski Club Edelweiss, le Ski Club Markstein Ranspach et le Ski Club Kruth se sont ainsi mobilisés pour encadrer des ateliers de ski de piste, de ski de fond, de snowboard et de saut à ski qui seront ouverts à tous de 13h à 16h. Ouverts au plus grand nombre, l'occasion de découvrir les sports de glisse après s'être acquitté d'un Pass découverte exceptionnellement au tarif de 1EUR (assurance/licence temporaire pour ce week-end de promotion). Les activités proposées dans le cadre de ce World Snow Day : du ski alpin avec le Ski Club Vallée Wesserling, du snowboard avec le Ski Club Edelweiss, du ski de fond avec le Ski Club Markstein Ranspach et du saut à ski avec le Ski Club Kruth.
Fête du ski et de la neige au Markstein dimanche 20 janvier de 13h à 16h. 1EUR le Pass découverte FFS ; 7,50EUR le forfait remontées mécaniques (dans le cadre des activités World Snow Day) ; 20 % sur la location du matériel Speck Sport Markstein.

Fête du ski et de la neige au Markstein dimanche 20 janvier de 13h à 16h. 1EUR le Pass découverte FFS ; 7,50EUR le forfait remontées mécaniques (dans le cadre des activités World Snow Day) ; 20 % sur la location du matériel Speck Sport Markstein.

 
 

 

La protection du hamster en consultation publique

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:16:05

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La protection du hamster en consultation publique
 

 
Le hamster d'Alsace est considéré comme espèce « parapluie » dans le nouveau plan d'actions . Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Une consultation du public est organisée jusqu'au 8 février sur le plan national d'actions (PNA) en faveur du hamster commun (Cricetus cricetus) et de la biodiversité de plaine. Le hamster commun n'est présent qu'en Alsace (d'où son appellation aussi de grand hamster d'Alsace) et constitue la seule espèce de hamster sauvage en France.

Inféodées aux plaines céréalières, les populations de hamsters ont peu à peu disparu du territoire, alors qu'elles étaient autrefois abondantes. La combinaison d'une population réduite et d'habitats fragmentés a remis en question la survie de l'espèce en Alsace.
Un plan sur 10 ans

En 1990, le hamster commun a été inscrit dans la convention de Berne, ainsi que dans la directive européenne « Habitats Faune-Flore », appliquée en France à partir de 1993. Outre l'obligation de protection de l'espèce, il y avait aussi l'interdiction de destruction, à la fois des individus mais aussi de leurs habitats.

Grâce à la mobilisation des acteurs locaux, plusieurs plans de protection se sont succédé à partir des années 2000, afin d'enrayer le déclin de l'espèce. Le nouveau plan a pour but d'atteindre un bon état de conservation.

La population minimum viable est estimée à environ 1500 hamsters adultes au printemps, sur un habitat connecté de 600 ha. Or, si, ces trois dernières années, on a vu remonter le nombre de terriers pouvant refléter une tendance à l'augmentation des populations, cette tendance à l'augmentation n'est pas homogène sur tous les secteurs de présence de l'espèce.

Le nouveau plan estime que les efforts sur l'habitat, mais aussi les renforcements et les recherches permettant d'augmenter l'efficacité de ces mesures, doivent être poursuivis, afin d'atteindre des populations viables et bien réparties.

Pour la première fois, ce PNA se décline sur dix ans (2019-2028) au lieu de cinq, ce qui permet d'avoir le temps de voir les effets des cultures favorables. Un bilan à mi-parcours sera effectué fin 2023.
Visions croiséesdes écosystèmes

L'autre nouveauté du PNA 2019-2028 est de considérer le hamster comme une espèce « parapluie », c'est-à-dire comme un indicateur de l'état de santé de l'écosystème dont il fait partie, en raison de sa particulière sensibilité à toutes modifications de son milieu. Parmi d'autres espèces occupant le même habitat, l'alouette des champs, la perdrix, le bruant jaune ou encore le crapaud vert.

Le plan propose aussi de travailler avec d'autres programmes de protection de la biodiversité, comme le réseau Agrifaune, le PNA Messicole, qui prend en compte les cultures ayant le même cycle de vie que les céréales, ou encore le PNA France terre de pollinisateurs, qui vise à sauvegarder les insectes pollinisateurs.

Pour Alsace Nature, qui a participé à l'élaboration de ce nouveau PNA, « pour avoir une vision complète de l'écosystème et protéger les espèces, il faut aussi travailler sur la qualité des sols et de la ressource en eau. »
Geneviève DAUNE

 

 
 

Il appelait à « décapiter » le préfet du Grand Est

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 05:58:59

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Il appelait à « décapiter » le préfet du Grand Est
 

 
Devant les services de police, l'homme de 46 ans se retranche derrière sa « colère ». « J'avais bu deux ou trois verres, raconte-t-il. Je n'ai plus exactement de souvenir des mots utilisés. » Le 12 septembre à Strasbourg, le prévenu s'est montré beaucoup plus direct et vindicatif, en postant plusieurs commentaires outrageants à l'adresse du préfet du Grand Est, sur la page Facebook de la Zad du Moulin Grand hamster-Non au GCO. Dans ses écrits, il appelle notamment à « décapiter » Jean-Luc Marx. Absent de l'audience, ce lundi à Strasbourg, le prévenu avait notamment indiqué être un fervent défenseur de la cause animale lors de sa garde à vue.

Pour Me Lucie Laux, conseil du préfet, « cette affaire est une énième illustration de l'usage détourné des réseaux sociaux pour appeler à la violence et de la banalisation de cette violence ».

Le procureur Alexandre Chevrier estime que les faits « ne sont pas l'expression d'une simple colère. Les mots employés sont au contraire l'expression d'une véritable haine qui s'exprime sans retenue. » Et le magistrat de constater : « On n'est pas non plus sur un coup de folie, sur un geste impulsif, puisque les messages - d'une extrême vulgarité - ont été diffusés à différents moments. »

Le défenseur, Me Dilbadi Gasimov, appelle les juges « à situer l'affaire dans son contexte. Mon client a voulu contribuer à une cause qu'il croyait juste, mais il a dérapé. » Il souligne en outre que le quadragénaire a « reconnu sa responsabilité » et « écrit une lettre d'excuses au haut fonctionnaire ».

Ce lundi, Ryan-Kenneth Stevens a été condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg à douze mois de prison dont quatre mois avec sursis et à 400 EUR d'amende. Il devra aussi payer un euro symbolique au préfet. Cél. L.

 

 
 

Salarié protégé : un sixième viticulteur condamné

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:24:58

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Salarié protégé :

un sixième viticulteur condamné

Jean-Marie Koehly en a gros sur le coeur : c'est le sixième viticulteur alsacien à être condamné à verser de lourdes indemnités à un salarié protégé. « Il me demande 68 000 EUR, c'est l'équivalent de mon résultat annuel ! »

L'Alsace avait consacré plusieurs articles à cette affaire qui met en scène un conseiller des salariés (qui défend les salariés dans les entreprises où il n'y a pas de représentant du personnel) et ses divers employeurs (voir notre édition du 12 janvier 2018, notamment). Le salarié protégé a poursuivi les seconds au motif qu'ils n'avaient pas respecté la loi, notamment en matière de licenciement.

En tout, il aurait engagé plus de vingt procédures devant les conseils de prud'hommes de Mulhouse et Colmar depuis 2007. Parmi les personnes ou entreprises attaquées, il y aurait sept viticulteurs, indique-t-on à l'Ava (Association des viticulteurs d'Alsace) : deux à Eguisheim, un à Gueberschwihr, un à Kintzheim dans le Haut-Rhin, un à Kintzheim dans le Bas-Rhin, un à Mittelwihr et un à Ribeauvillé (ce dernier étant encore en cours). Tous ont gagné en première instance ; tous ont perdu en cour d'appel.

« Travailler un an pour payer sept joursde vendange »

Jean-Marie Koehly, viticulteur à Kintzheim près de Sélestat, avait embauché ce salarié en septembre 2016 pour les vendanges. L'homme a travaillé sept jours. « C'est toujours la même histoire, on nous dit qu'on doit informer l'inspection du travail un mois avant la fin du contrat, mais c'est techniquement impossible puisqu'il n'est pas là aussi longtemps. » Le 19 décembre 2017, il gagne aux prud'hommes ; le 18 décembre dernier, il perd à la cour d'appel de Colmar.

« On m'a notifié la décision il y a cinq jours, raconte M. Koehly. Il faut qu'on paie immédiatement, même si on va en cassation. L'entreprise doit travailler un an pour payer ces sept jours de vendange à une personne qui profite de la situation. C'est une truanderie. Ça me tape sur le moral. »

Le député Éric Straumann avait tenté d'alerter le gouvernement sur cette incohérence législative, il y a déjà plus de quatre ans, par une question orale à l'assemblée nationale en décembre 2014. « Je n'ai jamais eu de réponse écrite. » Son collègue Jacques Cattin était également intervenu pour demander une modification de la procédure applicable aux salariés protégés titulaires d'un contrat de travail saisonnier à durée déterminée, également sans succès.

Les deux élus ont sollicité un rendez-vous au ministère du Travail il y a un an. Sans réponse, ils ont relancé la demande en septembre dernier. « On a eu un courrier le 27 décembre pour qu'on prenne attache pour un rendez-vous », indique le député viticulteur. Sur l'affaire, il commente : « Qu'on laisse faire ça, c'est scandaleux ! Est-ce qu'on attend un drame ? Les gens sont au bord de la dépression. Cette personne a trouvé une faille pour se faire de l'argent, sans se préoccuper des hommes et des femmes qui travaillent derrière. » Éric Straumann évalue le total des indemnités touchées par ce monsieur à près d'un million d'euros.

Le septième dossier de viticulteur pourrait être le dernier, le plaignant en question n'étant plus conseiller des salariés depuis janvier 2018.

Annick WOEHL

 

Soultz Appel à témoins suite à une fugue

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:22:14

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Soultz Appel à témoins suite à une fugue
 

 
Clara Hadif Lavigne a disparu depuis le 8 janvier dans le secteur de Soultz. DR
Les gendarmes de la compagnie de Soultz-Guebwiller lancent un appel à témoins afin de retrouver une jeune fille mineure ayant fugué du domicile de sa mère, et qui reste introuvable depuis le mardi 8 janvier. Il s'agit de Clara Hadif Lavigne, âgée de 15 ans. Elle était vêtue au moment de sa disparition d'un pantalon de jogging noir, de marque Adidas, avec des bandes blanches, et d'une veste noire.

Les personnes l'ayant aperçue peuvent la signaler, ou l'accompagner, à la gendarmerie de Soultz, tel.03.89.76.92.01.

 

 
 

Le Roundup 360 Pro sera bien interdit

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:31:38

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Le Roundup 360 Pro

sera bien interdit
 

 
Le Roundup 360 Pro est un herbicide à base de glyphosate, utilisé notamment sur les cultures légumières, fruitières et la vigne. Photo PHILIPPE HUGUEN/AFP

« Le principe de précaution ». C'est ainsi que le tribunal administratif de Lyon, par un jugement rendu ce mardi, a justifié l'annulation de l'autorisation de mise en vente du Roundup Pro 360. Commercialisé par Monsanto, il s'agit d'un herbicide à base de glyphosate, utilisé notamment sur les cultures légumières, fruitières et la vigne. Le tribunal administratif avait été saisi par le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), au sujet de la décision du 6 mars 2017, par laquelle l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail autorisait cette mise sur le marché.

Produit reconnu cancérigène

« Malgré l'approbation de la substance active (glyphosate) par l'Union européenne, le tribunal a estimé que les études scientifiques et les expériences animales montraient que le Roundup Pro 360, préparation dont la toxicité est plus importante que celle du glyphosate, est un produit potentiellement cancérigène pour l'homme, suspecté d'être toxique pour la reproduction humaine et pour les organismes aquatiques », énonce le tribunal. « Il en a déduit que l'utilisation du Roundup Pro 360 porte une atteinte à l'environnement susceptible de nuire de manière grave à la santé humaine. »

« C'est une décision absolument majeure car elle devrait concerner tous les Roundup, le tribunal considérant que tous les produits contenant du glyphosate sont probablement cancérogènes », s'est félicité l'avocate de la Criigen, Me Corinne Lepage, qui a salué une décision judiciaire « très motivée ».

Tous les produits au glyphosate sont désormais sur la sellette. Cette décision intervient alors que le débat fait rage en France et en Europe sur la potentielle dangerosité du glyphosate, principe actif du Roundup de Monsanto. « Cette décision laisse entrevoir une sortie réelle du glyphosate alors que le gouvernement tergiverse depuis trop longtemps et parle d'une sortie - dans 3 ans - depuis... bientôt 2 ans », a réagi le porte-parole d'EELV, Julien Bayou.

 

 

 
 

Le Brexit s'enfonce dans le brouillard

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:32:34

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Le Brexit s'enfonce dans le brouillard
 

 
Partisans du Brexit (« Leave ») et adversaires manifestent devant Westminster. Photo Oli SCARFF/AFP
Le vote est négatif, c'était une quasi-certitude. L'ampleur, elle, est plus inattendue. La Première ministre devra donc revenir lundi au Parlement britannique avec une nouvelle proposition. Mais laquelle, et pour quel dénouement ? C'est le côté baroque du drame qui se joue au Royaume-Uni depuis le référendum du 23 juin 2016 : plus on approche de la date fatidique du 29 mars 2019, qui marque la sortie de l'Union européenne, moins il y a de certitudes.
Majorité introuvable

La cause de cette impasse était visible hier soir devant Westminster, à Londres, où adversaires et partisans du Brexit manifestaient en même temps contre l'accord proposé par Theresa May : les premiers parce qu'ils refusent la sortie de l'Union, les seconds parce qu'ils la voudraient plus nette. Et les responsables politiques sont dans l'incapacité de dégager une majorité d'un côté ou de l'autre. Les conservateurs de Theresa May se déchirent entre loyalistes et partisans d'un « hard » Brexit, sur fond d'ambitions personnelles : l'ancien ministre Boris Johnson a longtemps hésité à voter pour l'Union avant de prendre la tête des « Brexiters ».
L'Irlande qu'on n'avait pas vue

Les Travaillistes ne sont pas moins déchirés. C'est pourquoi leur leader Jeremy Corbyn, plutôt anti-Europe, plaide pour renverser Theresa May, provoquer des élections législatives et négocier un nouvel accord, et ainsi éviter un nouveau référendum.

L'impasse a une autre raison, peu anticipée au lendemain du vote : l'Irlande. Le gouvernement britannique et l'Union européenne conviennent qu'il faut éviter le retour d'une frontière physique entre la République d'Irlande (qui reste dans l'Union) et la province britannique d'Irlande du Nord, de crainte de réveiller la guerre civile. C'est la raison d'être du « filet de sécurité », qui lierait les deux Irlande en cas d'absence de solution alternative.

Mais l'Irlande du Nord ne veut rien qui puisse conduire à une séparation du Royaume-Uni. Elle réclame donc, avec les partisans du Brexit, que le filet de sécurité soit provisoire - en clair, moins « sécure ». Problème sans solution...
Scénarios

Quels sont dès lors les scénarios, après le vote de mardi ?

L'accord voté lundi : improbable. Cela supposerait que Theresa May trouve en quelques jours les arguments qu'elle a vainement cherchés depuis des mois. Et l'Union ne peut bouger, sauf à lâcher la République d'Irlande.

Des élections : elles passent par une majorité votant la défiance au gouvernement de Theresa May. Jeremy Corbyn veut l'imposer, mais il trouvera peu de conservateurs pour l'appuyer.

Un nouveau référendum : ce peut être l'ultime porte de sortie, mais il faut toujours une majorité pour l'enclencher. Et le Royaume-Uni devrait obtenir l'accord des 27 États de l'Union sur le report de la date limite du 29 mars... sans entrer en collision avec les élections européennes de la fin mai : comment imaginer des Britanniques élire des députés pour un Parlement de Strasbourg qu'ils doivent quitter ? Baroque, on vous dit.
Francis BROCHET

 

 
 

Contre un mur : un blessé grave

Publié dans le panorama le Mercredi 16 janvier 2019 à 06:05:19

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Friesen
Contre un mur : un blessé grave
Un accident s'est produit lundi 14 janvier à 22 h 50, rue principale, à Friesen, faisant un blessé grave.
 

 
Le conducteur a été désincarcéré durant plus d'une heure.
Un automobiliste circulant rue principale à Friesen, dans le sens Dannemarie-Pfetterhouse, a perdu le contrôle de son véhicule dans une courbe à droite. Il a percuté le mur de clôture d'une habitation située de l'autre côté de la chaussée mais a réussi à donner l'alerte.

Les pompiers locaux ainsi que ceux des centres de secours de Seppois-le-Bas, Hirsingue et Altkirch sont rapidement arrivés sur place et ont procédé à une désincarcération pendant 1 h 15. Un équipage du Samu 68 s'est également rendu sur les lieux avec l'hélicoptère.

L'homme, âgé de 31 ans, originaire de Hindlingen, gravement blessé, a été évacué par voie aérienne au centre hospitalier Emile-Muller de Mulhouse. Le maire et le 1er adjoint de Friesen étaient également sur place.

Durant l'intervention, la route a été complètement fermée à la circulation.
Aspach : deux cambriolages

Deux cambriolages dans des maisons d'habitation ont été constatés à Aspach lundi 14 janvier, rue de Thann et rue de la Forêt. Dans le premier cas, l'alarme s'est déclenchée à 20 h 20, la vitre de la cuisine a été forcée et des bijoux ont été emportés.

Rue de la Forêt, les propriétaires absents entre 8 h 45 et 21 h 45, ont constaté à leur retour qu'une porte vitrée coulissante a été fracturée. Des bijoux, du matériel informatique et des vêtements ont été dérobés. La brigade de gendarmerie d'Altkirch s'est rendue sur place.