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PAGE CHUCHOTEMENTS : Tout feu, tout flamme

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:08:52

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Tout feu, tout flamme
André Reichardt (LR) fait feu de tout bois pour que l'Alsace redevienne une collectivité territoriale à part entière. Le sénateur, qui était resté en retrait des offensives menées par les députés Laurent Furst et Eric Straumann, remue aujourd'hui ciel et terre. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Politique Le grand débat national débute demain et jusqu'au 15 mars : La lettre du président Macron aux Français

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:39:41

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Politique Le grand débat national débute demain et jusqu'au 15 mars
Politique Le grand débat national débute demain et jusqu'au 15 mars : La lettre du président Macron aux Français
Au lendemain d'un neuvième samedi de manifestations des gilets jaunes, Emmanuel Macron publie dans la presse régionale une lettre pour inciter les Français à participer au grand débat lancé mardi et en fixer les enjeux.

 
Emmanuel Macron.
Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d'interrogations et d'incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n'est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu'ailleurs. L'exigence d'entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l'éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l'effort partagé par tous.

C'est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C'est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d'opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c'est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d'être Français ?
Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

Je sais, bien sûr, que certains d'entre nous sont aujourd'hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n'offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d'où l'on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d'effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.
Pourquoi ce grand débat

Mais il y a pour cela une condition : n'accepter aucune forme de violence. Je n'accepte pas, et n'ai pas le droit d'accepter la pression et l'insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n'accepte pas et n'ai pas le droit d'accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C'est pourquoi j'ai proposé et je lance aujourd'hui un grand débat national qui se déroulera jusqu'au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J'ai eu de nombreux retours que j'ai pu prendre en compte.
Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d'accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu'on ne le croit.

Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l'Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l'étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l'initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens... Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.
Le rôle des maires

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens.

Pour moi, il n'y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d'accord sur tout, c'est normal, c'est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n'a pas peur de parler, d'échanger, de débattre.
À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d'entre nous, puisse participer.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d'accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu'on ne le croit.

Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu'il faut rendre à la France sa prospérité pour qu'elle puisse être généreuse, car l'un va avec l'autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l'emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu'il faut donc leur donner les moyens de se développer.

Je pense toujours qu'il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l'épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n'a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d'envisager l'avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d'entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C'est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l'organisation de l'État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d'ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n'épuisent pas le débat mais me semblent au coeur de nos interrogations.
L'impôt, lorsqu'il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s'investir dans les entreprises, créant ainsi de l'emploi et de la croissance Les impôts, la dépense publique

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l'action publique. L'impôt est au coeur de notre solidarité nationale. C'est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui oeuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d'avenir, notre recherche, notre culture, ou d'entretenir nos infrastructures. C'est aussi l'impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.
Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Mais l'impôt, lorsqu'il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s'investir dans les entreprises, créant ainsi de l'emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d'être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l'inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d'autres trop cher en raison des cotisations qu'ils paient. L'efficacité de la formation comme des services de l'emploi est souvent critiquée. Le Gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?
L'État et les collectivités publiques

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c'est l'organisation de l'État et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l'État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

Comment l'État et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

SUITE PAGE 4

 

 
 

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Politique La lettre du président aux Français
« Vos propositions permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation »
Transition écologique, institutions de la V e  République, mode de scrutin, immigration et accueil des demandeurs d'asile, laïcité et place des religions : le président Macron souhaite interroger les Français sur toutes ces questions de façon très directe.
 

 
Les institutions doivent-elles être réformées ?
SUITE DE LA PAGE 3
La transition écologique

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l'air. Aujourd'hui personne ne conteste l'impérieuse nécessité d'agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l'échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?
Notre communauté nationale s'est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d'un avenir meilleur. La démocratie, les élections, la citoyenneté

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu'il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c'est contribuer à décider de l'avenir du pays par l'élection de représentants à l'échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l'issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d'écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

La citoyenneté, c'est aussi le fait de vivre ensemble.
L'immigration, l'accueil des étrangers

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c'est le devoir de l'asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s'est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d'un avenir meilleur : c'est comme cela qu'elle s'est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd'hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l'immigration et aux défaillances de notre système d'intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ? En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'État et les religions de notre pays ? La laïcité, les cultes

La question de la laïcité est toujours en France sujet d'importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu'elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'État et les religions de notre pays ?

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l'avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n'importe quel sujet concret dont vous auriez l'impression qu'il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j'ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n'est ni une élection, ni un référendum. C'est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d'âge ni de condition sociale. C'est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C'est ainsi que j'entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d'entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire oeuvre utile pour l'avenir de notre pays. En confiance,
Emmanuel MACRON,président de la République

 

 
 

 

EDITORIAL : Débat d'en haut

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:50:02

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EDITORIAL : Débat d'en haut
 

 
Voilà donc le cadre fixé : le président Macron par sa lettre donne corps au débat national. C'est là, enfin, sa part attendue à l'affaire. Sur les thèmes retenus, le Premier ministre espère que l'exercice sera utile, ce qui paraît un minimum. Et « riche » de surcroît.

Sur ce point, le gouvernement pourrait être servi. Peut-être pas comme il l'entend. D'argent, il sera largement question, d'après les cahiers de doléances dans les mairies. Tous ces messages sont ciblés. On écrit pour dénoncer les vicissitudes du quotidien et parler de finances. Pas du budget de l'État : du porte-monnaie en fin de mois.

Gilet jaune ou pas, la France en souffrance raconte l'argent qui manque ou qui est pris, celui qui est gaspillé ou qui est accaparé, celui qui aurait maîtres et esclaves.

À hauteur de livret d'épargne, la vaisselle et la moquette de l'Élysée pèsent autant dans l'esprit des protestataires que les milliards manquants de la fraude fiscale.

Les deux symboles sont assimilés pareillement à des atteintes à la justice sociale. Ouvrir le guichet des revendications en euros sonnants et trébuchants n'est donc pas qu'un danger politique pour un pouvoir confronté aux envies de défouloir. Cette libération de parole risque d'aggraver la sensation de fracture entre tant de sorts individuels surexposés et l'incarnation par le président d'impérieuses règles budgétaires.

On ne peut pas attendre de vision globale d'une consultation menée sous la pression de l'ovni social que sont les gilets jaunes. Pour Macron après tant d'autres, tout est pourtant lié aux déficits publics ainsi qu'au niveau de services et de prestations que l'État peut maintenir.

Si le grand débat ne doit pas être un déballage sociétal, il sera tout de même l'addition des factures en instance depuis des décennies - ainsi que des promesses qui en ont découlé. Cette canalisation de la vague fluo n'en désamorcera pas la force à elle seule. L'enjeu pour le pouvoir n'est rien d'autre que de faire admettre l'intérêt collectif de mesures impopulaires déjà prises ou en voie de l'être. Et, malgré les milliards lâchés, pauvrement vendues.

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace... Reflets complexes

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:29:15

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L'éditorial de l'Alsace... Reflets complexes
 

 
Laurent Bodin

« Transformer les colères en solutions » ! Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron reprend un slogan qui lui est cher. Le président de la République a raison sur le fond. Le phrasé, cependant, est sujet à caution. Tous ses adversaires politiques, en effet, reprendront en choeur ce voeu. Eux considèrent, à l'instar des gilets jaunes, qu'Emmanuel Macron est le problème et, donc, que son départ serait la solution. N'est-ce pas « Macron démission » que les gilets jaunes scandent le plus volontiers à chaque manifestation ? La vérité est ailleurs.

Est-ce la preuve de la pensée complexe du président de la République ? Toujours est-il qu'Emmanuel Macron a choisi d'adresser un message aux Français aussi long que détaillé pour lancer ce grand débat. À l'heure des raccourcis sur internet comme sur les réseaux sociaux, combien de nos concitoyens prendront le temps de lire cette lettre dans son intégralité ? Probablement peu. Cela vaut pourtant le coup. Ne serait-ce que pour comprendre qu'il n'existe pas de solution simple dans un monde complexe.

Dans sa longue lettre aux Français, l'actuel chef de l'État, plus encore que François Mitterrand et Nicolas Sarkozy avant lui, s'engage personnellement. Comment pourrait-il en être autrement alors qu'il y va de la suite de son quinquennat ? Emmanuel Macron fixe aussi les limites de cette concertation. Laquelle portera sur quatre thèmes : la démocratie, la transition écologique, la fiscalité ou l'immigration. « Ni une élection, ni un référendum », avertit le président, qui, habilement, place les Français devant leurs responsabilités à travers les questions qui fâchent et, pourtant, mobilisent les gilets jaunes. Faut-il plus de services publics ou moins d'impôts ? Cruel et universel dilemme que le président de la République décline dans sa lettre. Laquelle porte sur un débat supposé sans tabou mais semble exclure la remise en cause de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune.

Par contre, en plaçant l'immigration parmi les sujets du grand débat, Emmanuel Macron tente clairement de couper l'herbe sous le pied de Marine Le Pen. Ça sonne comme un aveu. Si le mouvement des gilets jaunes ne trouve pas une issue dans le cadre institutionnel actuel, c'est bien l'extrême droite qui tirera les marrons du feu.

 

 
 

Politique La campagne lancée dimanche à la maison de la Mutualité à Paris Européennes : un 3e tour de revanche pour Marine Le Pen

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:44:21

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Politique La campagne lancée dimanche à la maison de la Mutualité à Paris
Politique La campagne lancée dimanche à la maison de la Mutualité à Paris Européennes : un 3e tour de revanche pour Marine Le Pen
La présidente du Rassemblement national fait du scrutin européen du 26 mai prochain « une réplique » du 2 e tour de la présidentielle perdu en 2017.Il s'agit de « battre Macron », « président incompétent ».

 
« Le peuple » comme leitmotiv d'un programme européen qui capitalise sur la révolte des gilets jaunes.
« Jean-Marie, Jean Marie, Jean-Marie, Jean-Marie... » Le jeune Jordan Bardella, 23 ans, propulsé tête de liste, vient à peine de déclarer qu'il se refuse « de dire c'était mieux avant », qu'il croit que demain sera « meilleur », qu'il faut « avancer », que la salle de la Mutualité à Paris scande le nom de l'ancien président du Front national. Comme quoi, les beaux lendemains de victoire que le Rassemblement national voit à sa portée aux Européennes, claironnant un « On arrive » conquérant, ressemblent aux vieux espoirs d'hier.

Après le père, la fille, Marine Le Pen, croit la victoire à sa portée. Non pas une victoire européenne, mais une victoire de politique intérieure. Une victoire nationale.

Le programme européen énoncé vaillamment par le novice Bardella, qu'elle ne me manque pas de présenter comme un « militant chevronné », retient à peine l'attention. Il est relégué au second plan. La présidente du RN nationalise les élections européennes autour d'un enjeu : « Battre Macron ». Il y a une revanche à prendre et ceci est un 3e tour de présidentielle après le scrutin perdu le 7 mai 2017. Marine Le Pen parle de « réplique » et d'« alternance ». À la Mutualité, les militants reprennent régulièrement le slogan tube des gilets jaunes : « Macron démission ».

Pour un peu, on en oublierait la présentation façon star d'équipe de foot des douze premiers noms sur la liste de Bardella, avec les recrues transfuges des Républicains, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud. Ce mercato du côté de la droite populaire, s'il a son importance politique et partisane, n'est pas l'essentiel : il s'agit de gagner l'élection.
Un contexte perçu comme favorable

Si le Rassemblement national croit en sa victoire, c'est qu'il croit en son moment. Et c'est une affaire d'opportunité, offerte par les gilets jaunes, mouvement populaire et crise politique. Pour Marine Le Pen, « dans le contexte de la saine révolte populaire des gilets jaunes, ces Européennes 2019 offrent l'occasion de dénouer la crise politique née de l'aveuglement, de l'intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine du Président ».

Marine Le Pen l'affirme : « Après 18 mois de pouvoir, on vit une certaine fin de règne. » Le slogan de campagne du RN, « le pouvoir au peuple », capitalise directement sur la vox populi (« la révolution du bon sens ») que son parti assure défendre et représenter. « On ne gouverne pas en méprisant le peuple », dit-elle. « Le peuple, le peuple », a répété avec entêtement un Rassemblement national qui n'a pas oublié son autre cheval de bataille, contre la migration, scandant à la Mutualité, à plusieurs reprises, « on est chez nous, on est chez nous. »
Nathalie CHIFFLET La liste des 12 premiers noms du Rassemblement National : 1) Jordan Bardella 2) Hélène Laporte 3) Thierry Mariani 4) Dominique Bilde 5) Hervé Juvin 6) Joëlle Mélin 7) Nicolas Bay 8) Virginie Joron 9) Jean-Paul Garaud 10) Catherine Griset 11) Gilles Lebreton 12) Christiane Delannay-Clara.

La liste des 12 premiers noms du Rassemblement National : 1) Jordan Bardella 2) Hélène Laporte 3) Thierry Mariani 4) Dominique Bilde 5) Hervé Juvin 6) Joëlle Mélin 7) Nicolas Bay 8) Virginie Joron 9) Jean-Paul Garaud 10) Catherine Griset 11) Gilles Lebreton 12) Christiane Delannay-Clara.

 
 

 

Européennes : un 3e tour de revanche pour Marine Le Pen

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:30:18

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Européennes : un 3e tour de revanche pour Marine Le Pen
 

 
« Le peuple » comme leitmotiv d'un programme européen qui capitalise sur la révolte des gilets jaunes. Photo Jacques DEMARTHON/AFP
« Jean-Marie, Jean Marie, Jean-Marie, Jean-Marie... » Le jeune Jordan Bardella, 23 ans, propulsé tête de liste, vient à peine de déclarer qu'il se refuse « de dire c'était mieux avant », qu'il croit que demain sera « meilleur », qu'il faut « avancer », que la salle de la Mutualité à Paris scande le nom de l'ancien président du Front national. Comme quoi, les beaux lendemains de victoire que le Rassemblement national voit à sa portée aux Européennes, claironnant un « On arrive » conquérant, ressemblent aux vieux espoirs d'hier.

Après le père, la fille, Marine Le Pen, croit la victoire à sa portée. Non pas une victoire européenne, mais une victoire de politique intérieure. Une victoire nationale.

Le programme européen énoncé vaillamment par le novice Bardella, qu'elle ne me manque pas de présenter comme un « militant chevronné », retient à peine l'attention. Il est relégué au second plan. La présidente du RN nationalise les élections européennes autour d'un enjeu : « Battre Macron ». Il y a une revanche à prendre et ceci est un 3e tour de présidentielle après le scrutin perdu le 7 mai 2017. Marine Le Pen parle de « réplique » et d'« alternance ». À la Mutualité, les militants reprennent régulièrement le slogan tube des gilets jaunes : « Macron démission ».

Pour un peu, on en oublierait la présentation façon star d'équipe de foot des douze premiers noms sur la liste de Bardella, avec les recrues transfuges des Républicains, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud. Ce mercato du côté de la droite populaire, s'il a son importance politique et partisane, n'est pas l'essentiel : il s'agit de gagner l'élection.
Un contexte perçu comme favorable

Si le Rassemblement national croit en sa victoire, c'est qu'il croit en son moment. Et c'est une affaire d'opportunité, offerte par les gilets jaunes, mouvement populaire et crise politique. Pour Marine Le Pen, « dans le contexte de la saine révolte populaire des gilets jaunes, ces Européennes 2019 offrent l'occasion de dénouer la crise politique née de l'aveuglement, de l'intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine du Président ».

Marine Le Pen l'affirme : « Après 18 mois de pouvoir, on vit une certaine fin de règne. » Le slogan de campagne du RN, « le pouvoir au peuple », capitalise directement sur la vox populi (« la révolution du bon sens ») que son parti assure défendre et représenter. « On ne gouverne pas en méprisant le peuple », dit-elle. « Le peuple, le peuple », a répété avec entêtement un Rassemblement national qui n'a pas oublié son autre cheval de bataille, contre la migration, scandant à la Mutualité, à plusieurs reprises, « on est chez nous, on est chez nous. »
Nathalie CHIFFLET La liste des 12 premiers noms du Rassemblement National : 1) Jordan Bardella 2) Hélène Laporte 3) Thierry Mariani 4) Dominique Bilde 5) Hervé Juvin 6) Joëlle Mélin 7) Nicolas Bay 8) Virginie Joron 9) Jean-Paul Garaud 10) Catherine Griset 11) Gilles Lebreton 12) Christiane Delannay-Clara.

 

 
 

Politique Crise des gilets jaunes : Le pari risqué du débat citoyen

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:40:33

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Politique Crise des gilets jaunes
Politique Crise des gilets jaunes : Le pari risqué du débat citoyen
Dans la continuité de la campagne 2017 du candidat Macron, cette grande consultation nationale veut associer les citoyens à la suite du mandat sur la fiscalité, l'écologie, le modèle social français, l'immigration et d'autres sujets. Le président prend le risque de recevoir peu de réponses et aussi d'être contredit sur ce pourquoi il a été élu.

 
Emmanuel Macron prend le risque de voir les Français bouder le débat, ou de voir encore s'amplifier les fractures.
La deuxième partie du quinquennat Macron sera-t-elle écrite par les Français qui répondront au grand débat ? C'est la promesse du président en conclusion de cette longue lettre, inédite à un tel stade du mandat : « Vos propositions permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. » Le chef de l'État s'inscrit donc dans les pas du candidat des Marcheurs de la campagne électorale 2017, qui de porte en porte, de pages Facebook en comptes Instagram recueillaient les avis et les propositions des Français pour bâtir leur programme. Les questions sur des sujets aussi vastes que le renforcement des principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'État et les religions de notre pays y côtoient les appels à proposition pour financer les chaudières des familles modestes. Fiscalité, pouvoir d'achat, modèle social, emploi, service public : les préoccupations majeures des Français y figurent.
« Je n'oublie pas le projet sur lequel j'ai été élu »

Ce grand exercice de dialogue national qui va s'étaler sur les deux mois à venir n'est pourtant pas ouvert à toutes les résurgences des querelles du passé sur les valeurs et les grandes questions de société. « Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir », écrit Emmanuel Macron. Il l'est davantage sur la fiscalité, point numéro un, comme elle fut le point de départ de la crise des gilets jaunes.

« Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Quels services publics supprimer, réformer ou renforcer ? », interroge concrètement Emmanuel Macron. L'impôt sur la fortune n'est pas forcément tabou même si le président rappelle sur ce sujet qu'il a été élu sur un projet : « Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l'emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu'il faut donc leur donner les moyens de se développer... Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. »

Le cap reste le même : politique de l'offre, de l'embauche et maîtrise des comptes publics. Aux Français de répondre quels sont, à leurs yeux, les moyens les plus justes et les plus efficaces pour parvenir aux objectifs de baisse du chômage, de compétitivité de la France et d'équité sociale et fiscale.
Qui va répondre ?

L'exercice n'est pas sans risque pour le gouvernement car c'est le consentement à l'impôt et la transparence sur les comptes publics qui constituent bel et bien l'enjeu.

En revanche, au chapitre des institutions, jamais simples à réformer pour un gouvernement contraint par le Parlement, les élus locaux et la haute fonction publique, la consultation peut servir de rampe de lancement à une étape majeure de décentralisation. Elle simplifierait le millefeuille administratif, rapprocherait la France des républiques fédérales européennes et introduirait le référendum. À vérifier que les Français réclament tout cela car l'organisation du territoire et le RIC (référendum d'initiative citoyenne, NDLR) ne bouleversent en rien leur vie quotidienne.

Cette lettre, avec ses questions ouvertes procure un champ d'expression large à tous ceux qui voudront s'en saisir. Combien s'empareront du débat ?

Les gilets jaunes, les cheminots ont-ils envie d'accuser réception et de répondre ?

Les fractures de la société ; l'aversion de certains, pour la personnalité du président ; l'opportunisme politicien ou syndical d'autres ; le jusqu'au-boutisme de quelques-uns ; l'éclatement du paysage social et politique français ; les manipulations en tout genre amplifiées par les réseaux sociaux... Les obstacles vont jalonner le retour du courrier à cette lettre.

« Peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d'accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu'on ne le croit », espère Emmanuel Macron qui prend le risque. Réponse après le 15 mars.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Pour mieux comprendre Le pari risqué du débat citoyen

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:22:45

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Pour mieux comprendre Le pari risqué du débat citoyen
 

 
Emmanuel Macron prend le risque de voir les Français bouder le débat, ou de voir encore s'amplifier les fractures. Photo Alexandre MARCHI
La deuxième partie du quinquennat Macron sera-t-elle écrite par les Français qui répondront au grand débat ? C'est la promesse du président en conclusion de cette longue lettre, inédite à un tel stade du mandat : « Vos propositions permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. » Le chef de l'État s'inscrit donc dans les pas du candidat des Marcheurs de la campagne électorale 2017, qui de porte en porte, de pages Facebook en comptes Instagram recueillaient les avis et les propositions des Français pour bâtir leur programme. Les questions sur des sujets aussi vastes que le renforcement des principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'État et les religions de notre pays y côtoient les appels à proposition pour financer les chaudières des familles modestes. Fiscalité, pouvoir d'achat, modèle social, emploi, service public : les préoccupations majeures des Français y figurent.
« Je n'oublie pas le projet sur lequel j'ai été élu »

Ce grand exercice de dialogue national qui va s'étaler sur les deux mois à venir n'est pourtant pas ouvert à toutes les résurgences des querelles du passé sur les valeurs et les grandes questions de société. « Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir », écrit Emmanuel Macron. Il l'est davantage sur la fiscalité, point numéro un, comme elle fut le point de départ de la crise des gilets jaunes.

« Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Quels services publics supprimer, réformer ou renforcer ? », interroge concrètement Emmanuel Macron. L'impôt sur la fortune n'est pas forcément tabou même si le président rappelle sur ce sujet qu'il a été élu sur un projet : « Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l'emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu'il faut donc leur donner les moyens de se développer... Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. »

Le cap reste le même : politique de l'offre, de l'embauche et maîtrise des comptes publics. Aux Français de répondre quels sont, à leurs yeux, les moyens les plus justes et les plus efficaces pour parvenir aux objectifs de baisse du chômage, de compétitivité de la France et d'équité sociale et fiscale.
Qui va répondre ?

L'exercice n'est pas sans risque pour le gouvernement car c'est le consentement à l'impôt et la transparence sur les comptes publics qui constituent bel et bien l'enjeu.

En revanche, au chapitre des institutions, jamais simples à réformer pour un gouvernement contraint par le Parlement, les élus locaux et la haute fonction publique, la consultation peut servir de rampe de lancement à une étape majeure de décentralisation. Elle simplifierait le millefeuille administratif, rapprocherait la France des républiques fédérales européennes et introduirait le référendum. À vérifier que les Français réclament tout cela car l'organisation du territoire et le RIC (référendum d'initiative citoyenne, NDLR) ne bouleversent en rien leur vie quotidienne.

Cette lettre, avec ses questions ouvertes procure un champ d'expression large à tous ceux qui voudront s'en saisir. Combien s'empareront du débat ?

Les gilets jaunes, les cheminots ont-ils envie d'accuser réception et de répondre ?

Les fractures de la société ; l'aversion de certains, pour la personnalité du président ; l'opportunisme politicien ou syndical d'autres ; le jusqu'au-boutisme de quelques-uns ; l'éclatement du paysage social et politique français ; les manipulations en tout genre amplifiées par les réseaux sociaux... Les obstacles vont jalonner le retour du courrier à cette lettre.

« Peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d'accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu'on ne le croit », espère Emmanuel Macron qui prend le risque. Réponse après le 15 mars.
Pascal JALABERT

 

 
 

Pacifiques, des femmes gilets jaunes ont manifesté dans plusieurs villes

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:49:20

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Pacifiques, des femmes gilets jaunes ont manifesté dans plusieurs villes
 

 
Dimanche, au Mans, les gilets jaunes féminins battaient le pavé.
« À qui elle est la rue ? Elle est à nous » : des centaines de femmes gilets jaunes ont défilé dimanche de façon pacifique dans les rues de Toulouse, Perpignan, Le Mans, Pau ou encore Bordeaux contre le gouvernement.

Accompagnées de quelques hommes, elles étaient 90 à Pau et environ 300 au Mans, où elles ont également dénoncé les violences policières. À Bordeaux, 150 femmes, selon la police, 200 selon des manifestantes, ont défilé dans le centre-ville. En tête de cortège se trouvaient quelques « Marianne », habillées en blanc avec un bonnet phrygien et le visage maquillé en gris.

« Il n'y a que des femmes car certaines ont peur de venir le samedi par rapport à tout ce que l'on voit aux infos. Beaucoup ne se reconnaissent pas dans les gilets jaunes, là, c'est une marche des femmes en colère contre le gouvernement, certaines portaient des gilets jaunes, d'autres pas », a expliqué Christelle, 42 ans, qui a participé à toutes les manifestations depuis novembre.

À Perpignan aussi, plusieurs dizaines de femmes gilets jaunes ont tenu un rassemblement, le premier du genre pour la ville, en formant une grande ronde aux cris de « tous ensemble, tous ensemble ».

Environ 200 femmes ont marché dans la bonne humeur dans le centre de Toulouse, au lendemain d'une mobilisation record en ville, avec au moins 6 000 manifestants. Organisé pour le deuxième dimanche consécutif « avec les mêmes revendications que les hommes », le rendez-vous vise à « prouver que les femmes sont bien mobilisées dans le mouvement », a expliqué Carole Boublis, une quinquagénaire au chômage au gilet jaune frappé de l'inscription « présidente ».
« Montrer une imageplus apaisée, plus positive »

Cette « marche des femmes », à laquelle quelques hommes participaient, veut aussi « montrer une image plus apaisée, plus positive » de la mobilisation, souligne Hélène, 52 ans, cadre technique chez Airbus.

« Les femmes y sont très investies car elles prennent de plein fouet l'injustice sociale », ajoute-t-elle.

« Précarisées, discriminées, révoltées, Femmes en première ligne », proclamait la grande banderole noire de tête.

Si la plupart des slogans visent sans surprise le président Emmanuel Macron, quelques autres fusent contre « le patriarcat ».

« Nous sommes femmes, fières, et gilets jaunes et féministes », lance un groupe, tentant la synthèse.

« Nous demandons l'application effective de la loi sur l'égalité hommes-femmes » et « un milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes », dit Olivia, une secrétaire de 53 ans. Pour cette « militante féministe et écologiste », il y a « une convergence des luttes » avec les gilets jaunes.

Au moins 6 000 gilets jaunes, selon la préfecture, ont manifesté samedi à Toulouse, soit la plus forte mobilisation officiellement recensée dans la ville depuis le début du mouvement.

Cet acte IX a été émaillé de violences, qui ont fait 19 blessés légers parmi les forces de l'ordre, 13 parmi les manifestants tandis que 47 personnes ont été placées en garde à vue pour des dégradations ou des violences à l'encontre des forces de l'ordre, a indiqué la préfecture dimanche. Ils étaient 6 000 à 10 000 « gilets jaunes » samedi à Bordeaux, où il y a eu 42 interpellations et plusieurs blessés.

 

 
 

 

Fiscalité Xavier Bertrand appelle à tordre le bras aux Gafa

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:32:11

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Fiscalité Xavier Bertrand appelle à tordre le bras aux Gafa

Le président du Conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), a exhorté dimanche à « tordre le bras » aux géants du numérique (Gafa) en matière de fiscalité. Le gouvernement a appliqué le 1er janvier une taxe sur les géants du numérique, appelés Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon, etc.), sur l'ensemble de l'année 2019, pour un montant évalué à 500 millions d'euros. « Les 500 millions d'euros, c'est une blague », a lancé Bertrand.
Chambres d'agriculture Crainte de l'abstention avant les élections

En pleine crise des gilets jaunes, qui a révélé la désaffection des Français vis-à-vis des corps intermédiaires, ce sont des syndicats inquiets qui se lancent dans la course aux élections des chambres départementales d'agriculture, du 15 au 30 janvier. Alors que ce scrutin est d'ordinaire l'élection consulaire qui mobilise le plus, l'abstention pourrait battre des records dans un monde agricole affaibli économiquement et se sentant incompris.

 

 
 

Colmar Gilets jaunes : « Notre revendication n° 1, c'est le RIC »

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:09:59

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Gilets jaunes
Colmar Gilets jaunes : « Notre revendication n° 1, c'est le RIC »
Ça bouge chez les gilets jaunes colmariens. Un groupe vient de s'installer près de la déchetterie de la rue du Ladhof et s'apprête dans la semaine à déposer les statuts d'une nouvelle association. Histoire de mieux se faire entendre.

 
Au bout de la rue du Ladhof, un nouveau camp de gilets jaunes voit le jour. Le groupe tient à se structurer afin d'être mieux accueilli par les élus.
Ils ont été à la statue de la Liberté puis du côté de l'avenue de Lorraine. Mais un vote effectué « d'une manière non démocratique » au sein du groupe a poussé certains gilets jaunes, emmenés par Michaël Meguellati et Alexandre Marth, à créer leur propre campement, sur un îlot herbeux sis entre la déchetterie et l'usine d'incinération, rue du Ladhof à Colmar. « Un vote sur Facebook, ça n'est pas légal. Sinon on peut voter tout et n'importe quoi », estime Michaël, qui procédait avec quelques autres gilets jaunes au montage d'une cabane hier.

« Mais cela ne signifie pas que nous refusons de discuter avec les autres gilets jaunes, bien au contraire. S'ils veulent venir, ils seront les bienvenus et s'ils ont besoin d'entraide, nous serons là. Tous les rassemblements doivent se faire ensemble. Moi j'aime la transparence ». Mais surtout, Michaël compte déposer au cours de la semaine les statuts d'une nouvelle association qu'il présidera, appuyé par Alexandre Marth à la vice-présidence. « Nous voulons nous structurer afin d'être mieux accueillis par les élus ». En premier lieu le maire Gilbert Meyer, dont Michaël loue la bonne écoute, mais aussi le député Eric Straumann et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert. « Notre revendication n° 1, c'est le référendum d'initiative citoyenne, le RIC. Nous misons tout là dessus ».
« Nous sommes pacifiqueset nous le resterons »

Présents samedi lors des manifestations à Strasbourg, Michaël et les autres gilets jaunes du groupe se sont fait gazer par les policiers « malgré notre brassard blanc », et tandis qu'ils s'apprêtaient à partir. « Nous sommes pacifiques et nous le resterons ». Ils sont aussi bien décidés à tenir le nouveau campement « jusqu'à quand il le faudra », pas persuadés que les prochaines annonces d'Emmanuel Macron suffisent à éteindre l'incendie. Un nouveau rassemblement est d'ores et déjà programmé samedi à Colmar.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Colmar GJ « Notre revendication n° 1, c'est le RIC »

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:14:22

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Colmar GJ « Notre revendication n° 1, c'est le RIC »
 

 
Au bout de la rue du Ladhof, un nouveau camp de gilets jaunes voit le jour. Le groupe tient à se structurer afin d'être mieux accueilli par les élus.  Photo DNA/Nicolas Pinot
Ils ont été à la statue de la Liberté puis du côté de l'avenue de Lorraine. Mais un vote effectué « d'une manière non démocratique » au sein du groupe a poussé certains gilets jaunes, emmenés par Michaël Meguellati et Alexandre Marth, à créer leur propre campement, sur un îlot herbeux sis entre la déchetterie et l'usine d'incinération, rue du Ladhof à Colmar. « Un vote sur Facebook, ça n'est pas légal. Sinon on peut voter tout et n'importe quoi », estime Michaël, qui procédait avec quelques autres gilets jaunes au montage d'une cabane hier dimanche.

« Mais cela ne signifie pas que nous refusons de discuter avec les autres gilets jaunes, bien au contraire. S'ils veulent venir, ils seront les bienvenus et s'ils ont besoin d'entraide, nous serons là. Tous les rassemblements doivent se faire ensemble. Moi j'aime la transparence. »
Une association pour se structurer

Mais surtout, Michaël compte déposer au cours de la semaine les statuts d'une nouvelle association qu'il présidera, appuyé par Alexandre Marth à la vice-présidence. « Nous voulons nous structurer afin d'être mieux accueillis par les élus. » En premier lieu le maire Gilbert Meyer, dont Michaël loue la bonne écoute, mais aussi le député Eric Straumann et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert. « Notre revendication n° 1, c'est le référendum d'initiative citoyenne, le RIC. Nous misons tout là dessus. »

Présents samedi lors des manifestations à Strasbourg, Michaël et les autres gilets jaunes du groupe se sont fait gazer par les policiers « malgré notre brassard blanc », et tandis qu'ils s'apprêtaient à partir. « Nous sommes pacifiques et nous le resterons ». Ils sont aussi bien décidés à tenir le nouveau campement « jusqu'à quand il le faudra », pas persuadés que les prochaines annonces d'Emmanuel Macron suffisent à éteindre l'incendie.

Un prochain rassemblement est d'ores et déjà programmé samedi à Colmar.
Nicolas PINOT

 

 
 

STRASBOURG Manifestation des gilets jaunes : Un adolescent blessé par un lanceur de balles de défense

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:52:19

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STRASBOURG Manifestation des gilets jaunes
STRASBOURG Manifestation des gilets jaunes : Un adolescent blessé par un lanceur de balles de défense
Un adolescent a été blessé samedi à Strasbourg en marge de la manifestation des gilets jaunes qui a réuni près de 2000 personnes. Il a été touché par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors de heurts entre manifestants et forces de l'ordre.

 
Les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants aux abords du pont Kuss.
Les faits se sont produits samedi vers 16 h 30, à l'occasion de heurts entre des gilets jaunes et les forces de l'ordre dans le secteur du quai Saint-Jean à Strasbourg (lire DNA d'hier). À cet instant, la situation était particulièrement tendue au centre-ville : des manifestants qui avaient tenté d'envahir la gare venaient d'être refoulés par les gendarmes mobiles dans la rue du Maire-Kuss.

D'après la police, des effectifs de fonctionnaires en civil isolés ont alors été pris à partie par des gilets jaunes à proximité du pont Kuss. Ils auraient essuyé des jets de projectiles de la part d'un groupe de manifestants hostiles. Les policiers auraient riposté en utilisant leurs lanceurs de balles de défense (LBD).
Une plainte devrait être déposée dans la matinée

Un adolescent, qui serait âgé de 15 ans, a été touché au visage par un projectile en caoutchouc tiré par un LBD. D'après des informations relayées sur les réseaux sociaux par des groupes de gilets jaunes, il aurait été victime d'une fracture de la mâchoire, pour laquelle il aurait subi une opération de plusieurs heures.

Des photos diffusées sur internet montrent le jeune homme se comprimant la mâchoire avec une serviette, la veste ensanglantée. Dans une vidéo publiée notamment sur Twitter, on distingue le trou occasionné par le projectile au bas de la joue droite du garçon.

« Le jeune faisait partie du groupe », a indiqué une source policière, en précisant qu'une enquête allait être diligentée afin de déterminer si l'adolescent a participé activement au caillassage des forces de l'ordre, ou s'il est simplement une victime collatérale. La Direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin a avisé le parquet de Strasbourg de l'incident.
« Mon fils n'est pas un casseur »

La famille de l'adolescent devrait déposer plainte ce lundi matin à l'hôtel de police de Strasbourg.

« Mon fils n'est pas un casseur, a déclaré la mère de l'adolescent, jointe par téléphone. Tout ce que je souhaite, c'est que les choses soient réparées par rapport à mon gamin qui a une mâchoire fracturée et qui ne pourra pas aller à l'école pendant longtemps. Je demande juste aux policiers de faire leur enquête pour qu'il soit mis hors de tout ça. »

Flaure Diessé dit avoir été contactée par un témoin qui aurait filmé la scène avec son smartphone. « Il va m'envoyer la vidéo que je donnerai à la police, indique-t-elle. On voit mon fils en train de marcher, il est complètement pris de court. »

La mère précise que son garçon était allé faire du shopping samedi après-midi au centre de Strasbourg : « Il portait la veste qu'il venait d'acheter aux Halles, j'ai le ticket de caisse ! Si j'avais su qu'il y avait une manifestation, je ne l'aurais jamais laissé aller seul en ville. Pendant les manifestations des lycéens, il est resté à la maison. »

Avec la médiatisation de l'affaire entourant la blessure de son enfant, Flaure Diessé avoue redouter la récupération. Mais elle est droite dans ses bottes : « Je ne veux surtout pas entrer dans le débat gilets jaunes-CRS, qui a raison ou qui a tort. »
Antoine BONIN

 

 
 

 

Pour survivre, le fioul se met au vert

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:51:28

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Énergie
Pour survivre, le fioul se met au vert
Au gouvernement qui a annoncé son voeu de voir disparaître les chaudières au fioul d'ici dix ans, la profession répond par la création d'un biofioul, en espérant que cela pourra sauver le métier.
 

 
Alain Beysang, fournisseur de combustibles, livre du fioul chez un particulier à Guémar.
Le 14 novembre, le Premier ministre annonçait le souhait du gouvernement de voir disparaître les chaudières au fioul d'ici dix ans, cette énergie étant « chère, étrangère et polluante ». Édouard Philippe ajoutait que serait mise en place une prime à la conversion de 4 000 EUR. La déclaration a fait l'effet d'un coup de tonnerre et de massue dans la profession.

Philippe Jacquin, président du Sirca (Syndicat interrégional des combustibles d'Alsace), dénonce « la brutalité » de l'annonce et « le manque de concertation ». Comme beaucoup, il parle d'« effet d'annonce » et met en avant « l'absence de réelles alternatives ». Il rappelle qu'il y a environ 4 millions de chaudières au fioul en France et qu'un tiers des communes françaises seulement sont reliées au gaz...

« Qu'est-ce qu'on propose à ces gens-là ? La clientèle qui utilise le fioul est souvent âgée, avec des revenus relativement faibles. Elle n'a pas les moyens d'investir dans une nouvelle énergie et dans l'isolation. » Pour lui, le souhait du Premier ministre est « complètement utopique ».
Incorporer du biocarburant à base de colza

Conscient qu'il va falloir lâcher du lest pour tenter de sauver la profession, le président concède : « On sait qu'on vend un produit moyennement propre, même s'il s'est beaucoup amélioré. » La parade du syndicat est de s'engager sur du biofioul en incorporant du bioliquide, à savoir de l'EMAG (ester méthylique d'acide gras), produit à partir de colza, à l'image de ce qui se fait avec le gasoil destiné aux véhicules. Avec des objectifs chiffrés : 10 %, puis 30 % très vite, pour viser 100 % dans 50 ans. « Ça rendrait le fioul plus vert », assure Philippe Jacquin. En parallèle, le Sirca demande que la taxe soit éliminée sur la part de biofioul, pour un effet incitatif.

Selon Frédéric Plan, de la Fédération des combustibles et carburants, les chaudières actuelles fonctionnent avec un taux d'EMAG de 7 %, et doivent être testées pour une plus forte concentration : « Soit ça passe, soit au maximum il faudra adapter le brûleur. » David Collet, de la société Saps à Vieux-Thann, précise que la profession a envoyé un courrier en ce sens au député Jean-Luc Reitzer « pour qu'il fasse passer des amendements. Il faut jouer sur une fiscalité différente selon le taux d'EMAG. »

Philippe Jacquin précise que l'Alsace est une grosse région de consommation de fioul domestique, du fait du climat et du relief. Ce serait aussi la région avec le plus de revendeurs.

L'annonce aurait effrayé la clientèle et les professionnels, selon le président. « Il faut qu'on communique en disant que non, le fioul n'est pas mort, que la profession va proposer un fioul plus vert, pour rassurer les clients, faire en sorte qu'on continue de chauffer au fioul et qu'on garde nos entreprises et nos métiers. »

Alain Beysang emploie dix personnes à Guémar dans sa société Beysang produit pétrolier, du groupe Alliance Énergies. « Cette mesure a été complètement incompréhensible pour nous, confie le livreur de fioul. On est inquiet pour les conséquences sur les ménages et les salariés. » Inquiétude d'autant plus justifiée pour cet entrepreneur qu'il réalise 50 % de son chiffre d'affaires avec le fioul. Alain Beysang a néanmoins anticipé en diversifiant son activité. « On fait du granulé, du gaz propane et du GNR [gazole non routier]. Et depuis cinq ans, on s'est lancé dans l'installation et l'entretien de système de chauffage. »

Lui aussi parie sur le bioliquide de chauffage. « Ça va faire baisser les émissions de particules d'un tiers, c'est toujours bon à prendre ! » Le Haut-Rhinois dénonce « la communication de ceux qui ne seront sans doute plus en place dans dix ans ». En tout cas, constate-t-il, si « on est presque inexistant dans le neuf avec le fioul, on est très utile sur le marché périurbain et rural. »
Annick WOEHL

 

 
 

 

Commerce Un dimanche d'ouverture pour un relatif rattrapage

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:16:38

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Commerce Un dimanche d'ouverture pour un relatif rattrapage
 

 
 
Les dérogations accordées par les préfets et par certains maires (à Mulhouse, Cernay, Thann, Masevaux, Altkirch, Saint-Louis, Colmar...) devaient permettre aux commerçants, confrontés ces dernières semaines à des difficultés en raison du mouvement des gilets jaunes, des manifestations de lycéens ou de l'attentat de Strasbourg, d'améliorer leur chiffre d'affaires en travaillant notamment ce premier dimanche des soldes. Mais comme lors du premier dimanche exceptionnellement autorisé (le 30 décembre), tout le monde n'en a pas profité, hier.

Du côté de Wittenheim-Kingersheim, seules quelques enseignes comme Boulanger, Intersport, Tati ont ouvert leurs portes. « Ce sont les soldes et les gens ont profité de cette ouverture exceptionnelle », explique un des commerçants du Kaligone.
« Ce n'était pas la foule, mais il y avait de vrais consommateurs »

Chez Stokomani, « la demande a été faite par le siège et nous réalisons aujourd'hui une bonne journée, indique Élodie, la responsable adjointe du magasin. Il faut pouvoir trouver le personnel disponible un dimanche. Là, nous sommes à cinq pour assurer l'ouverture. Financièrement, c'est une journée intéressante, puisque la journée sera récupérée et payée double. Mais cela reste un dimanche de janvier froid et pluvieux ».

Les grandes surfaces du secteur sont en revanche restées fermées, sauf le magasin Auchan, ouvert dès 10 h.

Dans le centre de Mulhouse, la Galerie de la rue du Sauvage, la Porte Jeune et la plupart des commerçants associés aux Vitrines de Mulhouse ont monté leur rideau et les clients sont venus. Pas en masse, certes, mais ils ont profité de l'aubaine des soldes et d'un petit coup de pouce supplémentaire de l'association : 10 EUR offerts dès 150 EUR d'achats. Sophie Julien, des Vitrines de Mulhouse le confirme : « Ce n'était pas la foule, mais il y avait de vrais consommateurs. Nous avons distribué sur cette journée plus de 270 chèques. Cela donne une idée. Certaines enseignes ont vraiment bien travaillé et nous avons eu des retours de clients satisfaits de pouvoir profiter d'un dimanche avec moins d'affluences dans les rues et les magasins ».

Du côté de Colmar, les commerçants interrogés évoquaient « une belle affluence », mais avec davantage de badauds que d'acheteurs. Succès mitigé aussi à Altkirch, où n'étaient ouverts qu'une petite dizaine de commerces du centre-ville.

Les autorisations d'ouverture seront renouvelées une dernière fois dimanche prochain, dans les mêmes agglomérations.
A.C. avec C.D. et N.L.

 

 
 

Le patrimoine du massif bientôt « au bout des doigts »

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:17:59

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Jean-Paul Rothiot, membre de la Fédération des sociétés savantes des Vosges, est l'auteur des notices de la rue Chanzy, à Mirecourt, où se trouvent plusieurs cours intérieures d'époque Renaissance. Photo Vosges Matin/Jean-Charles Olé
Le projet n'en est encore qu'aux balbutiements, mais la Fédération des sociétés savantes des Vosges compte bien valoriser le patrimoine de son département, via l'application Weekisto.

« Les Vosges au bout des doigts », c'est le nom du projet qui vient de recevoir le premier prix de la fondation du comité des travaux scientifiques et historiques de l'Académie des sciences morales et politique. Ce n'est pas rien. Et 3000 EUR pour mener à bien ce projet tourné vers les nouvelles technologies, ce n'est pas négligeable non plus.
Réunir le savoir des érudits locaux et les moyens modernes de communication

Réunir le savoir des érudits locaux et les moyens modernes de communication pour les partager au plus grand nombre, tel est le but de ce projet.

Pour le moment, seule la rue Chanzy à Mirecourt est signalée par des notices d'historiens locaux. « Nous sommes en période test », souligne Christian Euriat, président de la fédération, qui regroupe pas moins de 26 associations autour de la recherche historique, archéologique et, par extension, scientifique, et autour de la valorisation du patrimoine.

Créée en 2016 par Jean Touchard, l'appli Weekisto « permet aux fans d'histoire de disposer des informations mises en ligne par les acteurs qui tentent de valoriser un pan de l'histoire locale ». Elle est téléchargeable gratuitement sur toutes les plateformes numériques.

L'histoire de Paris, du département de la Sarthe, des Hautes-Alpes ou encore de l'Ariège y est déjà répertoriée. Et bientôt toute l'histoire des Vosges, à commencer par « sa partie sud-ouest, très rurale et ne disposant pas des atouts touristiques du massif », indique le président de la Fédération des sociétés savantes des Vosges.

Le modèle économique de la start-up Weekisto repose sur un système d'abonnement (avec des collectivités territoriales ou autres). « Il est possible d'entrer autant de notices que l'on souhaite, en accord avec la collectivité. Cela fonctionne comme une base de données », explique Christian Euriat, qui attend l'accord de la communauté de communes de Mirecout-Dompaire et de la commune de Vittel pour commencer à alimenter l'application. À court terme, les historiens vosgiens espèrent bien « faire rapidement tache d'huile » sur l'ensemble du département.

Weekisto est avant tout un progiciel dont l'activité première est « d'être une passerelle entre les recherches de spécialistes et la demande de connaissances certifiées pour l'élaboration de cartes ou de devoirs numériques notamment », explique Jean Touchard.

Dans cette aventure, la fédération des sociétés savantes réalise les notices ou participe à leur rédaction avec les offices de tourisme. « Mais dans les deux cas, nous garantissons la validité scientifique des notices », prévient le passionné d'histoire.

Véritable ouverture sur le patrimoine local, l'appli peut permettre d'améliorer l'attractivité d'un territoire, en faisant la promotion du tourisme culturel.
Céline DUCHEMIN

 

 
 

Stetten Voeux du Nouvel-An : Pascal Turri passe la main

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:10:53

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Stetten Voeux du Nouvel-An
Stetten Voeux du Nouvel-An : Pascal Turri passe la main
Pascal Turri ne briguera pas un nouveau mandat municipal à Stetten en 2020. Celui qui préside aux destinées de cette commune de 350 habitants depuis 2001 souhaite dès à présent « passer le relais, pour que l'équipe puisse poursuivre la route tracée ». Il siégera comme conseiller jusqu'à la fin du mandat.

 
L'omniprésent sur tous les chantiers communaux Philippe Butsch a été mis à l'honneur.
« Ce sera la fin d'une belle aventure qui a débuté en 1995, en qualité de conseiller et en 2001 en qualité de maire. C'est une décision mûrement réfléchie, mais qui n'est pas sans provoquer un pincement au coeur car ces 18 ans à la tête de la commune m'ont profondément marqué », a expliqué Pascal Turri qui attend désormais que sa démission soit acceptée par le préfet.

Il s'est attaché à décrire « une fonction, certes prenante, mais noble, enrichissante passionnante. Noble, car c'est une fierté de représenter la population de notre communauté, de défendre ses intérêts et de participer à la mise en oeuvre des réformes publiques. Enrichissante à travers les rencontres avec les habitants et la reconnaissance et le respect témoigné tout au long de ces mandats. »
De nombreuses réalisations

Car pour Pascal Turri, « cette reconnaissance est encore celle de la cohésion au sein de la population, de la générosité et l'engagement des habitants quand on fait appel à eux, de la solidarité dans les moments difficiles ». Enfin, la fonction a été « passionnante à travers les nombreuses réalisations qui ont vu le jour durant ces 18 années ». Et de citer parmi elles l'assainissement, l'aménagement et la sécurisation de la traversée, le réaménagement des rues du Général-de-Gaulle, de la Liberté, de la Paix, de la Première Armée, l'Entr'Acte, le plateau sportif, la place et le monument du Souvenir ou la vitalité de la vie associative.

Avant cette annonce de démission et la cérémonie d'échange des voeux, des images accompagnées par Punch Orchestra n'ont pas manqué de mettre en relief les grandes réalisations millésimées 2018. En premier lieu, la révision de la carte communale, afin de répondre au mieux à un objectif de densité, a été poursuivie, bien que contrariée par une position des services de I'Etat, qui remettent en question la philosophie du document initial.

Durant l'année écoulée, outre l'entretien général des espaces publics, des rues et bâtiments, la commune a procédé à la réfection de l'escalier de l'église et la réalisation d'un parvis à l'église. Ces travaux supervisés par Christian Fuchs, ont bénéficié d'une subvention de 3 000 EUR émanant du conseil départemental et plus particulièrement des fonds alloués par la vice-présidente Bernadette Groff.

Autre chantier mené à bien en 2018, la première tranche de travaux à la salle polyvalente, avec le remplacement des fenêtres de toit et du système de désenfumage. Ces travaux réalisés, les travaux de plâtrerie et peinture des sous-faces des rampants de la toiture pourront être entrepris. Ces travaux ont bénéficié d'un fonds de concours de Saint-Louis Agglomération.
P-B M

 

 
 

 

Hirsingue Une cérémonie de voeux simple et dynamique

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:13:16

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Hirsingue Une cérémonie de voeux simple et dynamique
 

 
Le maire d'Hirsingue Armand Reinhard affichait hier un large sourire au moment de présenter ses voeux. Photo L'Alsace/F.Zo.
Pas de longs discours, pas d'énumération de chiffres. Le maire d'Hirsingue Armand Reinhard, qui tient chaque année à ce « moment de rencontre et de partage », avait à coeur hier de présenter ses voeux de manière vivante aux forces vives du village, présentes en nombre au Dorfhus. Présents également, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, la sénatrice Patricia Schillinger, le conseiller départemental Nicolas Jander, ou encore le président du PETR François Eichholtzer, ont pu profiter de cette cérémonie dynamique qui a débuté et terminé en chanson avec plusieurs interprétations de la troupe de l'Académie du spectacle.

Entre-temps, le maire a fait défiler une longue et belle série de photos pour montrer celles et ceux qui font ce qu'est Hirsingue au quotidien. « Un bourg centre sundgauvien dynamique que l'on construit autour de quatre axes, la vie économique, la vie associative, la vie scolaire et la vie municipale », a présenté le premier magistrat qui a ensuite mis en lumière le conseil du jeune citoyen (CJC), le conseil des aînés et la structure d'insertion La Passerelle entres autres. « Leurs différents travaux sont essentiels pour la commune, souriait Armand Reinhard. Il est important de continuer à cultiver le lien entre les élus et les aînés, mais aussi entre les élus et les jeunes. Toutes les parties d'Hirsingue vivent ensemble et cela se voit par exemple au parc nature et loisirs où il y a une cohabitation intergénérationnelle. »
Épicerie solidaire et objectif 4e fleur

Le projet d'une épicerie sociale et solidaire a également été brièvement évoqué, tout comme l'objectif de décrocher une 4e « fleur » au Concours des villes et villages fleuris. « Nous devons y parvenir avec l'aide des commerçants, des agriculteurs et des associations », a-t-il tenu à souligner.

L'élu a aussi fait part de son bonheur de voir la place de l'église et ses bâtiments - qui ont complètement changé de visages depuis son premier mandat - devenir encore plus le coeur de la municipalité avec 13 des 40 associations qui y sont installés. Puis, il a fait part de la vie économique de la commune qui compte 114 commerces, entreprises ou travailleurs indépendants pour un total de 1 100 emplois sur Hirsingue.

Avant de prendre rendez-vous avec ses concitoyens pour les voeux 2020 qui auront lieu au Cosec et marqueront l'histoire d'Hirsingue comme étant les derniers du maire Armand Reinhard qui ne se représentera pas après 25 ans à la tête de la commune.
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

Sundgau Toujours beaucoup de projets pour le village

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:27:07

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Sundgau Toujours beaucoup de projets pour le village
 

 
Nouveaux habitants, jeunes ayant atteint la majorité, bébés 2018 ont été mis à l'honneur.  Photo L'Alsace/Mireille Comparon
Les bébés de 2018, les jeunes devenus majeurs et les nouveaux habitants ont été mis à l'honneur en présence des maires des communes voisines, des représentants des forces constituées locales, des forces vives du village ainsi que des membres du conseil municipal. La cérémonie s'est terminée autour du verre de l'amitié.

Pierre Schmitt, fier de sa commune qui compte 375 habitants, a remercié les bénévoles s'investissant dans le village, l'Amicale des donneurs de sang participant au financement de la cérémonie des voeux ainsi qu'aux cadeaux de Noël des aînés, organisant la fête de la bière et la fête tricolore et aux dons du sang. Et enfin, les sapeurs-pompiers pour l'organisation du marché aux puces ont aussi été salués. À propos des corps de premières interventions (CPI), « nous devrons absolument passer par le regroupement des CPI des villages alentours comme Hagenbach ou Balschwiller », s'est exprimé l'élu. Il profite de l'occasion pour lancer un appel aux jeunes qui voudraient bien consacrer un peu de leur temps à la formation de JSP. Remerciements également aux pêcheurs, à la chorale, aux musiciens - Pierre, organiste, Jacky, guitariste, et Tsei Lin, flûtiste -, au conseil de fabrique présidé par Dominique Grienenberger et aux deux troupes de théâtre.

Concernant les projets de 2018, ils n'ont pas tous abouti totalement. Si l'accessibilité à l'église et au cimetière est terminée, il manque toujours les deux portillons du portail y donnant accès. La parcelle léguée par Léon Greter pour l'euro symbolique et sur laquelle est implantée la Croix appartient désormais à la commune. L'acquisition du terrain de Madame et Monsieur Martin est en suspens, suite à leur décès. Pour ce qui est de l'aire de jeux, la fontaine d'eau a été réparée, une clôture côté propriété et d'un pare ballons côté jardins ont été mis en place pour un montant de 3 387 EUR. La Croix Amberg de 1805, qui avait été accidenté, a retrouvé sa place. Faute de transcription de terrain, l'installation de l'abri bus avait pris du retard. Le problème étant réglé, les travaux vont commencer et seront réalisés par l'entreprise MTP pour un montant de 11 545 EUR. Enfin, une subvention a été accordée au travers du DETR (40 % de 17 052 EUR) pour la réfection du mur du cimetière devant être réalisée par l'entreprise Mezzaroba.

Quant aux projets de 2019, la décision de remplacer le parquet de l'église par un carrelage avec chauffage au sol devrait être prise une fois les devis reçus et « nous reviendrons vers vous pour organiser les travaux de démontages des bancs et les travaux de préparation », explique Pierre Schmitt. Un devis a été demandé également pour la réfection de la rue du Canal ainsi que de deux tabourets-syphon pour l'évacuation des eaux pluviales. Quant à l'aménagement du chemin le Holtzweg dont le montant s'élève à 33 141,30 EUR, des subventions de la DETR et de l'association foncière vont être demandées.
M.C.

 

 
 

Vallée de Munster Voeux et distinctions

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:37:44

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Vallée de Munster Voeux et distinctions
 

 
Des médailles pour quatre personnes méritantes.  Photo L'Alsace/Claude Braunschweig
Après avoir accueilli et salué les nombreuses personnes ayant répondu à l'invitation de la municipalité, parmi lesquelles Denise Buhl suppléante du député et conseillère régionale, Francis Kleirz conseiller régional, Alain Grappe vice président du conseil départemental et Karine Pagliarulo, Marc Jung, président de la CCRG, les représentants de la gendarmerie et des Brigades vertes, les maires et adjoints des communes voisines ainsi que les nouveaux habitants qui ont porté à 1098 le chiffre de la population, Nella Wagner a évoqué les réalisations de l'année écoulée.

Pour l'année à venir, les travaux de mise aux normes de l'électricité se poursuivront en collaboration avec le lycée Deck, avec lequel la commune a signé un partenariat, et une nouvelle journée citoyenne se déroulera le samedi 18 mai. La rénovation de la salle polyvalente est également au programme et surtout le conseil entreprendra un travail de fond sur le PLUI (PLan d'Urbanisme Intercommunal).

Après avoir remercié pour leur engagement à tous, les membres du conseil et leurs conjoints, le personnel communal, les enseignants, les sapeurs-pompiers, les bénévoles des associations et surtout tous ceux qui étaient présents lors de la journée citoyenne, elle a procédé avec ses invités à la remise de distinctions à quatre personnes particulièrement méritantes.

Jean-Luc Galliath, membre du conseil depuis 35 ans, s'est vu décerner la médaille d'honneur régionale, départementale et communale en or, l'or également pour Alain Hetsch pour 35 ans de service comme agent communal, l'argent pour Noelle Boll pour 20 ans de présence et la médaille du conseil départemental pour Gilbert Fretz, maire honoraire et président de l'association du jumelage franco-belge depuis de nombreuses années.

 

 
 

Sud Alsace Du bleu dans un tableau quasi noir !

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:42:12

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Sud Alsace Du bleu dans un tableau quasi noir !
 

 
Éric Bringel a présenté ses voeux.  Photo L'Alsace/M.C.
« Arrêtons d'être négatifs, soyons positifs ! ». Eric Bringel, maire de Buethwiller, trouve toujours à remonter le moral de ses concitoyens malgré l'ambiance nationale qui vire au noir complet.

Le Foyer des donneurs du sang, mis à la disposition de la commune pour l'occasion des voeux du maire par l'Amicale des donneurs du sang présidée par Patricia Marck, a été investi par une bonne centaine d'habitants ainsi que plusieurs premiers magistrats des communes environnantes, les représentants des corps constitués, des forces vives. Aux côtés du maire, bien sûr son conseil municipal mais également Pierre Schmitt, président de la Communauté de commune Sud Alsace - Largue, invité également à faire part du bilan et des projets de son institution.

Eric Bringel est revenu sur les événements qui ont assombri le paysage local, national mais aussi mondial en 2018. « Il est important que l'Europe, l'État, la Région, le Département, les intercommunalités, les communes, les agriculteurs et chacun d'entre nous redoublent de vigilance et d'ingéniosité dans les futurs investissements afin d'atténuer au maximum les conséquences les plus néfastes liées à ces événements de moins en moins exceptionnels. Gandhi disait que la terre possède assez de ressources pour répondre au besoin de tous, mais pas assez pour satisfaire l'avidité de quelques-uns ». À propos des gilets jaunes, « je fais le constat que nous aussi, petite commune rurale, sommes des gilets jaunes, que l'écart se creuse dramatiquement entre l'État et le peuple, et surtout le monde rural, entre ceux qui décident et ceux qui subissent ».

Autre point abordé, la première demi-journée citoyenne qui a connu un énorme succès. « Cette démarche participative a permis de passer un moment convivial et pour 2019 nous allons la reconduire ». Éric Bringel s'est ensuite efforcé d'expliquer que l'installation des nouveaux compteurs Linky, dès le 16 janvier dans les bâtiments communaux, relève d'un service public « dont la gestion et l'exécution sont assurées par le gestionnaire du réseau dans le respect de la loi et du réglemente ». Le maire ne peut donc pas s'y opposer. D'importants travaux ont été réalisés en 2018 : au presbytère, remplacement de la porte, réfection des escaliers et des mains courantes du presbytère (10 965 EUR), installation de quatre chaudières à gaz (12 100 EUR), reprise des conduites d'eau pour éviter le gel (2 562 EUR), installation d'une nouvelle salle de bains (10 000 EUR). Une sirène pour prévenir la population en cas d'incident a été installée (6 548 EUR) et la rénovation du monument aux morts a été réalisée (2 976 EUR).
Projets pour 2019

S'il reste encore à réaliser le rallongement des mains courantes (3 120 EUR), il est prévu l'aménagement de la placette à l'entrée du village (7 110 EUR dont 811 EUR de subvention du Conseil départemental et 1 200 EUR de la Région du Grand Est). Une demande de subvention a été demandée au titre de la DETR pour les travaux de remise en état du Chemin Niedertraubachweg (17 000 EUR).

Un sentier pédestre ou VTT dénommé « Sentier des casemates » est en discussion avec les maires des communes voisines et la Commission du patrimoine de la Communauté de communes Sud Alsace - Largue. Il longera les abris de nos soldats. Appel est lancé auprès de bonnes volontés pour aider sa réalisation. Éric Bringel n'a pas oublié de dire un gentil mot sur chacune des nombreuses associations villageoises « qui ont un lien commun : manger. Ce n'est pas pour rien que les gens de Buethwiller portent un sobriquet : les Waidsegg (les bons vivants) ! »
Mireille Comparon

 

 
 

Schlierbach Le maire Bernard Juchs prône l'écoute et le dialogue

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:34:25

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Schlierbach Le maire Bernard Juchs prône l'écoute et le dialogue
 

 
Bernard Juchs : un discours convaincant et profondément humaniste.  Photos L'Alsace/J.-L.N.
En préambule de la cérémonie des voeux à Schlierbach, vendredi soir, le magicien Anthony Giebel a exécuté d'époustouflants numéros devant un public sidéré, dont le député Bruno Fuchs, Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, le conseiller départemental Daniel Adrian, le président de Saint-Louis agglomération Alain Girny, la sénatrice Patricia Schillinger, ainsi que de nombreux maires et adjoints.

L'illusionniste a ainsi placé la barre haute pour Bernard Juchs. Mais le premier magistrat a bien pris les cartes en main avec un nouveau discours qui sortait des sentiers battus. Une allocution loin des stéréotypes qui se contentent d'égrener une lise de bilans et de projets, prononcée avec autant de conviction que d'humanisme. Le maire a commencé par évoquer l'exposition photo sur le passé, organisée par la conseillère Lucette D'Amico : « Elle a permis de mieux comprendre notre identité. C'est nous, élus et citoyens, qui la définissons ensemble, la construisons, la transformons. »
La nouvelle collectivité d'Alsace, « projet intelligent »

Autre sujet identitaire, la nouvelle collectivité Alsace, « un projet intelligent ». Et la France, qui « n'est elle-même que lorsque les Français sont à la hauteur, comme le soulignait le Général de Gaulle ». Sans oublier l'Europe, incontournable pour garantir la paix. Bernard Juchs a également évoqué la protection de l'environnement, très active à Schlierbach, qui a vu sa troisième libellule maintenue. Dans une vision globale avec des solutions locales.

En incorrigible humaniste, Bernard Juchs a parlé du mouvement des gilets jaunes : « L'indignation et la colère sont légitimes quand c'est au nom de la justice et de la dignité humaine. Elle ne l'est pas quand elle cautionne la bêtise, la violence, les propos racistes et antisémites, le lynchage de policiers et de pompiers [...]. La commune mettra dès lundi un cahier de doléances à disposition des Schlierbachois pour recueillir leurs critiques, leurs avis et leurs propositions. Prenons le temps de nous battre avec cette tentation de se dire : "après moi le déluge" ».
En 2019, pas de bouleversement

Le maire a également souligné l'ambition collective que permet l'appartenance de la commune à Saint-Louis agglomération. Au niveau des projets pour 2019, dernière année pleine du mandat avant les élections de 2020, pas de bouleversement en vue. Avec la concrétisation du nouveau PLU, la poursuite d'un développement harmonieux et raisonnable, le rond-point tant attendu rue de Kembs, et toujours la protection de l'environnement, une des priorités à Schlierbach.

Le député Bruno Fuchs a, lui, évoqué la crise actuelle, « qui couve depuis 60 ans et qui peut mener à un bouleversement total du système ». À l'issue de la soirée, Bernard Juchs a rendu un vibrant hommage à Yann Brissieux, « un adjoint remarquable, rare, qui a l'intelligence du coeur », qui déménage dans sa région d'origine, la Bretagne, après 12 années à Schlierbach.
Jean-Luc NUSSBAUMER

 

 
 

Uffholtz De nombreux habitants honorés lors de la cérémonie des voeux

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:35:28

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Uffholtz De nombreux habitants honorés lors de la cérémonie des voeux
 

 
l'équipe du foyer Saint-Erasme d'Uffholtz avec les adjoints et conseillers. Photo L'Alsace/Sylvie Reiff
Les invités étaient nombreux, vendredi soir, dans la salle de l'Espérance à Uffholtz, à l'occasion de la cérémonie des voeux du maire Jean-Paul Welterlen. Parmi eux, des élus, maires et conseillers de nombreuses communes voisines, des membres d'associations, locales ou voisines, et de nombreux habitants du village. L'expression « Vous êtes venus parce que vous avez un lien avec Uffholtz, que vous soutenez cette commune, que vous y travaillez, que vous y habitez », reprise tout au long des voeux, « est une expression de ralliement proclamée lors de notre randonnée théâtralisée de la plaine au sommet d'Uffholtz, lors de la 16e fenêtre de l'avent que nous, le conseil municipal, avions animée », a précisé le maire.

 

Début des travauxde la nouvelle piscine en février

Après le retour sur l'année 2018 et les projets, la construction d'un nouveau périscolaire puis la rénovation de la salle de l'Espérance, l'extinction de l'éclairage public entre minuit et 5 h du matin, tout comme à Steinbach, la commune voisine, le maire a énuméré ses déceptions, la disparition du corps des sapeurs-pompiers bénévoles entre autres, et ses bonheurs qui proviennent tous d'initiatives et de participations spontanées de citoyens et de toute son équipe municipale.

Gilbert Stoeckel, vice-président de la com com, a ensuite brièvement pris la parole pour présenter les voeux de la communauté de communes Thann-Cernay, rappeler ses nombreuses compétences - de l'eau à la culture, en passant par la petite enfance - et annoncer le début des travaux de la nouvelle piscine programmés en février. Lors de cette cérémonie des voeux, de nombreux habitants du village ont été honorés : toute l'équipe du foyer Saint-Erasme qui a fêté les 18 ans du Festival des fenêtres de l'avent et qui se partagera un jéroboam. À l'honneur également, le groupe « déco » qui organise les décorations collectives de Noël ; Messieurs Cuenat et Lizala, qui ont prolongé la journée citoyenne pour donner un nouveau toit à l'ancienne morgue au cimetière ; trois jeunes filles qui se sont investies dans les jobs d'été et pour le repas des aînés. Il s'agit de Louise, Marie et Ines qui est également écocavalière. Ont également été salués : Aymeric Nouvier, qui est allé avec d'autres jeunes du Pays Thur Doller chercher la flamme du souvenir à Verdun ; Dylan Vanmaele, meilleur apprenti de France dans la catégorie arts de la table et service ; Jacqueline Braun, qui a fait don de l'orgue de son père à la commune ; Bernadette Jehel pour sa participation à un ultra trail de 170 km ; Nathalie Halloy Rumelhardt, championne du monde vétéran de marche sportive, et enfin Serge Cuciz, l'accordéoniste du village toujours là au bon moment au bon endroit.

Josée Burger, présidente des donneurs de sang, a également honoré ses donneurs : Catherine André, Corinne Fuchs et Sylve Walliang, qui a dépassé les 100 dons. Le maire a ensuite convié l'assemblée à partager le verre de l'amitié.
Sylvie REIFF

 

 
 

Soppe-le-bas Les inondations de juin et leurs conséquences

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:36:22

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Soppe-le-bas Les inondations de juin et leurs conséquences
 

 
Le maire Richard Mazajczyk entouré de ses adjoints (Carlo Schweitzer absent) et de ses invités.  Photo L'Alsace/JMR
En attendant l'arrivée des invités à la cérémonie des voeux dans la salle communale de Soppe-le-Bas, les habitants ont pu profiter de l'exposition présentée par la section Histoire et Patrimoine, à l'occasion du 11 novembre, sur la vie durant la guerre 14/18.

Après avoir salué les élus et représentants des communes voisines, des institutions civiles, militaires et religieuses, et les invités officiels, le maire, Richard Mazajczyk, a commencé son allocution en abordant, à l'instar probablement de tous ses collègues élus, l'actualité nationale en espérant que chacun des acteurs fasse des efforts de dialogue, s'organise pour se concerter. Dans un rapide tour d'horizon de 2018, il a cité le nouvel éco-point, la nouvelle mairie et l'école élémentaire, le haras du Soultzbach, et bien sûr, les inondations du 4 juin. Cet épisode qui a beaucoup impacté le village et la population, a fortement bousculé les projets de la municipalité pour le reste de l'année passée, et même pour 2019. C'est d'ailleurs cet épineux dossier qui va accaparer l'attention des élus cette année : « Je vous promets de faire tout mon possible et de mettre toute mon énergie afin que les habitants perçoivent cette année le fruit de notre travail et puissent dormir tranquille en ne pensant plus à surélever leurs meubles les jours d'orage. Cela devient intolérable », a assuré le maire.

Parmi les autres projets, il a mentionné la réfection des enrobés de la rue de Bretten et de la rue des Juifs, la réalisation d'une maison de santé rurale dans l'ancienne école élémentaire, des équipements au cimetière, la réfection partielle de l'éclairage public, de la toiture de l'église et des vitraux. « Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit sont les maîtres mots de notre ligne de conduite, mais ne brûlons pas les étapes, il n'y a pas de baguette magique », a conclu le maire en adressant ses voeux à l'assistance. Le président Laurent Lerch, a rappelé les actions de la com com et ses nouvelles compétences, et a salué le travail du conseil municipal. Le député Raphaël Schellenberger, a abordé le sentiment d'abandon des territoires ruraux, dont les problématiques différentes ne sont pas toujours prises en compte, et a souhaité que les élus de la République s'adaptent rapidement.
JMR

 

 
 

Gommersdorf Accident : Contre un arbre

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:56:57

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Gommersdorf Accident
Gommersdorf Accident : Contre un arbre
Une jeune femme de 24 ans a été grièvement blessée dans un accident de circulation hier dimanche à 11 h sur la D419 entre Dannemarie et Ballersdorf, dans le Sundgau.

 
L'accident s'est produit entre Dannemarie et Ballersdorf. La conductrice a été évacuée par hélicoptère.
Alors qu'elle circulait sur une ligne droite, par temps clair mais sur chaussée humide, l'automobiliste de 24 ans a perdu le contrôle de son véhicule pour une raison indéterminée à proximité d'un corps de ferme situé sur le ban communal de Gommersdorf. Le côté gauche de la voiture a heurté un arbre puis l'auto s'est retournée avant de finir sa course sur le toit dans un pré dont la clôture a été arrachée.

Agée de 24 ans, la conductrice altkirchoise a été secourue par les sapeurs-pompiers de Gommersdorf, Dannemarie, Altkirch et Montreux-Vieux sous le commandement du lieutenant Emmanuel Schirch, ainsi que par l'équipage de l'HeliSmur. Sérieusement blessée mais consciente lors de la désincarcération, elle a été évacuée par les airs vers le centre hospitalier Emile-Muller de Mulhouse. Les gendarmes de la brigade de Dannemarie se sont rendus sur place, de même que les agents de l'unité routière d'Altkirch qui ont procédé à la régulation du trafic durant environ deux heures.

 

 
 

 

Sundgau : Collision, sortie de route et incendie

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:56:24

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Sundgau
Sundgau : Collision, sortie de route et incendie

 
Un des véhicules accidenté samedi à Hausgauen.
Hausgauen
Collision entre deux voitures

Une collision s'est produite samedi vers 13 h, rue de la Vallée à Hausgauen, tronçon de la D16, entre deux véhicules. La circulation a été coupée et déviée plus d'une heure. Le centre de première intervention était sur place, tout comme les sapeurs-pompiers d'Altkirch et de Waldighoffen, de même que les gendarmes d'Altkirch. Les deux automobilistes ont été évacués au centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch.
Gommersdorf

Une conductrice héliportée

Une automobiliste qui avait percuté un arbre entre Dannemarie et Ballersdorf, sur le ban de Gommersdorf, a été évacuée par hélicoptère hier matin. (Pages Région)
Dannemarie

Feu de benne

Hier vers 17 h 20, un incendie s'est déclaré dans une cour, rue de Delle à Dannemarie, dans une benne contenant des déchets de carton et PVC. Il a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers de Dannemarie.

 

 
 

 

Bennwihr : La voiture dans les vignes

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 05:58:47

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Bennwihr
Bennwihr : La voiture dans les vignes

 
La voiture a endommagé quelques rayons de vignes hier à Bennwihr.
Un automobiliste a perdu le contrôle de sa voiture hier peu après 6 h du matin alors qu'il circulait sur la RD 4 à Bennwihr. La BMW a quitté la chaussée pour s'enfoncer dans les vignes.

Les sapeurs-pompiers du corps local, de Kaysersberg et Colmar sont intervenus. Ils ont transporté trois des quatre occupants, deux hommes âgés de 24 ans et une adolescente de 17 ans, légèrement blessés à l'hôpital.
LE BONHOMME Voiture en feu

Une voiture accidentée a pris feu hier peu après 6 h du matin, sur la RD 415 à hauteur de l'intersection entre la RD 415 et la route vers le lac Blanc. Les sapeurs-pompiers sont intervenus avec une lance.
WINTZENHEIM Voiture abandonnée

Les sapeurs-pompiers ont été alertés hier peu avant 6 h 15 pour un véhicule accidenté le long du contournement de Wintzenheim, sur la RD 417. Le break Volvo était presque dans le fossé. Sur place, les secours n'ont trouvé personne.

 

 
 

 

Accidents route et faits divers

Publié dans le panorama le Lundi 14 janvier 2019 à 06:19:48

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Accidents route et faits divers
Strasbourg Un gilet jaune poursuivi pour violences, un adolescent blessé par un tir des forces de l'ordre
Un homme de 36 ans a été déféré hier devant le parquet de Strasbourg, à la suite des débordements survenus la veille lors de la manifestation des gilets jaunes. Il aurait jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, rue du Maire-Kuss, à proximité de la gare. D'après les images de vidéosurveillance visionnées par les enquêteurs, il aurait notamment lancé des bouteilles et un panneau. L'homme est déjà connu de la justice. Il devra répondre de violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Parmi la douzaine de personnes placées en garde à vue samedi - dix-huit avaient été interpellées au total -, la plupart ont été relâchées hier. Certaines font l'objet d'une convocation en justice, d'autres d'une poursuite d'enquête. Plusieurs procédures ont été classées sans suite. Seul un manifestant a vu sa garde à vue prolongée par le parquet.

Par ailleurs, un adolescent a été touché au visage par un lanceur de balles de défense utilisé par les forces de l'ordre, samedi vers 16 h 30, dans le secteur du quai Saint-Jean. La famille devrait déposer plainte ce lundi matin. « Mon fils n'est pas un casseur », a déclaré la mère de l'adolescent, jointe par téléphone. Elle précise que son garçon était allé faire du shopping au centre de Strasbourg. « Tout ce que je souhaite, c'est que les choses soient réparées par rapport à mon gamin, qui a une mâchoire fracturée et qui ne pourra pas aller à l'école pendant longtemps. Je demande juste aux policiers de faire leur enquête pour qu'il soit mis hors de tout ça. » Une source policière a indiqué qu'une enquête allait être diligentée afin de déterminer si l'adolescent a participé activement au caillassage des forces de l'ordre, ou s'il est simplement une victime collatérale.
Gommersdorf La voiture finit sur le toit

Un accident de circulation s'est produit hier, à 11 h, sur la D419 entre Dannemarie et Ballersdorf, sur le ban communal de Gommersdorf. Alors qu'elle circulait sur une ligne droite, par temps clair mais sur une chaussée humide, une Altkirchoise de 24 ans a perdu le contrôle de son véhicule, qui a heurté un arbre et a fini sa course sur le toit, dans un pré dont la clôture a été arrachée. Secourue par les sapeurs-pompiers, la jeune conductrice, sérieusement blessée mais consciente, a été évacuée vers le centre hospitalier Emile-Muller de Mulhouse. La circulation a été peu perturbée.
NIEDERENTZEN Le fils tué, le père grièvement blessé

Les gendarmes du peloton de Sainte-Croix-en-Plaine enquêtent pour déterminer les causes de l'accident survenu samedi vers 17 h sur l'autoroute A35 (nos éditions d'hier). À hauteur de Niederentzen en direction de Colmar, un Renault Koleos a subitement changé de trajectoire, heurté la glissière de sécurité, puis le pont, avant de s'immobiliser sur le toit. Sous le choc, le passager, un habitant de Lunéville âgé de 43 ans, a été éjecté et tué sur le coup. Au volant, son père, âgé de 71 ans et domicilié à Laxou, était prisonnier dans l'habitacle. Les sapeurs-pompiers l'ont désincarcéré après près de 40 minutes d'effort. Son pronostic vital n'est pas engagé.
A35 Une voiture s'encastre sous un camion

Un accident est survenu hier, vers 18 h 30, sur l'A35, au niveau de l'aire du Haut-Koenigsbourg, dans le sens Colmar-Strasbourg. Un Sélestadien, au volant d'une berline, a percuté par l'arrière un camion venu de République Tchèque. Le routier était en train de manoeuvrer pour se ranger sur le côté, afin de procéder au changement légal de conducteur. L'aire située en amont étant pleine, il avait choisi de le faire sur le bas-côté. Derrière, la voiture n'a pu l'éviter. Le choc a été violent : la voiture s'est encastrée sous le poids lourd, jusqu'au niveau du tableau de bord. Le chauffeur a pu sortir indemne du véhicule, aidé par les routiers. Positif au premier dépistage d'alcoolémie, le Sélestadien a été conduit vers l'hôpital de Hautepierre. L'accident a provoqué un fort embouteillage, jusqu'à 5 km en amont. Le camion devant être dépanné sur place, la circulation est restée perturbée, sur une voie, pendant plusieurs heures.