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La collectivité européenne d'Alsace au conseil des Ministres fin février

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:41:01

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État Voeux du préfet de région
La collectivité européenne d'Alsace au conseil des Ministres fin février
Le projet de loi sur la collectivité européenne d'Alsace sera présenté en conseil des ministres en février. Le préfet de région, Jean-Luc Marx, l'a annoncé hier soir lors de ses voeux.
 

 
Le préfet Jean-Luc Marx.
Le préfet de la région Grand Est et du Bas-Rhin a placé ses voeux aux corps constitués sous le double signe des « avancées » et des « défis ». Une mise en perspective introduite par un hommage aux forces de sécurité : pour leur « mobilisation exceptionnelle » après l'attentat du 11 décembre à Strasbourg, pour « leur engagement, leur savoir-faire, leur maîtrise dans les rudes maintiens de l'ordre qu'impose ce mouvement polymorphe dit des gilets jaunes ».

« La mise à feu des bâtiments, l'agression pour blesser voire tuer des personnels sont criminels », relève Jean-Luc Marx en estimant que « les atteintes à l'intégrité physique, les pillages et casses de commerces, les dégradations d'équipements publics ne sont pas dignes d'une démocratie comme la nôtre, d'une République qui consacre la majorité de ses ressources au bien-être de tous ».

Du côté des avancées, le représentant de l'État souligne « la naissance annoncée d'une collectivité européenne d'Alsace au sein du encore tout jeune Grand Est ». Débattu en réunions interministérielles, le projet de loi visant à définir les transferts de compétences de l'État à la future collectivité alsacienne sera présenté en conseil des ministres « le mois prochain probablement », indique-t-il. « Fin février », précise-t-on dans son entourage.

Le préfet Marx pointe plusieurs défis à venir, dont celui de la sécurité qui nécessitera d'« intensifier les actions de prévention et d'éducation », et celui de la migration. La demande d'asile est « toujours forte » : 11 635 demandes enregistrées dans la région en 2018, une capacité d'hébergement (13 459 places) et des moyens financiers d'État qui ont doublé entre 2014 et 2018 dans le Grand Est.

« Ce dossier complexe de l'immigration resitue bien, y compris dans le malaise que vit notre pays, ce qui constitue notre préoccupation première : je veux dire l'homme », conclut Jean-Luc Marx en formulant des voeux « de vérité », « de dignité » et « d'espoir ».
Franck BUCHY

 

 
 

 

Mouvement des gilets jaunes Lancement de la concertation : Un débat dans le grand débat

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:25:54

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Mouvement des gilets jaunes Lancement de la concertation
Mouvement des gilets jaunes Lancement de la concertation : Un débat dans le grand débat
Dans sa Lettre aux Français , le président de la République indique que « les maires auront un rôle essentiel » à jouer dans le grand débat national qui s'ouvre aujourd'hui dans tout le pays. Présentés par Emmanuel Macron comme « les intermédiaires légitimes de l'expression des citoyens », les élus locaux appréhendent très diversement l'invitation.

 
Ectrait du cahier de doléances à la mairie d'Obernai.
Jo Spiegel s'avoue d'emblée « hésitant » à propos de la démarche. « Choisir les maires comme relais me semble relever d'une grande confusion des rôles », explique le maire de Kingersheim (ex-PS, désormais membre de Place publique). « Moi, en tout cas, je ne me sens pas la légitimité d'organiser ce débat dans ma commune. Nous avons ouvert des cahiers de doléances en mairie ainsi que dans les locaux de notre Maison de la citoyenneté, mais c'est tout : les relais naturels, selon moi, ce serait les députés. »
« Les maires sont justedes larbins »

Roland Ries se contentera de « faciliter techniquement » le débat par « la mise à disposition de salles ». Le maire socialiste de Strasbourg ne « croit pas trop » à cette concertation « très ouverte en apparence mais qui ne peut déboucher sur rien ». « La mise en cause de la démocratie participative est une aberration », dit-il.

D'autres élus dépassent le cadre strictement logistique. Le maire de Houssen est prêt à tenir une réunion « à condition que le climat s'apaise pour une conduite sereine des échanges ». « Si elles ne sont réunies, je ne le ferai pas car cela conduirait à une grande foire d'empoigne stérile », prévient Christian Klinger.

Son collègue de Wintzenheim a choisi de prendre les devants sans attendre les instructions de la préfecture. Serge Nicole organisera samedi un temps d'échange autour de quatre ateliers. « Je ne le fais pas pour le gouvernement mais pour redresser la France qui traverse une grave crise. Quand on demande aux maires d'organiser la concertation, ils doivent l'impulser », assure l'élu dont l'engagement syndical passé n'est pas étranger à son initiative. Gilbert Meyer, le maire de Colmar, organisera « une réunion publique globale » le 4 mars.

Le maire de Drulingen ne partage pas cet avis. « Nous-mêmes ne sommes consultés sur rien. Nous sommes juste des larbins. Les maires sont de nouveau bons pour faire le travail après avoir été attaqués dans la campagne Balance ton maire », relève Jean-Louis Scheuer.
« Si chacun reste dans son coin, on n'avancera pas »

« La démocratie participative est le meilleur moyen de ne rien faire », tempête le maire de Drulingen. « C'est dangereux de donner le pouvoir à la rue. Quand on n'est pas content de ses élus, on les change avec sa carte d'électeur. » « Les maires sont critiqués par tous les présidents de la République », nuance Serge Nicole. « Si chacun reste dans son coin, on n'avancera pas. »

Suite à la publication de la Lettre aux Français, le maire de Stutzheim-Offenheim a ouvert un cahier de doléances qui sera transmis à l'État. « La participation à cette démarche peut être considérée comme un acte démocratique », explique Jean-Charles Lambert en précisant que « les maires ne pourront pas être tenus pour responsables des suites données » aux revendications.

L'appel diffusé sur le site internet et la page Facebook de la commune Stutzheim-Offenheim cite des sujets tels que « l'Alsace » et « le GCO ». À Drulingen, Jean-Louis Scheuer entend lui aussi remettre la question alsacienne sur le tapis. « C'est le moment pour les citoyens de revendiquer la création d'une collectivité alsacienne hors du Grand Est, et de prendre le président de la République à son propre jeu », remarque spontanément le maire.

Jo Spiegel avait déjà senti « une demande croissante de concertation » au fil des dix réunions publiques qu'il a organisées dans sa ville l'année dernière. À l'époque, il avait déjà ouvert des cahiers de doléances et des cahiers de bienveillance pour recueillir aussi des suggestions positives. « Ceci dit, je n'ai pas besoin de tout cela pour savoir qu'il y a aussi un grand besoin de décentralisation », tranche Jo Spiegel qui espérait qu'Emmanuel Macron ouvre « un processus constituant » car « nous traversons une crise de régime ». « La réponse actuelle n'est pas à la hauteur », regrette-t-il.
Franck BUCHY avec Emmanuel DELAHAYE Lire aussi le Zoom en page 2

Lire aussi le Zoom en page 2

 
 

 

Jo Spiegel Un débat dans le grand débat

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:49:25

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Jo Spiegel Un débat dans le grand débat
 

 
La mairie de Colmar a ouvert un cahier de doléances. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Jo Spiegel s'avoue d'emblée « hésitant » à propos de la démarche. « Choisir les maires comme relais me semble relever d'une grande confusion des rôles, explique le maire de Kingersheim (ex-PS, désormais membre de Place publique). Moi, en tout cas, je ne me sens pas la légitimité d'organiser ce débat dans ma commune. Nous avons ouvert des cahiers de doléances en mairie ainsi que les locaux de notre maison de la citoyenneté, mais c'est tout : les relais naturels, selon moi, ce serait les députés... »
« Consultés sur rien, nous sommes justedes larbins ! »

Roland Ries se contentera de « faciliter techniquement » le débat par « la mise à disposition de salles ». Le maire socialiste de Strasbourg ne « croit pas trop » à cette concertation « très ouverte en apparence mais qui ne peut déboucher sur rien ». « La mise en cause de la démocratie participative est une aberration », dit-il.

D'autres élus dépassent le cadre strictement logistique. Le maire de Houssen est prêt à tenir une réunion « à condition que le climat s'apaise pour une conduite sereine des échanges ». « Si elles ne sont réunies, je ne le ferai pas car cela conduirait à une grande foire d'empoigne stérile », prévient Christian Klinger.

Son collègue de Wintzenheim a choisi de prendre les devants sans attendre les instructions de la préfecture. Serge Nicole organisera samedi un temps d'échange autour de quatre ateliers. « Je ne le fais pas pour le gouvernement mais pour redresser la France qui traverse une grave crise. Quand on demande aux maires d'organiser la concertation, ils doivent l'impulser », assure l'élu dont l'engagement syndical passé n'est pas étranger à son initiative.

Le maire de Drulingen ne partage pas cet avis. « Nous-mêmes ne sommes consultés sur rien... Nous sommes juste des larbins ! Les maires sont de nouveau bons pour faire le travail après avoir été attaqués dans la campagne "Balance ton maire" », relève Jean-Louis Scheuer.

« La démocratie participative est le meilleur moyen de ne rien faire !, tempête le maire de Drulingen. C'est dangereux de donner le pouvoir à la rue. Quand on n'est pas content de ses élus, on les change avec sa carte d'électeur. » « Les maires sont critiqués par tous les présidents de la République, nuance Serge Nicole. Si chacun reste dans son coin, on n'avancera pas. »

Suite à la publication de la Lettre aux Français, le maire de Stutzheim-Offenheim a ouvert un cahier de doléances qui sera transmis à l'État. « La participation à cette démarche peut être considérée comme un acte démocratique », explique Jean-Charles Lambert en précisant que « les maires ne pourront pas être tenus pour responsables des suites données » aux revendications.
« C'est le momentde revendiquer de sortir du Grand Est »

L'appel diffusé sur le site internet et la page Facebook de la commune Stutzheim-Offenheim cite des sujets tels que « l'Alsace » et « le GCO ». À Drulingen, Jean-Louis Scheuer entend lui aussi remettre la question alsacienne sur le tapis. « C'est le moment pour les citoyens de revendiquer la création d'une collectivité alsacienne hors du Grand Est et de prendre le président de la République à son propre jeu », remarque spontanément le maire.

Jo Spiegel avait déjà senti « une demande croissante de concertation » au fil des dix réunions publiques qu'il a organisées dans sa ville l'année dernière. À l'époque, il avait déjà ouvert des cahiers de doléances et des cahiers de bienveillance pour recueillir aussi des suggestions positives. « Ceci dit, je n'ai pas besoin de tout cela pour savoir qu'il y a aussi un grand besoin de décentralisation », tranche Jo Spiegel qui espérait qu'Emmanuel Macron ouvre « un processus constituant » car « nous traversons une crise de régime ». « La réponse actuelle n'est pas à la hauteur », regrette-t-il.
Franck BUCHY, avec E. D.

 

 
 

Politique Après la lettre du président, place aux discussions : Un grand débat...et six casse-tête

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:27:55

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Politique Après la lettre du président, place aux discussions
Politique Après la lettre du président, place aux discussions : Un grand débat...et six casse-tête
C'est parti ce mardi pour le grand débat national sur la fiscalité, l'écologie, le service public, la citoyenneté. Organisation, participation des citoyens, implication des élus, arbitrages politiques au final: en voici les enjeux.

 
Les maires ruraux et leur président, Vanik Berberian (au centre sur la photo) ont remis lundi les cahiers de doléance à l'Élysée : sans surprise, la justice sociale, le pouvoir d'achat, la fiscalité, les services publics figurent parmi les priorités.
Après la lettre du président aux Français lundi, place au grand débat mardi. Il commence et, avec lui, la tentative de relance d'un quinquennat mouvementé par un déplacement du chef de l'État dans une petite commune de l'Eure proche de Rouen, Grand Bourgtheroulde (lire par ailleurs).
Qui va animer le débat ?

Deux ministres sont mobilisés. Emmanuelle Wargon (Transition écologique) s'occupera « du dialogue avec la société civile » et Sébastien Lecornu (Collectivités territoriales) de celui avec les élus locaux. Pour garantir l'indépendance, l'impartialité et la transparence du débat, l'exécutif nommera vendredi cinq personnalités sur proposition du gouvernement et des présidents des Assemblées. L'ancien patron de La Poste et de la RATP Jean-Paul Bailly y figure, mais pas l'ex-secrétaire général de la CFDT Nicole Notat, contrairement à ce qui a été avancé par le ministre de l'Écologie François de Rugy. L'annonce de son nom aurait déclenché des crispations.
Quelles « lignes rouges » ?

Rappelons les quatre grands thèmes : pouvoir d'achat, fiscalité, environnement, démocratie (thème qui inclut immigration, institutions et laïcité). Sont exclus toute remise en cause de l'IVG, de la peine de mort et du mariage pour tous ainsi que les questions de bioéthique. L'ISF n'est pas a priori éliminé puisqu'une question est posée par le président sur « la fiscalité juste ».

« L'idée c'est d'aller partout, dans tous les interstices des territoires et de la République et de n'oublier personne », assure le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
Que feront les gilets jaunes ?

La majorité nie sa légitimité, affirmant que le vrai débat est « dans la rue ». D'autres tentent d'organiser leurs débats. Quelques-uns vont y participer. Ils préparent aussi un acte X. « Aujourd'hui, on n'a plus besoin de ces manifestations », estime Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale.
Les maires joueront-ils le jeu ?

Le gouvernement compte sur eux, sur les députés et militants de La République en marche, sur les associations locales. Vanik Berberian, président de l'Association des maires ruraux de France (AMRF), a remis lundi les doléances collectées par les élus locaux à l'Élysée. « La lettre est un bon diagnostic, le débat un bel exercice de démocratie, il ne peut aboutir à des replâtrages », dit-il, disposé à apporter « un appui logistique ». Chaque maire décidera quel rôle il veut jouer.
Et les partis politiques ?

Dans l'opposition, le Rassemblement national n'en voit pas l'intérêt, Debout la France rejette une « foutaise intégrale » et La France insoumise « un enfumage ». Le patron de LR Laurent Wauquiez dénonce un « artifice grossier » mais veut apporter une contribution pour « participer à la sortie de la France du chaos et réparer les injustices faites aux classes moyennes ». Écologistes et socialistes veulent aussi se faire entendre.
Et à la fin...

Les contributions seront rendues publiques le 21 mars. Le gouvernement espère une forte participation. L'exécutif promet de tenir compte des remontées pour élaborer la suite du quinquennat. Sans a priori ni tabou ? Quitte à braver l'orthodoxie budgétaire si les Français demandent plus de profs, plus d'infirmières, plus de policiers ?

Comme c'est inédit, nul ne peut préjuger des réponses. « Je n'oublie pas pourquoi j'ai été élu », écrit le président dans sa lettre, rappelant sa ligne réformatrice. Toute la difficulté sera d'arbitrer entre le résultat de l'élection 2017 et celui de la consultation de 2019.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Grand débat Deux sous-préfètes nommées référentes en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:40:22

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Grand débat Deux sous-préfètes nommées référentes en Alsace
 

 
 
La préfecture a désigné lundi les référents locaux du grand débat qui s'ouvre ce mardi 15 janvier. En Alsace, ce sont deux femmes haut-fonctionnaires qui ont été nommées. La sous-préfète de Molsheim Clara Thomas sera la référente pour le Bas-Rhin, sa collègue Emmanuelle Guénot, nouvelle sous-préfète d'Altkirch arrivée en décembre, assumera la même mission dans le Haut-Rhin. Pour cette consultation citoyenne, l'Etat doit jouer les facilitateurs et accompagner les initiatives prises localement, se borne à indiquer la préfecture du Bas-Rhin, en attendant les précisions du Premier ministre Édouard Philippe sur les modalités d'organisation du grand débat et le rôle des référents locaux.

Les citoyens qui souhaitent participer à la consultation nationale pourront se rendre aux réunions d'initiatives locales ou s'exprimer en ligne sur internet, via une plateforme numérique dédiée à l'adresse www.granddebatnational.fr à partir de ce mardi 15 janvier.

 

 
 

Des députés bousculés

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:34:14

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Des députés bousculés
 

 
Toujours plus ! Le rapporteur du budget Joël Giraud devant les projets de loi de finances pour 2017, puis 2018, et 2019... Photo D.R
« J'avoue que ça fait toujours du bien d'entendre dire qu'il y a des députés qui font le job ! » Le député des Hautes-Alpes, Joël Giraud (LREM), ne cache pas sa satisfaction de parler de la réalité de son travail. Le rapporteur général du budget a quelque légitimité à le faire : il vient d'être désigné député le plus actif de l'Assemblée par le site "Contrepoints". « Une majorité de députés travaille, et c'est normal », renchérit le dauphin du classement, Thibault Bazin (LR, Meurthe-et-Moselle). Et tous deux déplorent d'être régulièrement dénigrés, « jetés en pâture sur les réseaux sociaux ».
Dormir sur un clic-clac

Les gilets jaunes sont passés par là, avec leurs critiques des institutions en général, des politiques en particulier. « Les gens n'y croient plus, regrette Thibault Bazin. La défiance est générale. » « Nous sommes vus comme des nantis », constate Patrick Hetzel (LR, Bas-Rhin), sixième du classement, interrogé avant la lettre du président. « Il est vrai que l'indemnité d'un parlementaire (7 209 euros brut) paraît énorme par rapport au salaire moyen de nos concitoyens. »

Attention, souligne Joël Giraud : « Être député, ça implique pour la plupart de dormir plusieurs nuits par semaine sur un clic-clac dans son bureau. Et quand on n'est pas élu à Paris, de sacrifier sa vie privée. »
Cahiers de doléances

Ces représentants de la nation voient s'ouvrir le grand débat avec quelques craintes. « S'il s'agit de squeezer l'Assemblée, on prend un risque », prévient Thibault Bazin. Car c'est aussi la mission du député de recueillir les doléances des citoyens. Lui-même est allé sur les ronds-points des gilets jaunes, comme il avait tenu 190 réunions dans sa circonscription durant la campagne de 2017. « Deux thèmes dominaient : justice sociale, équité territoriale... Déjà ! »

Piliers de la démocratie représentative, ils s'affirment cependant ouverts à la démocratie participative réclamée par les gilets jaunes. Pas forcément sous la forme d'un référendum, précise Patrick Hetzel, qui garde « un goût amer » de celui sur la région Alsace, en 2013. Bon souvenir en revanche du débat national qu'il avait piloté, après le mouvement de 2006 contre le CPE, sur les relations entre l'université et l'emploi : « Discuter permet de créer du consensus. »
Ronds-points permanents

Même ouverture chez Joël Giraud, qui se souvient avoir voté à Berne lors d'un référendum sur la fosse aux ours : « On peut se moquer des Suisses et de leurs votations. Mais la société suisse, elle tient, malgré de grandes différences. »

S'en inspirer, donc, en adaptant le modèle aux caractéristiques françaises. Innover en conciliant l'Assemblée et les ronds-points : « ça devrait être à nous de créer ces ronds-points d'échange, estime Thibault Bazin. Ils devraient être permanents, comme la démocratie. »
Francis BROCHET

 

 
 

Strasbourg Municipales 2020 : Des candidatures diversement appréciées

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:17:27

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Strasbourg Municipales 2020
Strasbourg Municipales 2020 : Des candidatures diversement appréciées
À gauche, les récentes prises de position en vue des prochaines élections municipales ont été accueillies avec réserve : Paul Meyer, Eric Schultz et Mathieu Cahn réagissent plus ou moins bien aux annonces de ces derniers jours.

 
Paul Meyer.
La « sortie » de Robert Herrmann (lire ci-contre), qui ressemble à une déclaration de candidature pour une liste de social-démocratie, avec le PS pour soutien, tout en ne s'interdisant pas de se tourner vers le MoDem et l'UDI, a suscité des réactions à gauche.

? PAUL MEYER (LA COOPÉRATIVE). - Visé par le président de l'Eurométropole pour son « comportement », le responsable de la Coopérative semble remonté.
« Robert Herrmann prouve qu'il n'apprécie pas la jeunesse et la diversité ! »

« J'ai la décence de m'occuper des Strasbourgeois. Je regrette ceux qui se précipitent dans des déclarations en oubliant leurs responsabilités », souligne l'adjoint au tourisme et du quartier Gare-Centre. Et de commenter : « Cette déclaration violente de Robert Herrmann confirme qu'il n'apprécie pas la jeunesse, la diversité et les gens qui refusent le système établi. »

S'agissant de sa propre candidature, Paul Meyer déclare qu'il entend « continuer pour l'instant à travailler au service des Strasbourgeois, à partager notre action avec eux, hors des appareils politiques ».

? ERIC SCHULTZ (ÉCOLOGISTE). - L'adjoint à l'état civil, qui a pris ses distances avec la Coopérative - et qui se trouve très courtisé lui aussi dans la perspective des municipales -, indique que malgré son nouvel engagement professionnel, il sera « bien présent » dans la campagne à venir. Eric Schultz déplore que « personne ne parle du projet, hormis Syamak Agha Babaei, aujourd'hui ». Et ce, alors que « la situation politique sociale est au coeur du débat » et que « l'acte 9 des gilets jaunes vient d'avoir lieu ».
« Tout cela estdéconnecté et précipité ! »

La question qui importe aujourd'hui, selon l'écologiste, est : « Comment écouter et accompagner les citoyens ? » Avant de parler « de questions d'appareils politiques, d'intérêts personnels : tout cela est déconnecté et précipité ».

? MATHIEU CAHN (PS). - Proche de Philippe Bies, l'adjoint à l'animation Mathieu Cahn considère qu'« il faut discuter, ce sera une des clés de 2020. Le rassemblement ne se décrète pas, on ne peut pas dire après moi le déluge ou si ce n'est pas moi, c'est le chaos ! ». En outre, répond-il à Robert Herrmann, « est-ce que le MoDem et l'UDI pèsent davantage que le PS ? ».
« S'il le faut, je serai candidatà une primaire ouverte ! »

La question, pour Mathieu Cahn, est de savoir « quelle ville politique à long terme ? ». Et le conseiller départemental de se dire prêt à en discuter, étant « très sollicité » de son côté.

Le cas échéant, prévient-il, « si je ne suis pas d'accord au final, je me porterai candidat, s'il le faut via une primaire ouverte au-delà des socialistes à tous les Strasbourgeois ». Tout en appuyant qu'« il faudra s'agréger pour créer une dynamique, si l'on ne veut pas être condamné à regarder le match se jouer sans nous ». Réponse quant à sa candidature : « Fin janvier. »
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

Robert Herrmann (PS)en piste à Strasbourg

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:59:14

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Robert Herrmann (PS)en piste à Strasbourg
 

 
Ça se bouscule au portillon... Après Philippe Bies (PS), c'est au tour de Robert Herrmann (PS), 63 ans, de se lancer dans la bataille des élections municipales de 2020 à Strasbourg. Si le président de l'eurométropole part, c'est pour être tête de liste et « non pas numéro 2 ».
Roland Ries réplique

S'il y va, c'est pour rester à la tête de la métropole, tout en devenant maire de Strasbourg. Il se verrait d'ailleurs bien travailler avec « des personnes du MoDem, de l'UDI, des radicaux ». Et bien sûr avec toute la gauche, de Philippe Bies à Syamak Agha Babaei.

La réplique de Roland Ries n'a pas tardé : le maire (PS) de Strasbourg avertit que ce serait une erreur de revenir à l'ancien schéma du cumul des fonctions de maire et de président de l'intercommunalité, qui avait cours avant 2001.

À droite, Jean-Philippe Vetter (LR), 38 ans, a annoncé, samedi, sa candidature pour être tête de liste. D. D.

 

 
 

Strasbourg attentats Un acte prémédité

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:53:35

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Strasbourg attentats Un acte prémédité
 

 
« Le djihadiste allait tôt ou tard passer à l'acte », écrivent nos confrères du Monde, qui listent la recherche d'armes menée en amont, la vidéo de revendication, l'envie de mourir confiée à son entourage... « À la veille du drame, il était depuis plusieurs semaines en pleins préparatifs », selon l'enquête judiciaire.
« Les appels au djihad sont lancés »

Rappelons qu'une vidéo de revendication, d'une durée de trois minutes, a été retrouvée sur une clé USB à son domicile. Il y apparaît dans son appartement du 20 rue Tite-Live, à Strasbourg, dans le quartier de Koenigshoffen. Il porte un keffieh rouge et « prête allégeance en français et en arabe à l'organisation État islamique (EI) en reprenant les leitmotivs classiques du groupe terroriste », souligne Le Monde. Ces images pourraient dater du 10 novembre 2018, selon la justice. Soit quelques jours avant la commission des faits... Il avait également confié à ses codétenus, selon l'enquête, « sa haine des policiers, des magistrats, et des juifs » et son intention de « commettre un braquage avant de partir en Syrie ou de mourir en martyr ».

Lors de leur perquisition, les policiers avaient retrouvé des couteaux de chasse, une grenade défensive, une cagoule et un revolver chargé. Ils ont également mis la main sur un message manuscrit qui, selon Le Monde, portait l'inscription : « O vous hommes, la bataille est engagée, les appels au djihad sont lancés, les portes du paradis sont ouvertes. Si vous n'êtes pas des cavaliers guerriers, poussez-vous et laissez place aux femmes pour diriger la bataille. »
Un Strasbourgeois soupçonné d'avoir fourni l'arme

D'autres indices plaident en faveur d'une préméditation. Ainsi l'implication du Strasbourgeois Audrey Mondjehi. Âgé de 37 ans, originaire de Hautepierre, il a été mis en examen le 17 décembre et écroué pour participation à une association de malfaiteurs terroristes criminelle. Il est soupçonné d'avoir fourni l'arme à l'assaillant. Il s'était présenté à la police spontanément, avant que Chekatt soit abattu, et avait fini par admettre que « c'était bien dans l'intention de trouver des armes que son ex-ami l'avait contacté », note Le Monde.

Les deux hommes avaient fait connaissance en prison. Audrey Mondjehi, dont le casier judiciaire présente de nombreuses condamnations, a également reconnu que le terroriste lui avait déjà demandé des armes « en septembre 2018 », selon Le Monde, afin de commettre des braquages. Cherif Chekatt aurait réitéré cette demande en fin d'année, quelques semaines avant l'attentat. « Audrey Mondjehi aurait alors facilité une rencontre entre Cherif Chekatt et un contact au sein de la communauté des gens du voyage », plus précisément des membres de la communauté des vanniers, basés dans les environs de Sélestat, et « connus des services de police pour une implication dans le milieu du trafic d'armes », précisent nos confrères. La rencontre se serait déroulée « sur le parking d'un magasin But, au nord de Colmar », où les portables concernés auraient borné.

Il n'est pas possible de réellement savoir si la vente de l'arme a eu lieu à ce moment-là et si Mondjehi et les vanniers avaient précisément connaissance de l'usage que Chekatt comptait en faire. Nos confrères du Monde ont eu accès à des retranscriptions d'écoutes téléphoniques, dans lesquelles un interlocuteur d'Audrey Mondjehi, placé sur écoutes dans le cadre d'autres affaires, s'inquiète, le 12 décembre : « Le pote avec lequel tu es venu à Sélestat [...] il a fait le con hier soir ».
Deux autres proches arrêtés

Parallèlement à l'interpellation d'Audrey Mondjehi, les services de la direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) avaient également arrêté deux autres proches de Cherif Chekatt le 17 décembre. Deux Strasbourgeois qui auraient pu être en lien avec la fourniture du revolver d'ordonnance Lebel 1892 utilisé par l'assaillant. Parmi ces deux personnes, selon Le Monde, un homme âgé de 32 ans, « sans emploi, père de cinq enfants, délinquant notoire », avec le profil « d'un individu très assidu dans sa pratique de l'islam rigoriste et déjà entendu par les services antiterroristes à la suite du départ d'une de ses femmes et de leur fille en Syrie, en 2014 ». Il aurait qualifié de l « martyr » le terroriste de Strasbourg abattu par la police, mais a été remis en liberté, « faute de preuves ».
Du côté de la famille

Enfin, l'enquête s'intéresse à la famille de Chekatt, dont plusieurs membres « ne sont pas apparus très surpris du passage à l'acte du jeune homme », écrit Le Monde. L'un de ses frères a ainsi laissé un message sur le répondeur de sa soeur, où il se « désole d'avoir prévenu sa mère, un mois plus tôt, que Cherif Chekatt n'était "pas apte à avoir une religion" car il était "trop manipulable" et "déglingué du cerveau" ». « Cela devait arriver un jour », regrette-t-il. Chekatt aurait également confié à sa mère son « intention de mourir ». Quant au père, Ange Chekatt, âgé de 71 ans, il a prévenu son fils par SMS qu'il était recherché par les gendarmes au matin du 11 décembre, qualifiant les forces de l'ordre de « chiens ». Il a d'autre part décrit son fils comme un « bon musulman », assure Le Monde.

Reste enfin la question de l'influence qu'aurait pu avoir Sami Chekatt, frère aîné du terroriste, expatrié en Algérie tout en continuant de toucher le RSA, relèvent nos confrères, et inscrit dans « la mouvance islamiste radicale ». « L'exploitation d'un téléphone lui ayant appartenu a par ailleurs mis en exergue des contenus de propagande de l'EI », rappelle le journal. En l'absence de réelle coopération judiciaire avec l'Algérie, et même si Sami Chekatt (et un autre frère, Abou) ont bien été entendus par les autorités là-bas, pas sûr que l'enquête apporte des éléments substantiels de l'autre côté de la Méditerranée.

 

 
 

PSA Parfum de campagne à Mulhouse

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:55:03

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PSA Parfum de campagne à Mulhouse
 

 
Les élections professionnelles à PSA Mulhouse vont fixer le paysage syndical de l'usine pour les quatre prochaines années. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
L'alliance CFTC-FO-CFE-CGC, qui gère le comité d'entreprise de PSA Mulhouse depuis plusieurs décennies, n'est pas morte. Pour autant, c'est en ordre dispersé que les trois organisations abordent les élections professionnelles du 24 janvier desquelles sortiront les 32 membres du comité social et économique (CSE).

La CFTC a, en effet, décidé de monter sa propre liste. « Nous restons fidèles à l'Alliance mais nous allons seuls aux élections afin de savoir combien on représente... », explique Pascal Krafft, le responsable de la section CFTC, qui promet un retour du syndicat dans l'entente après les élections. « Ce n'est pas parce qu'on ne se présente pas ensemble qu'on ne gérera pas ensemble », abondent Déborah Schorr et Laurent Gautherat. La secrétaire générale de FO et le responsable de la CFE-CGC font liste commune dans les deuxième et troisième collèges, soit celui des techniciens, agents de maîtrise et cadres. FO est seul dans le collège ouvriers. « Nous avons toujours pris nos responsabilités en négociant et en signant des accords qui ont permis de sauver des emplois et de sauvegarder le site », note Laurent Gautherat, secrétaire du comité central d'entreprise.

« Nous avons obtenu 80 embauches mais cela ne suffit pas. La direction doit anticiper l'année 2020 présentée comme une période de transition », ajoute Déborah Schorr. Et la déléguée syndicale adjointe de FO à l'échelle du groupe PSA de s'inquiéter « des choix politiques en faveur de la voiture électrique, laquelle n'est pas non polluante et menace 50 000 emplois dans l'industrie automobile, dont 2 000 à Mulhouse dans un délai de cinq à dix ans. »
« Un ras-le-bolqui s'accumuleau quotidien »

Trois autres syndicats sont en lice face à l'Alliance. La CGT espère, selon son responsable Julien Wostyn, bénéficier du « ras-le-bol qui s'accumule au quotidien pour les salariés ». « Une élection permet de dire ce que l'on pense. Aujourd'hui, les salariés de PSA Mulhouse ont fait des sacrifices, subissent une dégradation des conditions de travail, une flexibilité qui porte atteinte à leur vie familiale... Le bulletin CGT permettra d'arrêter les attaques de la direction », assure Julien Wostyn.

La CGT sera concurrencée dans le collègue ouvriers - 24 sièges contre six dans le deuxième collège et deux pour l'encadrement - par une liste Sud menée par Philippe Muller. Cet ancien de la CGT promet « un syndicalisme en totale rupture avec ceux qui sont aujourd'hui aux commandes ». « Sud instaurera des réunions où les salariés auront la parole. Notre but est de remettre le salarié au coeur d'un nouveau pôle syndical qui consulte, écoute, propose, laisse place aux débats et où les décisions sont prises collectivement », assure Philippe Muller.

« Entre ceux qui disent non à tout comme la CGT et ceux qui disent oui à tout comme les organisations de l'Alliance, il y a la CFDT qui pèse le pour et le contre », résume Ronald Laventin. « On signe quand un accord comporte une valeur ajoutée. Et si on a signé l'accord Nouvel élan pour la croissance, nous estimons aujourd'hui que le compte n'y est pas », explique le responsable de la CFDT. Ce syndicat a mené une grande consultation sur l'organisation et les activités du comité d'entreprise géré par l'Alliance. Près de 1 500 salariés, soit 30 % de l'effectif, y a répondu, faisant souvent part d'une insatisfaction que tous les syndicats qui n'appartiennent pas à l'Alliance espèrent valoriser dans les urnes le 24 janvier.
Laurent BODIN

 

 
 

Alstom-Siemens : opposition allemande au projet de fusion

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:42:15

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Belfort Ferroviaire
Alstom-Siemens : opposition allemande au projet de fusion
Selon une information publiée ce lundi par nos confrères du « Frankfurter Allgemeine Zeitung », le « Bunderskartellamt » (BKartA) allemand (office fédéral de lutte contre les cartels), invité à donner son opinion sur le projet de fusion entre Alstom et Siemens, a émis un avis plus que réservé.
 

 
Les ateliers d'Alstom à Belfort.
Administration fédérale placée sous l'autorité du ministre allemand de l'Économie et de la Technologie, Peter Altmaier (CDU), l'office fédéral de lutte contre les cartels est chargé de surveiller en Allemagne l'application de la loi sur la concurrence. À ce titre, il contrôle les opérations de fusion-acquisition touchant des entreprises allemandes. Sa mission consiste notamment à faire obstacle à la création de positions économiques ou commerciales dominantes.

Le droit allemand donne au BKartA la possibilité de s'opposer à une fusion. Le contentieux qui peut s'en suivre relève alors de la justice administrative allemande avec, en dernier recours, la saisine de la Cour fédérale de justice (Bundesgerichtshof). Nous ne serions pas, toutefois, dans ce cas de figure.

On le sait, les « tiers intéressés », sollicités par la Commission européenne, avaient jusqu'à ces derniers jours pour faire connaître leur position au sujet du projet de fusion entre les deux constructeurs ferroviaires. C'est dans ce cadre, selon les informations de nos confrères du « Frankfurter Allgemeine Zeitung », que le BKartA a fait savoir, dans une lettre confidentielle, qu'il jugeait insuffisantes les mesures proposées par Siemens et Alstom en décembre dernier pour répondre aux objections de la Commission en matière de monopole. On notera que l'Office fédéral n'est pas sur la ligne de son ministre de tutelle.
Un avis avant le 18 février

On comprend mieux l'énervement de Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie, ces derniers jours au sujet de ce dossier. Là où l'on parlait d'une ligne Paris-Berlin pour faire avancer le projet, c'est un axe Commission européenne-BKartA qui semble se constituer pour le faire échouer. Les autorités de la concurrence en Angleterre, aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne ont aussi émis des avis très défavorables.

Les propositions de toute dernière minute de Siemens et d'Alstom au sujet de leurs cessions d'actifs ne paraissent pas avoir eu l'effet escompté.

La Commission européenne doit rendre son avis avant le 18 février, mais chaque semaine qui passe paraît éloigner un peu plus Alstom et Siemens d'une fusion.
Philippe PIOT

 

 
 

 

Dassault Des start-up triées sur le volet

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:37:57

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Dassault Des start-up triées sur le volet
 

 
Seules, trois start-up sont retenues chaque année pour bénéficier de l'accompagnement privilégié de Dassault Systèmes à travers son lab 3D expérience. Elles doivent proposer une technologie distributive et innovante.

Reste encore à sélectionner les bonnes. « Soit ces sociétés candidatent directement sur notre site, soit elles sont repérées par notre réseau », explique Géraldine Gandveau, la responsable marketing du lab 3D expérience. Par exemple, dans le cas de Dracula Technologies, c'est lors du salon SIDO que Frédéric Vacher, le directeur d'innovation de Dassault Systèmes a découvert et pris contact avec Brice Cruchon. Chaque projet est ensuite étudié par un comité d'expert au sein de Dassault Systèmes. Jury composé de représentants industriels, des secteurs de la santé, de la ville, de la mobilité, des ressources naturelles, etc. Il devra décider si oui ou non, la start-up présente une « innovation de rupture ». Ensuite un expert de Dassault Systèmes devra résumer le projet de cette start-up devant un ultime comité. Et c'est au CEO (chief executive officer) de Dassaut, Bernard Charlès, que revient le dernier mot. À l'issue des trois ans de partenariat, les sociétés accompagnées restent des clients privilégiés de Dassault Systèmes.

 

 
 

Le maire de Gdansk poignardé à mort en public

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:36:43

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Le maire de Gdansk poignardé à mort en public
 

 
Pawel Adamowicz était maire de Gdansk depuis 1998. Photo CARMEN JASPERSEN/AFP
Le grand port polonais de Gdansk est en deuil. Son maire, Pawel Adamowicz, blessé au couteau dimanche soir par un agresseur lors d'un événement caritatif public, est décédé lundi des suites de ses blessures.

Personnalité libérale très populaire, maire de Gdansk depuis 1998, Pawel Adamowicz a été frappé de plusieurs coups de couteau par un agresseur de 27 ans, sorti il y a quelques semaines de prison où il avait purgé plus de cinq ans de détention pour des attaques à main armée contre des banques. Opéré pendant la nuit durant cinq heures, l'élu n'arrivait plus à respirer tout seul et était resté branché sur des appareils de soutien de la vie.
Une motivation politique ?

L'agression a provoqué un choc en Pologne, pays qui n'a pratiquement pas connu d'incident violent de ce genre depuis la chute du communisme il y a trente ans, hormis l'assassinat par balle à Lodz en 2010 d'un membre du PiS (Droit et Justice, conservateur) par un homme jugé responsable de ses actes, qui avait invoqué sa « haine » de ce parti, alors dans l'opposition.

Des commentateurs se demandent si l'attaque de Gdansk a été favorisée par la violence du débat politique entre le PiS aujourd'hui au pouvoir et l'opposition centriste.

Avant d'être interpellé sur le podium où il a poignardé Pawel Adamowicz, cet homme a affirmé avoir été jeté en prison, alors qu'il était innocent, et « torturé » par la PO, principal parti d'opposition et soutien de la candidature d'Adamowicz aux municipales de l'automne dernier. « C'est pourquoi Adamowicz meurt », a-t-il lancé. Mais, d'après les premiers renseignements, les motivations de l'agresseur, identifié comme Stefan W., semblent plus personnelles que politiques. Lors de son séjour en prison, sa santé psychique se serait fortement dégradée

 

 
 

Crédits d'impôt : les acomptes, ce mardi

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:31:58

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Fiscalité Prélèvement à la source
Crédits d'impôt : les acomptes, ce mardi
Nouveau test pour le prélèvement à la source : les acomptes de crédits d'impôt seront versés à 8,8 millions de Français ce mardi. Montant moyen pour les foyers concernés : 627 euros.
 

 
Ces acomptes correspondent à 60 % du crédit d'impôt dont bénéficient les contribuables.
Le prélèvement à la source franchit une nouvelle étape ce mardi avec le versement des avances pour les crédits d'impôt. 8,8 millions de Français sont concernés. Une opération à valeur de test pour la réforme, tant la mécanique des acomptes s'annonce complexe.
5,5 milliards d'euros versés

Pas moins de 5,5 milliards d'euros : voilà la somme qui sera versée par l'administration fiscale dès mardi aux contribuables bénéficiant de crédits ou réductions d'impôts, calculés sur la base des déclarations d'impôts 2018.

Pour la grande majorité des Français, l'argent sera versé directement sur les comptes bancaires. Pour les 345 000 contribuables qui n'ont pas transmis au fisc leurs coordonnées bancaires, il sera envoyé par lettre-chèque.

« L'avance moyenne » pour les 8,8 millions de foyers fiscaux concernés « sera de 627 euros », a précisé Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, évoquant un « geste très important » pour les contribuables.

Grâce à ces acomptes, correspondant à 60 % du crédit d'impôt dont bénéficient les contribuables, « il n'y aura aucun perdant en trésorerie », a expliqué le ministre, évoquant un « choc positif » pour le budget des ménages.
Pour limiter les effets négatifs du prélèvement à la source

Ce coup de pouce fiscal avait été annoncé à la fin de l'été par le gouvernement, soucieux de limiter au maximum les effets négatifs du prélèvement à la source sur le pouvoir d'achat des Français.

Les crédits d'impôts ne peuvent en effet être remboursés qu'en septembre, une fois effectuée la déclaration d'impôt annuelle. Or, avec la réforme, les contribuables doivent désormais s'acquitter de leur impôt dès le mois de janvier.

 

 
 

 

Energie Le réseau européen est très interconnecté : Un « black-out » électrique évité de justesse

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:30:04

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Energie Le réseau européen est très interconnecté
Energie Le réseau européen est très interconnecté : Un « black-out » électrique évité de justesse
La France et l'Europe ont failli connaître une panne électrique géante à cause d'un problème d'interconnexion entre l'Allemagne et l'Autriche. Six industriels gros consommateurs d'électricité se sont arrêtés pour éviter un risque de « black-out ». Une première.

 
Un « black-out » de 24 heures touchant une partie du pays pourrait coûter prèsde 5 milliards d'eurosà l'économie française.
La semaine dernière, la France et l'Europe sont passés très près de grosses pannes d'électricité, voire d'un « black-out ». Jeudi soir, vers 21 h, la fréquence du système électrique français et européen est passée brutalement en dessous de 50 Hz. Le risque d'effondrement du réseau était très élevé. Pourtant, la France ne manquait pas d'électricité pour répondre à la demande, plutôt faible, alors que les températures sont relativement clémentes. Jeudi soir, on était très loin du pic de consommation de l'hiver 2012 qui avait dépassé les 100 000 mégawatts (MW) à l'occasion d'un épisode de froid intense.

Le déséquilibre venait d'un problème d'interconnexion entre l'Allemagne et l'Autriche. Cette panne a eu un effet domino car le réseau électrique européen est très interconnecté.

Le pire a été évité grâce à la réactivité des opérateurs européens. Pour la première fois, la France a déclenché le dispositif d'interruptibilité prévu en cas de déséquilibre entre consommation et production.
Une panne géante déjà en 2006

À 21h02, RTE (Réseau de transport d'électricité), le gestionnaire français du réseau électrique de haute tension, a demandé à six sites industriels gros consommateurs d'électricité d'arrêter leurs installations. La demande a diminué d'un seul coup de 1 500 MW, l'équivalent de la consommation de l'agglomération de Lyon en hiver.

Les industriels ont pu redémarrer leur production après 45 minutes, dès que le risque de « black-out » a été écarté. Au total, 22 sites très gourmands en électricité sont volontaires pour « s'effacer » du réseau en cas de besoin, en contrepartie de compensations financières.

L'incident de jeudi soir est passé inaperçu pour les consommateurs, mais il rappelle la gigantesque panne d'électricité qui avait plongé une partie de l'Europe dans le noir le 3 novembre 2006. Dix millions de foyers européens dont cinq millions en France avaient été privés d'électricité pendant plus d'une heure. Ce quasi « black-out » avait été provoqué par la coupure volontaire de deux lignes à haute tension pour faire passer un paquebot de croisière sur une rivière en Allemagne. La France avait dû utiliser en urgence plusieurs barrages hydroélectriques pour stabiliser le réseau. Des experts avaient estimé à près de cinq milliards d'euros les pertes économiques pour la France si cette panne géante s'était prolongée pendant 24 heures.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace Faux pas interdit

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:39:03

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L'éditorial de l'Alsace Faux pas interdit
 

 
Laurent Bodin

Emmanuel Macron n'a plus le droit à l'erreur, ni de temps à perdre. Le grand débat que le président de la République inaugure aujourd'hui dans l'Eure est la dernière cartouche dont dispose le chef de l'État pour sortir par le haut de la crise des gilets jaunes. Ce mouvement, inédit dans sa forme comme sur le fond, a d'ores et déjà bouleversé la ligne politique du quinquennat. Il aurait pu être évité si Emmanuel Macron ne s'était pas entêté à vouloir maintenir des hausses de taxes sur les carburants. Il n'a pas voulu voir qu'elles pouvaient constituer la mèche d'une colère prête à exploser depuis longtemps.

Mais l'heure n'est plus aux regrets pour le président de la République et ses soutiens. L'exécutif doit désormais tenter de sauver ce qui peut l'être de son projet afin que les trois dernières années du quinquennat ne soient pas celles de l'inaction et de la paralysie. Il doit aussi écouter la France profonde. Pour cette raison, il est essentiel que la participation soit massive, notamment pour éviter les manipulations.

Nombreux sont ceux qui rêvent à un échec de ce grand débat afin d'affaiblir un peu plus un président de la République qui, à plusieurs reprises, a frôlé le KO. Au-delà des gilets jaunes, tous ses opposants politiques veulent prendre leur revanche sur l'élection présidentielle, en même temps qu'ils préparent un scrutin européen de juin sur lequel ils parient pour entériner dans les urnes la désaffection des Français envers le président. Un tel comportement, indigne de supposés responsables et contribuant à jeter un peu plus le discrédit sur la classe politique, consiste à jouer contre la France.

Il est de l'intérêt général que ce débat aboutisse, comme il sera du devoir d'Emmanuel Macron de tenir compte des doléances des Français. Le président s'y est engagé dans sa lettre. Le respect de cette promesse, qui pourrait le conduire à prendre des mesures contraires au programme sur lequel il a été élu, est la condition indispensable pour « transformer les colères en solutions ».

 

 
 

Grand débat Franc scepticisme à la pompe

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:58:04

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Grand débat Franc scepticisme à la pompe
 

 
Philippe, 66 ans, cadre à la retraite. Photo L'Alsace
? « Ça risque encore de m'énerver. » « Je ne me suis pas intéressé ce matin à la lettre de Macron, ni à ce qu'il peut bien y dire, parce que je sens que ça risque encore de m'énerver... Qu'il fasse déjà correctement son boulot, en n'attendant pas trois mois pour écouter et répondre aux Français ! Pour que tout le monde soit à peu près bien, il faudrait déjà donner 500 EUR de plus aux smicards. Mais non, il préfère persister dans la suppression de l'impôt sur la fortune... Il ne faudra pas qu'il s'étonne, après, si ça pète ! Moi, je touche 2 100 EUR de retraite par mois et c'est trop pour que je puisse bénéficier de la moindre aide. Du coup, pour m'en sortir, je suis obligé de bricoler un peu par-ci par-là, chez moi ou chez des amis... »

? « Si j'avais le temps, j'irais sans doute. » « J'ai un boulot en libéral, de son côté mon mari a un bon salaire, mais avec deux enfants, on se retrouve quand même dans le rouge tous les mois. On s'en sort, mais beaucoup moins bien qu'il y a 20 ans. Si j'avais le temps de participer au débat annoncé, j'irais sans doute... Il y a tellement de choses à dire ! Et puis j'ai beaucoup d'admiration pour les gens qui se bougent, comme les gilets jaunes - enfin, les vrais... Le seul problème, c'est que plus le mouvement dure, plus on se met à les amalgamer avec les casseurs. Au lieu de taper sur le bon peuple, Macron et le gouvernement feraient mieux de régler tout ce qui se passe "là-haut", dans cette monarchie républicaine. »

? « J'espère que ce ne sera pas manipulé » : « Je suis partagée. J'étais contente, au départ, d'assister à la naissance du mouvement des gilets jaunes, car le ras-le-bol est général. Dans le principe, l'idée du débat voulu par Emmanuel Macron me paraît bonne également, parce qu'il y a beaucoup d'attente, mais j'espère que ce ne sera pas manipulé, d'un côté ou de l'autre...

J'ai peur, en fait, que cela ouvre une sorte de boîte de Pandore, que cela favorise toutes sortes de discours populistes. Je suis italienne et je ne veux pas que la France devienne comme l'Italie de Salvini ! Si on laisse juste les extrêmes s'opposer, ce sera mauvais, ce ne sera pas un débat d'idées, on ne construira rien. Au fond, c'est le niveau du débat à venir qui me fait peur. »

? « Maintenant, c'est trop tard. » « J'ai moi-même pris part au mouvement des gilets jaunes. Si Macron avait réagi tout de suite, dès le début de notre mobilisation, en diminuant les taxes sur le carburant, ça se serait réglé. Maintenant, c'est trop tard, les gens ne vont plus se satisfaire de juste 100 EUR de plus par mois. Macron continue de ne pas vouloir rétablir l'ISF, c'est bien la preuve qu'il n'écoute pas. Quant à la personne qui était censée diriger ce débat [NDLR : l'ex-ministre Chantal Jouanno, aujourd'hui présidente de la Commission nationale du débat public], j'ai lu qu'elle gagnait près de 15 000 EUR par mois... C'est du foutage de gueule ! Moi je gagne 2 000 EUR par mois, je ne vais pas me plaindre, mais j'ai des factures, des impôts, un emprunt... Et aucune aide. Je suis loin d'être riche ! »

? « L'intérêt du débat dépendra des thèmes abordés. » « Je suis intérimaire depuis sept mois au montage, chez PSA Mulhouse, alors je n'ai pas pu participer matériellement au mouvement des gilets jaunes, mais ma mère et moi avons tâché d'en aider certains, en leur apportant à manger sur certains ronds-points.

Le débat voulu par le président peut être intéressant, mais ça dépendra vraiment des thèmes qui seront abordés - et il faudra aussi que cela permette d'aborder le coût du carburant. Là, les prix du carburant ont un peu baissé, c'est vrai, mais pour combien de temps ?

Je gaspille déjà 20 EUR tous les trois ou quatre jours juste pour pouvoir rouler. Sur un mois, ça représente vraiment un gros budget. »

? « L'État a des responsabilités à assumer. » « L'État a des responsabilités à assumer. Les mettre entre les mains de la population, ça n'est pas ce que j'attends. En outre, je n'ai pas l'impression que tout le monde soutient les gilets jaunes en France - en tout cas, ce n'est pas vraiment l'impression que j'ai au quotidien dans mon milieu professionnel. J'appartiens à "la France qui se lève tôt", celle qui n'a pas de temps à perdre sur les ronds-points. Je ne fais pas partie des gens qui ont du mal à joindre les deux bouts, mais je suis lourdement taxé... J'ai débuté mon activité il y a 14 ans, je dirige trois restaurants thaï, et je pourrais encore développer le concept, mais je ne peux pas, faute de parvenir à recruter. J'aurais envie que tout le monde se mette à travailler ! »
Textes : Emmanuel DELAHAYE Photos : Thierry GACHON

 

 
 

Cahier de doléances dans les communes aux alentours de Colmar : Une faible participation

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:25:04

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Cahier de doléances dans les communes aux alentours de Colmar
Cahier de doléances dans les communes aux alentours de Colmar : Une faible participation
Peu de participation, pour l'heure, dans les quelques communes autour de Colmar qui ont mis en place un cahier de doléances.

 
Les cahiers de doléances (ici celui mis à disposition du public à la mairie de Colmar) ne se remplissent que très doucement dans les communes où ils sont proposés.
Autour de Colmar, quelques communes ont elles aussi mis en place un cahier de doléances. Tour d'horizon.

? À Heiteren : répondant à l'appel de l'association des maires ruraux, Heiteren a ouvert un cahier de doléances en mairie fin décembre. Seules cinq ou six mentions ont été apportées par les habitants au cahier avant qu'il ne soit renvoyé à l'AMRF, qui devait en faire la synthèse hier à Paris.

? À Houssen, les cahiers de doléances, Christian Klinger en a d'abord entendu parler par l'association des maires ruraux en fin d'année dernière. « J'avais trouvé cela pas mal pour Houssen, car nous avons pas mal de passage à la mairie, d'autant qu'on a une agence postale communale ». Las, le cahier mis à disposition en mairie entre Noël et Nouvel an n'a recueilli jusqu'ici qu'une mention. Pas de panique pour autant, « on a jusqu'au 15 mars, nous ne sommes qu'au début du processus ». Le débat, Christian Klinger y « pense » aussi, mais « pas avant la fin du mois », le temps de voir si tous les voyants sont au vert. « Si je me lance dans quelque chose, je souhaiterais un accompagnement, peut-être de la préfecture, car il n'y pas de raison pour que les maires soient seuls au front » estime Christian Klinger. Le président de l'association des maires du Haut-Rhin résume le sentiment global de ses collègues : « Ça fait trois ans que l'État nous ignore, nous méprise, je ne vois pas pourquoi je devrais aller au front pour sauver ses meubles. »
« Il y aura un débatà Munster samedi.On va faire un peu de pub dans notre village »

? À Luttenbach-près-Munster : le cahier de doléances est ouvert depuis le vendredi 11 janvier. « Personne n'est venu encore, c'est le début », remarque le maire, Francis Klein. « On verra ce que ça donnera... » Pour lui, il est normal que « si les gens veulent s'exprimer, ils s'expriment. Il faut leur donner un support pour qu'ils puissent dire ce qu'ils pensent. » « Il y aura un débat à Munster samedi. On va faire un peu de pub dans notre village. » Selon Francis Klein, il n'est pas raisonnable d'organiser un tel débat dans un petit village, pour « qu'il n'y ait que trois, quatre personnes. » L'élu reste néanmoins ouvert au dialogue, notamment avec les gilets jaunes : « Si quelqu'un veut venir à la mairie et me rencontrer, il peut. Je l'attends. »

? La mairie de Sainte-Croix-en-Plaine a ouvert un cahier de doléances du 8 au 15 décembre, suite à l'appel lancé par l'association des maires ruraux. L'ensemble des cinq contributions recueillies - dont l'une émanant du Collectif des petits patrons et artisans, antenne de Sainte-Croix-en-Plaine - a été transmis à l'association. La commune a ensuite pris l'initiative, depuis le 10 janvier, de remettre un cahier de doléances à disposition de la population. Mais pour l'instant, ses pages sont restées blanches. Le maire François Heymann ne veut pas entendre parler d'un débat public. « Il est temps que les gilets jaunes cessent leur mouvement. Au lieu de manifester dans la rue, de casser et de bouder les urnes, ils feraient mieux d'aller voter lors des scrutins électoraux. »

? À Saint-Hippolyte, où un cahier de doléances attend les citoyens depuis le 2 janvier, ce n'est pas non plus la grande ferveur démocratique. « Une seule personne s'est exprimée pour l'instant, je ne sens pas une forte demande de la part des habitants », indique le maire, Claude Huber, qui dit « en avoir un peu gros sur la patate ». « On en a marre d'être informés par les médias. Le président de la République écrit aux Français, mais la moindre des politesses aurait été d'écrire aussi aux maires. » L'édile s'étonne en effet de ne pas avoir reçu d'instructions de la part de la préfecture. Il s'interroge également sur l'éventuelle tenue d'un débat public : « Qu'attend-t-on des maires, quel rôle veut-on qu'ils tiennent ? Si c'est juste écouter, recueillir et transmettre, ça peut passer par les cahiers de doléances. Si c'est pour débattre, je n'ai pas de réponse à apporter, je ne suis pas responsable de la politique menée au niveau national ! Sur les questions relatives au pouvoir d'achat, aux services publics, ce n'est pas à moi d'apporter une réponse. » Claude Huber envisage cependant de se mettre en contact avec ses homologues des communes voisines afin de se mettre éventuellement d'accord sur un dispositif commun.

? À Volgelsheim : La mairie a mis en place un cahier de doléances le 10 décembre, à l'initiative de l'association des maires ruraux et l'association des petites villes. Ce dernier a été remis à la préfecture vendredi. Deux personnes se sont rendues à la mairie et une troisième a fait parvenir une feuille de doléances à la mairie la semaine dernière, n'osant pas s'y rendre. En ce qui concerne les thèmes abordés par les administrés : « Davantage de démocratie, mais ce n'est pas très précis dans la démarche », relève le maire, Philippe Mas.

? À Walbach : le cahier a été mis en place lundi 7 janvier, au secrétariat de la mairie. « J'ai prévu de le laisser et de le transmettre au préfet à la fin du mois ou au début du mois prochain », déclare le maire, André Beyer. Pour l'heure, une personne est venue pour écrire trois pages : « C'est vraiment du très très général, il y a de tout. » Des doléances qui restent dénuées de toute agressivité : « Juste des constatations, assure l'élu, sur tout ce qu'on entend, aussi bien les jeunes, les retraités que les personnes d'un certain niveau de vie. » André Beyer ne compte pas organiser de débat dans sa commune mais au sein de l'intercommunalité.
« On me donne un ordre,je le fais »

? À Wickerschwihr : Bernard Sacquépée a beau être remonté contre Emmanuel Macron qui « s'est fichu de nous depuis dix-huit mois, nous prend pour des charlots et nous snobe », c'est en « fils d'officier » que le maire de Wickerschwihr a réagi quand le président de la République a demandé aux maires de mettre en place des cahiers de doléances. « On me donne un ordre, je le fais ». Depuis le 7 janvier, un cahier de doléances attend les contributions des citoyens en mairie, pour l'instant sans succès. Mais Bernard Sacquépée joue le jeu de la démocratie participative puisqu'il « proposera une page blanche dans le prochain bulletin municipal, pour que les gens puissent écrire et ramener leurs contributions en mairie s'ils en ont envie ». Il n'ira en revanche pas jusqu'au débat : « Ce n'est pas à nous de le faire ».
Voir aussi en page 41, le cahier des doléances mis à disposition des concitoyens dans le hall de la mairie de Colmar.

Voir aussi en page 41, le cahier des doléances mis à disposition des concitoyens dans le hall de la mairie de Colmar.

 
 

 

Doléances grand débat Une faible participation

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 07:08:49

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Doléances grand débat Une faible participation
 

 
Les cahiers de doléances (ici celui mis à disposition du public à la mairie de Colmar) ne se remplissent que très doucement dans les communes où ils sont proposés. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Autour de Colmar, quelques communes ont elles aussi mis en place un cahier de doléances. Tour d'horizon.

? À Heiteren : répondant à l'appel de l'association des maires ruraux, Heiteren a ouvert un cahier de doléances en mairie fin décembre. Seules cinq ou six mentions ont été apportées par les habitants au cahier avant qu'il ne soit renvoyé à l'AMRF, qui devait en faire la synthèse hier à Paris.

? À Houssen, les cahiers de doléances, Christian Klinger en a d'abord entendu parler par l'association des maires ruraux en fin d'année dernière. « J'avais trouvé cela pas mal pour Houssen, car nous avons pas mal de passage à la mairie, d'autant qu'on a une agence postale communale ». Las, le cahier mis à disposition en mairie entre Noël et Nouvel An n'a recueilli jusqu'ici qu'une mention. Pas de panique pour autant, « on a jusqu'au 15 mars, nous ne sommes qu'au début du processus ».Le débat, Christian Klinger y « pense » aussi, mais « pas avant la fin du mois », le temps de voir si tous les voyants sont au vert. « Si je me lance dans quelque chose, je souhaiterais un accompagnement, peut-être de la préfecture, car il n'y pas de raison pour que les maires soient seuls au front » estime Christian Klinger. Le président de l'association des maires du Haut-Rhin résume le sentiment global de ses collègues : « Ça fait trois ans que l'État nous ignore, nous méprise, je ne vois pas pourquoi je devrais aller au front pour sauver ses meubles. »

? À Luttenbach : le cahier de doléances est ouvert depuis le vendredi 13 janvier. « Personne n'est venu encore, c'est le début », remarque le maire, Francis Klein. « On verra ce que ça donnera... » Pour lui, il est normal que « si les gens veulent s'exprimer, ils s'expriment. Il faut leur donner un support pour qu'ils puissent dire ce qu'ils pen sent. » « Il y aura un débat à Munster samedi. On va faire un peu de pub dans notre village. » Selon Francis Klein, il n'est pas raisonnable d'organiser un tel débat dans un petit village, pour « qu'il n'y ait que trois, quatre personnes. » L'élu reste néanmoins ouvert au dialogue, notamment avec les gilets jaunes : « Si quelqu'un veut venir à la mairie et me rencontrer, il peut. Je l'attends. »

? La mairie de Sainte-Croix-en-Plaine a ouvert un cahier de doléances du 8 au 15 décembre, suite à l'appel lancé par l'Association des maires ruraux. L'ensemble des cinq contributions recueillies - dont l'une émanant du Collectif des petits patrons et artisans, antenne de Sainte-Croix-en-Plaine - a été transmis à l'association. La commune a ensuite pris l'initiative, depuis le 10 janvier, de remettre un cahier de doléances à disposition de la population. Mais pour l'instant, ses pages sont restées blanches. Le maire François Heymann ne veut pas entendre parler d'un débat public. « Il est temps que les gilets jaunes cessent leur mouvement. Au lieu de manifester dans la rue, de casser et de bouder les urnes, ils feraient mieux d'aller voter lors des scrutins électoraux. »
« Pas de forte demande des habitants »

? À Saint-Hippolyte, où un cahier de doléances attend les citoyens depuis le 2 janvier, ce n'est pas non plus la grande ferveur démocratique. « Une seule personne s'est exprimée pour l'instant, je ne sens pas une forte demande de la part des habitants », indique le maire, Claude Huber, qui dit « en avoir un peu gros sur la patate ». « On en a marre d'être informés par les médias. Le président de la République écrit aux Français, mais la moindre des politesses aurait été d'écrire aussi aux maires. » L'édile s'étonne en effet de ne pas avoir reçu d'instructions de la part de la préfecture. Il s'interroge également sur l'éventuelle tenue d'un débat public : « Qu'attend-t-on des maires, quel rôle veut-on qu'ils tiennent ? Si c'est juste écouter, recueillir et transmettre, ça peut passer par les cahiers de doléances. Si c'est pour débattre, je n'ai pas de réponse à apporter, je ne suis pas responsable de la politique menée au niveau national ! Sur les questions relatives au pouvoir d'achat, aux services publics, ce n'est pas à moi d'apporter une réponse. » Claude Huber envisage cependant de se mettre en contact avec ses homologues des communes voisines afin de se mettre éventuellement d'accord sur un dispositif commun.

? À Volgelsheim : La mairie a mis en place un cahier de doléances le 10 décembre, à l'initiative de l'Association des maires ruraux et l'Association des petites villes. Ce dernier a été remis à la préfecture vendredi dernier. Deux personnes se sont rendues à la mairie et une troisième a fait parvenir une feuille de doléances à la mairie la semaine dernière, n'osant pas s'y rendre. En ce qui concerne les thèmes abordés par les administrés : « Davantage de démocratie, mais ce n'est pas très précis dans la démarche », relève le maire, Philippe Mas.
Une page blanche dans le bulletin municipal

? À Walbach : le cahier a été mis en place lundi 7 janvier, au secrétariat de la mairie. « J'ai prévu de le laisser et de le transmettre au préfet à la fin du mois ou au début du mois prochain », déclare le maire, André Beyer. Pour l'heure, une personne est venue pour écrire trois pages : « C'est vraiment du très très général, il y a de tout. » Des doléances qui restent dénuées de toute agressivité : « Juste des constatations, assure l'élu, sur tout ce qu'on entend, aussi bien les jeunes, les retraités que les personnes d'un certain niveau de vie. » André Beyer ne compte pas organiser de débat dans sa commune mais au sein de l'intercommunalité.

? À Wickerschwihr : Bernard Sacquépée a beau être remonté contre Emmanuel Macron qui « s'est fichu de nous depuis dix-huit mois, nous prend pour des charlots et nous snobe », c'est en « fils d'officier » que le maire de Wickerschwihr a réagi quand le président de la République a demandé aux maires de mettre en place des cahiers de doléances. « On me donne un ordre, je le fais ». Depuis le 7 janvier, un cahier de doléances attend les contributions des citoyens en mairie, pour l'instant sans succès. Mais Bernard Sacquépée joue le jeu de la démocratie participative puisqu'il « proposera une page blanche dans le prochain bulletin municipal, pour que les gens puissent écrire et ramener leurs contributions en mairie s'ils en ont envie ». Il n'ira en revanche pas jusqu'au débat : « Ce n'est pas à nous de le faire ».

 

 
 

concertation nationale À Wintzenheim : « Aider le pays à s'en sortir »

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:51:15

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concertation nationale À Wintzenheim
concertation nationale À Wintzenheim : « Aider le pays à s'en sortir »
Serge Nicole organise ce samedi un débat dans le cadre de la concertation nationale lancée par le gouvernement et le président de la République. Les élus effectueront une synthèse qui sera adressée à l'Elysée et aux parlementaires haut-rhinois.

 
Serge Nicole lors d'une réunion publique l'an dernier.
Pas de parti pris chez Serge Nicole. « Je ne suis pas là pour soutenir le gouvernement ou, au contraire, pour le contrer », indique le maire de Wintenheim qui n'a pas attendu le contenu de la lettre du président de la République (dévoilé dimanche soir) pour organiser une réunion publique en lien avec le grand débat lancé par l'exécutif.

« La France va mal et nous, les élus de proximité, il est de notre devoir d'aider le pays à s'en sortir », assure l'ancien syndicaliste. « Je pense que les maires doivent s'investir et il est important que les gens puissent s'exprimer », ajoute celui qui a ouvert, avant Noël un cahier de doléances qui a déjà recueilli une quinzaine de contributions.
« Si des gilets jaunes décidentde perturbercette matinée, j'annulerai tout »

Le débat public, qui aura donc lieu ce samedi à Wintzenheim (*), ne sera ouvert qu'aux habitants de la commune (La Forge, Logelbach et centre de Wintzenheim). « Je ne souhaite pas ouvrir à l'extérieur, soutient Serge Nicole. J'estime que chaque maire a la responsabilité d'organiser ou pas ce débat ».

Les personnes pourront, durant toute la matinée, assister à quatre ateliers en lien avec les thématiques annoncées par le gouvernement : comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se loger, se déplacer, se chauffer ? Comment rendre notre fiscalité plus juste, plus efficace, plus compétitive et plus lisible ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ? Comment faire évoluer l'organisation de l'Etat et des services publics pour les rendre plus proches et plus efficaces ?

Une dizaine d'élus, répartis par groupe de deux, seront là pour « gérer la prise de parole des personnes présentes », indique le maire. « Ils ne prendront pas part au débat, resteront neutres », ajoute-t-il.

Une synthèse sera rédigée par les élus. Elle sera adressée par la suite à plusieurs parlementaires haut-rhinois (députés et sénateurs) mais également à l'Elysée. Tout comme les différents écrits du cahier de doléances.

Serge Nicole prévient cependant : « Si des gilets jaunes décident de perturber cette matinée, j'annulerai tout. Ce rendez-vous doit permettre à chacun de s'exprimer. Je veux un débat constructif ».
Contribution du maire

Lui-même, en tant qu'élu, apportera sa contribution au débat à travers un écrit qui sera consigné dans le cahier de doléances. Il y parlera du millefeuille administratif, de nécessité de renforcer les prérogatives de l'Assemblée nationale, de pouvoirs d'achat des bas salaires et des retraités, de services de proximité qui disparaissent...
Nicolas ROQUEJEOFFRE Lire aussi en pages Région. (*): Accueil du public à l'Arthuss (rue de Lattre-de-Tassigny) à 8 h 30. Présentation des ateliers vers 9 h. Tenu des quatre ateliers de 9 h 30 à 11 h 30.

Lire aussi en pages Région.

 
 

 

« Ne me laissez pas au bord du chemin »
Déjà une quinzaine de contributions dans le cahier de doléances de la mairie de Wintzenheim qui restera ouvert jusqu'à la fin du mois de janvier. Sans surprise, on trouve des messages portant sur la transition écologique et la « culpabilisation » de ceux qui se déplacent en voiture. « Il faut permettre à chaque citoyen de se rendre à son travail avec un moyen de transport simple, rapide et efficace », dit ainsi une personne qui plaide pour le covoiturage, le ramassage en minibus, le train, le tram ou encore la création de pistes cyclables « sécurisées de bout en bout ». La même personne souhaite, afin de casser la fracture numérique, que tout citoyen ait accès à un ordinateur en mairie et puisse bénéficier d'une assistance technique.

Une retraitée de Munster, qui touche à peine 1 000 euros par mois et qui a travaillé de 16 à 64 ans, avec une interruption de trois ans pour élever ses enfants, trouve « injuste d'en arriver là ». Pour elle, il est devenu compliqué « de se soigner, de se déplacer, de gâter ses cinq petits-enfants ». « Ne me laissez pas au bord du chemin », crie cette femme qui demande juste « une augmentation ». Pour mieux vivre.

Les suggestions sont nombreuses et diverses : mandat présidentiel à 6 ans et renouvellement de la moitié de l'Assemblée nationale tous les trois ans ; développement du moteur à hydrogène ; invalidation de toute élection dont le taux d'abstention dépasse les 50 % ; application des recommandations de la Cour des comptes ; prise en compte le vote blanc ; réduction du nombre de députés à 200 ; abolition des « privilèges » des agents SNCF, EDF, suppression de l'abattement fiscal pour les journalistes... Liste non exhaustive.
N.R.

 

hall de la mairie Cahier de doléances : Une trentaine de contributions

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:24:35

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hall de la mairie Cahier de doléances
hall de la mairie Cahier de doléances : Une trentaine de contributions
Le maire de Colmar Gilbert Meyer convie ses concitoyens le 4 mars à une réunion publique dans le cadre du grand débat national lancé par Emmanuel Macron. En attendant, un cahier de doléances est mis à disposition dans le hall de la mairie.

 
Hier après-midi dans le hall d'accueil de la mairie de Colmar, un habitant vient apporter sa contribution au cahier de doléances mis en place suite à la demande des gilets jaunes.
Dans le hall d'accueil de la mairie de Colmar, le cahier de doléances « ouvert suite à l'engagement pris par Monsieur Gilbert Meyer, maire de Colmar, devant une délégation de gilets jaunes le 5 janvier 2019 », trône en bonne place. Hier en milieu d'après-midi, en l'espace d'un quart d'heure, deux retraités viennent y apporter leur contribution. Helmut Peil, Colmarien de 80 ans, demande qu'on lutte contre la fraude et l'optimisation fiscales. « Ces milliards qui s'échappent de France permettraient le maintien des services publics de proximité », estime-t-il.

Daniel Schmitz, 72 ans, qui vient d'emménager dans la cité de Bartholdi, est sceptique sur l'utilité de la démarche, mais prend tout de même le temps de s'asseoir et d'écrire quelques lignes, dans lesquelles il réclame la suppression de la CSG sur les retraites et l'indexation du niveau des pensions sur l'inflation.

Parmi la trentaine de contributions que contenait le cahier de doléances de Colmar hier, la parole des retraités est majoritaire. Les petites pensions y sont dénoncées - « Comment vivre avec 1 200 EUR par mois ? », s'interroge Jeannette B. - la baisse des taxes sur les produits de première nécessité et sur les carburants revient en boucle, ainsi que le rétablissement de l'ISF, l'augmentation du Smic et du RSA ou l'accès aux services publics dans les territoires isolés.
« Retraite de misère »

Pour illustrer son propos, René S., ancien agriculteur d'une exploitation de 90 ha, a collé une photocopie de son bulletin de pension de décembre dernier dont le montant s'élève à 697,97 EUR. Il commente, laconique : « Retraite de misère. » Une contribution signée par « un citoyen français » détaille par le menu les modalités du référendum d'initiative citoyenne (RIC) et prévient qu'il ne veut pas d'un « RIC édulcoré, où toutes les questions sérieuses ne sont pas abordées : l'immigration, le Frexit, la nationalisation des entreprises, le port d'arme... » Un autre contributeur suggère d'organiser des référendums sur les questions sociétales telles que la PMA et la GPA. Dans un paragraphe sur « la loi pour tous », un Colmarien dénonce « l'immunité des voyous des quartiers sensibles ».

Parmi les pistes fréquemment évoquées pour financer ces mesures : la diminution des indemnités parlementaires, des salaires des ministres et des hauts fonctionnaires, la baisse de 50 % du nombre de députés et de sénateurs, la suppression des avantages des anciens présidents de la République ou la nationalisation des autoroutes.

Contacté hier, Gilbert Meyer a indiqué que le site internet de la Ville serait également ouvert aux contributions écrites des Colmariens à partir d'aujourd'hui (obligation de préciser ses nom, prénom et adresse). « J'insiste pour que les contributeurs soient des Colmariens car le cahier de doléances est l'affaire de chaque maire », précise l'édile. « Je ne veux pas devenir l'entonnoir de toutes les revendications de la région », explique-t-il.

Une réunion publique est prévue le lundi 4 mars dans un lieu qui reste encore à déterminer.
V.B. et J.-L. W. Lire aussi page 35.

Lire aussi page 35.

 
 

 

Sundgau Collectivités territoriales et PETR : Petit tour des déclarations...

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:21:37

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Sundgau Collectivités territoriales et PETR
Sundgau Collectivités territoriales et PETR : Petit tour des déclarations...
Conseillers départementaux, conseiller régional, président du pôle d'équilibre territorial et rural du Pays du Sundgau... Ils font le tour des communes du Sundgau à l'occasion des cérémonies de voeux du Nouvel an.

 
Pour François Eichholtzer, président du PETR, deux échéances importantes sont à retenir à l'aube de 2019, « la défense de la ruralité et la transition énergétique ».
Ruralité et transition énergétique

« Le Sundgau est face à une crise d'identité comme d'autres milieux ruraux. On constate que les efforts sont actuellement tournés vers les villes ! La question est de savoir comment maintenir une vraie attractivité et une vraie convivialité en milieu rural, qui mérite d'être vécue. Pour cela, il faut assurer une vraie qualité de vie. Et ce n'est pas un homme providentiel qui apportera des réponses mais tout un chacun d'entre nous en vivant ensemble ».

Second mot d'ordre pour François Eicholtzer, le « défi de la transition énergétique face à une échéance forte dont beaucoup ne mesurent pas encore les effets ».
« Les températures du désert... »

Dans différentes communes, il a salué les initiatives prises en faveur de l'utilisation de vélos ou véhicules électriques. « D'ici quelques décennies, - les scientifiques ne sont pas tout à fait d'accord sur laquelle, en 2050 ou 2070...- néanmoins, ils annoncent tous des températures estivales atteignant 50° en Alsace, c'est-à-dire les températures du désert aujourd'hui. »

Il a incité tous ses auditeurs à prendre dès maintenant des mesures en faveur de la transition énergétique. « Tous les engagements pris aujourd'hui sont bons pour vos enfants et petits-enfants sinon ils devront de toute façon le faire avec des contraintes plus fortes et dans l'urgence ».

Autres exemples cités par le président du PETR : « le maintien d'arbres dans les communes pour rafraîchir l'atmosphère ou l'installation d'un éclairage à LED ». 60 communes sundgauviennes sur 108 ont déjà opté pour la lampe à diode électroluminescente. « Elles ont bénéficié d'aides intéressantes mais il faut les solliciter rapidement », conclut François Eichholtzer.
Projets communaux et intercommunaux : nouvelle enveloppe départementale

Se partageant les communes, Sabine Drexler et Nicolas Jander, conseillers déparmentaux du canton d'Altkirch, apportent également leurs bons voeux. L'assemblée départementale se veut une collectivité proche, économe et vertueuse, avec un « taux d'impôt le plus bas du Grand Est et parmi les 10 taux les plus faibles de France ». Stabilité fiscale, dette contenue, emprunt limité et malgré tout, « un montant de 112 MEUR pour l'investissement opérationnel ».

Les élus départementaux ont insisté sur les efforts en faveur de la jeunesse (crédits doublés pour la modernisation des collèges, renouvellement des équipements informatiques intensifié, nouvelles actions pour le bilinguisme, accueil de jeunes en apprentissage ou en service civique dans l'administration départementale) ; en faveur des personnes les plus vulnérables (plan d'aide exceptionnel pour les Ehpads et le maintien à domicile) ; pour les routes (50 MEUR en 2019, soit une augmentation de 36 % par rapport à 2018).

La proximité, elle, s'illustre par le fonds de solidarité territoriale (50 000EUR/an et par conseiller) et une nouvelle enveloppe d'investissements de proximité pour accompagner les projets des communes et intercommunalités. Un plan en faveur de la préservation du patrimoine alsacien est lancé pour accompagner les porteurs de projets (restauration de maisons anciennes...).
« Le retour de l'Alsace »

Sabine Drexler et Nicolas Jander saluent également « le retour sur la scène institutionnelle de l'Alsace avec le rapprochement en janvier 2021 des deux conseils du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Une collectivité "cousue main", un modèle inédit en France selon les paroles du Premier ministre, gérée par une assemblée unique de 80 conseillers hommes et femmes à parité dans 40 cantons. C'est la garantie d'une action de proximité ». Sabine Drexler a cité la possibilité à venir de recruter des professeurs d'allemand ou encore d'arriver à limiter le trafic des poids-lourds sur l'A35.
« Les élus alsaciens régionaux savent se faire entendre »

Laurent Wendlinger, conseiller régional, revient en ce début d'année sur les gilets jaunes. « Le malaise ou les malaises restent bien présents, notre modèle sociétal et démocratique interroge, le collectif se reconstruira avec de nouveaux modèles. Les gouvernants doivent en tenir compte avec plus de dialogue et plus d'écoute des préoccupations des communes mêmes les plus petites ». Pour l'élu, ces préoccupations sont « entendues, retenues et accompagnées par l'entité régionale ».

« Même si on peut déplorer la taille de la Région, l'Alsace compte au sein de cette région et ses élus savent se faire entendre », insiste-t-il en rappelant les trois axes prioritaires de la Région : « l'emploi et la jeunesse, le territoire et les mobilités, et la vocation européenne ».

Il a souligné « l'activation très forte dans le Sundgau du très haut débit en 2019 ».
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

2019 vue par les conseillers territoriaux et le PETR

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:44:34

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2019 vue par les conseillers territoriaux et le PETR
 

 
Dessin L'Alsace/Laurent Salles
Pour François Eichholtzer , président du pôle d'équilibre territorial et rural du Pays du Sundgau (PETR), deux échéances importantes sont à retenir à l'aube de 2019, « la défense de la ruralité et la transition énergétique ».

« Le Sundgau est face à une crise d'identité comme d'autres milieux ruraux. On constate que les efforts sont actuellement tournés vers les villes ! La question est de savoir comment maintenir une vraie attractivité et une vraie convivialité en milieu rural, qui mérite d'être vécue. Pour cela, il faut assurer une vraie qualité de vie. Et ce n'est pas un homme providentiel qui apportera des réponses mais tout un chacun d'entre nous en vivant ensemble. »

Second mot d'ordre pour François Eicholtzer, le « défi de la transition énergétique face à une échéance forte dont beaucoup ne mesurent pas encore les effets ».

Dans différentes communes, il a salué les initiatives prises en faveur de l'utilisation de vélos ou véhicules électriques. « D'ici quelques décennies, - les scientifiques ne sont pas tout à fait d'accord sur laquelle, en 2050 ou 2070...- néanmoins, ils annoncent tous des températures estivales atteignant 50° en Alsace, c'est-à-dire les températures du désert aujourd'hui. »

Il a incité tous ses auditeurs à prendre dès maintenant des mesures en faveur de la transition énergétique. « Tous les engagements pris aujourd'hui sont bons pour vos enfants et petits-enfants, sinon ils devront de toute façon le faire avec des contraintes plus fortes et dans l'urgence. »

Autres exemples cités par le président du PETR : « Le maintien d'arbres dans les communes pour rafraîchir l'atmosphère ou l'installation d'un éclairage à led ». Soixante communes sundgauviennes sur 108 ont déjà opté pour la lampe à diode électroluminescente. « Elles ont bénéficié d'aides intéressantes mais il faut les solliciter rapidement », conclut François Eichholtzer.

Se partageant les communes, Sabine Drexler et Nicolas Jander, conseillers départementaux du canton d'Altkirch, apportent également leurs bons voeux. L'assemblée départementale se veut une collectivité proche, économe et vertueuse, avec un « taux d'impôt le plus bas du Grand Est et parmi les dix taux les plus faibles de France ». Stabilité fiscale, dette contenue, emprunt limité et malgré tout, « un montant de 112 MEUR pour l'investissement opérationnel ».

Les élus départementaux ont insisté sur les efforts en faveur de la jeunesse (crédits doublés pour la modernisation des collèges, renouvellement des équipements informatiques intensifié, nouvelles actions pour le bilinguisme, accueil de jeunes en apprentissage ou en service civique dans l'administration départementale) ; en faveur des personnes les plus vulnérables (plan d'aide exceptionnel pour les Ehpads et le maintien à domicile) ; pour les routes (50 MEUR en 2019, soit une augmentation de 36 % par rapport à 2018).

La proximité, elle, s'illustre par le fonds de solidarité territoriale (50 000 EUR/an et par conseiller) et une nouvelle enveloppe d'investissements de proximité pour accompagner les projets des communes et intercommunalités. Un plan en faveur de la préservation du patrimoine alsacien est lancé pour accompagner les porteurs de projets (restauration de maisons anciennes...).

Sabine Drexler et Nicolas Jander saluent également « le retour sur la scène institutionnelle de l'Alsace avec le rapprochement en janvier 2021 des deux conseils du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Une collectivité "cousue main", un modèle inédit en France selon les paroles du Premier ministre, gérée par une assemblée unique de 80 conseillers hommes et femmes à parité dans 40 cantons. C'est la garantie d'une action de proximité ».

L'élue départementale a cité la possibilité à venir de recruter des professeurs d'allemand ou encore d'arriver à limiter le trafic des poids lourds sur l'A35.

Laurent Wendlinger, conseiller régional, revient en ce début d'année sur les gilets jaunes. « Le malaise ou les malaises restent bien présents, notre modèle sociétal et démocratique interroge, le collectif se reconstruira avec de nouveaux modèles. Les gouvernants doivent en tenir compte avec plus de dialogue et plus d'écoute des préoccupations des communes mêmes les plus petites. »

Pour l'élu, ces préoccupations sont « entendues, retenues et accompagnées par l'entité régionale. Même si on peut déplorer la taille de la Région, l'Alsace compte au sein de cette collectivité et ses élus savent se faire entendre », insiste-t-il en rappelant les trois axes prioritaires de la Région Grand Est : « L'emploi et la jeunesse, le territoire et la mobilité et la vocation européenne. »

Il a souligné « l'activation très forte dans le Sundgau du très haut débit en 2019 ».
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

Jebsheim Voeux de la municipalité : La rénovation de la salle polyvalente à l'étude

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:12:56

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Jebsheim Voeux de la municipalité
Jebsheim Voeux de la municipalité : La rénovation de la salle polyvalente à l'étude
Le maire de Jebsheim, Jean-Claude Kloepfer, accueillait une assemblée fournie, vendredi soir, à l'occasion de la cérémonie des voeux. Parmi elle les nouveaux arrivants, et quelque 130 personnes avaient pris place dans la salle polyvalente.

 
Près de 130 personnes étaient réunies dans la salle polyvalente pour les voeux du maire
Après son mot d'accueil, le maire eut une pensée particulière pour les personnes dans la souffrance ou dans la peine et celles décédées, et il remercia tous les responsables ou personnes impliqués dans le monde associatif pour leur investissement et leur travail.

Concernant les projets, le maire annonça le début des études pour la rénovation de la salle polyvalente, des vestiaires du stade et de l'éclairage public. Au programme également, le renouvellement des réseaux rue de Riquewihr et la création d'une piste cyclable.

L'arrivée d'une nouvelle ATSEM, Lydie Nussbaumer, ancienne auxiliaire puéricultrice à Colmar, est annoncée, et elle reprend le flambeau après le départ de Julie Zanini, en décembre.

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, est intervenue en début de cérémonie pour rendre hommage au maire, adjoints et conseillers municipaux, avant de présenter les nouveaux projets du département : une enveloppe pour le territoire de vie, le patrimoine, la solidarité, et le maintien à domicile des personnes âgées. Elle précisa qu'à partir du 1er  janvier 2021, la Collectivité Européenne d'Alsace servira de laboratoire expérimental de l'Europe pour la France.
Une Maison de formation des JSP

Pour le député Eric Straumann, les réalisations de ces dernières années traduisent la progression de la commune ; il parla des études de rénovation de la salle polyvalente qui pourrait accueillir 700 à 800 personnes, sans oublier la construction de la Maison de formation des jeunes sapeurs-pompiers et des sapeurs-pompiers, autogérée autour du capitaine René Ritzenthaler.

Puis le premier adjoint Jean-Paul Klein remercia le maire pour sa disponibilité, sa détermination et son dynamisme, y associant Sabine son épouse. L'adjointe Claudine Lenner remit au premier magistrat une bouteille et l'adjoint Joël Henny remit des fleurs à Mme Kloepfer.

Concernant la démographie, il y a eu seize naissances en 2018, quatre mariages, deux noces d'or, trois noces d'orchidée et deux noces de diamant, neuf pacs et sept décès. Au 1er  janvier 2019, la population légale est de 1 375 habitants.

Après les applaudissements, l'assemblée fut conviée à partager un moment convivial autour de quelques bonnes choses à grignoter et à boire.

À noter que quelques gilets jaunes étaient présents dans la salle, sans pour autant perturber la cérémonie.

 

 
 

 

Région de Guebwiller Grand débat national Cahiers de doléances : peuvent mieux faire

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:26:22

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Région de Guebwiller Grand débat national
Région de Guebwiller Grand débat national Cahiers de doléances : peuvent mieux faire
De nombreuses communes du secteur ont ouvert un cahier de doléances depuis plusieurs jours ou semaines en vue du « grand débat national ». Mais les contributeurs ne se pressent pas dans les mairies.

 
Denis Meyer, maire de Soultz, consulte le cahier de doléances de sa commune.
« Ai voté 1er et 2e tour Emmanuel Macron pour qu'il fasse son programme. Je suis marcheuse de la 1re heure et nous sommes bien plus nombreux que les gilets jaunes [...] » L'écriture en impose, tout en boucles luxuriantes qui semblent vouloir s'échapper de la trop banale feuille de papier qui lui sert de support. L'auteur, une dame, vit à Jungholtz, mais c'est à Soultz (7 200 habitants) qu'elle est venue apporter son soutien au président Macron. Mettons fin au suspense de suite : elle est bien la seule.

Les autres requêtes - une petite dizaine tout au plus - s'opposent avec plus ou moins de virulence à la politique gouvernementale. Les principaux griefs sont connus (pouvoir d'achat, rétablissement de l'ISF, fin du « matraquage fiscal », introduction de la proportionnelle, réduction du nombre d'élus...). On ratisse large (« Suppression du Sénat, un député par département, réduire fortement les privilèges des parlementaires »), on rase gratis (« Une forte augmentation pour tous ») ou on fait preuve d'une précision stupéfiante (« Suppression de 1,86 % de CSG », « Rétablissement de la part de 0,5 point pour les veuves ou les veufs »). Les revendications viennent d'une expérience douloureuse, du coeur ou d'un simple copier-coller sur Facebook.

« C'est un exercice très intéressant, relève le maire Denis Meyer, mais la synthèse ne sera pas facile ».

À Ensisheim (7 500 habitants), Michel Habig a reçu la contribution d'une « corporation » dont il a oublié le nom. « Quelque chose de très général, certainement envoyé à tout le monde. » Et c'est tout. « De toute manière, il y a quelque chose qui m'échappe. Notre système, c'est les urnes. Quand on n'est pas content on vote pour quelqu'un d'autre. Je ne connais pas de meilleur système. »

Pour la démocratie participative, le maire d'Ensisheim met en avant PopVox, l'application de dialogue entre habitants et municipalité. « Là oui, on a des dizaines de retour. Mais sur des problèmes locaux. Le national, c'est beaucoup plus compliqué ».

Le maire reproche tout de même au gouvernement ses « atermoiements ». « Hésiter, ce n'est jamais bon. Mal expliquer sa politique, non plus. On le voit bien avec toutes ces directives qui nous arrivent d'en haut et qui sont incompréhensibles sur le terrain. Ah ça, la simplification administrative, je veux bien ! »

Ça y est, on a trouvé une doléance à Ensisheim !

À Orschwihr (1 050 habitants), Alain Grappe désespérait de voir son cahier de doléances vide. Jusqu'à ce lundi : « Une délégation de gilets jaunes est passée pour m'apporter une liste de demandes. Globalement, celles que l'on connaît déjà. »

À Lautenbach-Zell/Sengern (960 habitants), Jean-Jacques Fischer vient de mettre en place le fameux cahier lundi matin. « On l'a annoncé sur le site internet de la commune et je le redirai aux voeux ce week-end. J'invite tous les habitants à venir écrire ce qu'ils ont sur le coeur. »

À Munwiller (480 habitants), Patrice Werner n'a « vu personne ». Du coup, il n'a pas ouvert de cahier. « C'est dommage, parce qu'il y en a des choses à dire. Sur les retraités, notamment. J'étais à mon compte pendant 25 ans. Quand je vois ce que j'ai payé et ce que je touche aujourd'hui. C'est juste inadmissible ! »
Mathieu PFEFFER Lire aussi en pages Région

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Pays Thur Doller Le conseil de développement invite les habitants à donner leur opinion : Un questionnaire pour co-construire l'avenir du Pays

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:27:02

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Pays Thur Doller Le conseil de développement invite les habitants à donner leur opinion
Pays Thur Doller Le conseil de développement invite les habitants à donner leur opinion : Un questionnaire pour co-construire l'avenir du Pays
Le conseil de développement du Pays Thur Doller appelle les habitants des trois communautés de communes Thann Cernay, Vallée de Saint-Amarin, Doller et Soultzbach, à répondre en ligne à un petit questionnaire destiné à connaître leurs motivations de s'engager - ou pas - dans la vie de leur commune et de leur territoire. On peut répondre jusqu'au 20 février.

 
Hubert Martin, président du conseil de développement du Pays Thur Doller.
Les conclusions et les pistes d'action qu'elles contiendront seront remises aux élus du Pays Thur Doller au printemps. Pour l'heure, les membres bénévoles du conseil de développement, instance consultative représentant la société civile sein du Pays, interrogent leurs concitoyens via un questionnaire en ligne facilement accessible sur le site de la collectivité.
« Des citoyens parlent aux citoyens »

« Des citoyens parlent aux citoyens » a pour objectif de comprendre comment les habitants du territoire s'intègrent et participent à leur bassin de vie. « Il aborde les engagements, les souhaits, les moyens et les contraintes liés à la participation citoyenne. Il fait partie d'une étude globale de la « vivacité sociale » du territoire et sera mis en relation avec un questionnaire dédié aux élus : maires des communes et présidents des communautés de communes pour comprendre les forces et les faiblesses du territoire et définir de nouvelles pistes de développement afin d'intégrer davantage la population dans les projets du Pays Thur Doller », précise Francis Martin, président du conseil de développement, qui a succédé en janvier 2018 à Régis Absolu.

L'enquête en cours s'inscrit plus particulièrement dans le cadre du travail de la commission Information et participation citoyenne. « L'idée en est venue en septembre, bien avant les manifestations des Gilets jaunes ». Elle a germé d'un constat : un certain délitement du corps social au plan local. « Il nous semble que les gens s'impliquent moins dans la vie des villages qui deviennent des cités-dortoirs, les chiffres montrent que le bénévolat est en baisse, et un maire sur deux ne souhaite pas se représenter en 2020 », détaille Francis Martin.

De quoi donner envie au conseil de développement de creuser plus avant la question du désengagement dans le but de faire remonter des antidotes. Hasard du calendrier, le questionnaire rejoint au plan local la vaste consultation nationale du débat citoyen lancée aujourd'hui par le président de la République Emmanuel Macron. Elle s'adresse aux 67 000 habitants du Pays, qu'ils soient Gilets jaunes ou pas.
Cinq minutes en ligne

Des Gilets jaunes dont l'expression des ras-le-bol suscite l'intérêt du président... du conseil de développement. « Sur le fond j'approuve. Ils portent des revendications légitimes : l'absence de consultation des citoyens, l'éloignement des élus de la vie réelle, la situation compliquée des personnes vivant dans la précarité. Mais il manque aujourd'hui des leaders et des thématiques fédératrices. Et la violence est inacceptable. Il faut être dans une démarche de co-construction. Une critique est recevable si derrière il y a une proposition », constate le président du conseil de développement. Son souhait : que la médiation tentée par l'instance consultative permette d'apporter à l'échelle du Pays une pierre à l'édifice du vivre ensemble.

Répondre au questionnaire Des citoyens parlent aux citoyens est facile et bref. Il suffit de se connecter au site du Pays Thur Doller et de cliquer sur l'onglet « Pour participer à notre enquête cliquer ici ». Y répondre nous a pris cinq minutes.

Le questionnaire interroge le sentiment d'appartenance à votre commune, votre participation ou non en tant que bénévole, votre implication dans la vie villageoise. « Notre enquête tombe à point nommé, estime Francis Martin, on a senti qu'il y avait un manque d'information et de communication, que les médias traditionnels ne jouent plus le rôle qu'ils jouaient il y a 50 ans ». Une fois dépouillés, les résultats permettront au Conseil de développement de livrer ses préconisations aux élus du Pays Thur Doller, à commencer par son président François Horny. « Nous donnerons des pistes pour améliorer la qualité de vie et l'attractivité du territoire ».

À la consultation des citoyens s'ajoute celle des 46 maires du Pays, amorcée en décembre : 26 en tête à tête, 20 par questionnaire. « Pour le moment douze maires ont répondu et trois ont été rencontrés. Les quatre grandes villes : Thann, Cernay, Saint-Amarin, Masevaux n'ont pas répondu », note Francis Martin, qui se dit un peu déçu par la lenteur que certains élus mettent à participer à l'opération. Et espère un coup d'accélérateur.

Voir également l'interview vidéo de Francis Martin sur DNA web
Pour répondre au questionnaire : www.pays-thur-doller.fr ; date limite de réponse : le 20 février. Grégoire GAUCHET

Pour répondre au questionnaire : www.pays-thur-doller.fr ; date limite de réponse : le 20 février.

 
 

 

Soultz Hôpital Maison Zimmermann :un chantier cette année

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:20:41

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Soultz Hôpital
Soultz Hôpital Maison Zimmermann :un chantier cette année
Vendredi soir, la Halle aux blés de Soultz a servi de cadre à la cérémonie des voeux de l'hôpital de Soultz-Issenheim, en présence de plusieurs élus, du sous-préfet de Thann-Guebwiller, des membres du conseil de surveillance, du corps médical et du personnel.

 
Les médaillés du travail.
« Oublions les mauvais jours et ne retenons que les points forts », a dit d'emblée Alain Herrgott, directeur de l'hôpital, pour évoquer les réalisations de 2018, et lister celles prévues en 2019. « Après de longues années de tâtonnements et de tracasseries administratives, le projet d'extension de la Maison Zimmermann à Issenheim est sur la bonne voie », a annoncé le directeur, remerciant vivement « le sous-préfet pour son soutien et son implication, sans son aide le projet n'aurait pas abouti ».
Début du chantier cet automne

« Aussi longtemps que je serai là, je serai à vos côtés », l'a d'ailleurs rassuré le sous-préfet lors de son intervention. Le choix définitif de l'équipe de concepteurs sera arrêté fin avril, l'avant-projet sommaire sera approuvé en août, l'avant-projet définitif en décembre. Quant au début du chantier, il est programmé en septembre 2020, avec réception des installations neuves à l'été 2022. « D'ici là, on aura encore besoin des services du sous-préfet et nous solliciterons la conseillère départementale lorsque nous aurons arrêté les modes de financement et les incidences de l'opération sur les prix de journée. »

Courant janvier, se déroulera la visite de la certification de l'établissement. Le projet d'établissement 2019-2023 sera finalisé en février. La plate-forme informatique sera remplacée (114 513 EUR) ainsi que la téléphonie (coût prévisionnel 200 000 EUR).

Les réflexions des groupes de travail « qualité de vie au travail » aboutiront en 2019, et l'opération « sécurisation des données personnelles » se poursuivra en 2020, voire au-delà.

Après avoir donné la parole aux invités, le directeur a remis huit médailles du travail et a honoré, à divers titres, plusieurs personnes.

 

 
 

 

Riedisheim Voeux de la convivialité : Année du bilinguisme

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:47:51

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Riedisheim Voeux de la convivialité
Riedisheim Voeux de la convivialité : Année du bilinguisme
Riedisheim, ville dynamique dont le maire, lors des voeux de la convivialité, a annoncé sa métamorphose graduelle dans l'entente avec l'ensemble de l'agglomération.

 
Hubert Nemett, lors des voeux de la convivialité qui se sont déroulés exceptionnellement à l'Aronde devant un nombreux public.
Les Riedisheimoins et les invités sont venus nombreux assister aux voeux du maire qui se sont déroulés à l'Aronde vu les conditions météorologiques défavorables pour que celle-ci puisse se dérouler en plein air. Mais la tradition locale est immuable et parfaitement orchestrée. Elle débute par la présentation d'un film sur les réalisations de l'année écoulée et sur la présentation de projets phares de la municipalité avant que le maire ne prenne la parole.
« Donner corps à l'Alsace »

Riedisheim est une ville inclusive et pourtant Hubert Nemett dans ses propos a élargi le débat à l'agglomération et à l'Alsace.

« Il y a un an, je débutais mon discours avec l'espoir qu'avait suscité en moi l'annonce du droit à l'expérimentation proposé à la Corse. J'avais l'espoir que cette proposition soit également faite à l'Alsace. Enfin nous pourrions donner du corps à notre région pour les décennies à venir », espérait-il.

On perçoit une certaine déception dans la suite des propos du maire : « Que l'Alsace soit insérée dans la région Grand-Est n'est pas dérangeant en soi, ce n'est qu'une entité administrative. Pourtant c'est ce qui est impropre à porter notre histoire, notre culture, notre philosophie de vie, ni d'ailleurs aucune de nos spécificités alsaciennes. La célébration de la fin de la Grande Guerre était l'occasion de rappeler la vocation de l'Alsace à être le trait d'union entre la France et L'Allemagne au coeur d'une Europe à bâtir. Il faudra que nous soyons unis et que nous oubliions nos egos pour que seule la réussite de notre région nous porte. »
« Retrouver cohésion et cohérence »

Le maire estime que notre société est en crise : « Il est essentiel de retrouver cohésion et cohérence. On ne peut pas se lancer dans une marche forcée sans se soucier de ceux qu'on laisse au bord de la route. » Hubert Nemett plaide pour une période de transition « pour organiser et pérenniser les métiers de service et d'aide à la personne, car les métiers de demain demanderont de nouvelles qualifications. N'oublions pas de revaloriser les métiers de l'artisanat. »

Il poursuit ses propos tous azimuts : « [...] L'état doit se réformer, revoir son train de vie et remettre en cause la lourdeur de son fonctionnement. Le grand débat national pourra l'y aider [...] L'état a réduit la dotation de 12 % du budget de fonctionnement de la ville (1,3 MEUR). Le pays ne s'en porte pas mieux [...] Il faudra de l'union au sein de la m2a. L'agglomération a des atouts [...] Le projet de l'écoquartier d'Illzach, Riedisheim et Rixheim est un élément de son attractivité. Il se fera en concertation avec les populations concernées [...] Le succès de l'agglomération sera aussi celui de Riedisheim et de l'ensemble de communes de l'agglomération.

»

« Apprendre la langue de l'autre s'est allé vers lui, c'est pouvoir le comprendre, c'est pouvoir dialoguer et construire ensemble, car l'Europe a besoin de gens qui se comprennent », a argué le maire en citant e jumelage avec Munderkingen et le partenariat avec Schliengen.

Huber Nemett a également évoqué le projet du bâtiment associatif de la rue de charte, dont les travaux commenceront au mois de février. Il se composera d'une salle multifonctionnelle de 310 m², une salle de réception de 230 m² et des locaux d'entreposage. Le 1er étage sera occupé par la société de tir qui finance entièrement sa partie.
A.V.

 

 
 

 

Hirsingue Cérémonie du Nouvel-An : Simple et dynamique

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:13:19

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Hirsingue Cérémonie du Nouvel-An
Hirsingue Cérémonie du Nouvel-An : Simple et dynamique
Le maire de Hirsingue Armand Reinhard a tenu dimanche son avant-dernière cérémonie de voeux à la population. Un moment qu'il a voulu simple et dynamique, à l'image de sa commune.

 
Le maire d'Hirsingue Armand Reinhard affichait hier un large sourire au moment de présenter ses voeux.
Pas de longs discours, pas d'énumération de chiffres. Le maire de Hirsingue Armand Reinhard, qui tient chaque année à ce « moment de rencontre et de partage », avait à coeur de présenter ses voeux de manière simple aux forces vives du village, présentes en nombre au Dorfhus.

Présents également, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, la sénatrice Patricia Schillinger, le conseiller départemental Nicolas Jander, ou encore le président du Pôle d'équilibre territorial et rurau du Pays du Sundgau François Eichholtzer, ont pu profiter de cette cérémonie dynamique qui a débuté et terminé en chanson avec plusieurs interprétations de la troupe de l'Académie du spectacle.

Entre-temps, le maire a fait défiler une longue et belle série de photos pour montrer celles et ceux qui font ce qu'est Hirsingue au quotidien. « Un bourg centre sundgauvien dynamique que l'on construit autour de quatre axes, la vie économique, la vie associative, la vie scolaire et la vie municipale », a présenté le premier magistrat qui a ensuite mis en lumière le conseil du jeune citoyen (CJC), le conseil des aînés et la structure d'insertion La Passerelle entres autres.

« Leurs différents travaux sont essentiels pour la commune, souriait Armand Reinhard. Il est important de continuer à cultiver le lien entre les élus et les aînés, mais aussi entre les élus et les jeunes. Toutes les parties de Hirsingue vivent ensemble et cela se voit par exemple au parc nature et loisirs où il y a une cohabitation intergénérationnelle. »

Le projet d'une épicerie sociale et solidaire a également été brièvement évoqué, tout comme l'objectif de décrocher une quatrième « fleur » au concours des villes et villages fleuris. « Nous devons y parvenir avec l'aide des commerçants, des agriculteurs et des associations », a-t-il tenu à souligner.

L'élu a aussi fait part de son bonheur de voir la place de l'église et ses bâtiments - qui ont complètement changé de visages depuis son premier mandat - devenir encore plus le coeur de la municipalité avec treize des quarante associations qui y sont installés. Puis, il a fait part de la vie économique de la commune qui compte 114 commerces, entreprises ou travailleurs indépendants pour un total de 1 100 emplois sur Hirsingue.

Avant de prendre rendez-vous avec ses concitoyens pour les voeux 2020 qui auront lieu au Cosec et marqueront l'histoire d'Hirsingue comme étant les derniers du maire Armand Reinhard qui ne se représentera pas après 25 ans à la tête de la commune.
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Soultzmatt-Wintzfelden Journée d'animation municipale : Des voeux à grand spectacle

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:13:45

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Soultzmatt-Wintzfelden Journée d'animation municipale
Soultzmatt-Wintzfelden Journée d'animation municipale : Des voeux à grand spectacle
La cérémonie des voeux soultzmattoise, jumelée à la journée d'animation municipale (la 36e du nom) n'est à nulle autre pareille. Durant près de trois heures se sont succédé sur scène orateurs, artistes, rétrospective, mises à l'honneur... le tout orchestré par l'équipe municipale autour du maire Jean-Paul Diringer.

 
Plusieurs personnes ont été mises à l'honneur.
Les quelques centaines d'invités du monde politique, civil, militaire, religieux, représentants des associations, forces vives du village et habitants ont été accueillis dès l'entrée de la salle par un superbe décor réalisé par les services techniques, la traditionnelle exposition des réalisations et des projets communaux, ainsi qu'une exposition photo retraçant l'activité textile entre 1805 et 1970.

Jean-Paul Diringer est revenu sur la fermeture de la trésorerie de Rouffach, du bureau de poste de Soultzmatt et sur la motion contre la fermeture de l'école de Wintzfelden : « un village sans école est un village sans âme ». Il a évoqué le récent congrès des maires et les états d'âmes des élus « comment ne pas s'interroger lorsque 50 % des maires annoncent qu'ils ne comptent pas se représenter lors des prochaines échéances municipales ? », le récent attentat de Strasbourg et le mouvement des gilets jaunes (avec mise à disposition d'un cahier de doléances et de propositions en mairie).
Le projet SRF détaillé

Pour l'année à venir, « malgré les difficultés nous continuerons à entretenir notre patrimoine, à améliorer le cadre de vie et à soutenir nos services de proximité ». Parmi les projets : la mise en place d'une borne de recharge pour les véhicules électriques, le déploiement du réseau de fibre optique très haut débit, l'extension et l'aménagement du parking à proximité de la salle des fêtes de Soultzmatt et de l'école de Wintzfelden, l'étude de l'aménagement du centre-village de Wintzfelden, la rénovation des ateliers municipaux, et la suite du projet de reconversion de la friche SRF. Cette friche de 4 ha a été dépolluée et démolie en vue de l'implantation d'une zone mixte d'habitat et d'activité professionnelle. Le projet comprend la mise au jour de l'Ohmbach, la construction de maisons individuelles, de petits collectifs, d'une résidence seniors ainsi que de l'artisanat, du commerce et du tertiaire, ou encore l'installation d'une école de cirque internationale en relation avec le Paradis des Sources.
Développer le tourisme

Un autre projet consiste en la création d'une aire de loisirs pour les enfants en contrebas de la chapelle St-Nicolas.

« Notre ambition est de faire de Soultzmatt-Wintzfelden une destination incontournable pour les touristes, amoureux de la nature et des loisirs verts, mais également pour les amateurs de gastronomie, du vin et de l'eau, a développé le maire. Vous pouvez compter sur notre détermination pour défendre les différents dossiers et poursuivre notre action de proximité en faveur de la population. Notre défi sera de maintenir la qualité du service tout en préservant le pouvoir d'achat de nos concitoyens (sans augmentation des taux de la fiscalité stables depuis 22 ans). »
Maison de retraite

Les adjoints sont intervenus chacun dans leur domaine de compétence. André Schlegel a évoqué les travaux de la maison de retraite et les travaux réalisés par la Comcom ; Stéphanie Hangarter les menaces de fermeture de l'école de Wintzfelden et le succès de la journée citoyenne ; Raymond Heck a rendu hommage aux 47 associations du village et a relevé le succès des nombreuses manifestations qu'elles organisent ; Rachel Riedmuller a évoqué le départ du garde-forestier Jérôme Pinot (son successeur n'a toujours pas été nommé) et la nuit de la chauve-souris, et José Freudenreich est revenu sur la réalisation du nouveau point d'eau Nessel, l'aménagement de l'espace en amont des Sources, la démolition de la friche SRF ou encore la rénovation du presbytère de Wintzfelden.

L'après-midi s'est poursuivie par deux remarquables prestations proposées par des artistes du Paradis des Sources, la toujours attendue rétrospective vidéo de l'année 2018 et les interventions de plusieurs personnalités dont le maire de Talheim, Rainer Graessle, Marc Jung, président de la comcom de Guebwiller, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et le député Jacques Cattin.
FB

 

 
 

 

Osenbach Voeux du maire : Les travaux au centre-village dès le 1er trimestre

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:15:32

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Osenbach Voeux du maire
Osenbach Voeux du maire : Les travaux au centre-village dès le 1er trimestre
La traditionnelle cérémonie des voeux, présidée par le maire Christian Michaud entouré de l'ensemble de son équipe municipale, s'est déroulée mercredi soir dans la salle du périscolaire.

 
Christian Michaud: « une commune sans investissement est une commune qui meurt».
Ont assisté à cette cérémonie les forces vives du village, de plusieurs maires ou élus des différentes communes de la Parovic, des représentants des associations du village auxquels s'étaient joints de nombreux habitants.

Comme il est désormais de coutume à Osenbach, c'est la dynamique commission des jeunes qui a démarré la cérémonie et fait part à l'assistance de son bilan et de ses projets, avec notamment la future installation de la tyrolienne, la collecte pour la Banque alimentaire ou encore les animations prévues avec les résidents de la maison St-Jacques de Rouffach et avec le club de l'amitié d'Osenbach.

Christian Michaud s'est longuement attardé sur le récent attentat de Strasbourg, le mouvement des gilets jaunes, le rôle des maires, les élections européennes à venir et la collectivité européenne d'Alsace.

Il est revenu sur les réalisations 2018, « une commune sans investissement est une commune qui meurt », avec la remise en condition du cimetière, les travaux dans les écoles, le réaménagement des ateliers municipaux, le remplacement des luminaires rues du Moulin, de Wintzfelden et des Vosges, et la réfection des routes départementales qui traversent le village.

Il a félicité et remercié pour leur investissement les bénévoles des associations du village, le conseil des jeunes, les participants à la 4ème journée citoyenne (la prochaine aura lieu le 18 mai) ainsi que les représentants du monde économique local. Il a également déploré la fermeture de la trésorerie de Rouffach et celle du bureau de poste de Soultzmatt.
Une nouvelle place

Concernant les projets pour l'année à venir : les travaux de restauration de l'église et le réaménagement des abords, avec la création d'une nouvelle place, démarreront dès le premier trimestre 2019 et permettront aux villageois de se réapproprier les lieux, ainsi que l'avancement du projet de PLU qui continuera de janvier à février par l'enquête publique... « De l'énergie, du pragmatisme et de la volonté ! », a-t-il conclu.

L'adjoint David Gollentz, Jean-Pierre Toucas, président de la Parovic et le conseiller départemental Lucien Muller sont encore intervenus, avant le verre de l'amitié, chaque intervenant concluant son propos par un « Alles guata fers neja Johr » aux accents différents mais sincères.
FB

 

 
 

 

L'état-civil 2018
Pour l'année 2018, ont été enregistrés : quatre mariages, un Pacs, six naissances, 11 décès, deux noces d'or, sept grands anniversaires de 80 ans, trois grands anniversaires de 90 ans, et neuf nouvelles familles installées au village.

 

Chalampé Les voeux du maire : OEuvrer avec la population

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:16:15

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Chalampé Les voeux du maire
Chalampé Les voeux du maire : OEuvrer avec la population
Un tapis blanc recouvre Chalampé alors qu'une salle chaleureuse accueille la population venue nombreuse à la traditionnelle cérémonie des voeux.

 
Les bénévoles méritants présents ce soir-là, entourés du maire Martine Laemlin et l'adjointe Annick Flausse.
Martine Lamelin, maire, salue les nombreux élus de m2A présents dont le président Fabian Jordan, le conseiller départemental Marc Munck, sans oublier Joachim Schuster, maire de Neuenburg.

La population, les associations, les acteurs économiques de la cité sont également salués.

Il a été bien dit au cours de cette cérémonie qu'une commune ne se limite pas à la mairie et à ses services. C'est un corps vivant dont les habitants sont aussi acteurs. Et cela s'est vu lors de la journée citoyenne.
Un espace de convivialité

De nombreuses manifestations ont rythmé la vie de la commune tout au long de l'année 2018. Le printemps a vu la venue d'une troupe de danse ukrainienne, l'accueil des nouveaux habitants, l'opération « Je fleuris ma commune ». La journée citoyenne a permis de réaliser divers travaux en incluant la population dans l'embellissement du village. Durant l'été s'est déroulée la fête des voisins, la biennale de la photo avec la présentation de nouveaux clichés ainsi que Natur'e. Avant Noël, c'est la digue enchantée qui a été inaugurée.

L'amélioration du quotidien se fait par le biais de divers travaux. Un chantier majeur s'est achevé. L'ancien centre-village est réaménagé avec notamment un espace de convivialité. Tout à côté la salle des chênes est désormais dotée d'une oeuvre totem représentant l'écorce du chêne façon stylisée.

L'ancienne mairie, témoin de l'histoire du village, sera transformée en lieu d'histoire.

Divers bâtiments ont eu droit à des améliorations.

L'année à venir verra la rénovation thermique de logements dans le centre-village et la destruction et la reconstruction du foyer paroissial. Les sols, murs et vitres du gymnase de la salle des galets seront changés. Une réflexion sur l'aménagement extérieur de la salle sera engagée.
Échanges intergénérationnels

Un écoquartier dans l'îlot central du lotissement du Ruisseau verrait la construction de logements collectifs et de maisons jumelées favorisant des échanges intergénérationnels. Le PPRT impose toujours ses contraintes et les travaux concernant les habitations dans la zone critique sont achevés ou en cours.

Au sujet des industries chimiques présentes sur le ban de la commune, la maire insiste sur l'implication de ces acteurs en termes d'informations à la population.

Un point est fait sur la station d'épuration partagée avec Bantzenheim. Datant de 2007 elle a fait l'objet d'investissement en 2018 à hauteur de 50 000 euros et le sera à hauteur de 22 500 euros en 2019.

À l'occasion de ce point, il est rappelé à la population quelques règles élémentaires d'usage car les interventions sont nombreuses et coûteuses.

En fin de cérémonie, un hommage est rendu à Patricia Dussourt, Christian Stackler, Michel Kindbeiter et Rauch Marie-Thérèse, les quatre bénévoles de la Ligue contre le cancer oeuvrant sur la commune.
J.-F. A.

 

 
 

 

Rodern Voeux du maire : Les priorités pour 2019

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:16:49

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Rodern Voeux du maire
Rodern Voeux du maire : Les priorités pour 2019
Vendredi soir, la cérémonie des voeux du maire a rassemblé les forces vives de la localité autour de Robert Sprolewitz et de son conseil municipal.

 
Une assemblée attentive.
Robert Sprolewitz et son adjoint Claude Holder ont chaleureusement accueilli les participants et leur ont présenté les voeux de la municipalité.

Si l'année 2018 s'est déroulée dans un climat serein à Rodern comme l'a précisé le maire, il déplore cependant quelques comportements peu civiques comme la vitesse excessive de certains automobilistes dans la traversée du village ou la présence de déjections canines sur la voie publique.

Dans la foulée, le premier magistrat a présenté les actions prioritaires pour 2019. La poursuite de la réflexion pour améliorer la sécurité au village, la finalisation du chantier de viabilisation des terrains du lotissement Les Bergers, la création de 14 places de parking, l'enfouissement des lignes à haute tension dans le secteur. Au programme figurent aussi la réfection de la place de la fontaine, le raccordement de celle-ci à la source située rue des seigneurs, le remplacement des conduites d'eau et d'assainissement rue de l'église, l'installation de la réserve d'eau au Schaentzel, enfin l'installation de deux tableaux numériques complétés par un ensemble d'ordinateurs portables à l'école unique. Avant de conclure, le maire a félicité les responsables d'association ainsi que les bénévoles, les sapeurs pompiers, il a aussi remercié les brigades vertes, le curé Paul Thomann, le garde- forestier Rémy Léonhardt, les agents de la gendarmerie, le conseil municipal et les adjoints pour leur engagement.

Invité à prendre la parole, le conseiller départemental Pierre Bihl a évoqué le domaine de compétence du département et les aides apportées par celui-ci, collèges, maison de retraite, routes, création de ronds-points, patrimoine et fleurissement. Il a aussi abordé la mise en place de la nouvelle collectivité d'Alsace, des compétences transfrontalières et de l'écotaxe dans le domaine des transports.

Quant à Denise Buhl, la suppléante du député, Jacques Cattin, elle a délivré quelques réflexions sur l'avenir de la jeunesse.

La soirée s'est achevée par la distribution des prix des maisons fleuries et par la remise de la médaille associative du département à Mme Marie-Thérèse Schirmer.

 

 
 

 

Blodelsheim Voeux du maire : Un nouveau périscolaire

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:18:19

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Blodelsheim Voeux du maire
Blodelsheim Voeux du maire : Un nouveau périscolaire
Le maire François Beringer a souhaité ses voeux pour 2019 et annoncé pour cette année, le lancement d'une étude pour un nouveau périscolaire.

 
Les forces vives de la commune de Blodelsheim ont été mises à l'honneur par la commune.
C'est entouré de ses adjoints et de ses conseillers municipaux que le maire François Beringer a accueilli les forces vives de la commune, en présence du député Raphaël Schellenberger, de la conseillère régionale Martine Laemlin, du vice président du conseil départemental Michel Habig, des maires des communes voisines, et de l'Ortvorsteherin de Grissheim en Allemagne, Rita Schmitt, pour la traditionnelle cérémonie des voeux.

Dans son discours, le maire procédé à une rétrospective de l'année écoulée et à une projection en termes de projets sur l'année 2019. L'année 2018 a été celle du grand chantier de rénovation de la rue du Canal d'Alsace et de la place du 14 juillet. Il a permis de sécuriser les déplacements tant des piétons que des véhicules et de mettre en valeur le véritable coeur du village et le monument aux morts.
Le Poney parc va revivre

Pour 2019, le périscolaire sera au centre des préoccupations. Ouvert depuis 2011, c'est un service très apprécié des parents mais qui est victime de son succès. En effet, la demande est en constante augmentation et les limites de la capacité d'accueil sont atteintes aujourd'hui. Aussi une réflexion est-elle en cours. Le conseil municipal a confié à l'ADHAUR une mission d'accompagnement pour définir le cahier des charges. Un comité de pilotage a été constitué. 2019 est aussi l'année durant laquelle devrait voir le jour, grâce à l'investissement de Jacky Boesch, un projet privé visant à redonner vie à un site « mythique » et connu dans toute la région : le Poney Parc (nos éditions). Un hommage tout particulier fut ensuite rendu à celles et à ceux qui oeuvrent au quotidien dans la commune : le conseil municipal des enfants et son Petit Maire Tess Dicker, les responsables d'associations et leurs membres, le personnel enseignant, les intervenants externes à l'école, les délégués de parents d'élèves, le curé Armand Martz et son équipe liturgique, la Croix rouge, les quêteurs, les commerçants, les artisans, le personnel communal, mais aussi tous ceux qui mettent le village en valeur par le fleurissement de leurs cours et jardin.
La médaille de la commune pour Emile Decker

Le maire a aussi mis à l'honneur e gardien de la déchèterie M. Pourpêche pour son travail et sa pédagogie. Ludovic Beringer qui a présidé durant 10 ans l'amicale des sapeurs pompîers et Aline Albach qui a repris le flambeau ont été distingués tout comme Henri Seiller et Mireille Studer, bénévoles de l'association des donneurs de sang pour leur engagement associatif. Le travail de Patrick Decker pour son mémoire sur Magdalena Weber (1822-1848) a également été salué. Le maire a pour finir, cette réception des voeux, remis la médaille de la ville à Emile Decker.

 

 
 

 

Mittelwihr Voeux du maire : Alain Kleindienst se représentera en 2020

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:18:58

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Mittelwihr Voeux du maire
Mittelwihr Voeux du maire : Alain Kleindienst se représentera en 2020
Dimanche, le maire Alain Kleindienst a accueilli ses concitoyens et les forces vives de la commune pour un moment privilégié de convivialité et de rencontre à l'occasion de la cérémonie des voeux.

 
Vétérans mis à l'honneur et entourés des officiels.
C'est dans une salle de la mairie comble et devant de nombreuses personnalités, élus des communes voisines, des institutions départementales, régionales et nationales que le premier magistrat a salué les habitants du village, les nouveaux arrivants, les représentants du corps enseignant, des associations, de la gendarmerie, de l'ONF et de la Brigade Verte et tout particulièrement toute l'équipe qui l'entoure au quotidien.

Le maire Alain Kleindienst n'a pas voulu dresser un bilan des événements au niveau national, « pour respecter l'interprétation personnelle de ce qui se passe à l'heure actuelle sur notre territoire », tout en souhaitant une amélioration de la situation générale.

Sportif émérite, il a l'habitude, lors de son jogging hebdomadaire, de traverser sa cité et d'en découvrir à chaque fois les richesses, ses vignobles, ses paysages, son école, ses commerces et ses habitants, bref tout ce qui fait que Mittelwihr est une commune accueillante où il fait bon vivre et pour laquelle il se représentera pour un nouveau mandat en 2020, a-t-il annoncé.

Après avoir rappelé les 52 interventions des sapeurs pompiers en 2018 et le succès de la journée citoyenne, le maire a encore abordé divers sujets dont l'avenir ambitieux pour le Parc des Sports intercommunal et le projet en cours d'élaboration concernant la salle des fêtes, projet qui sera exposé lors d'un débat public en février.

Ce fut ensuite au tour des adjoints de prendre la parole. Jean-Michel Herscherr a fait, avec beaucoup d'humour et sur fond vidéo, un tour d'horizon des multiples travaux et chantiers de 2018, travaux qui ont engendré diverses dépenses pour la collectivité. Il a également évoqué la réussite de la journée citoyenne, un moment privilégié de partage de compétence, ainsi que le nouveau site de la commune, www.mittelwihr.eu.

Philippe Scheidecker s'est plutôt penché sur les travaux à mener en cette année 2019, avec entre autres la remise à neuf du réseau d'eau potable dans la rue des Merles, la rénovation de chemins ruraux ou encore la réhabilitation des anciens réservoirs d'eau potable.

Quant à Fanny Oster, elle est revenue sur les grands moments de l'année écoulée en rendant un hommage appuyé au monde associatif et au bénévolat. Elle a également rappelé le dynamisme de l'école unique et annoncé les manifestations que les associations locales proposeront pour 2019.

En compagnie du maire, elle a offert un petit présent aux vétérans des pompiers et aux veuves des vétérans.

Après les interventions successives de Denise Buhl, conseillère régionale, d'Emilie Helderlé, conseillère départementale et de Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental, le verre de l'amitié a permis d'échanger et de prolonger en toute convivialité ce moment de rencontre annuelle.
Vétérans et veuves de vétérans mis à l'honneur :

Bollenbach Mathis, Feuerbach Jean-Paul, Leib Gilbert, Loeffler Bernard, Meyer Jean-Louis, Porchela Alfred, Rudinger Jean-Louis, Spettel René, Ziegler Jean-Jacques, Ziegler Julien, Scheidecker Amélie et Schuwer Claire.

 

 
 

 

Diefmatten : Un village qui bouge

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:19:32

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Diefmatten
Diefmatten : Un village qui bouge
Les habitants de Diefmatten se sont rendus en nombre au foyer communal afin d'assister à la traditionnelle cérémonie des voeux du maire, Roger Baur.

 
Roger Baur, maire de Diefmatten, a présenté ses voeux samedi dernier.
Entouré de Claude Gentzbittel, maire de Hecken, Gabriel Schnoebelen, maire de Falkwiller, Gabriel Schnoebelen, maire de Gildwiller, des corps constitués et des forces vives du village, il a fait le point sur l'année écoulée et présenté les projets pour l'année à venir.

Roger Baur a rappelé les événements heureux et malheureux qui ont jalonné l'année 2018 sur le plan national, remerciant au passage l'amicale des sapeurs-pompiers, qui ont permis à la population de suivre la demi-finale et la finale de la Coupe du monde de football sur un écran géant, et regrettant par ailleurs les saccages et dommages causés lors des manifestations des gilets jaunes.

Petite piqûre de rappel sur la future « collectivité européenne d'Alsace » prévue en 2021, qui entraînera sans aucun doute de nouvelles taxes pour son fonctionnement, sans oublier que la communauté de communes Sud-Alsace Largue devrait se voir attribuer la compétence de la gestion de l'eau potable en 2020, au plus tard en 2026.
Retour sur un déluge

Le premier magistrat est revenu sur les dernières inondations qui ont touché 80 % du village lors du déluge du 4 juin et dont beaucoup attribuent la responsabilité à la commune (dimensionnement des réseaux insuffisant, travaux au centre du village, fossés non entretenus...). S'il s'inscrit en faux, rendant responsable le dérèglement climatique, Roger Baur indique toutefois travailler, en partenariat avec le conseil départemental, l'Epage Largue (ex-Smarl) et les agriculteurs afin de trouver des solutions : l'installation d'une haie vivante rue des Vergers, une culture d'herbe au lieu de maïs rue de Sternenberg et un ou des bassins de rétention. Mais il conseille à tous de faire en sorte d'y remédier également.

Tous les chantiers 2018 sont terminés : les chaussées du centre du village, l'aire de jeux pour les 2 à 10 ans derrière le foyer, le chantier du réseau d'eau potable réalisé par le Siaep d'Ammertzwiller. « Nous sommes maintenant reliés au syndicat d'eau de Guewenheim », souligne le maire. La commune est également reliée au haut débit.

Deux enfants sont nés l'année dernière, trois mariages et un Pacs ont été officialisés. Diefmatten compte désormais 289 habitants.

Parmi les projets de 2019, la réalisation d'un site scolaire unique à Hecken pour Hecken, Gildwiller, Falkwiller et Diefmatten, regroupant maternelle et élémentaire, est à l'étude. La zone d'activité gérée par la communauté de communes Sud-Alsace Largue doit être terminée et quatre parcelles seront commercialisables.

Avant d'inviter son auditoire à partager le buffet, Roger Baur a remercié l'ensemble de son conseil municipal ainsi que tous les bénévoles « qui oeuvrent pour rendre [notre] beau village attractif et convivial ».
M.C.

 

 
 

 

Altkirch Voeux de l'association Marie Pire : Tournée vers l'avenir

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:45:04

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Altkirch Voeux de l'association Marie Pire
Altkirch Voeux de l'association Marie Pire : Tournée vers l'avenir
Claude Lehr, qui vient de succéder à Fernand Bitterly à la présidence de l'association Marie-Pire, a présenté ses voeux devant une assistance nombreuse, jeudi dernier, au Resto'self Le Plessier à Altkirch. Une cérémonie placée sous le signe du « bien vivre ensemble ».

 
Claude Lehr, président de l'association Marie-Pire.
Première cérémonie de voeux pour Claude Lehr, nommé président de l'association Marie-Pire en octobre dernier. Le successeur de Fernand Bitterly a sacrifié à la sacro-sainte tradition de la nouvelle année en présence de la sous-préfète de l'arrondissement d'Altkirch, Emmanuelle Guénot, qui effectuait sa première sortie officielle après sa prise de fonction mi-décembre.
Une année 2018 bouillonnante

Dans l'assistance notamment : de nombreux élus - maires et adjoints, le député Jean-Luc Reitzer, le sénateur René Danesi -, des représentants des forces de gendarmerie et des pompiers, et bien sûr des résidents, aidants, accompagnants, éducateurs, responsables des différentes structures de l'association Marie-Pire, autour de leur directeur général Pierrick Buchon, « véritable chef d'orchestre », selon le mot de Claude Lehr.

Sans éluder le contexte social perturbé, le président a justifié la tenue de cette cérémonie des voeux, « rendez-vous incontournable, qui donne du sens, aujourd'hui plus que jamais en ces périodes troubles que vivent nos concitoyens ».

Qui dit voeux, dit bilan de l'année écoulée. Et elle a été bouillonnante chez Marie-Pire ! Avec, en point d'orgue, le centenaire de l'association, fêté en grande pompe durant trois jours début juin. Une vidéo de 12 minutes a rappelé à l'assistance le succès de cet anniversaire géant.
Création de l'entreprise adaptée pour une dizaine de personnes

Autre moment fort : la création de l'entreprise adaptée (EA). Y travailleront une dizaine de personnes « en reconversion », « qui souhaitent retrouver une activité après un accident de la vie » ou « gagner en autonomie ». Pour Claude Lehr, l'EA est une « victoire » à plusieurs titres - humain, social et économique - et illustre l'émergence d'une « nouvelle vision du mode de prise en charge, basé sur l'inclusion des personnes handicapées dans la cité et l'espace économique ».
Cinquante ans au service de l'association

L'année 2018 a aussi été marquée par un changement de présidence. Claude Lehr a rendu hommage à son prédécesseur : Fernand Bitterly. Il « a fait ses premiers pas chez Marie-Pire en 1968, accepté de prendre la direction générale en 1996, fait valoir ses droits à la retraite en 2002. Et comme il avait encore beaucoup d'énergie à transmettre, il a été élu président de 2002 à 2018. Ce sont donc 50 ans de sa vie qu'il a donnés sans compter à notre association. Peu de personnes peuvent se targuer d'un tel niveau de foi et d'implication. »

Le président a enfin félicité les joueurs de badminton et leurs encadrants, qui ont brillé au championnat de France sport adapté, à Ussel, en Corrèze. Ils en sont revenus avec quatre titres de champion de France, trois de vice-champion et sept troisièmes places. « Au-delà des titres raflés durant cette compétition », Claude Lehr a salué « l'attitude hyperpositive de ces jeunes », qui ont su montrer « un savoir-vivre et un savoir-être ensemble extraordinaires ».
Anne DUCELLIER

 

 
 

 

Barreau de Colmar : les avocats en grève ce mardi

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:53:33

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Colmar
Barreau de Colmar : les avocats en grève ce mardi
 

 
Après avoir suspendu leur mouvement juste avant les fêtes, les avocats du barreau de Colmar seront à nouveau « en grève totale » ce mardi.C'est aujourd'hui que doit débuter la deuxième lecture, par l'Assemblée nationale, du projet de loi de programmation pour la justice, prévue jusqu'à lundi. « Vingt à trente avocats colmariens doivent se rendre aujourd'hui à Paris pour se joindre à la manifestation nationale, à l'appel du Conseil national des barreaux. D'autres se rendront sans doute à Strasbourg », indique le bâtonnier Me Joseph Wetzel. Toujours contre la réforme de la justice, l'intersyndicale CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires et SAF organise un rassemblement ce mardi de 11 h à 13 h devant le tribunal de grande instance de Strasbourg.

La grève du barreau de Colmar se poursuivra-t-elle au-delà de ce mardi ? « Tout dépend de comment la situation évolue », répond le bâtonnier de Colmar.

 

 
 

 

Masevaux-Niederbruck Souvenir français : Antoine Ehret nouveau président

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:12:33

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Masevaux-Niederbruck Souvenir français
Masevaux-Niederbruck Souvenir français : Antoine Ehret nouveau président
En février 2018, le décès de Roger Gaugler a laissé vide le siège de président du comité masopolitain du Souvenir français. Son successeur, Antoine Ehret, a été élu lors de l'assemblée générale du 13 décembre avec l'aval du siège parisien.

 
Antoine Ehret, nouveau président du comité local du Souvenir français. Photo L'Alsace
En ouverture de la réunion, le délégué départemental Jean Klinkert a relaté le parcours de Roger Gaugler et a demandé à l'assistance d'observer une minute de silence à sa mémoire. Président cantonal du Souvenir français à Masevaux depuis 1991, Roger Gaugler a été nommé délégué général pour le département en 2003. Son successeur, Antoine Ehret, a été élu à l'unanimité des membres présents. Ingénieur, il est directeur recherche et développement et industriel du groupe Clemessy, ex-président du Club vosgien local, lieutenant-colonel de réserve, ex-commandant en second du 59e RA, membre de l'Egee (Entente entre les générations pour l'éducation, l'emploi et l'entreprise) et a effectué deux mandats de conseiller municipal et de délégué communautaire.
De nombreuses missions

Antoine Ehret est secondé, au sein du nouveau comité élu le même jour, par William Sansig (secrétaire et trésorier), Louis Lauber (porte-drapeau), Albert Battmann (deuxième porte-drapeau, matériel et protocole), Bernard Hirth (relations avec les écoles), Émile Ehret (relations avec les collectivités) et les assesseurs Pierre Gebel, Aimé Bellicam et Jacques Dutoit.

Après avoir rendu hommage à Élisabeth Ast, secrétaire et trésorière du comité local de longue date, décédée peu après Roger Gaugler, le nouveau président a rappelé les nombreuses missions du Souvenir français : il rend hommage à celles et ceux qui sont morts pour la France ou qui l'ont honorée par de belles actions en participant à l'entretien des tombes et des monuments élevés à leur gloire ; il anime la vie commémorative en s'associant aux cérémonies patriotiques nationales et en organisant des manifestations locales rassemblant les différentes générations autour de leur histoire ; il transmet le flambeau du souvenir aux jeunes générations en leur insufflant l'amour de la patrie, le sens du devoir et un idéal de liberté, notamment en organisant des rencontres scolaires et des sorties sur les sites mémoriels.

Le Souvenir français est né en Alsace-Moselle occupée, où la coutume voulait, depuis 1870, que les jeunes filles aillent, le jour des morts, fleurir les tombes des soldats. C'est la seule association habilitée à faire une quête dans les cimetières le 1er novembre.
J.-M. R.

 

 
 

 

À Ferrette : Durmenach crée la surprise

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:20:17

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À Ferrette
À Ferrette : Durmenach crée la surprise
À l'issue d'une finale où se sont invités à la surprise générale l'AS Durmenach et l'AS Waldighoffen, ce sont les footballeurs durmenachois qui ont remporté vendredi le tournoi de futsal du secteur de Ferrette doté du challenge de leur conseillère départementale Sabine Drexler.

 
Le FC Oltingue et le FC Muespach ont terminé respectivement aux 4e et 5e places.
Dans la continuité d'une première partie de cette soirée organisée par les dirigeants bénévoles du FC Muespach où les six équipes en course ont pu se jauger, la lutte finale qui opposait les quatre meilleurs spécialistes du jour fit incontestablement monter la température d'un cran dans la salle du collège de Ferrette.

Alors que tous pensaient se diriger vers une revanche de la finale passée entre Durlinsdorf et le tenant du titre Oltingue qui avaient dominé les débats jusque-là, les footballeurs de l'AS Durmenach et de l'AS Waldighoffen ont réussi l'exploit de sortir respectivement Durlinsdorf et Oltingue en demi-finales sur le même score de un but à zéro. Un Durlinsdorf qui se consolera quelques minutes plus tard en remportant la médaille de bronze lors de la petite finale face à Oltingue (3-1).

Lors de la finale, les Durmenachois de Pedro Faria furent les premiers à faire feu juste avant et juste après la pause face à Lucas Stoecklin et ses coéquipiers qui parvenaient à maintenir le suspense en revenant à 2-1 en milieu de seconde période. Suspense de courte durée, avec des Durmenachois qui se remirent rapidement à l'abri d'un retour de Waldighoffen (3-1).
Les résultats

- Demi-finales : Durmenach-Durlinsdorf 1-0 ; Waldighoffen-Oltingue 1-0.

- Match pour la 5e place : Muespach-Raedersdorf 3-1.

- Match pour la 3eme place : Durlinsdorf-Oltingue 3-0.

- Finale : Durmenach-Waldighoffen 3-1.

- Classement final : 1. Durmenach ; 2. Waldighoffen ; 3. Durlinsdorf ; 4. Oltingue ; 5. Muespach ; 6. Raedersdorf.
Durmenach, Waldighoffen, Durlinsdorf et Oltingue se qualifient pour la finale d'arrondissement de futsal qui se jouera le dimanche 3 février à la Palestre à Altkirch.

Durmenach, Waldighoffen, Durlinsdorf et Oltingue se qualifient pour la finale d'arrondissement de futsal qui se jouera le dimanche 3 février à la Palestre à Altkirch.

 
 

 

Chalampé Ténacité et bonne année

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:42:38

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Chalampé Ténacité et bonne année
 

 
La mue de l'ancien centre-village s'achève petit à petit. Des panneaux de circulation appelant au respect de la priorité à droite seront bientôt mis en place.  Photo L'Alsace/B.S.
La cérémonie des voeux à laquelle ont assisté de très nombreux élus de la région, a donné l'occasion au maire de Chalampé, Martine Laemlin, de dresser un aperçu des réalisations de 2018 et de lister celles prévues durant cette nouvelle année dans différents domaines.

Côté urbanisme, le développement se poursuivra. Après la réalisation d'un lotissement privé, le quartier des Saules avec ses onze logements et une maison individuelle est en cours de construction. La location devrait être ouverte en fin d'année. Dans le secteur de Chalampé-le-Bas, un écoquartier avec, entre autres, des habitats adaptés aux seniors est prévu. Un appel à projets va être lancé prochainement.
« Vivre avec un PPRT n'est pas une sinécure »

Autre priorité de l'équipe municipale, l'entretien et la réfection des bâtisses et espaces communaux. Sont prévues la rénovation de logements situés près de la mairie et l'amélioration de l'isolation et de l'acoustique au gymnase.

Si ces interventions peuvent se faire sans obstacles, pour d'autres, le PPRT (plan de prévention des risques technologiques) fixe ses contraintes. Il en est ainsi pour la réhabilitation et l'agrandissement du foyer paroissial, ainsi que la construction d'un nouveau club-house de rugby. « Vivre avec un PPRT n'est pas une sinécure », s'est à nouveau, désolée Martine Laemlin « mais nous trouverons des solutions », s'est-elle engagée.

Construire, rénover mais aussi aménager. Les habitants ont découvert la nouvelle identité qui sera donnée au cimetière situé près de la digue. Le vieux centre du village a été modifié. Des espaces verts, des places de parking ont été créées et la voirie avec des trottoirs élargis refaite. Un chêne stylisé en acier Corten a été érigé au croisement des rues. « Cette oeuvre totem reprend le blason de notre village », a commenté le maire. Autre référence à l'histoire, l'ancienne mairie sera transformée en « une boîte à mémoire » pouvant accueillir des expositions et des vidéos mapping. Martine Laemlin a remercié la société d'histoire de Chalampé pour sa contribution à cette opération.

Aménagement encore, avec le parc de la salle des Galets. La réflexion en cours intégrera la destruction de l'ancienne maison ONF (Office national des forêts) proche. « Et nous n'oublions pas la rue de la Victoire », a conclu l'édile.

Un court-métrage réalisé par l'association des maires a été projeté. Ma commune, j'y tiens présente les différents champs d'action des élus municipaux. Y figurent les moments de convivialité qui réunissent les habitants. Martine Laemlin a souligné l'importance de ces temps, comme la journée citoyenne et la fête des voisins.

« Dans un contexte de mépris de la démocratie, du règne de l'immédiateté », elle a appelé tous ses concitoyens à se rendre aux urnes le 26 mai prochain : « L'Europe est le garant de la paix », a-t-elle insisté.
Bernard STICH

 

 
 

Ostheim Le PLU finalisé cet été

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:43:36

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Ostheim Le PLU finalisé cet été
 

 
Gérard Burgel a reçu la médaille départementale de la vie associative.  Photo L'Alsace/Anne Lallement
Plus de 200 habitants d'Ostheim, ainsi que des personnalités locales, Jacques Cattin (député), Bernard Gerber (conseiller régional), Pierre Bihl (conseiller départemental) et Christian Klinger (président des maires du Haut-Rhin), ont assisté à la cérémonie des voeux à Ostheim.

Le maire, Bernard Kempf, a d'abord présenté l'actualité nationale, puis fait le point sur les projets 2019.

L'achèvement du PLU (plan local d'urbanisme) prévu fin 2018 fait l'objet d'un remaniement avec une approbation à l'été 2019. Il prévoit une réduction de près de 80 % des secteurs aménageables, passant de près de 26 ha à 4,5 ha au profit de la ruralité.
Cinquante logements à créer

L'ouverture de l'urbanisation à une seule zone, l'OAP Mühlmatten, permettra la création de 50 logements. Ce sera une ouverture à une urbanisation raisonnée, attendue par les jeunes familles. Elle permettra de conserver les classes élémentaires actuelles.

Pour la station d'épuration, il y a trois solutions : la construction d'une nouvelle, ou le raccordement sur celle de Beblenheim, ou encore le raccordement sur la station de l'agglomération de Colmar. Elles sont toutes viables, avec des conditions financières différentes. Le bureau d'études présentera une synthèse des solutions retenues. La décision impactera la commune sur de nombreuses années.
Sécurisation de la circulation

L'aménagement de la rue de Jebsheim et de la route de Colmar doit conduire à améliorer la sécurité : sécurité des piétons, des automobilistes, stationnement et covoiturage. Dans une première étape, le réseau d'adduction d'eau potable rue de Jebsheim sera renouvelé. Ce projet va mobiliser la commune sur plusieurs années.

Les enjeux environnementaux, ont été présentés par Catherine Demangeat. L'acquisition d'un verger de 20 ares situé à l'arrière de la salle des fêtes permettra d'en faire un verger pédagogique destiné à l'accueil d'activités pour les enfants de l'école et les habitants. Un partenariat entre l'Université de Haute Alsace de Colmar et les professeurs de l'école est en cours d'élaboration.

Jean-Marc Burgel a ensuite hommage aux associations locales et a présenté la programmation culturelle des deux prochains mois.

Bernard Kempf et Pierre Bihl ont mis à l'honneur Gérard Burgel, président de la section locale de l'Union des invalides, anciens combattants et victimes de guerre d'Alsace Lorraine, pour ses nombreuses années de dévouement au service des anciens combattants. Ses fonctions au sein de l'UIACAL : président de la section d'Ostheim depuis 2001, secrétaire et trésorier de la section de l'arrondissement de Ribeauvillé depuis 1999, président départemental (Haut-Rhin) et vice-président régional (Alsace Moselle), membre du conseil d'administration et du comité directeur depuis 1996.

Après le rappel de son parcours, il lui a été remis la médaille départementale de la vie associative.
Anne LALLEMENT

 

 
 

Stetten Le maire Pascal Turri passe la main

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:45:30

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Stetten Le maire Pascal Turri passe la main
 

 
Philippe Butsch, omniprésent sur tous les chantiers communaux, a été mis à l'honneur à Stetten. Photo DNA/P.-B.M.
« Ce sera la fin d'une belle aventure qui a débuté en 1995, en qualité de conseiller et en 2001 en qualité de maire. C'est une décision mûrement réfléchie, mais qui n'est pas sans provoquer un pincement au coeur, car ces dix-huit ans à la tête de la commune m'ont profondément marqué », a expliqué Pascal Turri, le maire de Stetten, qui attend désormais que sa démission soit acceptée par le préfet.

Il s'est attaché à décrire « une fonction, certes prenante, mais noble, enrichissante, passionnante. Noble, car c'est une fierté de représenter la population de notre communauté, de défendre ses intérêts et de participer à la mise en oeuvre des réformes publiques. Enrichissante à travers les rencontres avec les habitants et la reconnaissance et le respect témoigné tout au long de ces mandats. »
Reconnaissancede la population

Car, pour Pascal Turri, « cette reconnaissance est encore celle de la cohésion au sein de la population, de la générosité et de l'engagement des habitants quand on fait appel à eux, de la solidarité dans les moments difficiles ». Enfin, la fonction a été « passionnante à travers les nombreuses réalisations qui ont vu le jour durant ces dix-huit années ».

Et de citer parmi elles l'assainissement, l'aménagement et la sécurisation de la traversée, le réaménagement des rues du Général-de-Gaulle, de la Liberté, de la Paix, de la Première-Armée, l'Entr'Acte, le plateau sportif, la place et le monument du Souvenir ou la vitalité de la vie associative.

Avant cette annonce de démission et la cérémonie d'échange des voeux, des images accompagnées par Punch Orchestra ont mis en relief les grandes réalisations millésimées 2018.
Révision de la carte communale

En premier lieu, la révision de la carte communale, afin de répondre au mieux à un objectif de densité, a été poursuivie, bien que contrariée par une position des services de I'État, qui remettent en question la philosophie du document initial.

Durant l'année écoulée, outre l'entretien général des espaces publics, des rues et bâtiments, la commune a procédé à la réfection de l'escalier de l'église et la réalisation d'un parvis à l'église.

Ces travaux supervisés par Christian Fuchs ont bénéficié d'une subvention de 3000 EUR émanant du conseil départemental du Haut-Rhin et plus particulièrement des fonds alloués par la vice-présidente Bernadette Groff.
Différents chantiers

Autre chantier mené à bien en 2018, la première tranche de travaux à la salle polyvalente, avec le remplacement des fenêtres de toit et du système de désenfumage.

Ces travaux réalisés, ceux de plâtrerie et peinture des sous-faces des rampants de la toiture pourront être entrepris. Ils ont bénéficié d'un fonds de concours de Saint-Louis agglomération.
P.-B.M.

 

 
 

Wintzenheim « Ne me laissez pas au bord du chemin »

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:35:35

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Wintzenheim « Ne me laissez pas au bord du chemin »
 

 
Déjà une quinzaine de contributions dans le cahier de doléances de la mairie de Wintzenheim qui restera ouvert jusqu'à la fin janvier. Sans surprise, on trouve des messages portant sur la transition écologique et la « culpabilisation » de ceux qui se déplacent en voiture. « Il faut permettre à chaque citoyen de se rendre à son travail avec un moyen de transport simple, rapide et efficace », dit ainsi une personne qui plaide pour le covoiturage, le ramassage en minibus, le train, le tram ou encore la création de pistes cyclables « sécurisées de bout en bout ». La même personne souhaite, afin de casser la fracture numérique, que tout citoyen ait accès à un ordinateur en mairie et puisse bénéficier d'une assistance technique.

Une retraitée de Munster, qui touche à peine 1 000 euros par mois et qui a travaillé de 16 à 64 ans, avec une interruption de trois ans pour élever ses enfants, trouve « injuste d'en arriver là ». Pour elle, il est devenu compliqué « de se soigner, de se déplacer, de gâter ses cinq petits-enfants ». « Ne me laissez pas au bord du chemin », crie cette femme qui demande juste « une augmentation ». Pour mieux vivre.

Les suggestions sont nombreuses et diverses : mandat présidentiel à six ans et renouvellement de la moitié de l'Assemblée nationale tous les trois ans ; développement du moteur à hydrogène ; invalidation de toute élection dont le taux d'abstention dépasse les 50 % ; application des recommandations de la Cour des comptes ; prise en compte du vote blanc ; réduction du nombre de députés à 200 ; abolition des « privilèges » des agents SNCF, EDF, suppression de l'abattement fiscal pour les journalistes... Liste non exhaustive.
N.R.

 

 
 

Soultzmatt Des voeux à grand spectacle

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:47:02

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Soultzmatt Des voeux à grand spectacle
 

 
Petit spectacle proposé par les artistes du Paradis .
Durant près de trois heures, lors de la cérémonie des voeux soultzmattoise, jumelée à la journée d'animation municipale (la 36e du nom) se sont succédé sur scène orateurs, artistes, rétrospective, mises à l'honneur... le tout orchestré par l'équipe municipale autour du maire Jean-Paul Diringer.

Les quelques centaines d'invités du monde politique, civil, militaire, religieux, représentants des associations, forces vives du village et habitants ont été accueillies dès l'entrée de la salle par un superbe décor réalisé par les services techniques, la traditionnelle exposition des réalisations et des projets communaux, ainsi qu'une exposition photo retraçant l'activité textile entre 1805 et 1970.

Jean-Paul Diringer est revenu sur la fermeture de la trésorerie de Rouffach, du bureau de poste de Soultzmatt et sur la motion contre la fermeture de l'école de Wintzfelden : « Un village sans école est un village sans âme ». Il a évoqué le récent congrès des maires et les états d'âmes des élus - « Comment ne pas s'interroger lorsque 50 % des maires annoncent qu'ils ne comptent pas se représenter lors des prochaines échéances municipales ? » -, le récent attentat de Strasbourg et le mouvement des gilets jaunes (avec mise à disposition d'un cahier de doléances et de propositions en mairie).
Le projet SRF détaillé

Pour l'année à venir, « malgré les difficultés nous continuerons à entretenir notre patrimoine, à améliorer le cadre de vie et à soutenir nos services de proximité ». Parmi les projets : la mise en place d'une borne de recharge pour les véhicules électriques, le déploiement du réseau de fibre optique très haut débit, l'extension et l'aménagement du parking à proximité de la salle des fêtes de Soultzmatt et de l'école de Wintzfelden, l'étude de l'aménagement du centre village de Wintzfelden, la rénovation des ateliers municipaux, et la suite du projet de reconversion de la friche SRF.

Cette friche de 4 ha a été dépolluée et démolie en vue de l'implantation d'une zone mixte d'habitat et d'activité professionnelle. Le projet comprend la mise au jour de l'Ohmbach, la construction de maisons individuelles, de petits collectifs, d'une résidence seniors ainsi que de l'artisanat, du commerce et du tertiaire, ou encore l'installation d'une école de cirque internationale en relation avec le Paradis des Sources.
Développerle tourisme

Un autre projet consiste en la création d'une aire de loisirs pour les enfants en contrebas de la chapelle Saint-Nicolas.

« Notre ambition est de faire de Soultzmatt-Wintzfelden une destination incontournable pour les touristes, amoureux de la nature et des loisirs verts, mais également pour les amateurs de gastronomie, du vin et de l'eau, a développé le maire. Vous pouvez compter sur notre détermination pour défendre les différents dossiers et poursuivre notre action de proximité en faveur de la population. Notre défi sera de maintenir la qualité du service tout en préservant le pouvoir d'achat de nos concitoyens (sans augmentation des taux de la fiscalité stables depuis 22 ans). »
Maison de retraite

Les adjoints sont intervenus chacun dans leur domaine de compétence. André Schlegel a évoqué les travaux de la maison de retraite et les travaux réalisés par la Communauté de communes ; Stéphanie Hangarter les menaces de fermeture de l'école de Wintzfelden et le succès de la journée citoyenne ; Raymond Heck a rendu hommage aux 47 associations du village et a relevé le succès des nombreuses manifestations qu'elles organisent ; Rachel Riedmuller a évoqué le départ du garde forestier Jérôme Pinot (son successeur n'a toujours pas été nommé) et la nuit de la chauve-souris, et José Freudenreich est revenu sur la réalisation du nouveau point d'eau Nessel, l'aménagement de l'espace en amont des Sources, la démolition de la friche SRF ou encore la rénovation du presbytère de Wintzfelden.

L'après-midi s'est poursuivie par deux remarquables prestations proposées par des artistes du Paradis des Sources, la toujours attendue rétrospective vidéo de l'année 2018 et les interventions de plusieurs personnalités dont le maire de Talheim, Rainer Graessle, Marc Jung, président de la Communauté de communes de la région de Guebwiller, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et le député Jacques Cattin.
FB

 

 
 

Voeux Donneurs de sang « Amorcer une réconciliation nationale »

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:48:17

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Voeux Donneurs de sang « Amorcer une réconciliation nationale »
 

 
Une partie des donneurs de sang entourés des élus. Photo L'Alsace/A.B.
En compagnie de ses trois adjoints, Félice Zwingelstein, Sébastien Reymann et Roger Trommenschlager, le maire de Dolleren Jean-Marie Ehret a notamment salué Raphaël Schellenberger, député, Laurent Lerch, président de la communauté de communes et maire de Masevaux-Niederbruck, ses collègues maires et adjoints de Rimbach, Oberbruck, Niederbruck, Sickert, Lauw, Burnhaupt, le maire et l'adjoint honoraires de Dolleren, les président(e) s des associations locales, les représentants de la gendarmerie, de l'ONF, de la brigade verte, du monde économique, la directrice et le personnel enseignant du RPI et les nouveaux habitants.

Jean-Marie Ehret a ensuite remercié très chaleureusement ses adjoints, les membres du conseil municipal, le personnel administratif et technique de la commune, toutes les personnes qui offrent de leur temps pour l'arrosage des fleurs, l'édition et la distribution du bulletin communal, « autant de petits gestes qui, réunis, apportent un plus à la communauté villageoise ».
481 habitants

Le maire a commencé par un rappel de l'état civil de 2018 : deux décès, cinq naissances et un mariage. La population au 1er janvier s'élevait à 481 habitants. Puis il a commenté une rétrospective de l'année écoulée préparée par Pascal Gauthron, conseiller municipal, que le maire a vivement remercié. Suite à cela, il a rappelé qu'un relevé numérisé du réseau d'eau potable a été effectué par une entreprise spécialisée. Il a soulevé le problème des sources qui n'ont plus le rendement nécessaire pour alimenter le village en période d'étés secs, mais que le raccordement au réseau de Rimbach-Oberbuck permet d'y remédier.

En ce qui concerne 2019, Jean-Marie Ehret est revenu sur l'action des gilets jaunes qui interpelle : « Si je ne peux cautionner les violences qui ont accompagné certaines manifestations, je ne puis rester insensible à certaines revendications d'une meilleure justice sociale. Je constate avec dépit qu'une fracture s'est installée entre une France d'en bas et une élite plutôt île-de-francienne, espérons que le grand débat national amorce une réconciliation nationale. » Face à cette fracture, il a fait part de son ressenti de maire qui doit se battre contre les effets de la métropolisation du territoire entraînant une lente disparition des services de l'État en milieu rural, la menace de la fermeture de la maternité de Thann, le regroupement des écoles, etc. Une satisfaction est celle de la résurrection de l'Alsace sous forme de collectivité territoriale européenne.

Au niveau communal, de nombreux projets sont dans les cartons, entre autres la mise en accessibilité du bâtiment mairie-école, la réalisation du sentier pédagogique, les travaux de voirie, la sécurisation de la traversée du village, la réfection de la route du Schlumpf, etc. Les priorités parmi ces projets seront définies lors de la prochaine réunion du conseil municipal. Le maire a également parlé du projet de la réalisation de l'Association syndicale autorisée du Sprickelsberg dont l'autorisation environnementale a été signée par le préfet le 5 novembre et dont le début des travaux est prévu cet automne. Il a cité le philosophe français Alexis de Tocqueville : « Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science, elles la mettent à la portée du peuple. » Fort de cette conviction, le maire a souligné que l'équipe municipale mettra tout en oeuvre « afin que l'on continue à bien vivre à Dolleren ».

Puis ce fut le moment de mettre à l'honneur les nombreux donneurs de sang. Médailles et diplômes ont été remis aux récipiendaires par le maire et les adjoints. Pour conclure, Jean-Marie Ehret a souhaité à toutes et à tous une excellente année 2019.
Adrien BEHRA

 

 
 

Osenbach voeux Des travaux au centre du village dès le 1er trimestre

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:52:26

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Osenbach voeux Des travaux au centre du village dès le 1er trimestre
 

 
Christian Michaud : « Une commune sans investissement est une commune qui meurt ».  Photo DNA/FB
La traditionnelle cérémonie des voeux d'Osenbach, présidée par le maire Christian Michaud entouré de l'ensemble de son équipe municipale, s'est déroulée mercredi soir dans la salle du périscolaire. Ont assisté à cette cérémonie les forces vives du village, plusieurs maires ou élus des différentes communes de la Parovic, des représentants des associations du village auxquels s'étaient joints de nombreux habitants.

Comme il est désormais de coutume à Osenbach, c'est la dynamique commission des jeunes qui a démarré la cérémonie et a fait part à l'assistance de son bilan et de ses projets, avec notamment la future installation de la tyrolienne, la collecte pour la Banque alimentaire ou encore les animations prévues avec les résidents de la maison Saint-Jacques de Rouffach et avec le club de l'amitié d'Osenbach.

Christian Michaud s'est longuement attardé sur le récent attentat de Strasbourg, le mouvement des gilets jaunes, le rôle des maires, les élections européennes à venir et la collectivité européenne d'Alsace.

Il est revenu sur les réalisations 2018, « une commune sans investissement est une commune qui meurt », avec la remise en condition du cimetière, les travaux dans les écoles, le réaménagement des ateliers municipaux, le remplacement des luminaires rues du Moulin, de Wintzfelden et des Vosges, et la réfection des routes départementales qui traversent le village.

Il a félicité et remercié pour leur investissement les bénévoles des associations du village, le conseil des jeunes, les participants à la quatrième journée citoyenne (la prochaine aura lieu le 18 mai) ainsi que les représentants du monde économique local. Il a également déploré la fermeture de la trésorerie de Rouffach et celle du bureau de poste de Soultzmatt.
Une nouvelle place près de l'église

Concernant les projets pour l'année à venir : les travaux de restauration de l'église et le réaménagement des abords, avec la création d'une nouvelle place, démarreront dès le premier trimestre 2019 et permettront aux villageois de se réapproprier les lieux, ainsi que l'avancement du projet de PLU (plan local d'urbanisation) qui continuera de janvier à février par l'enquête publique... « De l'énergie, du pragmatisme et de la volonté ! », a-t-il conclu.

L'adjoint David Gollentz, Jean-Pierre Toucas, président de la Parovic et le conseiller départemental Lucien Muller sont encore intervenus, avant le verre de l'amitié, chaque intervenant concluant son propos par un « Alles guata fers neja Johr » aux accents différents mais sincères.

 

 
 

Voeux Saint-Hippolyte Entre sécheresse, poids lourds et Linky

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 06:50:43

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Saint-Hippolyte Voeux Entre sécheresse, poids lourds et Linky
 

 
 
La traditionnelle cérémonie des voeux du maire de Saint-Hippolyte a rassemblé les forces vives du secteur. Dans son allocution, Claude Huber a jeté un regard sur l'actualité mondiale, française et régionale avant de dresser un bilan complet du travail réalisé sur le plan local et de présenter les projets pour la nouvelle année.

Ainsi, il a tiré la sonnette d'alarme sur les conséquences de la sécheresse, notamment pour la forêt et l'alimentation en eau potable. Il a précisé que la commune applique désormais la règle zéro phyto dans le domaine des espaces verts.
Poursuite de la rénovation de l'éclairage

Côté travaux, il a énuméré les actions menées, entretien du chemin de la Werb emprunté par l'itinéraire cyclable entre Ohnenheim et Sélestat, réfection du chemin dit Runzweg, création de la bibliothèque municipale, nouvel éclairage led du quartier Grossforst, rénovation de toilettes, installation de deux tableaux numériques et d'ordinateurs à l'école.

Le maire a alerté une nouvelle fois les pouvoirs publics sur la circulation des poids lourds traversant le village. Il a évoqué le succès de la journée citoyenne et du Slow-up Alsace. Il a rappelé son adhésion à une association d'élus pour défendre la liberté de choix contre l'imposition du compteur Linky.

Les activités au niveau intercommunal ont été relatées, transfert des compétences économique, eau et assainissement voulu par la loi NOTRe, déploiement de la fibre optique prévu pour 2021. Le maire a signalé que l'endettement de la commune, de 1150 EUR/habitant, continue de baisser. Il a annoncé la création de l'amicale des donneurs de sang.

Il a évoqué les projets pour 2019, réfection de la rue Kleinforst, poursuite des travaux d'entretien des chemins et de rénovation de l'éclairage public, accessibilité des vestiaires du foot et du club - house, reconduction de la journée citoyenne. Le maire a enfin exprimé sa reconnaissance à ses collaborateurs et au personnel communal.
Un giratoire en direction de Sélestat

Gilbert Birg, 1er adjoint, a présenté ses voeux au maire, au nom du conseil municipal et du personnel administratif et technique tandis que Colette Meyblum, adjointe, a dévoilé le palmarès des maisons fleuries.

Grand moment d'émotion au cours de la réception avec la remise de la médaille d'honneur régionale, départementale et communale en or à Jean-Marie Klein pour son dévouement durant 35 ans au service de la collectivité.

Le conseiller départemental, Pierre Bihl a évoqué les aides du Département, la création d'un giratoire direction Sélestat, le rapprochement des deux départements et les relations transfrontalières. Quant au député, Jacques Cattin, il a abordé quelques points de la situation politique actuelle du pays.
Jean-Paul sIBILLE

 

 
 

Saint-Amarin Construire la vie de demain pour mieux partager

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 07:02:30

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Saint-Amarin Construire la vie de demain pour mieux partager
 

 
De nombreuses personnes ont été mises à l'honneur, samedi, lors de la cérémonie des voeux à Saint-Amarin.  Photo L'Alsace/F.F.
Le Cap de Saint-Amarin était plein à craquer, samedi soir, à l'occasion de la cérémonie des voeux de la municipalité qui s'est déroulée en présence d'Annick Lutenbacher et de Pascal Ferrari, conseillers départementaux.

Comme le veut la tradition, le premier adjoint, Cyrille Ast, a ouvert le ban pour souhaiter une bonne année au maire avec un discours haut en couleur. Il est passé du jaune (soleil, sécheresse, gilets..) en passant par le rose (défense de la maternité de Thann) pour passer par le vert (environnement) et l'arc-en-ciel (la tolérance) et finir par le bleu azur, porteur d'espoir. Des valeurs que le premier adjoint partage avec son maire « attaché indéfectiblement à sa commune ».

Charles Wehrlen ne l'a pas démenti, tant son discours a montré la passion qu'il porte à « sa » ville et à sa gestion. Une ville que le maire considère comme « modestement accueillante, vertueuse, conviviale » comme la cérémonie des voeux qu'il souhaite « à l'image de la commune ».
« Combattonsla morositépar la gestion ! »

Résolument volontariste, le maire « veut rester maître du destin de la ville et choisir son évolution avant que celle-ci ne soit imposée ». Une allusion à la lourdeur de la tâche aggravée par le sentiment d'abandon de l'État et par la baisse de la dotation globale de fonctionnement (moins 50 % en quatre ans). Mais il en faut plus pour entamer la détermination des élus malgré un côté usant. « Croyez-moi, cette usure ne s'appliquera jamais à mes missions quelles qu'elles soient », a affirmé le maire. La solution ? Une bonne gestion « où chaque euro dépensé doit être utile : c'est peut-être là l'explication de la bonne santé financière de notre ville. Combattons la morosité par la gestion ! » Le maire a rappelé que malgré les difficultés, et « grâce à un travail extrêmement rigoureux », les taux d'imposition n'ont pas augmenté depuis 2001.

C'est dans cet esprit que la municipalité entend poursuivre son action. « Construire le quotidien et la vie de demain pour mieux partager, vivre ensemble, aimer sa cité et travailler ensemble. »

Un petit retour en arrière a permis au maire de rendre compte des réalisations concrétisées en 2018. L'accessibilité et la mise aux normes incendie de l'école et de la mairie sont en voie d'achèvement, la reconstruction du collège (financée par le Département) avance bien, la ligne électrique de 20 000 volts route de Geishouse a été enterrée, l'éclairage public et le passage aux ampoules led progresse, la salle des jeunes du Cercle a été rénovée par des artistes bénévoles et est devenue un lieu d'art et de culture. Enfin, la ville a obtenu le label 3 coeurs.

Quant aux projets, ils sont nombreux. « Nous vous disons ce que nous faisons, mais surtout, nous faisons ce que nous disons », a affirmé Charles Wehrlen. Et de lister « à la Prévert » l'achèvement des travaux à l'école et à la mairie, les travaux de la rue du Vogelbach, la mise en oeuvre du PLUI (Plan local d'urbanisme intercommunal), l'achat d'un véhicule pour les services techniques, la mise en route du dossier pôle médical, la rénovation extérieure de la mairie-école et l'accélération du passage au numérique (liste non exhaustive...).

Un film réalisé par Active Media a ensuite été projeté. Il a mis en avant les grandes manifestations de l'année. Puis deux personnes ont été particulièrement honorées. René Dechler s'est vu remettre la médaille départementale de la vie associative et Michèle Roullet a été mise à l'honneur à l'occasion de son départ à la retraite. Enfin, de nombreux donneurs de sang et bénévoles ont été distingués.
François FROEHLY

 

 
 

Thann La navette des neiges reprend du service

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 07:07:04

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Thann La navette des neiges reprend du service
 

 
À l'arrêt Cernay-église. Les skis dans la soute, les passagers dans la navette. Photos DNA/N.H.

Soufiane assure le service de la navette depuis sept ans. Photo DNA

Soufiane assure le service de la navette depuis sept ans. Photo DNA

À Thann gare SNCF, Tomasz, 5 ans, avec sa luge, accompagné par sa maman, est le dernier passager de la navette sur les cinq arrêts encore prévus avant l'arrivée au Markstein.

Il y avait bien, à la sortie de Willer-sur-Thur, un couple qui hélait le chauffeur au bord de la route nationale 66, mais impossible de s'arrêter, d'autant plus qu'il faut mettre les skis dans la soute. Le chauffeur est formel : « C'est trop dangereux, et en cas de sinistre je suis le seul responsable ! »

Dans l'autocar, tandis que le paysage défile, la maman de Tomasz explique son choix pour la navette : « J'ai une ancienne voiture qui n'est pas équipée pour la montagne. »

Alicia, faisant partie du groupe de jeunes montés à Cernay, souligne que l'année dernière elle avait pris la navette à Soultz.

« Prendre la navette en groupe, c'est mieux », tient-elle à préciser. Question d'ambiance.
Un démarrageau « car » de tour

Après trois kilomètres de montée, la route du Markstein s'étale devant la navette, blanche et gelée. Et le chauffeur doit redoubler de vigilance dans les nombreuses courbes qui se succèdent. C'est sous un début de ciel bleu que la navette arrive au Markstein à 9 h 40. Le temps de débarquer les passagers, le chauffeur remet le moteur en route et repart vers Cernay pour assurer le second départ de la navette, à 11 h 32.

Les passagers ont déjà disparu vers les pentes blanches. Sur les pistes ouvertes de la station, il y a déjà beaucoup de skieurs, dont de nombreux Allemands. Un groupe venu d'Offenbourg indique préférer venir au Markstein. Et s'explique : « C'est vrai, le Feldberg est plus proche de chez nous, mais là-bas il y a trop de monde. »

À 12 h 40, la navette arrive à nouveau au Markstein... avec seulement deux passagers, montés à Saint-Amarin. Non loin de là, Thomas Cron, le directeur de la station, détendu et avec le sourire, confie : « Nous comptons ouvrir le stade de slalom et la liaison par les téléskis des Tremplins pour la fin de la semaine. À 13 h, nous avons déjà vendu 250 forfaits. » Et il aura eu le nez creux : grâce à la sous-couche de neige de culture et à la neige naturelle tombée depuis dimanche dernier, la station ouvrira ce week-end la totalité de son domaine alpin.

À 13 h 40, départ-retour de la navette. Tomasz et sa maman, rencontrés à l'aller, remontent dans le bus, légèrement en avance sur l'horaire prévu. La navette rejoint Cernay à 14 h 30.

Le chauffeur remonte immédiatement au Markstein pour assurer le départ-retour de 16 h 40 depuis la station et ramener les derniers skieurs qui le souhaitent. « Une journée bien remplie », déclare Soufiane qui assure ce service depuis sept ans.

Avec l'arrivée de la neige jusqu'en vallée et l'ouverture totale de la station, la navette des neiges devrait monter en puissance cet hiver au fur et à mesure que les skieurs se passeront le mot. Le service, financé par les collectivités, contribue à réduire le nombre de voitures sur la route, à améliorer les conditions de stationnement au Markstein, et à diminuer (certes en petite quantité) l'émission de gaz à effet de serre. Autant de bonnes raisons de l'adopter.
Norbert HECHT

 

 
 

Contre un arbre : un blessé léger

Publié dans le panorama le Mardi 15 janvier 2019 à 05:56:05

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Faits divers Colmar et environs
Contre un arbre : un blessé léger
 

 
Une Ford Focus a percuté un arbre, hier matin sur la RD 112 à hauteur de Muntzenheim.
MUNTZENHEIM
Trois voitures se suivaient, hier vers 9 h 40 sur la RD 112 à hauteur de Muntzenheim, lorsque le deuxième véhicule a entrepris un dépassement.

Le troisième conducteur, qui aurait eu la même intention, a tenté d'éviter le deuxième véhicule en donnant un coup de volant vers la gauche. Mais il a perdu le contrôle de sa Ford Focus, qui a percuté un arbre avant de faire un tête-à-queue et de s'immobiliser sur l'accotement. Légèrement blessé, le conducteur de cette Ford, âgé de 83 ans, a été évacué à l'hôpital Pasteur de Colmar par les pompiers. La gendarmerie de Jebsheim a soumis les conducteurs à des dépistages d'alcoolémie, qui se sont révélés négatifs.
GUÉMAR Collision en chaîne et bouchon sur la RN 83

Un accident de la circulation s'est produit hier vers 7 h 50 sur la RN 83 à hauteur de Guémar, dans le sens Sélestat-Colmar. Plusieurs voitures se suivaient sur la voie de gauche lorsque trois d'entre elles sont entrées en collision, vraisemblablement à la suite d'un ralentissement. Les quatre personnes impliquées, âgées de 23, 25, 28 et 33 ans, ont été examinées sur place par les pompiers. Seule une femme de 33 ans, présentant des douleurs à une épaule, a été transportée à l'hôpital Pasteur.

La circulation a été rétrécie sur une seule voie pendant une heure, provoquant un bouchon d'environ huit kilomètres. Les gendarmes et la Dir-Est de Sainte-Croix-en-Plaine étaient sur place, ainsi que les pompiers d'Ostheim, Sélestat et Colmar.
HERRLISHEIM-PRÈS-COLMAR Sortie de routeau bord de la RD 83

Un accident s'est produit dimanche soir vers 23 h 20, en bordure de la RD 83 à hauteur de l'échangeur de Herrlisheim. Une Citroën C5, qui circulait manifestement sur une portion herbeuse prolongeant l'accotement de la RD 83, dans le sens Colmar-Rouffach, a percuté des arbustes avant de s'immobiliser. Les pompiers ont extrait le conducteur, un Colmarien seul à bord. Présentant des douleurs cervicales et lombaires, il a été conduit à l'hôpital Pasteur pour des examens. La gendarmerie s'est rendue sur les lieux afin d'éclaircir les circonstances de cette sortie de route.
WALBACH Cheminée en feu, maison enfumée

Le conduit d'une cheminée a pris feu, ce lundi vers 17 h 45 dans une maison de la rue Saint-Sébastien à Walbach. Une épaisse fumée s'est propagée dans l'habitation, si bien que les pompiers ont dû ôter des tuiles du toit pour contribuer à l'évacuer, après avoir procédé à l'extinction.
BEBLENHEIM Voleurs de voitureset cambriolaged'un club-house

Le premier a été interpellé mercredi dernier. Il était en train d'essayer de voler un véhicule sur le site de la cave de Beblenheim quand il a été surpris et arrêté par les gendarmes. L'enquête a permis de démontrer qu'en compagnie de deux copains et d'une copine, il avait déjà commis un vol de voiture. Deux jours plus tôt, le groupe avait volé une Citroën Cactus à Bergheim, laquelle a été retrouvée intacte. Âgés de 18 à 20 ans, domiciliés à Beblenheim, les quatre individus ont reconnu de plus un cambriolage dans un club-house à Riquewihr. Ils ont également été trouvés en possession de résine de cannabis et d'un couteau. Le port d'arme prohibé et le défaut de permis de conduire figurent parmi les délits reprochés. Remis en liberté, les quatre jeunes gens sont convoqués le 25 février devant le tribunal correctionnel de Colmar pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.