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GRAND EST - Le malaise dépasse l'Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:20:45

© L'alsace, Samedi le 12 Janvier 2019
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GRAND EST - Le malaise dépasse l'Alsace
 

 
L'hémicycle du conseil régional à Metz. DR
La loi du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des treize régions françaises aura réussi un premier exploit en ravivant l'autonomisme alsacien. Depuis mardi, elle en affiche un deuxième : la création d'un groupe, dans une collectivité locale, basée sur des considérations territoriales et identitaires, et non plus politiques ou idéologiques.
Les centres de décision s'éloignent

Au-delà d'être inédit, l'émergence de ce groupe « Alsace et Territoires » au sein du Grand Est relève plus d'un malaise profond et diffus que de l'aventure individuelle et calculatrice mise en avant par la majorité régionale.

L'émergence de ce groupe « géolocalisé » intervient entre la crise des gilets jaunes et l'ouverture du grand débat national voulu par l'État.

Elle fait aussi suite au congrès des maires de France, où se sont exprimées l'inquiétude et la lassitude d'élus locaux qui se sentent dépossédés par des intercommunalités qui ont pris un poids considérable ces dernières années. Les citoyens, eux, sont effrayés par le gigantisme de la mondialisation, qui leur donne le sentiment de ne plus être maîtres de leur vie.

L'ouverture et l'agrandissement effrayent. La crise que connaît aujourd'hui le pays est traversée par la question du recul des services publics et de la proximité. Si elle est peu évoquée, cette problématique concerne aussi l'organisation institutionnelle du pays, qui a vu progressivement s'éloigner les centres de décision des intercommunalités et des conseils régionaux. La région Grand Est est grande comme deux fois la Belgique, et sa capitale, Strasbourg, est excentrée. Dans un pays culturellement centralisé, cet éloignement est décuplé.

Décidées dans un souci de rationalisation, ces orientations n'ont fait qu'alimenter ce sentiment d'abandon et de déclassement que la crise économique et la désindustrialisation avaient déjà largement contribué à faire émerger.
La création du groupe n'a suscité que des réactions politiciennes

La création du groupe « Alsace et Territoires » n'aura suscité que des réactions politiciennes, entre les promoteurs du Grand Est et les partisans de la collectivité européenne d'Alsace, qui sont bien loin du trouble et des enjeux qu'elle révèle.

Aux yeux des Progressistes, la question de la refondation de l'Alsace et de la signature de l'accord de Matignon est « une fois de plus source de divisions » au sein de l'assemblée. Pour leur chef de file, Jean-Pierre Masseret, la création de ce nouveau groupe « démontre l'incapacité de la majorité à faire vivre l'unité régionale », les « viles querelles intestines » venant « ralentir la construction politique du Grand Est ».

Trouver des boucs émissaires, c'est ce qu'il y a de plus facile en politique. Ça dédouane de toute responsabilité.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Institutions politiques et population : le divorce

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:04:02

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Institutions politiques et population : le divorce
 

 
C'est une étude qui vient confirmer l'impression de défiance envers la classe politique d'une partie de la population déjà exprimée par les gilets jaunes.

Le 10e baromètre annuel de la confiance politique du Cevipof (Sciences-Po), publié vendredi, dresse un bilan inquiétant de la santé démocratique du pays, avec des « niveaux de défiance alarmants », constate son directeur Martial Foucault. Mais l'étude témoigne aussi de très fortes attentes de régénération qui expliquent en partie le soutien accordé par l'opinion publique au mouvement de contestation actuel, révélateur d'une crise de la représentation politique. Les Français voient ainsi majoritairement dans ce mouvement un « renouvellement de la démocratie » (62 %) plutôt qu'une « menace » pour celle-ci (34 %), souligne l'étude.
Macron et Philippeau plus bas

Dans le détail, les cotes de confiance d'Emmanuel Macron et d'Édouard Philippe sont à leur plus bas historique : 23 % (-13 points par rapport à l'an passé) pour le chef de l'État, et 25 % (-11 points) pour le Premier ministre. Les députés ne sont pas beaucoup mieux lotis : 31 % d'opinion favorable (-4 points).

Seuls, les maires parviennent à susciter majoritairement la confiance (58 %, +3 points), traduisant une forte demande de proximité des électeurs.

La confiance dans les syndicats (27 %), les médias (23 %) ou les partis politiques (9 %) stagne également à des niveaux très bas. Inversement, les hôpitaux (78 %), les PME (78 %), l'armée (74 %), la police (74 %) ou l'école (69 %) restent très majoritairement appréciés.

Plus globalement, seuls 27 % des sondés estiment que la démocratie fonctionne bien en France (-9 points) et à peine 14 % (-2 points) jugent que les responsables politiques se préoccupent de ce que les « gens comme vous » pensent.
Lassitude, morositéet méfiance

Lassitude (32 %, +7), morosité (31 %, +8) et méfiance (29 %, +4) sont les trois mots qui expriment le mieux l'état d'esprit des Français. Leur sévérité est extrême à l'égard de la politique qui leur inspire très majoritairement des sentiments négatifs : méfiance (37 %, -2), dégoût (32 %, +7), ennui (8 %) ou peur (4 %).

Logiquement, le référendum fait l'objet d'une appréciation croissante : 70 % des sondés (+8 points) estiment qu'il « devrait y avoir des référendums sur la plupart des questions importantes », en phase là aussi avec la demande d'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) portée par les « gilets jaunes » et leur appel à la démocratie directe.
Enquête réalisée en ligne par Opinionway du 13 au 24 décembre 2018 auprès de 2 116 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

 
 

 

Strasbourg Municipales 2020 strasbourg - Sylvain Waserman : « Je soutiendrai le candidat LaREM »

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:06:04

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Strasbourg Municipales 2020
strasbourg - Sylvain Waserman : « Je soutiendrai le candidat LaREM »
Sylvain Waserman sera-t-il candidat à Strasbourg, aux municipales de 2020 ? Le député jure qu'il soutiendra le candidat qui s'inscrira dans la dynamique présidentielle.
 

 
Le Cube, la permanence parlementaire du député Sylvain Waserman, a accueilli ce vendredi soir une rencontre avec les forces vices de la circonscription.
Ils étaient tous là ce vendredi soir pour la cérémonie des voeux des habitants de la circonscription : des représentants d'associations, les forces vives de la deuxième circonscription du Bas-Rhin. Et quelques politiques, à commencer par Thierry Michels, le député (LaREM) de la première circonscription. Mais aussi Anne Meunier, Thomas Rémond, président du MoDem Alsace, et sa collègue Catherine Zuber (MoDem), conseillère municipale de Strasbourg, Patrick Depyl, maire de La Wantzenau...

Entouré de Christel Kohler, sa suppléante, Sylvain Waserman, le député de Strasbourg-Illkirch a fixé la feuille de route pour 2019. Avec le lancement du « grand débat » annoncé par Emmanuel Macron. Le parlementaire MoDem est prêt à contribuer à « ces nouvelles formes de consultations pour créer ces circuits courts avec les citoyens ».
« Il n'y aura pas de guerre des chefs... »

Sylvain Waserman lorgne-t-il vers la mairie de Strasbourg au printemps 2020, comme certains le prétendent. Interrogé par les DNA en marge de la cérémonie, l'élu ne s'est pas dérobé. « Je soutiendrai avec force et avec détermination le candidat qui s'inscrira dans la majorité présidentielle. Alain Fontanel pourrait incarner une nouvelle étape de la vie de Strasbourg. C'est un très bon candidat. Et il n'y aura pas de guerre des chefs... »

L'intéressé pourrait-il cependant figurer sur une liste ? « Pourquoi pas », sourit le vice-président de l'Assemblée nationale, qui n'en dira pas plus.

« Strasbourg doit être une ville emblème d'une logique nouvelle », plaide-t-il. Avec ou sans Sylvain Waserman ? Réponse dans la deuxième partie de l'année, après les Européennes. Lorsqu'En Marche aura trouvé sa tête de liste.
Dominique DUWIG

 

 
 

 

Strasbourg Politique strasbourg - Municipales : qui à gauche en 2020 ?

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:48:48

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Strasbourg Politique
strasbourg - Municipales : qui à gauche en 2020 ?
Que reste-t-il du bloc PS-EELV qui a permis à Roland Ries de proroger son bail à la mairie en 2014 ? Après des primaires fratricides, puis le sacre de Macron à l'Élysée qui a renversé l'échiquier politique, le maire a dû recoller les ailes macroniste et hamoniste, détachées du vaisseau amiral du PS allié aux écolos. Reste-t-il des candidats naturels dans le puzzle de la gauche ?
 

 
Qui sera tête de liste à gauche avec quelle majorité en 2020 ?
Comme pour la droite (DNA du 30 décembre), on peut parler d'un émiettement sans précédent à gauche lors du second mandat consécutif de Roland Ries, qui s'achève dans 14 mois.
Une majorité patchwork

Pour tenter de colmater les brèches d'une majorité patchwork, le toujours socialiste Roland Ries - que certains estiment plus macroniste qu'il ne le montre en public - a dû déployer des trésors d'ingéniosité politique. Allant jusqu'à s'auto-exclure des groupes de sa majorité fragmentée pour ne s'afficher - de trop près - avec personne.

Et ce, notamment, sous la pression de « Strasbourg, Énergies positives » - le groupe le plus important en nombre (23 élus), pilier de la majorité « riesienne » depuis deux mandats.
Pression des socialistes, canal historique

Constitué de ce qui reste du contingent de socialistes, canal historique, de la liste de 2014, le groupe donne le « la » de la partition jouée dans l'hémicycle depuis deux mandats.

Dans cette entité, présidée par l'ex-député socialiste de Neudorf Philippe Bies, figurent aussi les cadors du parti. Dont notamment la N° 1 du PS 67, Pernelle Richardot, ainsi que Catherine Trautmann, Robert Herrmann ou Mathieu Cahn.

Au total, onze adjoints et cinq conseillers délégués participent à l'exécutif municipal. Sans oublier l'urgentiste Syamak Agha Babaei, qui a quitté le PS, mais qui est resté dans le groupe.
Macronistes et hamonistes ciblés

« Strasbourg, Énergies positives » a pris pour cible ceux qui ont quitté le navire, suite à l'onde de choc de la présidentielle et des législatives en 2017. À commencer par le groupe « Strasbourg En Marche », constitué de neuf membres, dont huit ont quitté la sphère des socialistes et apparentés. Avec, à leur tête, celui qui est présenté comme le dauphin de Roland Ries au grand désespoir des leaders du PS : Alain Fontanel.

Seconde cible du groupe majoritaire, les partisans locaux de Benoît Hamon, vainqueur de la primaire à la présidentielle, qui n'ont jamais eu voix au chapitre socialiste départemental pour autant. Fustigés pour leur « arrogance », ces anciens MJS - « aux dents longues », diront leurs adversaires, ou « ambitieux pour leur ville », selon leurs défenseurs - ont pour chefs de file Paul Meyer et Jean-Baptiste Gernet.

Ces derniers avaient réussi à fédérer des écologistes en rupture de ban E ric Schultz, Édith Peirotes et Abdelkarim Ramdane - ainsi que « Monsieur sport sur ordonnance », le Dr Alexandre Feltz. Avant que ces désormais non-inscrits ne reprennent leurs distances avec « la Coopérative Génération.s » et leur indépendance, sans doute pour peser davantage et/ou faire monter les enchères pour les municipales à venir.
Ripostes différentes selon les groupes

Si le groupe macroniste de la majorité fait plutôt le dos rond dans sa stratégie de riposte face aux attaques frontales du groupe PS, les hamonistes, au contraire, leur rendent coup pour coup, tout en continuant à gouverner et voter les mêmes délibérations... Ce qui fait le délice de l'opposition de droite qui assiste au spectacle, en comptant les points.

Reste les sept écologistes du groupe EELV originel, emmenés par Alain Jund. Alliés de circonstance du groupe PS, dans leur lutte à l'intérieur de la majorité pour préserver leur sphère d'influence contre la Coopérative qui lorgne sur la gauche de la gauche, ils s'attaquent eux aussi, de manière plus idéologique, à la politique des Marcheurs.
Tout semble ouvert, en apparence seulement...

À partir de là, tout est plus ouvert que jamais. D'autant que Roland Ries ne se présentera plus à sa succession en 2020 - même si le bruit court régulièrement qu'il serait obligé de se présenter car il serait l'unique dénominateur commun de cet attelage composite. En apparence seulement. Car il en est un autre qui dirige un paquebot constitué d'un assemblage tout aussi hétéroclite : à savoir son concurrent direct de 2014, Robert Herrmann.

Le président de l'Eurométropole gouverne en effet une coalition droite-gauche inédite. Et, dans les faits, son expérience du pouvoir, des alliances, des coups bas politiciens, voire des écueils de précampagne municipale en font, à 63 ans, un des candidats les plus redoutables à la succession de Roland Ries. Sauf qu'en l'état, à lui seul, il ne dispose pas de l'assise nécessaire pour caresser l'idée de s'asseoir dans le fauteuil du maire.

Le premier caillou dans sa chaussure s'avère être un autre socialiste, Philippe Bies. L'ancien député de Strasbourg 2, âgé de 54 ans, est plus proche de l'appareil du PS 67. Et notamment de sa présidente, Pernelle Richardot - qui lui a cédé son siège d'adjoint de Neudorf lorsqu'il a perdu aux législatives 2017 face à Sylvain Waserman... Sauf que personne ne sait ce que pèse le PS version post-Macron à Strasbourg aujourd'hui. « Pas grand-chose », concède spontanément un élu socialiste de longue date.

Toujours est-il que cette légitimité « naturelle » de l'ancien parlementaire s'appuie, elle aussi, sur une connaissance aiguë des rouages de la politique strasbourgeoise. C'est d'ailleurs parce qu'il sait qu'il faut frapper fort et (très) vite que Philippe Bies a dégainé le premier, en lançant son association « Strasbourg Demain » en juin dernier. Avant d'annoncer, dans la foulée (DNA du 12 septembre), son intention d'être candidat à la tête de liste du PS, avec une ébauche de programme sous le coude. À verser dans le pot commun. Reste à savoir si Robert Herrmann aura envie de contribuer au pot, s'il n'est pas lui-même tête de liste ?
Un dîner (presque) parfait

Rien n'est moins sûr. C'est de ce sujet, précisément, dont il est question lors de « dîners du dimanche soir » dans la galaxie Herrmann. Lors d'un dernier rendez-vous en fin d'année, les leaders socialistes ont accordé leurs violons : en martelant qu'il faut faire front commun, sinon ce sera cuit en 2020. Philippe Bies et ses proches ayant manifestement compris que sans leur allié Robert Herrmann et ses différents réseaux économiques et politiques, la mairie leur était inaccessible.

Par conséquent, de primaire, il n'en est plus question : plus personne n'en veut. Si la question de la tête de liste n'est pas encore officiellement réglée, elle peut cependant difficilement échapper à l'aîné des deux candidats, qui n'a jamais caché jusqu'ici son peu d'attrait pour une fonction parlementaire. Ce qui est moins le cas de son concurrent...

Et sachant qu'il devrait y avoir d'autres échéances électorales à venir - en particulier les sénatoriales en 2020, voire en 2021 (si elles sont repoussées), un peu d'aide du président de l'Eurométropole ne sera pas de trop - le précédent à cette fonction a fini lui-même sénateur (Jacques Bigot).
Passer le cap des Européennes

Du côté des macronistes, la tête de liste peut difficilement échapper à Alain Fontanel, premier adjoint. Poussé depuis deux mandats par son mentor strasbourgeois Roland Ries, il est le leader local d'En Marche et s'est montré proche d'Emmanuel Macron, lors de ses différents déplacements dans la capitale alsacienne.

Essoré au national par les dossiers Benalla, puis les gilets jaunes, le parti présidentiel, largement en avance sur tous les autres suite à la vague macronienne, devra passer le test des Européennes sans trop de casse, pour espérer mettre le premier adjoint sur les bons rails pour 2020.
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

Faire liste commune dès le 1er tour ou y aller seul ?
Tout favoris qu'ils sont à gauche, les deux têtes de liste potentielles du centre gauche Alain Fontanel et de la gauche classique Robert Herrmann ne pourront y aller seuls, en raison de la fragmentation des partis traditionnels et du risque de dispersion des voix.

? En particulier avec l'arrivée des Insoumis, qui change radicalement la donne à gauche de la gauche. Même si leur leader national Jean-Luc Mélenchon connaît un trou d'air politique.

? De leur côté, les Verts seront tentés de présenter une liste écologiste à part - boostés par les Européennes, où ils font traditionnellement leur meilleur score. Leur leader, Alain Jund, va-t-il retourner au charbon ou passera-t-il son tour pour laisser la jeune garde comme Jeanne Barseghian monter au front en tête de liste ?

? Les socialistes Robert Herrmann et Philippe Bies auront sans doute les yeux de Chimène pour les écolos et ce dès le 1er tour pour compenser la fuite d'une partie de leur électorat de gauche(vers les Insoumis et la Coopérative) et du centre (vers En Marche). Ainsi que pour Syamak Agha Babaei qui est assez populaire à la gauche de la gauche, et qui a lancé son « labo citoyen » pour faire de la politique autrement.

? Tandis que du côté des marcheurs, Alain Fontanel devra tenter l'alliance à gauche avec les hamonistes, chez qui Paul Meyer semble prêt à bâtir une liste de la Coopérative. Et en même temps, faire le plein au centre droit : fera-t-il des propositions aux AGIR de Fabienne Keller ? Voire au républicain modéré Frédéric Bierry ou encore au député Sylvain Waserman (MoDem), si l'un ou l'autre décidait de se lancer dans l'aventure ?

? Beaucoup d'incertitudes planent encore aujourd'hui à 14 mois des municipales. Mais on devrait commencer à y voir plus clair avec les alliances pour les Européennes du mois de mai prochain.
Ph.D.

 

Les nationalistes à la conquête de l'Europe

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:07:40

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Les nationalistes à la conquête de l'Europe
 

 
À Koblenz, en janvier 2017 : Frauke Petry (AfD, Allemagne - elle a depuis quitté le parti), Marine Le Pen, Matteo Salvini (Ligue, Italie), Geert Wilders (Parti pour la liberté, Pays-Bas), Harald Wilmski (FPÖ, Autriche) et Markus Pretzell (AfD). Photo Roberto PFEIL/AFP
Un parlement de Strasbourg dominé par les nationalistes, extrémistes de droite et autres populistes ? C'est la menace brandie par Emmanuel Macron et nombre de dirigeants à cinq mois des élections. Le duel est déjà annoncé, revendiqué : Orban-Salvini d'un côté, Macron-Merkel de l'autre.
La surprise Vox

Une certitude, les nationalistes progressent d'une élection à l'autre dans tous les Etats-membres. Dernier en date l'Espagne, sans extrême droite depuis la dictature de Franco, qui voit soudain surgir Vox.

« Un cas d'école », analyse le politologue Nicolas Lebourg, coauteur des Droites extrêmes en Europe (Seuil). « Dans un pays ravagé par la crise économique, il a fallu la conjonction avec la crise politique des partis au pouvoir, et une crise culturelle née de la question catalane, pour que l'extrême droite émerge ». En clair, il n'y a jamais une seule explication. Et si la crise des migrants de 2015 joue un rôle essentiel, elle n'est pas seule en cause.
Dispersion à Strasbourg

Les nationalistes se divisent d'ailleurs sur la question, en fonction de leurs intérêts nationaux : la Ligue italienne réclame une répartition des migrants dans toute l'Union, quand la Hongrie la refuse absolument. Ce n'est pas la seule divergence : Vox est plutôt pro-européen, quand l'AfD programme la sortie de l'Union ; le NV-A flamand a les mêmes racines identitaires que la Ligue (ex du Nord), mais n'est pas fasciste ; le PPV néerlandais professe une tolérance sur les moeurs choquante pour le PiS polonais...

Ces divergences s'expriment à Strasbourg dans la diversité des appartenances. Le Fidesz hongrois siège avec les conservateurs (dont LR), le PiS polonais dans un autre groupe avec les conservateurs britanniques, la Ligue italienne dans un troisième avec le Ukip antieuropéen britannique, et le Rassemblement national dans un quatrième avec le PVV !
Grandes manoeuvres

Les grandes manoeuvres ont cependant commencé. Matteo Salvini était mercredi à Varsovie pour plaider avec le PiS « un retour de l'Europe à son identité et ses racines judéo-chrétiennes ». Marine Le Pen était en octobre chez Salvini, et aurait des contacts avec Orban. Pendant ce temps, le chef de file des conservateurs, l'Allemand Manfred Weber, drague Salvini et Orban, mais rejette Le Pen... « Le modèle, c'est Viktor Orban, estime Nicolas Lebourg : une droite autoritaire, nationaliste et démocratique, révisant la démocratie de manière populiste ».

Avec quel objectif pour l'Europe ? Ces mouvements, estime Alexander Clarkson (King's College London) dans Politico, « ne veulent pas démanteler l'Union européenne, mais la reconfigurer à leur manière ». Rendez-vous fin mai, et après.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Cahiers de doléances : ce que veulent les Français

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:10:51

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Cahiers de doléances : ce que veulent les Français
 

 
La participation à l'opération « mairies ouvertes » a été la plus forte en zone rurale, surtout auprès des classes populaires et des inactifs. Photo Luc CHAILLOT
Quelles revendications émergeront du grand débat organisé en réponse au mouvement des gilets jaunes ? Les cahiers de doléances ouverts dans les mairies donnent un avant-goût des préoccupations des Français. L'Association des maires ruraux les remettra lundi à Emmanuel Macron, au Premier ministre et aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Les citoyens qui se sont rendus dans les mairies veulent d'abord plus de justice sociale et fiscale, davantage de démocratie et de transparence, et se sentent déclassés. Ces sujets dominent les cahiers de doléances, d'après une synthèse des contributions que nous avons pu consulter. Cette note a été rédigée pour Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales, à partir des cahiers de doléances de plus de 500 communes dans 19 départements. Les maires les ont fait remonter aux préfets, qui ont fait un travail de synthèse pour aider l'exécutif à sentir le pouls de la France à la veille du grand débat.

Les cahiers de doléances ont été ouverts dans près de 5 000 communes. La participation a été la plus forte en zone rurale, surtout auprès des classes populaires et des inactifs.
« Supprimer les avantages de la Première dame »

Les contributions recoupent souvent les revendications sur les ronds-points. La défiance exprimée vis-à-vis des « privilégiés » de la France d'en haut se traduit par plusieurs propositions : réduire la rémunération des élus et leur nombre, limiter les privilèges des puissants et supprimer les avantages de la Première dame. Beaucoup trouvent que certains Français et certaines entreprises gagnent trop d'argent et ne payent pas assez d'impôts. Le rétablissement de l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) revient sans cesse.

La question du pouvoir d'achat est omniprésente, notamment celui des smicards et des retraités. La TVA et la taxe carbone concentrent les critiques, tandis que certains veulent une augmentation des dépenses sociales.

Seuls les maires trouvent grâce aux yeux des contributeurs qui reprochent aux dirigeants de ne plus représenter le peuple. Ils réclament la proportionnelle, la suppression du Sénat et la prise en compte du vote blanc. Le RIC (Référendum d'initiative citoyen) a autant de succès sur les cahiers de doléances que sur les ronds-points.
Une France qui se sent sacrifiée

Le sentiment que la France rurale est sacrifiée au profit de la France des villes et des métropoles est très fort. Les ruraux en veulent pour preuve la disparition des services publics, les déserts médicaux et leurs problèmes de mobilité. La limitation de vitesse à 80 km/h reste un sujet de crispation. Les Français qui se sont exprimés dans les mairies déplorent l'absence d'ascenseur social. L'immigration est une autre de leurs préoccupations, avec la peur d'une perte d'identité et d'un dérapage des dépenses sociales.

Par contre, l'environnement est très peu évoqué dans les cahiers de doléances et la question du mariage pour tous ne figure dans aucune des contributions passées au crible dans 19 départements. Le gouvernement craint cependant qu'elle s'invite lors du grand débat.

La balle est maintenant dans le camp d'Emmanuel Macron. « C'est désormais à lui dans son courrier aux Français de prendre l'engagement d'entendre véritablement les Français, et de ne pas manquer l'occasion historique de redonner de la crédibilité à l'action publique et politique », prévient Vanik Berberian, le président des maires ruraux.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Le tableau noir du mal-être enseignant

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:23:18

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Le tableau noir du mal-être enseignant
 

 
La solitude de l'enseignant dans sa classe peut être synonyme de souffrance. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Le récent succès du mot-clé #Pasdevague sur les réseaux sociaux a révélé l'ampleur du malaise au sein de l'Éducation nationale (L'Alsace du 20 octobre), dont la crise de s recrutements était déjà un indice palpable. Des difficultés qui ne sont certes pas spécifiques à l'Alsace , mais que les différents syndicats de la région dénoncent de manière régulière et assez unanime.
« C'est à bout de larmes qu'ils parlent »

« De la souffrance, il y en a, oui !, soupire Laurence Hopp-Fischer, à l'Unsa 67. On le voit aux signalements consignés dans les fiches des RSST qui nous parviennent ». RSST - registres santé et sécurité au travail - mis à disposition des personnels dans les établissements pour relayer tous types de problèmes professionnels, physiques ou psychiques, mais dont l'utilisation ou la transmission est loin d'être systématique.

Au Snuipp 68, par exemple, on évalue qu'une cinquantaine de fiches remontent chaque année dans le département du Haut-Rhin, la plupart émanant du premier degré et dont une moitié aborde des « problèmes d'élèves ». Dans le second degré, il s'agit plutôt de « difficultés matérielles ou relationnelles avec l'équipe de direction ». Un constat que corroborent surtout les témoignages que les militants syndicaux recueillent en masse, sans les quantifier. À l'Unsa 67, c'est presque quotidien, et « c 'est à bout de larmes que les collègues parlent, quand ils n'en peuvent plus ». Pour le Sgen-CFDT, il est certain que « le mal-être s'intensifie ».

Le Snalc, syndicat de profs de collèges et de lycées, évalue que, parmi ses 500 adhérents en Alsace, « une bonne cinquantaine est en souffrance, dix étant dans un état grave ». « On entend parler de suicides dans les établissements depuis environ dix ans » , s'attriste le président strasbourgeois Jean-Pierre Gavrilovic.
Des taux d'absencerelativement stables

Des profs qui mettent fin à leur jour, « cela existe, et à l'université aussi, on ne connaît pas les chiffres et il est difficile de savoir ce qui et lié au travail ou relève de la vie privée », indique Élisabeth Augé, directrice de la MGEN 68 - Mutuelle générale de l'Éducation nationale - qui rencontre « des professionnels de 57 ou 58 ans épuisés, qui n'en peuvent plus et se demandent comment ils vont tenir. »

Pour autant, les taux globaux d'absence, incluant les arrêts maladie ou congés longue durée, sont « relativement stables » ces dernières années, autour de 5 % dans l'académie (5,2 % pour le premier degré, 4,3 % dans le second) et même « moins important qu'au niveau national » (5,8 % et 4,6 %), selon Jean-Pierre Laurent, secrétaire général adjoint de l'académie de Strasbourg et directeur des ressources humaines.

À la lecture du bilan social, ce dernier ne voit « pas de recrudescence » d'un mal-être, tout en admettant qu'on ne peut « sans doute pas l'appréhender de ce seul point de vue. » De fait, argumentent les syndicats, des profs peuvent prendre sur eux par conscience professionnelle, parce qu'ils culpabilisent d'être absents, qu'ils appréhendent de « ne pas terminer le programme ». Résultat : « i ls vont craquer pendant les vacances », ou « d'une autre manière, pour un mal de dos, par exemple, et c'est le burn-out. »

Au niveau national, il est établi que les démissions de jeunes profs sont en hausse. L'académie n'a pas de telles statistiques, mais observe que les demandes de bilans auprès des conseillers « nouvelle carrière » au rectorat, pour des projets de mobilité en interne mais aussi de réorientation professionnelle, sont en « forte augmentation », passées de 246 en 2010-2011 à 381 en 2016-2017.

Ainsi, à rebours de l'image de fonctionnaires privilégiés véhiculée par l'opinion publique, les profs peuvent se sentir déconsidérés, n'ayant pour eux « ni la paye, ni la reconnaissance sociale », selon l'expression du Sgen-CFDT. Et néanmoins le sentiment qu'on exige toujours plus d'eux.
« La grande majoritése dépatouille »

« Il y a une différence entre la commande de l'institution et ce qui est possible en classe », développent les syndicats, de sorte que « l a grande majorité se dépatouille, fait semblant d'y répondre et tout le monde le sait. » C'est particulièrement le cas face aux vagues successives de réformes, en particulier celle du collège, appliquée de manière très inégale selon les équipes.

En outre, rappelle le SNPDEN, syndicat des personnels de direction, « les élèves d'aujourd'hui demandent une adaptation permanente ; c'est compliqué, entre les valeurs de chacun et le travail au quotidien ». Les profs, contraints de « gérer certains qui ne veulent pas être là » , se retrouvent « seuls face à un groupe, une situation professionnelle qui n'existe pas ailleurs » , analyse le Sgen-CFDT.

Cet isolement peut expliquer un mal-être, voire le renforcer. D'autant que l'Éducation nationale, s tructure fortement pyramidale, mise sur la bonne volonté de chacun, davantage que sur les pratiques collaboratives, tout en les considérant comme nécessaires. C'est, ironise un syndicaliste, « u n système napoléonien, avec des idéaux du XIXe siècle, et qui n'est pas entré dans le XXIe  siècle ».
Textes : Catherine CHENCINER LIRE la suite de ce dossier demain: la démarche de prévention du rectorat.

 

 
 

 

colmar - hopitaux civils - « Dans le mur si on ne change rien »

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:53:48

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Colmar Hôpitaux civils
colmar - hopitaux civils - « Dans le mur si on ne change rien »
Pour la première fois les Hôpitaux civils de Colmar ont, en 2018, terminé l'année en déficit. Signe, selon Jean-Marie Woehl, président du comité médical d'établissement des HCC, que le système de santé tel qu'il est organisé est en bout de course.
 

 
Pour le docteur Jean-Marie Woehl, président du conseil médical d'établissement des hôpitaux civils de Colmar, 2019 sera l'année de la dernière chance pour notre système de santé.
DNA : Comment les HCC, jusqu'ici à l'équilibre, ont-ils pu passer dans le rouge cette année, au point de demander l'aide de l'ARS pour boucler le budget ?

Jean-Marie Woehl : « Ce déficit est mécanique. Il est le fruit notamment d'un plan tout à fait justifié de valorisation salariale décidé par le précédent gouvernement il y a deux ou trois ans. Cela a pour conséquence, sans augmenter les effectifs, un surcoût de 3 millions d'euros sur notre budget. D'autres décisions ont des impacts budgétaires sur l'hôpital, sans compensation financière : la prise en charge du transport, qui nous a coûté 700 000 EUR cette année, la traçabilité des médicaments et l'enregistrement des molécules onéreuses, qui seront mis en place en 2019 et qui vont également impacter nos budgets. »
« Une révolution culturelle pour le système de santé »

Lors de votre allocution, vendredi soir, aux voeux des HCC, vous estimez que notre système de santé n'est plus le meilleur du monde. Pourquoi ?

« Je suis vice-président de la commission nationale des comités médicaux d'établissement. Et à ce titre, je peux vous dire que le monde médical partage sur le fond le constat qui a été dressé le 18 septembre 2018 par Emmanuel Macron lors de sa présentation de la stratégie nationale de transformation du système de santé, Ma Santé 2022. L'enjeu financier est tel qu'il occulte bien souvent la réflexion de fond. Le temps médical se réduit, la double tutelle de la CAF et du ministère nous confine dans deux mondes parallèles alors qu'on aurait besoin de règles communes. Notre système d'information est obsolète, le côté médicotechnique est survalorisé par rapport à l'acte intellectuel de réflexion et de synthèse. En conséquence, une énième réforme de l'hôpital ne sera pas suffisante. Il nous faut transformer et décloisonner. Si on ne change rien, on va dans le mur. »

Le constat est inquiétant, pourtant vous parlez d'un projet stimulant.

« Oui, il s'agit d'une révolution culturelle pour le système de santé. Il va falloir passer de silos hermétiques à un travail en commun avec la médecine de ville et les professionnels de santé libéraux. Il y a des choses que nous avons tenté d'anticiper à différents niveaux à Colmar et qui satisfont les généralistes. Depuis 5 ou 6 ans par exemple, nous avons mis en place un accès téléphonique du lundi au samedi de 8 h 30 à 18 h 30 aux médecins de l'hôpital. Les généralistes peuvent appeler un médecin hospitalier pour parler d'un cas particulier, demander conseil. Cela évite notamment des passages aux urgences. Dans sept ou huit spécialités, cela fonctionne très bien. C'est par des choses comme celles-ci qu'on va y arriver. »

Colmar, qui est une ville moyenne, a-t-elle des atouts à faire valoir dans le cadre de cette réforme ?

« Oui, sa taille d'abord. Avec un bassin de proximité de 410 000 habitants, le groupement hospitalier territorial 11 (GHT 11), dont Colmar est l'établissement de référence, peut se découper en quatre ou cinq zones de proximité. Car le coeur de la réforme, ce sont les futures communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui doivent regrouper tous les interlocuteurs en ville et les libéraux sur une zone de moins de 100 000 habitants. C'est exactement ce qui nous manque : un interlocuteur en ville pour pouvoir échanger et pour intégrer ses représentants dans nos propres structures. C'est ça l'enjeu de 2019. Si on arrive à faire ça, on arrivera à sauver notre système de santé. Si on n'y arrive pas, avec la pression démographique et financière, le système va imploser. »
Propos recueillispar Marie-lise PERRIN

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:50:06

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Rapportages

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Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Une maison jaune à Kaysersberg ?
Il avait déjà fourni une roulotte aux gilets jaunes colmariens (retrouvée incendiée dans un champ à Bischwihr fin décembre, NDLR). Il envisage désormais de créer une « maison des gilets jaunes » à Kaysersberg. C'est en tout cas le message que Christophe Kleitz a bombé à la peinture jaune sur les palissades entourant le Bura Gschaft, son ancien magasin, et la maison attenante, le long de la RD 415 à Kaysersberg-Alspach. Les deux bâtiments paraissent à l'abandon depuis qu'ils ont brûlé il y a trois ans. Mais cette nouvelle perspective n'est pas de nature à réjouir le voisinage.
Ils ont pris la porte... dérobée

Les gilets jaunes attendaient patiemment dans le hall d'entrée de la salle polyvalente de Houssen mardi soir avant les voeux du maire Christian Klinger. Ils ont ainsi vu passer nombre d'élus du secteur. Tous sauf le député Eric Straumann et la sénatrice Patricia Schillinger qui sont entrés par une porte dérobée. Mais ils ont échangé avec les « gilets » après les discours, autour d'un verre et d'une galette des rois.
L'exemple colmarien...

Dans son dernier « Mot de la semaine », Gilbert Meyer se félicite qu'il n'y ait pas eu de débordement ni de casse quand 2000 gilets jaunes ont parcouru les rues de Colmar samedi dernier. Plaidant pour que le gouvernement écoute les élus « de terrain », « au coeur de la démocratie de proximité », Gilbert Meyer dit s'ouvrir aux gilets jaunes qu'il a reçus les 3 et 5 janvier. Un cahier de doléances a également été ouvert en mairie cette semaine.
Deiss déplace des montagnes

Jean-Michel Deiss figure au palmarès 2019 des grands prix de la Revue du vin de France, remis ce jeudi. Le bouillant vigneron de Bergheim, apôtre du terroir mais pas toujours prophète en son vignoble, a reçu le prix spécial du jury parce qu'il « déplace des montagnes » en Alsace. « Longtemps pris pour un illuminé, Jean-Michel Deiss a su imposer la complantation (le fait de planter différents cépages dans une même vigne, NDLR) afin de laisser s'exprimer les terroirs volcaniques, sédimentaires et cristallins », écrit la revue. Qui rappelle aussi que son autre cheval de bataille, la « dégustation géo-sensorielle », fait l'objet d'un diplôme depuis cette année à l'université de Strasbourg.

 

 
 

 

zapping - Quel Espoir sans Rodenstein ?

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:50:42

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le zapping
zapping - Quel Espoir sans Rodenstein ?
 

 
Poursuivre le travail d'Espoir sans son fondateur, Bernard Rodenstein. C'est le défi que doit relever le bureau de l'association qui désignera, en avril, la personne qui succédera au créateur de l'emblématique structure colmarienne. Quant au pasteur, sûrement usé par près de 50 années de combats contre la précarité, saura-t-il couper le cordon avec son « bébé » ? C'est toute la question... (dessin Phil)
Les célèbres pics vosgiens...

Alerte avalanche dans les Vosges ! Après les récentes chutes de neige, le risque de coulées est élevé dans les pentes raides du massif. C'est la préfecture du Haut-Rhin qui le dit, sur son compte Twitter. Le message est accompagné d'une photo. On y voit une énorme avalanche dévaler une montagne, beaucoup trop abrupte et rocailleuse pour laisser penser qu'il s'agit des Vosges. Quant au texte, il est truffé d'emojis, ces petits pictogrammes figuratifs et colorés. Celui associé aux Vosges a plus l'allure d'un pic alpin que d'un ballon vosgien. Que les géants californiens du numérique n'aient pas créé un emoji spécifique pour les Vosges peut se comprendre. Que la préfecture du Haut-Rhin n'ait aucune image de son territoire pour illustrer son propos est moins crédible.
Ils ont pris la porte... dérobée

Les gilets jaunes attendaient patiemment dans le hall d'entrée de la salle polyvalente de Houssen, mardi soir, avant la cérémonie des voeux du maire. Ils ont ainsi vu passer tout le gratin et nombre d'élus de la commune et du secteur. Tous sauf le député Eric Straumann et la sénatrice Patricia Schillinger, qui ont pénétré dans la salle par une porte dérobée. Cela n'a pas empêché les deux d'échanger avec les ''gilets'' après les discours autour d'un verre et d'une galette des rois.
Du jaune aussi pour le Tour

Gilbert Meyer s'est félicité d'avoir décroché, pour la quatrième fois, le titre de ville étape du Tour de France 2019. Et ce n'est pas n'importe quel tour, a-t-il signalé lors de la cérémonie des voeux au Parc Expo, puisque cette année on fête le 100e anniversaire du... Maillot jaune. Du moment que les gilets de la même couleur ne gâchent pas la fête...
Gilets jaunes, l'exemple colmarien...

Oui au droit de manifester, non à la violence. C'est en résumé le message que fait passer Gilbert Meyer dans son dernier « mot de la semaine ». Le maire de Colmar se félicite qu'il n'y ait pas eu de débordement ni de casse quand 2000 gilets jaunes ont parcouru les rues de la ville samedi dernier. Plaidant pour que le gouvernement écoute les élus « de terrain », « au coeur de la démocratie de proximité », Gilbert Meyer dit s'ouvrir aux gilets jaunes qu'il a reçus les 3 et 5 janvier. Un cahier de doléances a également été ouvert en mairie cette semaine.
De bonne tenue

Le maire de Munster, Pierre Dischinger, ne cherche pas à se donner un rôle. Dans le dernier bulletin communal, il apparaît en complet cravate avec l'écharpe tricolore avec l'édito, puis en pages intérieures en short rouge et chapeau de paille, en costume marcaire, avec un tablier ou des claquettes aux pieds. Ici, le choix des photos traduit plus la simplicité que le calcul politique. Le secret d'une bonne communication.
Deiss déplace des montagnes

Jean-Michel Deiss figure au palmarès 2019 des grands prix de la Revue du Vin de France. Le bouillant vigneron de Bergheim, apôtre du terroir mais pas toujours prophète en son vignoble, se voit décerner le prix spécial du jury parce qu'il « déplace des montagnes » en Alsace. « Longtemps pris pour un illuminé, Jean-Michel Deiss a su imposer la complantation [le fait de planter différents cépages dans une même parcelle de vigne, NDLR] afin de laisser s'exprimer les terroirs volcaniques, sédimentaires et cristallins », écrit la RVF. Qui rappelle aussi que son autre cheval de bataille, la « dégustation géo-sensorielle », fait l'objet d'un diplôme depuis cette année à l'université de Strasbourg.

 

 
 

 

tourisme colmar - Dans le vert en dépit des jaunes

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:17:14

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tourisme colmar - Dans le vert en dépit des jaunes
 

 
Les touristes n'ont pas boudé les hôtels colmariens en décembre. Photo DNA/Nicolas Pinot
Les chiffres officiels de fréquentation de l'hôtellerie colmarienne ne sont pas encore connus. On peut toutefois se faire une idée précise en interrogeant les responsables des locomotives du centre-ville : Olivier Glé, directeur des hôtels Turenne, Maraîchers et Novotel, et Corinne Chevillard, qui gère les deux hôtels Ibis centre et style.
« Je suis convaincu que certains plus petits hôtels du centre-ville ont dû faire du 100 % »

? De bons chiffres, malgré tout... - Malgré le climat insurrectionnel sur les routes de France, Olivier Glé et Corinne Chevillard dressent un bilan positif du meilleur mois de l'année pour l'hôtellerie colmarienne. « Les touristes sont quand même venus, même si la période a été plus compliquée à gérer pour nos équipes. Elles ont dû faire face à beaucoup d'annulations, notamment de clients qui craignaient d'être bloqués. Mais de nouvelles réservations les ont tout de suite remplacées. »

Olivier Glé rejoint son analyse. « On a affiché pratiquement complet tout le mois, en fonction de nos établissements. Je suis convaincu que certains plus petits hôtels du centre-ville ont dû faire du 100 %. »

? La parade aux annulations.- C'est un classique auquel les hôteliers ont l'habitude de faire face. Chaque mois de décembre, ils subissent une cascade d'annulations. « Elles sont provoquées par toutes les maladies hivernales, les grippes, les fractures... », développe Olivier Glé.

Ce phénomène saisonnier permet parfois de trouver une chambre disponible, même lorsque tout était complet un peu plus tôt. « Vous pouvez avoir de la chance un samedi soir à 18 h, grâce au malheur d'un autre. Grâce à la notoriété de nos établissements, on retrouve des clients derrière presque tout le temps. » L'attentat de Strasbourg a surtout fait peur à des familles, complète Corinne Chevillard. Mais sans générer de désaffection.

? Des notes exceptionnelles sur Internet. Ils n'ont pas besoin, pour la plupart, de faire leur publicité. Leurs clients s'en chargent pour eux sur les sites de réservation en ligne. À l'hôtel Turenne, 8,7/10 et la mention « superbe » sur Booking, Olivier Glé ne peut qu'approuver : « Les hôtels à Colmar, dans leur immense majorité, ont des notes très élevées. »

Il raccorde ce plébiscite aux investissements réalisés partout grâce à cette intense activité touristique, notamment en décembre. « Il y a encore quelques décennies, beaucoup d'hôtels étaient fermés de la mi-octobre à la mi-mars ; aujourd'hui 99 % ont une activité à l'année. » « Cette hôtellerie de qualité profite à tout le monde », ajoute sa consoeur.
Percée chinoise et japonaise

? Pas de saturation.- Le sentiment qu'il y aurait trop de monde en ville les week-ends n'a pas d'impact direct sur les hôtels. D'ailleurs, les 1,5M de touristes présumés - derrière les Français, on trouve les Allemands, les Belges, les Suisses, les Italiens et une spectaculaire percée chinoise et japonaise - ne dorment pas tous à Colmar.

« Si on utilisait 100 % de nos lits dans 100 % des hôtels et avec 100 % de remplissage, on satisferait péniblement 140 000 ou 150 000 personnes sur la période de décembre », explique Olivier Glé qui ne voit pas de saturation à ce jour. « Quand nos anciens disaient que le monde attire le monde, ça vaut aussi pour l'inverse. Mais c'est toujours un équilibre complexe. »

? Les chantiers de janvier.- Derrière la locomotive de décembre, le mois d'août n'est pas le deuxième mois le plus prisé de l'hôtellerie à Colmar. C'est septembre qui occupe cette place de choix sur podium. L'arrière-saison alsacienne reste un choix de premier ordre pour les touristes d'année en année.

Ces taux d'occupation élevés pendant ces mois forts permettent de maintenir les établissements ouverts en début d'année, même si janvier, février, et mars sont plus calmes. Cela permet de donner du repos aux équipes, de faire des investissements, des rénovations... La clé pour rester performant dans un milieu hyper concurrentiel.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

Vosges L'appel de la neige

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:22:25

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Vosges
L'appel de la neige
Grâce aux abondantes chutes de neige de ces derniers jours, presque toutes les stations vosgiennes devraient ouvrir ce week-end.
 

 
Plaisir non dissimulé pour ces deux pères et leurs enfants venus faire du snowboard hier après-midi au Markstein.
Des plus petites aux très grandes, la plupart des stations vosgiennes, qui se sont recouvertes d'une belle couche de poudreuse ces derniers jours, se préparent à ouvrir ce week-end. C'est notamment le cas dans les stations des vallées de la Thur et de la Doller. Au Markstein, les écoles de ski ont déjà enregistré de nombreuses réservations. Les conditions de glisse sont excellentes selon les amateurs, avec une bonne épaisseur de neige fraîche sur un sol glacé. Et ce n'est pas fini : de nouvelles chutes sont annoncées ce week-end.

Le directeur de l'exploitation de la station, Thomas Cron, promet l'ouverture totale ce week-end, y compris celle de trois « nouvelles » pistes. Au Grand Ballon, la totalité des téléskis tournera, pour la première fois de la saison également. Avec 30 à 40 cm de neige, le Ballon d'Alsace ouvrira en quasi-totalité.

Une petite station comme celle du Frenz, sur les hauteurs de Kruth, accueillera aussi les skieurs pour la première fois de la saison. Le Schlumpf compte en faire autant.

Les amateurs de ski nordique trouveront aussi leur compte avec un certain nombre de pistes déjà accessibles, comme au Markstein/Grand Ballon ou au Ballon d'Alsace.

Du côté de Colmar, le lac Blanc fonctionnera à plein régime avec 13 pistes ouvertes sur 13 ou le Schnepfenried avec 14 pistes sur 20. Et plus au nord encore, le Champ du Feu proposera 10 pistes sur 13 à la glisse et quelques pistes aux fondeurs.

Destination toute trouvée ce week-end... pour les amateurs de ski, snowboard, luge, raquettes. Il était temps !

 

 
 

 

Les prud'hommes bientôt au chômage ?

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:21:29

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Les prud'hommes bientôt au chômage ?
 

 
Le conseil de prud'hommes de Strasbourg a traité 16 % de contentieux en moins entre 2017 et 2018. Photo DNA/Cédric Joubert
Entre 2010 et 2017, la juridiction du travail a perdu 90 000 affaires au plan national. Sur cette même période, les trois gros conseils de prud'hommes d'Alsace (Strasbourg, Colmar et Mulhouse) ont accusé une forte diminution des dossiers.

À Colmar, leur nombre a été quasiment réduit de moitié pour passer de 1 169 à 602 affaires. La chute s'est accompagnée d'une forte augmentation des ruptures conventionnelles. Ce mouvement de déjudiciarisation des licenciements se poursuit après avoir connu un creux il y a six ans. « En 2013, il y a eu une remontée du contentieux lié au renchérissement de la rupture conventionnelle pour l'employeur qui a été soumise au forfait social de 20 %. On s'est rendu compte qu'il y avait un pic de ruptures conventionnelles à 59 ans, qu'on finançait en quelque sorte des préretraites », note un spécialiste alsacien du sujet.
Trop tôt pour mesurer l'impact du plafonnement

Quant aux ordonnances Macron de septembre 2017, s'il est trop tôt pour mesurer leur impact, il est probable qu'elles vont amplifier la décrue du contentieux prud'homal, en décourageant les salariés d'aller en justice. À moins que la jurisprudence ne vienne valider la décision des trois conseils de prud'hommes (Troyes, Amiens, Lyon) qui se sont affranchis du plafonnement des barèmes d'indemnisation, sur la base du droit international.

« Un salarié d'une petite entreprise licencié, avec moins de deux ans d'ancienneté, ne va pas se payer un avocat et saisir les prud'hommes pour toucher un mois de salaire », raisonne Jacky Wagner, de la CGT, fort de son expérience de conseiller prud'homal.

« Il y a certaines affaires concernant des salariés avec peu d'ancienneté qui ne sont sans doute pas arrivées aux prud'hommes parce que le barème a favorisé une discussion et un accord préalables entre les parties, après le licenciement », estime Nicolas Marson, vice-président du conseil des prud'hommes de Strasbourg.

Son homologue colmarien Christian Crespel observe qu'« en 2017, avant les ordonnances, le nombre de dossiers avait reculé de 20 % dans tous les conseils. » Le résultat de la rupture conventionnelle et des nouvelles règles de procédure avec l'obligation de produire des pièces écrites, pour introduire un recours.

Il s'interroge sur un volet de la réforme Macron qui a encore trouvé peu d'applications : il s'agit du nouveau périmètre géographique d'appréciation pour les licenciements des entreprises internationales. Avant, la situation était prise en compte à l'échelle du groupe, aujourd'hui, c'est au niveau national. La mesure facilite les licenciements dans les multinationales.

Mais l'analyse des premiers effets des ordonnances se fonde plus sur le ressenti que sur des données objectives.

Le comparatif des chiffres 2018 et 2017 des trois grands conseils alsaciens ne permet d'ailleurs de tirer aucune conclusion générale. Colmar et Mulhouse connaissent une stabilité de leur activité avec 4 % de nouveaux dossiers au fond (524 contre 502) pour le premier, et une centaine d'affaires de plus pour le second.

A contrario, Strasbourg, avec 867 saisines contre 1 008, accuse une baisse de 16 %. Dans cette dernière juridiction, les délais de jugement se sont allongés passant de 13,9 à 17,6 mois.

« Le nombre de nouveaux dossiers varie chaque année. Tout dépend de la conjoncture sociale locale. Il peut y avoir des séries d'actions individuelles de salariés d'une grande entreprise qui fait des licenciements économiques », analyse Jacky Wagner.
Davantage de dossiers échappent au plafonnement

Mais sur le long terme, tout le monde s'accorde à penser que le volume de contentieux devrait encore reculer. Pourtant, à en croire certains juristes, même si l'indemnisation est moins importante (20 mois de salaire maximum), le salarié veut quand même aller en justice, par principe.

Une autre tendance se dégage : avec l'instauration des barèmes, la nature du contentieux évolue avec davantage de dossiers de harcèlement, de discrimination, qui échappent au plafonnement (lire ci-dessous).

Au-delà du bien-fondé d'une mesure qui « sécurise » l'employeur, les juges prud'homaux regrettent d'avoir perdu leur « liberté d'appréciation sur le montant du préjudice subi ». « Ce qui se passe aujourd'hui avec les trois conseils qui ont écarté le plafonnement va peut-être donner un nouvel élan à la justice prud'homale », espère Jacky Wagner.
Isabelle NASSOY

 

 
 

 

unterlinden colmar - « On sème pour l'avenir »

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:18:04

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unterlinden colmar - « On sème pour l'avenir »
 

 
Les restauratrices dépoussièrent la crucifixion du retable d'Issenheim pendant que d'autres allègent le vernis du Chant des anges. Archives L'Alsace/Hervé Kielwasser
Avec 197 000 visiteurs en 2018, le Musée Unterlinden tourne la page de la plus mauvaise année, en matière de fréquentation, depuis sa réouverture en décembre 2015.

Pas de quoi affoler, cependant, Thierry Cahn, le président de la société Schongauer, qui gère le musée. « C'est cyclique. On a observé le même phénomène au centre Pompidou de Metz ou au Musée Soulages de Rodez. La première année est toujours très bonne, car il y a l'effet de nouveauté, puis ça retombe avant de repartir de plus belle. »

En 2016, première année pleine après l'ouverture, le Musée Unterlinden avait attiré 294 000 visiteurs. En 2017, ils étaient 213 500.
Une couverture médiatique jamais vue pour l'exposition Baselitz

Bien que bénéficiant « d'une couverture médiatique encore jamais vue au musée », l'exposition « Corpus Baselitz », programmée de juin à octobre, n'a pas attiré autant de visiteurs qu'espéré, « notamment du côté des Allemands ». Peut-être en raison du manque de notoriété de l'artiste auprès du grand public.

Mais cet extraordinaire coup de projecteur devrait, selon le président, produire des effets à long terme. « On sème des graines pour l'avenir », assure-t-il. « Cette exposition a représenté un gros effort. Elle nous fait gagner notre titre de noblesse. Et nous en récolterons les fruits. »

En 2018, les Français ont représenté la moitié des visiteurs, les Allemands un peu moins d'un quart, les Nord-Américains un peu plus de 5 %. « Les visiteurs viennent du monde entier », commente Robert Schmitt, le trésorier de la société Schongauer.
« Les comptes se portent même mieux que l'an dernier »

Malgré cette fréquentation en berne, les comptes de la société Schongauer restent à l'équilibre. Car si la billetterie représente la première source de financement (42 %), elle n'est pas la seule. La boutique, le mécénat, la location de salles (La Piscine et la salle Louis Hugot) et le restaurant permettent de rester à l'équilibre. Sans oublier l'aide de la Ville qui prend en charge les traitements de plusieurs agents.

« Les comptes se portent même mieux que l'an dernier », souligne le trésorier Robert Schmitt, qui insiste sur la gestion rigoureuse de la Société Schongauer. « La location des salles marche très bien et nous permet d'attirer des visiteurs d'horizons différents », se réjouit Thierry Cahn.

Après avoir programmé pas moins de sept expositions temporaires depuis 2016 (*), le musée Unterlinden va, en 2019, se recentrer sur ses collections.
« L'accrochage des grands formats plaît beaucoup »

L'accrochage des grands formats dans la salle d'exposition de l'Ackerhof est déjà en place « et il plaît beaucoup » se félicite Robert Schmitt. Il permet de montrer quelques oeuvres inédites des collections, ou des pièces qui n'ont pas été exposées depuis des décennies.

Par ailleurs, le musée a engagé en septembre la restauration du retable d'Issenheim. Un chantier long (quatre ans) et très coûteux pour la société Schongauer.

Sur le 1,2 million d'EUR  du coût total, l'État ne supporte que 200 000 EUR. Les mécènes du musée ont déjà versé 250 000 EUR et une participation ouverte aux particuliers (crowdfunding) a pour l'instant rapporté 8 000 EUR.

Cette cagnotte est d'ailleurs toujours abondable et le sera durant toute la durée du chantier sur le site Internet dédié (www.mecenat.musée-unterlinden.com).

Un appareil sera également mis en place, à côté du retable, pour permettre aux visiteurs de faire des dons.
« La restauration du retable, un moment historique »

Le musée veut profiter de cette restauration imposée, qui est réalisée sur place, face aux personnes présentes, par une équipe de professionnels, pour attirer un nouveau public. « C'est un moment historique qu'on ne revivra plus », souligne Thierry Cahn en insistant sur le caractère nécessaire et urgent de l'opération.

« La dernière couche de vernis est en train de craqueler. Il y a un risque sérieux que les pigments se détériorent. » Il redoute cependant que les amoureux du retable aient un choc en voyant le résultat. « Les gens l'ont toujours connu sale. Avec cette restauration, il va être éclatant de couleurs. »

Autre chantier attendu en 2019, la réfection de la salle d'archéologie, située au sous-sol. Les travaux, repoussés à cause d'une inondation, devraient démarrer au premier trimestre pour une ouverture à la fin de l'année.

Aucune date, en revanche, n'est avancée pour la réfection des salles du premier étage et des « salles capitulaires » du rez-de-chaussée.
Valérie FREUND (*) Les sept expositions présentées en trois ans (depuis janvier 2016) au Musée Unterlinden sont : « Agir et contempler », « Otto Dix », « Jean-Jacques Karpff », « Rotchenko », « Romains des villes et romains des champs », « L'évasion photographique d'Adolphe Braun » et « Corpus Baselitz ».

 

 
 

 

heiteren - Bienvenue aux nouveaux habitants et remerciement

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:51:13

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Heiteren Voeux du maire et de la municipalité
heiteren - Bienvenue aux nouveaux habitants et remerciement
Une assistance nombreuse était présente, jeudi soir, pour les traditionnels voeux du maire, Dominique Schmitt.
 

 
Autour du maire et Jean-Martin Boesch (au centre), les nouveaux habitants et les personnalités
Dans l'assemblée, le maire a pu saluer Eric Straumann, député, Christian Zimmermann, conseiller régional, Betty Muller, conseillère départementale, Gilbert Meyer, maire de Colmar, l'adjudant Samuel Amann, chef de corps du CPI, le commandant Heilgenstein, les majors Aubertin et De Vulff, les adjoints et le conseil municipal, les présidents et représentants des associations locales, le personnel de la commune, les professions libérales, artisans, entrepreneurs et les nouveaux habitants.

Dans son allocution, le maire eut une pensée particulière pour les victimes de l'attentat du 11 décembre à Strasbourg et formula des voeux d'apaisement, en ce début d'année, pour la population de notre pays.

Puis il présenta le bilan de l'année écoulée en détaillant toutes les grandes dépenses effectuées, puis développa les projets de développement qui seront réalisés en 2019. Dans la présentation de l'état civil, il précisa qu'il y eut 10 naissances (5 garçons et 5 filles), 6 mariages et 5 pacs, mais que la commune déplore 11 décès, dont la doyenne, Mme Schmitt, à l'âge de 98 ans.
10 nouvelles familles

Lors de l'accueil des nouveaux habitants, il précisa que 10 familles ont fait le choix de s'installer à Heiteren : il leur souhaita la bienvenue et une bonne intégration. Le maire releva que dans ses statistiques de début d'année, l'Insée a annoncé que la population de la commune est actuellement de 1 061 habitants.

Il rendit hommage au dynamisme des associations locales qui participent à la qualité de la vie dans le village. Et avant de conclure en exprimant le voeu que la nouvelle année soit synonyme d'espoir, de tolérance et de paix, il a tenu à honorer Jean-Martin Bosch pour sa disponibilité tout au long de l'année, mais surtout pour endosser le rôle de saint Nicolas à l'école maternelle, depuis de nombreuses années.

 

 
 

 

cdrs - La galette des rois des bénévoles

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:44:18

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Tradition Au CDRS
cdrs - La galette des rois des bénévoles
Vendredi après-midi à Colmar, la traditionnelle fête de l'Epiphanie a réuni l'ensemble des bénévoles du CDRS, ainsi que les musiciens qui interviennent bénévolement lors des différentes animations au cours de l'année.
 

 
Les bénévoles mis à l'honneur à l'occasion de l'Épiphanie.
C'est en présence de la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert, du Dr Stephan Carnein, chef de pôle, et de nombreux cadres de santé de tous les services, que le directeur du CDRS Nicolas Dubuy a pris la parole. Il a notamment remercié les bénévoles présents pour leur dynamisme et leur implication, en leur adressant ses meilleurs voeux pour la nouvelle année.

La présidente a mis à l'honneur la richesse du bénévolat et du travail effectué en commun. C'est aussi grâce à l'implication de l'équipe d'animation et des résidents, que les actions de terrain issues de ce partenariat sont couronnées de succès.

La responsable de l'animation Annick Zimmermann a procédé à la lecture d'un message du président des bénévoles, Claude Masson, absent et contraint à la démission suite à des problèmes de santé.
« J'ai ainsi appris à donner,à accompagner, à écouter, sans rien attendreen retour »

Dans sa lettre, ce dernier souligne : « Dans ce contexte particulier, je voudrais simplement vous livrer quelques réflexions personnelles qui sont, une fois n'est pas coutume, un modeste bilan de mon expérience de bénévole. J'ai vécu des moments forts émouvants à travers des échanges où des confidences ravivaient les souvenirs des résidents, avides de remonter le temps ; c'est progressivement que j'ai découvert cette ville dans la ville qu'est le CDRS, mais également ses différents services, chacun avec son environnement et ses spécificités. Que dire des contacts humains, si riches, si différents. J'ai ainsi appris à donner, à accompagner, à écouter, sans rien attendre en retour ». Citant Brassaï, il a ainsi dit « on se demande parfois si la vie a un sens, et puis on rencontre des êtres qui donnent un sens à la vie ».

La vie en Ehpad est souvent limitée à l'enceinte de la structure. Compte tenu de la dépendance des résidents, l'aide apportée par les bénévoles favorise le développement d'une vie sociale, source de bien-être, véritable valeur ajoutée. Ce qui est important, c'est le nombre de liens individuels créés, mais qui sont tributaires du nombre de bénévoles actifs. L'association lance un appel au recrutement de bénévoles, retraités ou autres, prêts à consacrer quelques heures par semaine à une belle aventure humaine. La dégustation de la galette de l'Épiphanie a mis un terme à ce moment festif, en couronnant quelques rois et reines d'un royaume éphémère.

 

 
 

 

houssen - Un mur anti-bruit rehaussé et en béton

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:51:44

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Houssen Réunion publique
houssen - Un mur anti-bruit rehaussé et en béton
Invités par le maire Christian Klinger et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, une vingtaine d'habitants du quartier Rosenkranz a assisté jeudi à la réunion publique consacrée au mur anti-bruit, à la salle polyvalente de Houssen.
 

 
Les dégradations sont bien visibles et la végétation a pris le dessus.
Après avoir accueilli ses administrés et présenté les personnes présentes impliquées dans le projet, la parole est donnée à Eric Straumann.

Ce mur anti-bruit se dégrade depuis quatre à cinq ans, comme l'a rappelé Eric Straumann, député : « C'est un dossier qui était déjà en cours sous mon mandat. Il avait été mis en place en 1998, lors de la construction de l'autoroute, et a très mal vieilli, la végétation a pris le dessus, des arbres y ont même poussé ».

Jeudi soir, les techniciens du département ont présenté le dossier de rénovation et la programmation. Le niveau supérieur présentant un danger, le mur avait été rabaissé d'un mètre en juin 2014, et depuis, la situation n'a cessé de se dégrader et d'empirer.

Plusieurs solutions ont été envisagées, et après une analyse multicritères des différentes solutions, c'est la première qui a été retenue. Les fondations étant bonnes, elles pourront être réutilisées pour accueillir la nouvelle structure qui remontera à 4,50 m.
Début des travaux en mai

Des retours d'expériences positives sont à noter pour la solution choisie, à savoir la pose d'un écran en béton, des panneaux en H qui seront recouverts de bois, ce dernier créera du vide et permettra d'absorber le bruit.

Le planning des travaux est présenté ; après la phase de remise de dossier de consultation des entreprises, suivi de l'appel d'offres et la préparation du chantier vers le 20 mars, les travaux devraient s'étendre de mai/juin à fin octobre.

Brigitte Klinkert souhaite la mise en place d'une régulation des poids lourds, un projet qui fait partie des textes de loi adoptés pour le département.

Les craintes des riverains sont apaisées, les accès piétons et cyclistes seront préservés, tout comme la desserte de leurs habitations, des itinéraires seront mis en place.
Un cahier de doléances

Par contre, il risque d'y avoir une gêne quant au bruit et à la poussière, les travaux étant exécutés durant l'été. Certains travaux devront être entrepris de nuit, quand la circulation est réduite, mais ils seront très limités, et le mur sera terminé à ce moment-là.

Un cahier de doléances a été proposé afin que les riverains puissent poser leurs questions, les agents du département sont également à leur écoute, ils peuvent être contactés via un courriel. Les personnes qui souhaitent avoir des réponses à leurs questions peuvent s'adresser à Amanda Breshchbühl, chef de pôle breschbuhltaloni@haut-rhin.fr ou à Benoit Goetsch, chef de projet goetsch.b@haut-rhin.fr ou même directement aux deux élus Brigitte Klinkert ou Christian Klinger.

 

 
 

 

houssen -Un mur anti-bruit rehaussé et en béton

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:43:35

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Houssen Réunion publique
houssen -Un mur anti-bruit rehaussé et en béton
Invités par le maire Christian Klinger et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, une vingtaine d'habitants du quartier Rosenkranz a assisté jeudi à la réunion publique consacrée au mur anti-bruit, à la salle polyvalente de Houssen.
 

 
Les dégradations sont bien visibles et la végétation a pris le dessus.
Après avoir accueilli ses administrés et présenté les personnes présentes impliquées dans le projet, la parole est donnée à Eric Straumann.

Ce mur anti-bruit se dégrade depuis quatre à cinq ans, comme l'a rappelé Eric Straumann, député : « C'est un dossier qui était déjà en cours sous mon mandat. Il avait été mis en place en 1998, lors de la construction de l'autoroute, et a très mal vieilli, la végétation a pris le dessus, des arbres y ont même poussé ».

Jeudi soir, les techniciens du département ont présenté le dossier de rénovation et la programmation. Le niveau supérieur présentant un danger, le mur avait été rabaissé d'un mètre en juin 2014, et depuis, la situation n'a cessé de se dégrader et d'empirer.

Plusieurs solutions ont été envisagées, et après une analyse multicritères des différentes solutions, c'est la première qui a été retenue. Les fondations étant bonnes, elles pourront être réutilisées pour accueillir la nouvelle structure qui remontera à 4,50 m.
Début des travaux en mai

Des retours d'expériences positives sont à noter pour la solution choisie, à savoir la pose d'un écran en béton, des panneaux en H qui seront recouverts de bois, ce dernier créera du vide et permettra d'absorber le bruit.

Le planning des travaux est présenté ; après la phase de remise de dossier de consultation des entreprises, suivi de l'appel d'offres et la préparation du chantier vers le 20 mars, les travaux devraient s'étendre de mai/juin à fin octobre.

Brigitte Klinkert souhaite la mise en place d'une régulation des poids lourds, un projet qui fait partie des textes de loi adoptés pour le département.

Les craintes des riverains sont apaisées, les accès piétons et cyclistes seront préservés, tout comme la desserte de leurs habitations, des itinéraires seront mis en place.
Un cahier de doléances

Par contre, il risque d'y avoir une gêne quant au bruit et à la poussière, les travaux étant exécutés durant l'été. Certains travaux devront être entrepris de nuit, quand la circulation est réduite, mais ils seront très limités, et le mur sera terminé à ce moment-là.

Un cahier de doléances a été proposé afin que les riverains puissent poser leurs questions, les agents du département sont également à leur écoute, ils peuvent être contactés via un courriel. Les personnes qui souhaitent avoir des réponses à leurs questions peuvent s'adresser à Amanda Breshchbühl, chef de pôle breschbuhltaloni@haut-rhin.fr ou à Benoit Goetsch, chef de projet goetsch.b@haut-rhin.fr ou même directement aux deux élus Brigitte Klinkert ou Christian Klinger.

 

 
 

 

illzach - « Nous continuerons à agir en 2019 »

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:55:44

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illzach - « Nous continuerons à agir en 2019 »
 

 
Le quartier du Chêne-Hêtre va connaître une profonde métamorphose, avec de nouvelles constructions. Archives L'Alsace/Darek Szuster
C'est devant une salle comble que le maire d'Illzach Jean-Luc Schildknecht a présenté, mardi soir, ses voeux et sa feuille route pour cette nouvelle année. « Nous continuerons à agir en 2019 » pourrait être la phrase phare de son discours.

Différentes personnalités étaient présentes à cette cérémonie, dont le maire de Mulhouse, Michèle Lutz, et les conseillers départementaux Marc Schittly et Lara Million (représentant également Fabian Jordan).

Le maire d'Illzach a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, Daniel Eckenspieller. Il a cité des extraits d'un éditorial écrit par son mentor en politique il y a quelques années. L'occasion aussi d'apprécier des propos dont l'éloquence et la justesse de l'analyse sont toujours d'actualité.

Puis Jean-Luc Schildknecht a rapidement balayé les chantiers réalisés dans sa commune en 2018, comme l'ouverture de l'épicerie solidaire, inaugurée en novembre, la fin des travaux de la rue des Carrières, le chantier des Allées de Klimt 2, la remise en état du système de vidéosurveillance de la ville. Il n'a pas caché sa fierté au sujet du rapport définitif de la chambre régionale des comptes, « qui témoigne de la qualité de notre gestion financière ».

La nouvelle année sera marquée par la poursuite des objectifs de son programme. « C ertains projets devraient démarrer rapidement. » Et de lister les différents points forts qui seront d'actualité - annoncés lors des différentes séances du conseil municipal en 2018. Il s'agit essentiellement de la construction de nouveaux complexes immobiliers. « Nous porterons ces projets, car nous sommes en mesure de le faire. »
Nouvelles constructions

Le chantier futur de la nouvelle cité sportive d'Illzach est l'une des annonces importantes de ce discours. « Dès que nous aurons confirmation de la possibilité de construire dans l'enceinte du stade Biechlin, qui était en compétition avec un terrain situé entre le collège Jules-Verne et l'Espace 110 (voir notre édition du 26 mai), nous lancerons le concours d'architecture. »

Par ailleurs, des lots de maisons individuelles ont été réservés « en un jour » sur le site de l'ancienne usine Sipp. Un projet de résidence intergénérationnelle est en réflexion.

Le presbytère protestant sera démoli prochainement et un petit immeuble construit.

À Modenheim, sur le site de l'ancien magasin Grand Frais, avenue de Belgique, trois petites résidences et une surface commerciale seront construites.

Rue de l'Ill, une dizaine de pavillons sont prévus ainsi que trois petits collectifs.

La construction du multi-accueil de la Grande-Ourse, portée par M2A (Mulhouse Alsace agglomération), débutera cette année. Le multi-accueil remplacera celui des Quatre-Saisons.

Le chantier de l'accueil de la mairie, déjà largement annoncé, commencera cette année. Le maire a rappelé que la police municipale s'installera, le temps des travaux, dans des locaux à l'Espace 110.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

heim Cérémonie des voeux guewenheim - « Fracture ouverte »

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:57:32

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Guewenheim Cérémonie des voeux
guewenheim - « Fracture ouverte »
Le maire Jean-Luc Barberon est revenu en préambule sur les difficultés que rencontrent les petites communes et le sentiment d'injustice sociale qui anime une part croissante de la population. Il a aussi présenté le gros chantier de 2019.
 

 
«On attend de nos gouvernants des réponses»..
« Depuis le constat d'une fracture sociale, devenue une fracture ouverte, avec hémorragie non maîtrisée, le sentiment d'injustice sociale, le ressenti d'un appauvrissement, les difficultés liées aux transports et la disparition des services publics en milieu rural, on attend de nos gouvernants des réponses. Certaines ont été données, d'autres promises... Ce besoin criant d'être écouté, sera-t-il satisfait ? L'avenir nous le dira !.... C'est en ces termes que Jean-Luc Barberon s'est exprimé.

Malgré ses inquiétudes quant à un avenir plus serein, la commune ne manque pas d'audace. Elle se lancera ainsi en 2019 dans des travaux ambitieux, telle la restructuration de la maison polyvalente, première du genre en Alsace construite par des bénévoles ayant pour devise : « Valoriser l'Homme et Développer l'Esprit Associatif ».

Coût de l'opération : 1 400 000 EUR, dont 65 000 EUR de subventions pour le moment. Les travaux devraient débuter au mois de mai prochain et s'achever en février 2019.

Il s'agira de désamianter du toit, d'installer une isolation performante, de procéder à l'extension du bâtiment de chauffage (à pellets), d'aménager une nouvelle entrée, un ascenseur, des sanitaires, des vestiaires et un bureau pour les sapeurs-pompiers.

Une nouvelle salle paroissiale ainsi qu'une nouvelle cuisine s'inscrivent aussi dans ce projet ambitieux.
270 personnes favorables à une réduction de l'éclairage

Respectueux de l'environnement, la préservation de la biodiversité et des économies d'énergie, le conseil municipal a tiré des leçons de l'opération « Le jour de la Nuit » du 13 octobre dernier.

Un sondage effectué par le conseil municipal auprès de la population a enregistré 318 réponses dont 270 favorables à une réduction du temps d'éclairage.

À titre expérimental, et ce depuis le 7 janvier, pour une période de deux mois l'extinction de l'éclairage public se fera du dimanche soir au vendredi matin de 23 heures à 4 heures, et du vendredi soir au dimanche matin de 1 heure à 6 heures, en concertation avec les commerçants.

À la suite de ses propos, le premier magistrat a laissé la parole à Laurent Lerch, président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, ainsi qu'à Rémi Witt conseiller départemental. Tous deux ont dressé un bilan de leurs instances pour l'année passée et assuré de leur soutien aux actions entreprises par le conseil municipal de Guewenheim.

Cette première rencontre annuelle s'est achevée, comme il est de coutume à Guewenheim, avec le partage de la galette républicaine... et de bien d'autres délicatesses.
A. SPETZ

 

 
 

 

guewenheim - Se tourner vers l'avenir avec volonté et persévérance

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:01:24

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guewenheim - Se tourner vers l'avenir avec volonté et persévérance
 

 
Jean-Luc Barberon (au centre) et ses adjoints ont partagé la galette républicaine avec leurs invités, à l'issue de la cérémonie.  Photo L'Alsace/J.-M.R.
Comme à son habitude, le maire de Guewenheim, Jean-Luc Barberon, a été très éloquent, lors de sa présentation des voeux de la municipalité. Il a d'abord salué l'assistance où l'on pouvait distinguer le premier vice-président du conseil départemental Rémy With, le président de la communauté de communes Laurent Lerch, les maires des communes voisines et les représentants des forces vives du secteur.

Puis il a abordé l'épisode des gilets jaunes, « qui a pointé le besoin de la population d'être écoutée. Mais pour pouvoir écouter et ne pas seulement entendre, pour pouvoir agir rapidement, il ne faut pas seulement promettre, il faut être suffisamment proche », a-t-il insisté. C'est avec cette volonté de proximité et de réactivité que les élus de la commune s'efforcent de mettre à la disposition des citoyens un ensemble de biens et de services, afin de construire l'avenir.
Restructuration de la salle polyvalente

Le maire a ensuite fait le tour de l'action municipale au cours de l'année écoulée : soutien au milieu associatif, amélioration des bâtiments scolaires, économies d'énergie...

Le gros chantier, pour 2019, concerne la restructuration globale de la maison polyvalente - la première d'Alsace a avoir été construite par des bénévoles -, qui devrait débuter en mai. Ce projet mûri pendant un an est, pour le conseil municipal, primordial pour assurer la pérennité du milieu associatif local et faire vivre le village.

Prenant la parole à son tour, Laurent Lerch a présenté les voeux de la communauté de communes avant de rappeler la deuxième fleur obtenue par Guewenheim, cette année, au concours régional de fleurissement. Il a lui aussi évoqué l'ambitieux projet concernant la maison polyvalente, malgré les contraintes budgétaires.

Rémy With, pour sa part, a rappelé l'élan d'espoir promis par le conseil départemental, qui a retrouvé des marges de manoeuvre au profit des communes et de la population, grâce à une gestion rigoureuse de son budget.

La cérémonie s'est achevée autour du verre de l'amitié et de la galette républicaine.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

grussenheim - « Un gros chantier s'annonce »

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:42:36

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Grussenheim Voeux du maire
grussenheim - « Un gros chantier s'annonce »
Samedi soir, à 17heures, comme de coutume, la grande salle du foyer de l'Unité était remplie de monde pour la cérémonie des voeux du maire de Grussenheim, Martin Klipfel.
 

 
Les nouveaux habitants, les bénévoles méritants et les responsables des associations, entourés par les élus.
En présence de nombreux élus du secteur, le maire a adressé ses voeux pour 2019. Quelques données sur l'état civil ont été livrées. La commune compte 824 habitants au 1er janvier. Six naissances, sept mariages et douze décès ont été enregistrés en 2018.

Après avoir parlé des temps forts de l'an passé, Martin Klipfel a présenté rapidement les grands projets pour l'année nouvelle. « Un gros chantier s'annonce avec la mise en accessibilité de la mairie et de l'école », a-t-il déclaré. L'ancien bâtiment (bibliothèque municipale et salle d'évolution) sera démoli en février.
Une piste cyclable

Un nouveau bâtiment viendra s'intercaler entre l'école et la mairie. Il comprendra un ascenseur, une nouvelle salle d'évolution, une nouvelle bibliothèque et des toilettes.

Le vestiaire du FCG est en phase d'achèvement. Son inauguration pourrait avoir lieu le 14 avril. La construction du périscolaire pour le RPI Elsenheim-Grussenheim avance bien. La commune sera connectée au réseau d'eau potable de la CCRM (communauté de communes du Ried de Marckolsheim) et une piste cyclable reliera Grussenheim à Elsenheim. Ces travaux seront pris en charge par la CCRM et le syndicat des eaux.

Le plan d'urbanisation sera révisé et une première journée citoyenne sera lancée le 15 juin prochain. Seul petit bémol dans les initiatives : le projet de construction d'éoliennes semble compromis, en raison d'une opposition du ministère des Armées.

Le conseiller régional Bernard Gerber a assuré la commune de son soutien pour les projets établis. Il a annoncé que la fibre ne serait mise en place qu'aux alentours de 2021. La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert a élargi ses voeux au département, à la future collectivité territoriale alsacienne, à la France et à l'Europe. Avec beaucoup d'humour, le député Eric Straumann a insisté sur le lien de proximité indispensable entre la population et les élus.
Et aussi...

o Un montant de 1 047 EUR a été remis à l'association Pour un Sourire d'enfant après le concert de la chorale Les Copains d'Accords, lors du marché de la Sainte-Lucie.

o Le maire a salué deux nouveaux présidents d'associations locales : Geneviève Goetz pour le comité de jumelage et Dan Wilhelm pour le FCG.

 

 
 

 

wintzenheim - Voeux et médailles aux Magnolias

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 05:59:19

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wintzenheim - Voeux et médailles aux Magnolias
 

 
Les quatre médaillés avec les élus et la directrice de l'Ehpad Les Magnolias à Wintzenheim. Photo L'Alsace/Jean-Louis Meyer
Une cérémonie des voeux a eu lieu ce mardi à l'Ehpad Les Magnolias de Wintzenheim. La directrice de l'établissement, Hélène Bulle, a accueilli Monique Martin, conseillère départementale, Serge Nicole maire de Wintzenheim, les membres du conseil d'administration, le personnel, des résidents et leurs représentants.

La directrice a fait un rapide bilan d'une année 2018, « chargée comme tous les exercices précédents » : « Des années qui se suivent mais qui ne se ressemblent pas, je remarque que tout est fragile et précaire, notre travail de professionnels est une remise en questions continuelle. » Hélène Bulle a remercié le personnel pour cette « inlassable recherche de solutions, même s'il y a toujours des mécontents et des insatisfaits ». « Pour garder le cap, le travail en équipe est essentiel », a-t-elle ajouté.

Serge Nicole a lui aussi évoqué des métiers en milieu hospitalier « rendus de plus en plus difficiles », remarquant au passage tout le mal que se donne le personnel des Magnolias, s'adaptant aux résidents mais aussi à leurs familles. Présent aux Magnolias en tant qu'élu depuis 1995, il constate une évolution vers des prestations excellentes : « Il y a beaucoup de demandes d'admission pour cette maison où il, fait bon vivre. » Et de remercier la grande famille des Magnolias pour son investissement : « La directrice a toute ma confiance, nous sommes sur la même longueur d'ondes.»
Quatre médaillés

Quatre membres du personnel se sont ensuite vu remettre la médaille du travail vermeil par Monique Martin et Serge Nicole. Il s'agit de Victorine Fuhrmann, Christiane Wintzenrieth, Viviane Patris et Martine Mettler. L'assistance a ensuite été conviée à un moment sympathique autour du buffet préparé par le personnel.
Jean-Louis MEYER

 

 
 

 

beblenheim - Voeux météorologiques

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:02:26

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beblenheim - Voeux météorologiques
 

 
Des prix pour le fleurissement à l'occasion de la cérémonie des voeux.  Photo L'Alsace/Guy Faivre
La cérémonie de voeux, présidée par le maire Guy Wentzel a rassemblé beaucoup de monde dans salle des fêtes, jeudi 10 janvier. Ont répondu à l'invitation de l'édile : les habitants de Beblenheim, les élus régionaux, départementaux et communaux ainsi que des représentants des forces de l'ordre, de la Brigade verte, de l'Office national des forêts, des associations locales et du personnel enseignant.
« Séisme rampant »

Le premier magistrat a fait un long prélude de philosophie politique, évoquant de multiples événements ne portant pas forcément à l'optimisme et qui ont marqué l'année écoulée en s'invitant au quotidien de chacun : « Les fêlures du monde s'expriment dans notre environnement proche, c'est un séisme rampant qui se propage et fissure toute l'organisation des relations échafaudée depuis plus de cinquante ans. Tout semble remis en cause. Notre démocratie est une organisation fragile qu'on ne remet pas en cause sans conséquences graves. L'histoire sur ce point est pleine d'enseignements. »
Vendange exceptionnelle

Revenant sur un plan plus local, Guy Wentzel a évoqué les faits marquant de l'année avec, entre autres, des vendanges exceptionnelles pour la bourgade viticole, le succès de la première journée citoyenne, la mise à disposition de la nouvelle caserne pour les sapeurs pompiers du corps du Mandelberg ou encore les multiples manifestations culturelles et festives qui ont jalonné de manière conviviale la vie communale.
« Brouillards persistants »

Quant aux projets à venir, pour le premier magistrat, « la météo des travaux 2019 est faite à l'heure actuelle de brouillards persistants, l'horizon étant bouché par un manque de clarté des orientations nationales. L'approche financière de la commune s'inscrit dans la prudence d'autant que certaines participations à des projets d'envergure, le haut débit par exemple, s'imposeront et réduiront les marges de manoeuvre. »

Dans son intervention et avec beaucoup d'humour, le premier adjoint Chrétien Buchy a présenté les voeux de la commune au premier magistrat après avoir rappelé les réalisations de l'année écoulée et les projets de l'année 2019, pour lesquels il a chaleureusement remercié le personnel communal et les nombreux bénévoles qui s'y sont associés.
Calendrier des manifestations en 2019

Il a également rappelé le calendrier des manifestations avec entre autres les représentations du théâtre alsacien, la balade gourmande à la Pentecôte et le passage du Tour de France sur le Route du Vin le 10 juillet.

Dans son intervention, Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental, a assuré être à l'écoute des collectivités, à les soutenir dans la mesure des moyens disponibles et a présenté la palette des projets et des chantiers qui vont être mis en oeuvre par l'institution pour les communes en particulier et le département dans sa globalité.

Avant de partager le verre de l'amitié, l'adjoint Denis Wurtz a proclamé le palmarès des maisons fleuries (voir encadré) et remis des bons d'achat et des plantes récompensant les plus belles réalisations.
Guy FAIVRE

 

 
 

 

Beblenheim Voeux du maire beblenheim - Brouillards persistants

Publié dans le panorama le Samedi 12 janvier 2019 à 06:03:26

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Beblenheim Voeux du maire
beblenheim - Brouillards persistants
Jeudi, à la salle des fêtes, le maire Guy Wentzel, a présenté ses voeux à la population locale en présence de nombreuses personnalités, élus ainsi que des représentants des forces de l'ordre, de la Brigade Verte, de l'ONF, des associations locales et du personnel enseignant.
 

 
Les plus belles réalisations florales récompensées lors des voeux du maire.
Le premier magistrat a fait le choix de commencer par un long moment de philosophie politique, évoquant de multiples événements ne portant pas forcément à l'optimisme et qui ont marqué l'année écoulée en s'invitant dans le quotidien de chacun et comme l'a dit le maire : « Les fêlures du monde s'expriment dans notre environnement proche, c'est un séisme rampant qui se propage et fissure toute l'organisation des relations échafaudée depuis plus de cinquante ans. Tout semble remis en cause. Notre démocratie est une organisation fragile qu'on ne remet pas en cause sans conséquences graves. L'histoire sur ce point est pleine d'enseignements. »

Revenant sur un plan plus local, Guy Wentzel a évoqué les faits marquant de l'année avec, entre autres, des vendanges exceptionnelles pour la bourgade viticole, le succès de la première journée citoyenne, la mise à disposition de la nouvelle caserne pour les sapeurs pompiers du corps du Mandelberg ou encore les multiples manifestations culturelles et festives qui ont jalonné de manière conviviale la vie communale.

Quant aux projets à venir, pour le premier magistrat, « la météo des travaux 2019 est faite à l'heure actuelle de brouillards persistants, l'horizon étant bouché par un manque de clarté des orientations nationales. L'approche financière de la commune s'inscrit dans la prudence d'autant que certaines participations à des projets d'envergure, le haut débit par exemple, s'imposeront et réduiront les marges de manoeuvre. »

Avec beaucoup d'humour, le premier adjoint Chrétien Buchy a présenté les voeux de la commune au premier magistrat après avoir rappelé les réalisations de l'année écoulée et les projets de l'année 2019, pour lesquels il a chaleureusement remercié le personnel communal et les nombreux bénévoles qui s'y sont associés. Il a également rappelé le calendrier des manifestations avec entre autres les représentations du théâtre alsacien, la balade gourmande à la Pentecôte et le passage du Tour de France sur la Route du Vin le 10 juillet.

Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental, a lui assuré être à l'écoute des collectivités, les soutenir dans la mesure des moyens disponibles et a présenté les chantiers qui vont être mis en oeuvre par le département.

Avant de partager le verre de l'amitié, l'adjoint Denis Wurtz a proclamé le palmarès des maisons fleuries et remis des bons d'achat et des plantes récompensant les plus belles réalisations.