Back to top

Politique Collectivité européenne d'Alsace : La bataille des amendements

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:45:51

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Collectivité européenne d'Alsace
Politique Collectivité européenne d'Alsace : La bataille des amendements
Près de 120 amendements ont été déposés au Sénat sur le projet de loi relatif à la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). Une grande partie d'entre eux, issus de la droite alsacienne, cherchent à étoffer les prérogatives de la future institution.

 
Plusieurs sénateurs demandent que la Collectivité d'Alsace puisse instaurer une taxe sur les poids lourds.
? Le nom
Jean-Louis Masson (Moselle) ainsi que le groupe socialiste demandent de remplacer la dénomination de Collectivité européenne d'Alsace (CEA) par le terme Département d'Alsace. Le premier invoque l'avis négatif du Conseil d'État sur le sujet tandis que le second juge la dénomination retenue par le gouvernement « trompeuse vis-à-vis de la population à qui l'on vend un produit qui n'est pas conforme à son contenu ».
? Le siège

Pour le groupe socialiste et républicain, « le chef-lieu du département Alsace » doit être fixé par décret en Conseil d'État après consultation du département et du conseil municipal de la commune intéressée. Mmes Troendlé et Schillinger et MM Danesi et Kern demandent que le siège de la CEA soit situé à Colmar.
? Les routes

Agnès Canayer demande d'attribuer le pouvoir de police des autoroutes non concédées A4, A35, A351, A352 et A36 au président de la CEA. André Reichardt et Claude Kern proposent que la CEA puisse instaurer à titre expérimental pendant cinq ans maximum une taxe sur les véhicules de plus de 3,5 tonnes. D'autres collègues parlent de « contributions spécifiques » pour réguler le trafic routier de marchandise. Enfin, plusieurs amendements cherchent à sécuriser le financement du transfert des routes de l'État à la CEA.
? Le statut

Sans surprise, une série d'amendements demande la création d'une « collectivité à statut particulier » au sens de l'article 72 de la Constitution. C'est le cas d'André Reichardt, Guy-Dominique Kennel et Claude Kern, qui tentent de rentrer par la fenêtre sur un point rejeté par le gouvernement.
? Les transports

Guy-Dominique Kennel demande que la CEA soit « autorité organisatrice de la mobilité » sur l'ensemble de son territoire autour des transports transfrontaliers, du covoiturage et du vélo. Des collègues expriment le même souhait pour « le transport public de personnes à vocation transfrontalière ».
? La coopération transfrontalière

Pour Agnès Canayer, le schéma de coopération transfrontalière de l'Eurométropole de Strasbourg doit être compatible avec le schéma de coopération transfrontalière de la CEA. Le groupe socialiste propose que la CEA puisse élaborer un programme-cadre de coopération transfrontalière négociable avec un ou plusieurs État, territoires ou organisme régionaux étrangers.
? Le bilinguisme

Jacques Bigot propose que le département Alsace puisse négocier avec le land de Bade-Wurtemberg des accords d'échanges d'enseignants pour « faciliter l'enseignement de la langue du voisin ». Plusieurs sénateurs alsaciens de la droite et du centre demandent l'ouverture de classes bilingues ou d'immersion, ainsi que le soutien à l'enseignement de l'histoire, de la culture et de la connaissance de l'Alsace.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Stocamine Ce déstockage qu'ils jugent dangereux

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:08:08

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Stocamine Ce déstockage qu'ils jugent dangereux
 

 
Francis Hamerla et Jean-Claude Lostuzzo sur le site de Stocamine, à Wittelsheim. Le premier descend deux à trois fois par semaine, le second était au fond avec des parlementaires en juillet dernier. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Jean-Claude Lostuzzo et Francis Hamerla sont deux personnalités respectées dans le Bassin potassique. Le premier, 64 ans, dont 32 à la mine, a été délégué mineur à Amélie pendant trois mandats. Il est l'un des premiers alertés, le 10 septembre 2002, de l'incendie qui vient de survenir dans le bloc 15 à Stocamine. Le second, chef d'équipe sauveteur, n'était pas loin non plus. Quelques mois plus tard, avec la même étiquette de la CGT, Francis Hamerla, 56 ans aujourd'hui, succédait à Jean-Claude Lostuzzo dans cette fonction de délégué mineur qu'il assume encore aujourd'hui, par dérogation préfectorale.

La mine vit ses dernières années mais tant qu'une activité est maintenue, la présence d'un délégué mineur est une obligation légale. Son rôle est en effet de veiller à la sécurité des personnels. Aussi ne dépend-il pas de l'exploitant mais directement de la Dreal à qui il rend compte. Intouchables ont toujours été les délégués mineurs, toujours au front, et souvent au fond, pour surveiller, contrôler, alerter...
La sécurité,leur objectif prioritaire

Sur le dossier Stocamine, depuis le procès sur l'incendie qui s'est tenu en 2008, Jean-Claude Lostuzzo et Francis Hamerla sont toujours restés d'une grande discrétion. Ces premières années, ils ont exprimé leurs réserves quant à la faisabilité de remonter les déchets sans mettre en péril les personnels. Puis ils se sont éloignés du discours officiel de la CGT des Mines. Leur syndicat a rejoint le collectif Destocamine qui revendique le déstockage, total et sans conditions, de l'ensemble des 42 000 tonnes de déchets enfouis. Jusqu'au bloc 15, où s'est déclaré l'incendie de produits phytosanitaires.

Au fur et à mesure que Destocamine a parlé fort, Jean-Claude Lostuzzo et Francis Hamerla ont gardé pour eux leur point de vue. Le premier a été interrogé par la mission parlementaire menée par les députés alsaciens Vincent Thiébaut, Bruno Fuchs et Raphaël Schellenberger, en juillet dernier. Il est redescendu au fond à cette occasion, voulant constater par lui-même la situation en bas.

Francis Hamerla, lui, descend actuellement deux à trois fois par semaine. Car si le déstockage est pour l'instant interrompu, la mine doit encore être entretenue. Mais les députés n'ont pas jugé utile d'interroger Francis Hamerla à l'Assemblée, se contentant de la visite en comité restreint qu'il a menée avec eux.

C'est dire si le témoignage que livrent les deux anciens mineurs aujourd'hui est important. Ils dénoncent l'irresponsabilité des politiques qui ont laissé pourrir la situation, la méconnaissance du dossier des partisans d'un déstockage total qui aiguisent les peurs, le peu de cas fait du savoir-faire minier... Jean-Claude Lostuzzo et Francis Hamerla souhaitaient que la réversibilité soit mise en oeuvre. Selon eux, il est désormais trop tard.
Textes : Laurent BODIN PLUS WEB Les points de vue en vidéode Francis Hamerla et Jean-ClaudeLostuzzo et notre diaporamasur le site internet www.lalsace.fr

 

 
 

Fessenheim, l'histoire d'un « dogme »

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:20:43

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Fessenheim, l'histoire d'un « dogme »
 

 
La couverture du livre. DR
Pourquoi donc un livre exclusivement consacré à dénoncer la dangerosité de la centrale nucléaire de Fessenheim alors que sa fermeture prochaine est actée ? La réponse est dans le titre d'un ouvrage collectif, Fessenheim et le dogme nucléaire français.

Car si elle écarte l'épée de Damoclès de la plaine du Rhin, en réalité, la fermeture annoncée conforte la « religion d'État » qui a placé l'atome au sommet de son Olympe. L'arrêt programmé n'est même pas une concession du lobby nucléaire - l'État, en fait - mais un pas en arrière pour mieux reprendre son élan vers l'énergie atomique nouvelle génération...
« Mythe à trois têtes »

Les quatre contributeurs réunis autour du professeur Olivier Larizza, chercheur en sciences humaines et directeur de la collection Réflexions aux éditions Andersen, ont donc repris le dossier Fessenheim, de sa conception à sa reconversion encore à définir, pour illustrer comment un État a réussi à imposer un dogme aux Français sans se soucier des conséquences. En donnant la plume au physicien et chercheur Jean-Marie Brom pour l'aspect scientifique et politique, à l'écrivain Jean-Paul Klée pour l'indignation lyrique intacte après plus de quarante ans de lutte, au porte-parole de l'association Stop Fessenheim, André Hatz pour le volet militant et pédagogique sur les défauts de la centrale, ainsi qu'à Floriane Dupré, active dans les associations environnementales pour les alternatives, l'ouvrage démonte « le mythe à trois têtes » qui voudrait que le nucléaire soit sûr, propre et bon marché. C'est même tout le contraire, argumentent-ils en appelant à sortir au plus vite du nucléaire et à consacrer les milliards ainsi dégagés aux énergies vertes. S. W.
LIRE Fessenheim et le dogmenucléaire français, éd. Andersen(collection Réflexions),207 pages, 16,90 EUR.

 

 
 

Edition Ouvrage antinucléaire : Fessenheim, l'histoire d'un dogme

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:57:39

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Edition Ouvrage antinucléaire
Edition Ouvrage antinucléaire : Fessenheim, l'histoire d'un dogme
Un livre choral de militants antinucléaires et de chercheurs revient sur les péripéties de la centrale de Fessenheim pour appeler à la poursuite du combat. La fermeture du site alsacien ne ferait que conforter « le diktat nucléaire » en France.

 
L'ouvrage est paru aux éditions Andersen, collection Réflexions. 207p., 16,90 euros.
Pourquoi donc un livre exclusivement consacré à dénoncer la dangerosité de la centrale nucléaire de Fessenheim alors que sa fermeture prochaine est actée ? La réponse est dans le titre de cet ouvrage collectif « Fessenheim et le dogme nucléaire français ».

Car si elle écarte l'épée de Damoclès de la plaine du Rhin, en réalité, la fermeture annoncée conforte la « religion d'État » qui a placé l'atome au sommet de son Olympe.

L'arrêt programmé n'est même pas une concession du lobby nucléaire (l'État en fait) mais un pas en arrière pour mieux reprendre son élan vers l'énergie atomique nouvelle génération.

Les quatre contributeurs réunis autour du professeur Olivier Larizza, chercheur en sciences humaines et directeur de la collection Réflexions aux éditions Andersen ont donc repris le dossier Fessenheim, de sa conception à sa reconversion encore à définir, pour illustrer comment un État a réussi à imposer un dogme aux Français sans se soucier des conséquences. En donnant la plume au physicien et chercheur Jean-Marie Brom pour l'aspect scientifique et politique, à l'écrivain Jean-Paul Klée pour l'indignation lyrique intacte après plus de 40 ans de lutte, au porte-parole de l'association Stop Fessenheim, André Hatz pour le volet militant et pédagogique sur les défauts de la centrale, ainsi qu'à Floriane Dupré, active dans les associations environnementales pour les alternatives, l'ouvrage démonte « le mythe à trois têtes » qui voudrait que le nucléaire soit sûr, propre et bon marché. C'est même tout le contraire argumentent-ils en appelant à sortir au plus vite du nucléaire et à consacrer les milliards ainsi dégagés aux énergies vertes.
S.W.

 

 
 

 

Sondage Barème Odoxa : Castaner dégringole

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:48:11

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sondage Barème Odoxa
Sondage Barème Odoxa : Castaner dégringole

 
Christophe Castaner, le mal-aimé du gouvernement.
Alors qu'Emmanuel Macron remontait doucement mais sûrement dans les sondages depuis décembre, le chef de l'État a de nouveau perdu deux points dans le barème de mars d'Odoxa pour la presse régionale, France Inter et L'Express (1) : 30 % de bonnes opinions, 70 % de mauvaises.

Le président n'est pas le plus mal loti : son ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, fait les frais de la mauvaise gestion du maintien de l'ordre sur les Champs-Élysées le 16 mars et gagne cinq points dans le classement des personnalités les plus rejetées. Le premier flic de France se trouve en cinquième position des personnalités les plus rejetées, à égalité avec Nicolas Dupont-Aignan (46 %), juste derrière Laurent Wauquiez (48 %), Jean-Luc Mélenchon et Marion Maréchal (51 %), et Marine Le Pen (55 %). Si Marine Le Pen est la personnalité politique la plus rejetée, la présidente du Rassemblement national n'est pas à un paradoxe près car elle se place en troisième position du baromètre de l'adhésion. Avec une progression de deux points (26 %) ce mois-ci, elle se retrouve derrière les retraités Alain Juppé (34 %) et Nicolas Sarkozy (28 %).
Pessimistes pour la gauche

Odoxa a aussi interrogé les Français sur la gauche, au moment où le PS s'est allié à Place publique de Raphaël Glucksmann pour les Européennes. Pour une écrasante majorité, la situation d'EELV (70 %), du PS (84 %), de Génération-s (84 %) et de Nouvelle Donne (90 %) est mauvaise. Les sympathisants de gauche sont plus des deux tiers (67 %) à estimer que le Parti Socialiste, Europe Écologie Les Verts, Nouvelle Donne (Pierre Larrouturou), ou Génération-s (Benoît Hamon) ont des idées proches. Or il n'y a (pour instant ?) pas d'alliance globale entre eux.

 

 
 

 

Comprendre le burn-out

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:50:35

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Santé
Comprendre le burn-out
Maladie du travailleur, mais pas maladie professionnelle, le burn-out fait de plus en plus de victimes. Alsace Santé au Travail vient d'éditer un livre blanc pour mieux comprendre et prévenir cette pathologie.
 

 
Le burn-out, à la différence de la dépression, s'inscrit dans un contexte spécifiquement lié à l'activité professionnelle.
« Employés, cadres ou dirigeants ; homme, femme ; personne n'est à l'abri. » C'est le constat livré par Armand Reboh, directeur d'Alsace Santé au Travail (AST67), en préambule du livre blanc consacré au burn-out. L'objectif de celui-ci pourrait se résumer au célèbre dicton « mieux vaut prévenir que guérir ».

D'autant que dans le cas du burn-out, la « guérison » nécessite le plus souvent plusieurs mois d'arrêt de travail, passe régulièrement par une réorientation professionnelle, et laisse, parfois, des séquelles.
Un effondrement lié au travail

Greg, Strasbourgeois de 42 ans, a gardé de son burn-out survenu il y a sept ans d'importantes douleurs au dos, « alors que j'étais quelqu'un en parfaite santé », signale-t-il. « On m'a mis sans réelle formation sur une mission qui ne correspondait pas à mon métier, mes outils, mes process, se souvient le quadragénaire alors prestataire de service en CDI. Très rapidement, je suis arrivé à un niveau de saturation qui m'empêchait de manger, j'avais mal au ventre, à la tête, au dos, je n'arrivais plus à dormir. »

Tout le monde a aujourd'hui entendu parler de cette pathologie qui met sur le tapis collègues ou proches. AST67 parle d'épidémie.

Pourtant, le phénomène comme son ampleur sont difficiles à cerner et à chiffrer. Si la terminologie est de plus en plus utilisée, elle renvoie à un concept qui n'apparaît pas dans le référentiel des maladies mentales. « La difficulté c'est qu'il n'y a pas de définition homogène, le sujet reste débattu et il est en conséquence difficile de mesurer l'ampleur du problème », explique Françoise Siegel, médecin coordinateur chez Alsace Santé au travail, qui a collaboré à l'écriture du livre blanc. Pour elle, la meilleure définition du burn-out est celle-ci : « un état d'épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d'un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».
Redonner du sens

On parle de burn-out lorsque le mal-être puis l'effondrement à proprement parler sont directement liés à une situation professionnelle. Il se caractérise par « un épuisement, accompagné d'un état d'anxiété et de stress dépassé, d'un sentiment de perte d'efficacité, d'une chute de la motivation et du développement de comportements dysfonctionnels au travail », expose AST67. Une crise de larme incontrôlée sur son lieu de travail, une incapacité physique à sortir de son lit, un corps qui ne répond plus : souvent, c'est l'effondrement lui-même qui permet d'identifier a posteriori un empilement de symptômes et le processus qui y a conduit.

L'entreprise, naturellement, a sa part de responsabilité. AST67 milite pour une prévention collective notamment via la médecine du travail et des « espaces de discussion au travail » (EDD) destinés à prévenir l'épuisement au travail en faisant émerger des outils concrets de régulation de l'activité et, simplement, en (re) donnant du sens. Les entreprises se doivent aussi d'être vigilantes à « l'après burn-out » et la potentielle reprise des comportements à risque.

« Quand j'ai repris le travail, j'ai été convoqué par mon manager qui m'a dit ''maintenant il va falloir délivrer''», se souvient Greg. Je suis retourné au tapis au bout de deux semaines. » Dans son cas, ce double burn-out s'est soldé par une procédure de deux ans pour licenciement abusif, la reconnaissance de la responsabilité de l'employeur et une réorientation professionnelle.

« Et si le burn-out était reconnu comme maladie professionnelle ? », interroge AST67, rappelant que la pathologie est aujourd'hui prise en charge par la Sécurité sociale. Le service de santé au travail suggère de « frapper au portefeuille les entreprises les plus pathogènes » via la branche accidents du travail/maladies professionnelle financée par les cotisations des employeurs. Elles seraient ainsi « incitées à bouger et à opter pour une gestion des salariés plus humaine ».
Hélène DAVID

 

 
 

 

Castaner dégringole

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:19:35

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Castaner dégringole
 

 
Christophe Castaner, le mal-aimé du gouvernement. Photo CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Alors qu'Emmanuel Macron remontait doucement mais sûrement dans les sondages depuis décembre, le chef de l'État a de nouveau perdu deux points dans le barème de mars d'Odoxa pour la presse régionale, France Inter et L'Express (1) : 30 % de bonnes opinions, 70 % de mauvaises.

Le président n'est pas le plus mal loti : son ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, fait les frais de la mauvaise gestion du maintien de l'ordre sur les Champs-Élysées le 16 mars et gagne cinq points dans le classement des personnalités les plus rejetées. Le premier flic de France se trouve en cinquième position des personnalités les plus rejetées, à égalité avec Nicolas Dupont-Aignan (46 %), juste derrière Laurent Wauquiez (48 %), Jean-Luc Mélenchon et Marion Maréchal (51 %), et Marine Le Pen (55 %). Si Marine Le Pen est la personnalité politique la plus rejetée, la présidente du Rassemblement national n'est pas à un paradoxe près car elle se place en troisième position du baromètre de l'adhésion. Avec une progression de deux points (26 %) ce mois-ci, elle se retrouve derrière les retraités Alain Juppé (34 %) et Nicolas Sarkozy (28 %).
Pessimistes pour la gauche

Odoxa a aussi interrogé les Français sur la gauche, au moment où le PS s'est allié à Place publique de Raphaël Glucksmann pour les Européennes. Pour une écrasante majorité, la situation d'EELV (70 %), du PS (84 %), de Génération-s (84 %) et de Nouvelle Donne (90 %) est mauvaise. Les sympathisants de gauche sont plus des deux tiers (67 %) à estimer que le Parti Socialiste, Europe Écologie Les Verts, Nouvelle Donne (Pierre Larrouturou), ou Génération-s (Benoît Hamon) ont des idées proches. Or il n'y a (pour instant ?) pas d'alliance globale entre eux.

 

 
 

Politique Élections européennes Loiseau-Canfin : duo en marche

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:48:41

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Élections européennes
Politique Élections européennes Loiseau-Canfin : duo en marche
Dans deux mois jour pour jour auront lieu les élections européennes. Une date choisie par la République en marchepour présenter les trente premiers noms de sa liste. Nathalie Loiseau et Pascal Canfin la conduiront.

 
Les électeurs n'y pensent pas mais les états-majors politiques n'ont que ça en tête. Dans deux mois auront lieu les élections européennes. Ce sera le premier scrutin depuis l'élection présidentielle et donc un test important pour Emmanuel Macron.
Une aubaine vertepour LREM

C'est officiel : Nathalie Loiseau, secrétaire d'État aux Affaires européennes, a démissionné du gouvernement pour conduire la liste de la majorité, composée de personnalités issues de La République en marche, du Modem, d'Agir, du parti radical et de représentants de la société civile. Pascal Canfin, ancien ministre sous le quinquennat de François Hollande, et qui a également quitté lundi son poste de directeur du WWF France, sera le numéro deux.

Pour l'exécutif, la présence d'une telle personnalité, étiquetée de gauche et écolo, est une aubaine pour verdir un parti qui depuis son élection au pouvoir a un prisme de centre droit très développé. C'est le deuxième membre d'Europe Écologie-les Verts, après Pascal Durand, à rejoindre la liste baptisée « Renaissance ».
Casting difficile

Les trente premiers noms de la liste « Renaissance » de la majorité présidentielle seront dévoilés ce mardi. Le casting vire au casse-tête. Il s'agit de respecter la parité (obligatoire) et les équilibres politiques et géographiques.La macronie est passée maître dans l'art de ne rien laisser filtrer. Mais parmi les noms les plus couramment cités, il y a ceux de la Strasbourgeoise Fabienne Keller (sénatrice Agir), de l'eurodéputée sortante Nathalie Griesbeck (MoDem) et du conseiller politique du Premier ministre Édouard Philippe, Gilles Boyer. Le journaliste Bernard Guetta et la navigatrice Catherine Chabaud sont également pressentis.
Remaniement ou pas ?

Le départ du gouvernement de Nathalie Loiseau pose la question de son remplacement. Deux options sont envisagées. La première est de ne pas la remplacer et confier temporairement son portefeuille à Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères.

La deuxième est de faire rentrer au gouvernement le conseiller « Europe » d'Emmanuel Macron, Clément Beaune.

Le président et Édouard Philippe pourraient aussi profiter de cet ajustement ministériel pour remplacer Benjamin Griveaux (porte-parole du gouvernement) et Mounir Mahjoubi (secrétaire d'État au numérique), tous les deux candidats pour les municipales à Paris.

Le poste de porte-parole est très prisé. Sont évoqués en cas de changement les noms d'Emmanuelle Wargon (secrétaire d'État à la Transition énergétique) et de Gabriel Attal (secrétaire d'État à la Jeunesse). Tous les deux sont au gouvernement depuis l'automne.

 

 
 

 

Brexit : l'UE prête au divorce sans accord, May ferraille

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:40:48

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Brexit : l'UE prête au divorce sans accord, May ferraille
 

 
Bien malin qui pourrait dire comment se finira le feuilleton du Brexit. Hier, l'ambiance était pessimiste. « En l'état actuel, il n'y a pas de soutien suffisant au Parlement pour soumettre à nouveau l'accord à un troisième vote », a prévenu Theresa May.
« Le no-deal de plus en plus vraisemblable »

Plusieurs options sont possibles: soit l'accord est voté et le Royaume-Uni effectue une sortie ordonnée de l'UE, avec un court report fixé au 22 mai. Soit l'accord est rejeté et Londres aura jusqu'au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report qui impliquerait la tenue d'élections européennes fin mai dans le pays. Sinon, ce serait une sortie sans accord, le 12 avril.

« Bien que le scénario d'un no-deal ne soit pas souhaitable, l'UE est prête », a assuré lundi la Commission, jugeant cette perspective « de plus en plus vraisemblable ». Lundi après-midi, Theresa May cherchait encore des soutiens de façon à « organiser un vote cette semaine ». Dans la soirée, les députés devaient se prononcer sur un amendement qui leur offrirait la possibilité de donner leur avis sur plusieurs options dans la future relation avec l'UE : maintien dans le marché unique, nouveau référendum, voire annulation de la sortie de l'UE.

 

 
 

Emmanuel Macron tacle... une septuagénaire blessée

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:40:03

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Emmanuel Macron tacle... une septuagénaire blessée
 

 
La réaction du chef de l'État a suscité des critiques virulentes dans le monde politique. Photo EVA PLEVIER/AFP
À croire qu'il ne peut pas s'en empêcher. Pourtant, il avait promis d'arrêter les petites phrases.

Mais, voilà, il a recommencé. Interrogé ce lundi par Nice-Matin sur le cas de Geneviève Legay, manifestante de 72 ans, blessée samedi à Nice après une chute consécutive à une charge de la police, Emmanuel Macron a déclaré : « Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse. » Il a détaillé : « Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci. »

Geneviève Legay est hospitalisée pour de multiples fractures du crâne.
« Comment ose-t-il ? »

Ces propos du chef de l'État n'ont pas manqué de faire réagir. « Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres [Elle est porte-parole locale d'Attac, NDLR]. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ? », a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI. « Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ? », s'est insurgée la tête de liste PCF pour les européennes, Ian Brossat.

L'avocat de Geneviève Legay, Me Arié Alimi, s'est lui aussi insurgé : « Au-delà du débat juridique, ces propos sont grossiers et indélicats [...]. On ne critique pas quelqu'un sur son lit d'hôpital. » Et de dresser un parallèle fort : « Ça me rappelle un peu les propos de Robert Pandraud à l'égard de la famille de Malik Oussekine. »

Une référence au ministre délégué à l'Intérieur après les manifestations étudiantes de 1986 qui avaient fait un mort. Robert Pandreau avait déclaré : « Si j'avais un fils sous dialyse, je l'empêcherais de faire le con dans la nuit. »
Plainte contre le préfet et la police

Quoi qu'il en soit, la famille de Geneviève Legay est décidée à se défendre. Elle a porté plainte ce lundi contre la police et le préfet des Alpes-Maritimes pour « violence en réunion avec arme par personnes dépositaire de l'autorité publique sur une personne vulnérable ».

Une enquête a été ouverte pour déterminer précisément le déroulé des faits.

 

 
 

La France pour un partenariat eurochinois fort

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:09:17

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
La France pour un partenariat eurochinois fort
 

 
Depuis dimanche soir, Emmanuel Macron déroule le tapis rouge au couple présidentiel chinois. Photo Ludovic MARIN/AFP
Comment modérer les appétits de Pékin en Europe sans se mettre à dos le géant asiatique ? Emmanuel Macron a diplomatiquement plaidé, lundi, pour un « partenariat eurochinois fort avec en son centre l'action pour le climat et la biodiversité » face aux ambitions diplomatiques et économiques de Pékin.

Depuis 2010, la Chine a investi près de 150 milliards d'euros sur le Vieux Continent et certains secteurs-clés (port du Pirée en Grèce, gestion du réseau d'électricité portugais REN), hôtellerie, vignobles, transports, agroalimentaire, luxe, tourisme... La France n'a pas non plus échappé aux investissements chinois : 14,3 milliards d'euros de 2000 à 2018 et 9 % des investissements chinois dans l'UE en 2018. Désormais, le chef de l'État français espère convaincre son homologue Xi Jinping d'adhérer de manière coordonnée avec les Européens à un « nouvel ordre international ». Il ambitionne de lui opposer un front européen uni. Jusqu'à présent, l'Union n'a pas de ligne politique claire vis-à-vis du géant asiatique.
Un trio européenpour Xi Jinping

Ce mardi à l'Élysée, Emmanuel Macron reçoit le président Xi Jinping, en France depuis dimanche soir, au côté du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et de la chancelière allemande Angela Merkel. Avec l'objectif de mettre en place une stratégie européenne. Vendredi, l'Italie a signé des accords prévoyant des investissements chinois dans les ports de Gênes et Trieste.

Malgré les avertissements contre les investissements massifs, Emmanuel Macron ne renonce pas à des liens étroits avec la Chine. Paris et Pékin vont coopérer sur une liste de projets concrets d'investissements dans les pays traversés par le colossal projet chinois d'infrastructures maritimes et terrestres des « Nouvelles routes de la soie », qui préoccupe certains pays européens.
Une commande d'avions pour 30 milliards d'euros

Sur le plan commercial, la France va bénéficier de la levée de l'embargo sur ses volailles (imposé depuis la grippe aviaire en 2015) et de l'ouverture du marché chinois aux mollusques français.

Lundi, la visite du président Xi Jiping s'est surtout concrétisée par la signature d'une méga commande pour le compte de la China Aviation Supplies Holding Company (CASC), portant sur l'achat de 300 Airbus (290 A320 et 10 A350) qui seront construits soit en Europe, soit en Chine.

La transaction représente 30 milliards d'euros au prix catalogue. Attendue depuis des années, cette commande s'avère finalement nettement plus importante que celle annoncée par Emmanuel Macron il y a plus d'un an. Le chef de l'État français y voit un « excellent signal de la force des échanges » entre la Chine et la France.

 

 
 

Tourisme le nombre de nuitées comptabilisées en Alsace en 2018

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:10:51

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 
 Tourisme le nombre de nuitées comptabilisées en Alsace en 2018, soit une hausse de 6 %, selon l'Observatoire régional du tourisme. Les touristes étrangers - notamment les Allemands, Suisses, Britanniques et Italiens - sont venus en nombre. Ce marché représente plus de 3 millions de nuitées, soit une progression de 5 %. Les marchés lointains sont également en hausse avec +19 % pour le marché chinois et +14 % pour les États-Unis. À l'échelle du Grand Est, le nombre de nuitées se chiffre à 24,2 millions, également en hausse de 6 %. 48 % des nuitées sont donc consommées en Alsace. En comparaison avec les 18 autres régions françaises, le Grand Est se hisse à la 4e place pour les nuitées étrangères dans le secteur de l'hôtellerie et parvient au 6e rang pour les nuitées étrangères tous types d'hébergement confondus.

 

 
 

75 marchands alsaciens à Expopresse

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:18:38

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
75 marchands alsaciens à Expopresse
 

 
Les marchands de journaux alsaciens. Photo DNA/Marie Gerhardy
Culture Presse, syndicat des marchands de presse français, organisait samedi et dimanche son 13e salon Expopresse au Parc des expositions à Paris. Tous les partenaires de la profession étaient invités à tenir un stand : petits et grands groupes de presse, messageries, représentants en matériel ou en produits de diversification dans les points de vente. Et des marchands de toute la France ont fait le déplacement, dont 75 Alsaciens.

« Cela permet un contact direct entre les éditeurs et les marchands, les deux extrémités de la chaîne de distribution. L'immédiateté d'une information galvaudée sur internet a fait du mal à la presse quotidienne. Il faut travailler un produit différent du numérique, avec des articles fouillés, en complément. Et ce salon permet de faire naître des idées, via des rencontres », note le président de Culture Presse Daniel Panetto.

Ainsi, s'il admet que la presse papier n'est pas au mieux de sa forme, il relativise : « Malgré les nouveaux moyens de communication actuels, nous vendons encore 4,5 millions d'exemplaires par jour dans nos points de vente... C'est plus que le yaourt nature ! Le vendeur de presse est encore très présent dans le quotidien des gens. »

L'innovation était le maître mot de la majorité des intervenants du salon. Pour attirer les jeunes qui ne rentrent plus dans les magasins, le président ne s'interdit aucune piste : « Il faut s'adapter aux nouveaux modes de consommation et proposer une vraie expérience... On pense à des magasins sonores et olfactifs, par exem-ple. »

Sur le quai de la gare de l'Est, Maïté Sylla, gérante à Eckbolsheim, affirmait : « Notre présence ici prouve que nous y croyons encore. » En fin de salon, les retours des exposants comme des quelque 6 000 visiteurs étaient globalement positifs. « Cela veut dire qu'une partie des marchands de notre réseau est prête à évoluer, à s'adapter. C'est rassurant », conclut Daniel Panetto.
Marie GERHARDY

 

 
 

SEMAINE DE LA SANTé mentale Autisme : Autonome, malgré le handicap

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:58:21

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

SEMAINE DE LA SANTé mentale Autisme
SEMAINE DE LA SANTé mentale Autisme : Autonome, malgré le handicap
Plutôt que d'aller dans un centre spécialisé, le jeune Strasbourgeois Karim Tatai, autiste et déficient mental a fait le choix de rester auprès de sa mère et apprendre à vivre au sein de la société.

 
Karim Tatai et sa mère Rita dans l'atelier de couture à Strasbourg.
Tous les vendredis, Karim Tatai suit un rituel immuable. Il se rend chez son « patron », pour lui montrer ses photos de la semaine. À son retour, sa « paie »- un billet de 20 EUR- l'attend dans la boîte aux lettres. La somme en poche, il prend le bus depuis Strasbourg jusqu'au Super U de Saverne, et achète son DVD de la semaine, qui est souvent le même : Camping.

Ce petit manège comporte quelques artifices : le « patron » est en fait commerçant du quartier des Halles qui a accepté de jouer ce rôle. La paie est déposée dans la boîte aux lettres par Rita, la mère de Karim. Mais ces éléments font partie des petites stratégies mises en place au quotidien pour permettre au jeune homme de 32 ans d'avoir sa place au sein de la société, malgré son autisme et sa déficience mentale.

Une chose n'est toutefois pas contestable : Karim est photographe. Pour preuve, ses clichés sont régulièrement exposés, comme en ce moment à la sous-préfecture de Saverne et à l'espace culturel du Ciarus de Strasbourg. Depuis ses débuts en photographie lors d'un voyage à Venise avec sa mère, il emmène son appareil photo dans tous ses déplacements. Ses clichés montrent ce que son regard capte : des détails du quotidien, du dessin sur un mur aux imperfections d'un panneau de signalisation. Ils traduisent aussi certaines de ses préoccupations : l'amour, les filles, ou comment séduire quand on ne trouve pas les mots.

De retour de son excursion du vendredi, Karim se rend dans l'atelier de couture « La colombe » de sa mère rue du Faubourg de Pierre. Au milieu d'un joyeux mélange de tissus colorés et de costumes de scène, il parle avec animation des chauffeurs de bus rencontrés sur le parcours. « Comme tous les autistes, il a des intérêts particuliers, réagit Rita Tatai tandis que, pris d'un élan d'affection, son fils vient se blottir contre elle. Il est focalisé sur les bus. Il les anthropomorphise, leur parle et peut vous raconter qu'ils ont dit telle ou telle chose. »

Quand Karim a atteint l'âge adulte, sa mère a choisi de suivre son avis et de ne plus le placer en centre spécialisé. Depuis, il occupe ses journées en vadrouillant dans les rues et parcs de Strasbourg, son appareil photo au cou. Il va souvent à la rencontre des gens : « Ça se passe bien dans l'ensemble, remarque Rita Tataï. Certes, il n'est pas toujours bien reçu. Mais ça ne l'atteint pas, car il ne perçoit pas ce qui est de l'ordre du non-verbal, de l'ironie. Et c'est tant mieux. » Bien qu'analphabète, il prend seul les transports en commun. « Il a remarqué qu'il y avait une couleur pour le tram qui va à tel endroit et une autre pour celui qui va à tel autre. Et il se débrouille comme ça. » À l'occasion, il accompagne des personnes de son entourage dans leurs activités : « La condition, c'est qu'on ne l'emmène pas avec soi juste pour l'occuper, prévient Rita. Sinon il le sent et il décroche. Il faut partager quelque chose que l'on fait régulièrement et qu'on aime faire. »
Eddie RABEYRIN Le samedi 18 mai 2019 à 17h dans la Salle Blanche de la librairie Kleber, Rita Tessier Tatai présentera son ouvrage « Moi, je suis photographe », qui raconte son combat pour construire une place à son fils autiste au sein de la société. Le livre fait une place aux deux langages : le visuel, avec les photos de Karim d'un côté, et le récit de sa mère de l'autre. En partenariat avec les éditions « Un Bout de Chemin »

Le samedi 18 mai 2019 à 17h dans la Salle Blanche de la librairie Kleber, Rita Tessier Tatai présentera son ouvrage « Moi, je suis photographe », qui raconte son combat pour construire une place à son fils autiste au sein de la société. Le livre fait une place aux deux langages : le visuel, avec les photos de Karim d'un côté, et le récit de sa mère de l'autre. En partenariat avec les éditions « Un Bout de Chemin »

 
 

 

Handicap Associations Sinclair : La feuille de route

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:04:11

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Handicap Associations Sinclair
Handicap Associations Sinclair : La feuille de route
Le contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens entre l'association Marguerite-Sinclair et l'Agence régionale de santé a été signé au siège de Sinclair à Mulhouse.

 
Odile Fournier, présidente de l'association Marguerite-Sinclair, et Pierre Lespinasse, délégué territorial pour le Haut-Rhin de l'Agence régionale de santé (ARS), ont signé un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM), au siège de Sinclair, avenue Joffre à Mulhouse.

Ce contrat - « le premier CPOM signé dans le Haut-Rhin » - entre Sinclair et l'ARS porte sur la période 2019-2023. Il concerne trois des neuf structures dans le giron de l'association : son IMPro (Institut médico-professionnel), qui accueille et accompagne des jeunes de 14 à 20 ans présentant une déficience intellectuelle légère ou moyenne avec ou sans troubles associés ; son Sessad (Service d'éducation spéciale et de soins à domicile), qui accueille et accompagne des jeunes de 11 à 20 ans présentant eux aussi une déficience intellectuelle légère ou moyenne mais scolarisés en milieu ordinaire ; l'Esat (établissement et service d'aide par le travail) Marguerite-Sinclair, enfin, qui a deux sites de production, l'un à Lutterbach (il regroupe les ateliers blanchisserie, sous-traitance et menuiserie), l'autre à Mulhouse, le restaurant Le Sinclair.

Le sigle de CPOM a une résonance un peu technocratique. Pierre Lespinasse en a donné une traduction plus parlante : c'est en quelque sorte sa « feuille de route » pour les cinq prochaines années que l'association Marguerite-Sinclair a élaborée avec l'ARS, en harmonie avec les objectifs du Projet régional de santé. La démarche a débuté par un diagnostic en profondeur, « assez décapant ! », a noté en souriant François Eichholtzer, le directeur général de Sinclair. Puis le document s'est nourri des « riches » échanges entre l'ARS et Sinclair.
« Logique de parcours »

« Ce CPOM nous engage [...]. C'est pour nous un levier de transformation au service des personnes handicapées », a souligné Odile Fournier. Selon la volonté commune des signataires, cette transformation ira dans le sens d'une « logique de parcours », où les trajectoires de vie des personnes accompagnées sont envisagées dans leur continuité, où l'on s'efforce a contrario d'éviter les ruptures de prise en charge, où l'on promeut la transversalité. « On est en train de vivre une révolution culturelle silencieuse dans le médico-social, a observé François Eichholtzer. On passe d'une logique de places à une logique de parcours. Et en même temps, on va aussi d'une logique de protection - les établissements et les services étaient des lieux où les personnes en situation de handicap vivaient en autarcie et un peu protégées - vers une société résolument inclusive [...] L'objectif est aussi de s'appuyer sur les propres compétences, les savoir-faire et l'énergie des personnes en situation de handicap. » Le directeur de Sinclair ajoutera un peu plus tard que pour « réussir l'inclusion », la société française a encore du chemin à parcourir : « Dans les discours, les plaquettes, les journaux, tout le monde a de bonnes intentions. Dans les faits, on s'aperçoit que les droits restent encore très théoriques, très vagues. Tout ça nécessitera une vraie mobilisation. »

À Marguerite-Sinclair, la mobilisation a sonné. La logique promue par le CPOM - déjà pour partie mise en oeuvre, ont relevé François Gillet et Frédéric Chenal, directeurs respectivement des pôles adultes et jeunes - ne s'appliquera pas seulement aux trois structures directement concernées, a assuré François Eichholtzer. « On souhaite qu'elle innerve l'ensemble de l'association et même l'association soeur, Les Ateliers Sinclair. »
F.F.

 

 
 

 

Altkirch Médiathèque du Sundgau : Voisins d'ailleurs et amis d'ici

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:40:48

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Altkirch Médiathèque du Sundgau
Altkirch Médiathèque du Sundgau : Voisins d'ailleurs et amis d'ici
Les demandeurs d'asile ont parlé d'eux dans le cadre du festival départemental des bibliothèques, « Une société plus de solidaire ». Une centaine de personnes, dont des élus, ont participé à cette rencontre samedi à la médiathèque d'Altkirch.

 
Un public, venu nombreux, assista à la rencontre théâtrale.
Pour Élisabeth Schulthess, présidente de l'association « Voisins d'ailleurs », créée en 2016 et qui accompagne les demandeurs d'asile, « la culture peut abolir les frontières, briser les murs qui empêchent d'accéder à la différence. Ce n'est pas anodin d'être ici, la lecture est un outil contre l'ignorance et le rejet de l'autre ».

C'est aussi l'Alsace, terre d'accueil, évoquée par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, avec à ses côtés, les conseillers départementaux, Sabine Drexler et Nicolas Jander. La présidente du conseil départemental a indiqué que le Département veut aider « ces jeunes qui ont envie de s'intégrer très vite ». Elle a salué également François Cohendet, maire de Ferrette, récompensé il y a un an par le prix de la Tolérance Marcel Rudloff, « un élu qui a élevé les valeurs de l'humanité à un tel niveau que la tolérance s'est imposée ».
Les mots de l'exil

Sur trois cartes du monde, leurs itinéraires sont tracés. Le voyage, souvent long - des mois voire des années d'errance s'écoulant entre le départ et l'arrivée à Ferrette -, est d'abord une traversée de frontières, de pays, de paysages, mais constitué aussi des rencontres humaines.

Le centre Adoma de Ferrette a déjà été, pour 314 d'entre eux, un point de chute ou un tremplin vers une reconstruction. Pour l'un, parti d'Afghanistan, qui a marché trois jours pieds nus dans les montagnes enneigées, il est aujourd'hui employé dans la restauration. Pour l'une, fuyant l'Ukraine, cette juriste opposante politique a trouvé ici des amis et un projet. Un autre encore, huit jours sans manger sur un bateau de fortune et aujourd'hui employé à la ville d'Altkirch.

Après 12 ans d'errance dans différents pays d'Afrique, une famille se pose enfin. Deux adolescents tchétchènes, Elina et son frère Maïrbek, qui ont été ballottés à travers l'Europe, mais félicités par leur professeur d'arts plastiques du collège de Ferrette pour leur très grande capacité d'adaptation et la maîtrise de six langues aujourd'hui...

Autant de parcours que de vies, jalonnées d'obstacles mais aussi de perspectives nouvelles qui ont été évoquées, rapidement ou pas, avec pudeur aussi, avec les mots trouvés ou appris. Aidés par Geneviève et Jean-Charles Mattler, du théâtre de Riespach, les demandeurs d'asile ont osé aller sur scène, chanter dans leur langue natale pour certains, se raconter un peu dans la langue nouvellement apprise, mais pour dire beaucoup de ce qu'ils ont vécu. « J'aime la devise de la France, "liberté, égalité, fraternité", je veux vivre, je veux voir grandir mes enfants et maintenant que je comprends les paroles de la chanson d'Édith Piaf, je l'aime encore plus », dit cette maman ukrainienne.
Un auditoire ému

Avant d'entonner Je ne regrette rien, main dans la main avec sa fille et la jeune Elina. Et chacun de remercier, très simplement, l'association pour sa présence et son aide et le public d'« avoir eu le temps de venir ».

« Je ne retiens pas mon émotion », lance Henri Fristch, maillon de la culture sundgauvienne, « bravo pour ce que vous faites, il en faut de l'humanité ! On grandit tous ensemble avec votre action qui a créé des liens aussi positifs et si j'habitais Ferrette, je serais des vôtres, jour et nuit », dira-t-il aux bénévoles de l'association.

Une Tourangelle de passage dans sa famille a été « émerveillée » par cette évocation de parcours et les activités des Voisins d'ailleurs. « Je voudrais transporter chez moi ce que je vois ici », précise-t-elle avant qu'une autre personne s'adresse aux demandeurs d'asile : « Juste vous dire bienvenue ».

Élisabeth Schulthess a invité le public à partager les activités de l'association, car « il faut renforcer nos rangs, faut pas du courage, juste de l'énergie ». Tandis que François Cohendet a souligné que « la France, c'est aussi ça, toute une population de gens prêts à aller dans le positif, à être humains ». Loin de l'image d'un pays où tout irait mal.

Tous ont entonné sur scène, « Si tous les gars du monde décidaient d'être copains et partageaient un beau matin leurs espoirs et leurs chagrins... et marchaient la main dans la main, le bonheur serait pour demain ». L'intérêt de cette rencontre est apparu comme une évidence.
Nathalie THOMAS

 

 
 

 

Wintzenheim Collège Prévert : Trois dessinateurs en herbe primés au concours de BD

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:44:31

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wintzenheim Collège Prévert
Wintzenheim Collège Prévert : Trois dessinateurs en herbe primés au concours de BD

 
Les élèves de Wintzenheim avec la présidente du conseil départemental et leurs enseignants
Cela fait plusieurs années que les classes de 4e du collège Prévert participent au concours proposé à tous les collégiens de la région de Colmar par l'association « Esprit BD ». Le thème de cette année était : « Et si les animaux étaient humains ? »

Le cours d'arts plastiques a donc été le lieu, où, semaines après semaines, les élèves de 4e se sont attelés à la réalisation d'une planche de BD, après avoir écrit le scénario en français. Ils ont abordé ce thème, chacun avec sa sensibilité propre, tant au niveau du style choisi que de l'histoire racontée...

Trois élèves de Jacques Prévert ont été primés ! La remise des prix a eu lieu mercredi 6 mars, lors d'une réception fort sympathique organisée dans le hall du conseil départemental.

- Premier prix : Sarah Lenotte

- Troisième prix : Pierre-Alexei Gubiani

- Prix du graphisme : Théo Wentzinger

 

 
 

 

Schlierbach Avec les habitants : Opération Haut-Rhin propre

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:01:59

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Schlierbach Avec les habitants
Schlierbach Avec les habitants : Opération Haut-Rhin propre

 
Une partie de l'équipe de fins limiers, prêts à traquer tout dépôt suspect....
La commune de Schlierbach a pris un peu d'avance sur l'opération Haut-Rhin propre en invitant les habitants à s'associer à cette vaste opération de nettoyage dès samedi dernier.

Une équipe petite (22 au total) mais efficace a abordé les endroits estimés prioritaires, comme la zone d'activité et la rue de la gare vers la forêt de la Hardt et la zone de stockage de bois jusqu'à la percée centrale. D'autres participants sont intervenus dans les chemins vers le chalet Rigger, vers Landser...

Constat : il y en a moins de déchets qu'avant mais il y en a toujours.

Les endroits les plus sales sont les bords de route.

Un butin conséquent et particulièrement varié, constitué de pneus, piscine en plastique, tôle, ferraille, pied de biche... et toutes sortes de détritus en plastique a, une nouvelle fois, prouvé que l'opération reste nécessaire, même si certains riverains prennent le soin de ramasser, tout au long de l'année, les déchets que d'autres laissent derrière eux.

Au terme de cette matinée de travail, le club de foot a offert le verre de l'amitié à tout le groupe.
M-C.S.

 

 
 

 

Wintzenheim Les missions du Samsah

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:32:21

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Wintzenheim Les missions du Samsah
 

 
 
Lors des portes ouvertes du Samsah (Service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés), mardi 19 mars à Wintzenheim, le public a eu l'occasion de découvrir les diverses missions de la structure. Confortablement installé dans les locaux à proximité du supermarché et de la MJC du Cheval blanc, (1 Faubourg des Vosges), le service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés a ouvert ses portes dans le cadre des journées de la schizophrénie qui se sont déroulées du 18 au 23 mars.

Ces portes ouvertes ont rencontré un vif intérêt non seulement de la part des professionnels de la santé, mais aussi de celle des familles concernées.
Vaste secteur

Le territoire d'intervention de ce centre, dirigé par Annie Weisslocker, s'étend de Sainte-Marie-aux-Mines à Ensisheim. Il est l'un des établissements gérés par l'Arsea (association régionale spécialisée d'action sociale d'éducation et d'animation). Il accompagne des adultes de 20 à 60 ans en situation de handicap, notamment psychique, et a pour mission de coordonner les projets de vie et soins à la personne grâce à une équipe composée de travailleurs sociaux et de professionnels de la santé. Ceci en associations de familles telles l'Unafam (Union nationale des amis et familles de malades mentaux) et Schizo espoir.
Programme Profamille

La schizophrénie est une maladie du cerveau encore relativement mal connue, et difficilement identifiable, tant à cause des familles qui cachent le problème que des médecins qui n'arrivent pas à bien orienter le patient. Mardi dernier, le docteur Yann Hodé a présenté le programme Profamille, une des spécificités du Samsah de Wintzenheim. « Il faut six mois pour établir le diagnostic. Parmi les symptômes, le manque de volonté, de flui dité d'expression. Après avoir découvert cette méthode initiée par le Québécois Hugues Cormier, je l'ai développée en France tout d'abord. Depuis, d'autres pays s'y sont intéressés et nous avons régulièrement des rencontres francophones internationales ».

Les résultats sont spectaculaires. Dans les familles suivies, on note deux fois moins de suicides. Une famille sur quatre venue consulter parle d'une tentative de suicide. À Wintzenheim, deux à trois sessions de programme psycho-éducatif sont programmées. Même sans que le malade assiste aux séances, celui-ci refusant de se savoir atteint, on note un taux de chute divisé par quatre après un an de suivi, puis par deux les années suivantes, sans compter les chances d'insertion professionnelle. Le programme prévoit 14 séances de quatre heures chacune, puis trois de révision en un an.

Mais le bénéfice est évident. Ne reste plus aux praticiens qu'à orienter les familles vers un centre tel que le Samsah qui élaborera les stratégies thérapeutiques destinées à favoriser la gestion du stress par tous les membres de la famille, à travers l'amélioration des habiletés de communication et de résolution de problèmes.
Jean-Louis LICHTENAUER SE RENSEIGNER Tél. 03.89.27.75.90, courriel accueil.samsah68@arsea.fr

 

 
 

Mulhouse alsace agglomération Qualité de l'air : peut mieux faire

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:05:19

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Mulhouse alsace agglomération
Mulhouse alsace agglomération Qualité de l'air : peut mieux faire
La séance publique du conseil d'agglomération de m2A a fourni d'hier lundi l'occasion d'un point sur la situation de la région mulhousienne en matière de pollution atmosphérique.

 
Sans surprise, les niveaux de dioxydes d'azote mesurés dans l'agglomération mulhousienne atteignent un pic le long des autouroutes A36 et A35. Photo Archives
Séance publique aride, hier après-midi, au Parc-Expo de Mulhouse, pour les élus communautaires de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). Vote du budget primitif 2019 (lire ci-dessous), adoption d'une version toilettée du Schéma de cohérence territoriale de l'agglo, point d'étape à propos du programme de développement économique Territoires d'industrie... Les sujets aussi « lourds » que techniques s'enchaînent à l'ordre du jour. Toute aussi capitale - et de surcroît immédiatement accessible au commun des mortels -, la question de la qualité de l'air va cependant s'inviter dans la discussion. De quel air parle-t-on ? De celui que respirent les habitants des 39 communes membre de M2A.

Le sujet arrive au détour du vote d'une double subvention (68 000 EUR en fonctionnement, 10 964 EUR en investissement), prévue au bénéfice d'Atmo Grand Est, l'organisme régional agréé pour surveiller la qualité de l'air, depuis la fusion des entités alsacienne (anciennement ASPA), lorraine et champenoise en janvier 2017. Voilà qui mérite bien un point de situation, en attendant la publication d'un rapport plus complet, annoncée pour septembre prochain.
Arrivée de cinq bus électriques

Particules fines, dioxydes d'azote, ozone..., La situation de l'agglomération mulhousienne est globalement moins problématique que celles des métropoles de Reims et Strasbourg, où les seuils légaux sont régulièrement dépassés pour les deux premiers polluants (le niveau d'ozone dépend quant à lui des seules conditions météorologiques, les pics étant provoqués par des conditions anticycloniques).

Concrètement, le taux de particules fines (principalement générées par les systèmes de chauffage) et de dioxydes d'azote (liées au trafic automobile) mesurés dans l'agglomération mulhousienne sont en baisse régulière depuis une quinzaine d'années, ce qui est d'ailleurs conforme à la tendance nationale. Le niveau des dioxydes mesuré le long des autoroutes A35 et A36 continue cependant de parfois dépasser le seuil légal défini au niveau européen, lui-même supérieur aux « lignes directrices » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

En 2018, le plan volontaire Ozone/particules fines de M2A a été déclenché huit fois : durant deux jours, en février et mars, en raison du niveau mesuré de particules fines ; six autres jours durant, en, juillet et août, à cause de pics d'ozone provoqués par la chaleur et le beau temps. Pour mémoire, chaque fois que ce plan est déclenché, l'ensemble du réseau de transports en commun géré par Soléa est accessible à volonté, au tarif unique de 2 EUR par jour, le but étant, on le devine, d'inciter les automobilistes à temporairement remiser leur voiture.

« Un tiers de la consommation d'énergie de notre territoire provient des diverses mobilités, rappelle à ce propos le vice-président de M2A, Denis Rambaud. D'où l'intérêt d'être proactifs. » Un exemple ? L'extension du service de transport à la demande Filéa, aux 39 communes membres de M2A, dès l'automne prochain... Et d'autres nouveautés sont dans les tuyaux (lire l'encadré ci-contre). « On le voit bien dans les statistiques, reprend Denis Rambaud, l'usage des transports en commun chute au-delà de 18 ans. L'idée, c'est donc d'aller chercher les actifs de 20 à 60 ans, pour limiter l'usage de l'automobile ». Y'a plus qu'à...

Cinq bus électriques doivent être mis en service en avril prochain sur la ligne 30 de Soléa, qui relie la gare SNCF de Mulhouse au centre hospitalier Emile Muller. D'un coût de 500 000 euros pièce, ces bus ont été financés moitié par M2A, moitié par l'État. Le choix de la ligne 30, relativement courte, mais de fort dénivelé, s'est avéré idéal pour tester leur autonomie en situation réelle d'exploitation, mais ils seront sans doute déployés ailleurs par la suite.

Devant le succès de son service de location de vélos à assistance électrique (VAE), M2A s'apprête par ailleurs à en élargir l'accès aux entreprises. La durée minimale de location sera d'un an, au tarif de 444 EUR TTC ; les frais générés par la mise à disposition de ces VAE seront déductibles de l'impôt sur les sociétés, dans la limite de 25 % des frais engagés, à condition de s'engager sur trois ans pour les entreprises de moins de 10 salariés, ou cinq ans pour les autres.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

M2A Budget primitif : « contrat tenu »

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:35:18

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
M2A Budget primitif : « contrat tenu »
 

 
Pour M2A, la voie était étroite, entre la nécessaire amélioration de la situation financière de la communauté d'agglomération, les contraintes liées à la contractualisation avec l'État de l'évolution des dépenses réelles de fonctionnement... et bien sûr l'engagement pris auprès des habitants d'une stabilité des taux d'imposition.

« Nous avons effectué un travail en profondeur, une remise à plat totale. Le budget primitif respecte les engagements votés à l'unanimité, ce qui n'est pas commun, au moment du débat d'orientation budgétaire », analyse Fabian Jordan, président de M2A.

Pour rétablir cette situation financière, un levier a été mis en oeuvre : la gestion de l'argent public avec parcimonie, une maîtrise stricte des dépenses de fonctionnement, notamment en termes de ressources humaines et une optimisation des recettes de fonctionnement.

Ces efforts se traduisent en chiffres. Les dépenses réelles de fonctionnement, soit 224,45 MEUR (à périmètre constant) sont en baisse de 0,6 %. Dans ces dépenses de fonctionnement, sont en baisse très nette les charges financières (de 3,1 MEUR soit - 8,7 %) car la renégociation des prêts se poursuit. La masse salariale, qui est un des gros postes du budget, se stabilise avec le non-remplacement des départs à la retraite.
« Nous tenonsla route »

En face, les recettes de fonctionnement (244,86MEUR) progressent de 2,2 % par rapport au budget primitif de 2018, avec une stabilité des taux d'impôts.

Dans ces recettes, le poste des impôts et taxes représente à lui seul un montant de 154,9 MEUR (en hausse de 2,3 %).

Cette situation permet à certains indicateurs de s'améliorer, dont la capacité d'autofinancement. « C'est-à-dire l'épargne nécessaire pour investir. Un autofinancement de 11,31 % est une bonne moyenne. Un niveau d'épargne de 10 à 12 % des recettes de fonctionnement est considéré comme satisfaisant. Nous sommes à 20,27 MEUR d'épargne brute, donc nous tenons la route. Ce bon niveau d'épargne permet de poursuivre un programme d'investissement ambitieux en limitant l'appel à l'emprunt », détaille Antoine Homé.
Des investissementsen cours

Les dépenses d'investissement s'élèvent à 72,57 MEUR dont 43,48 MEUR en dépenses d'équipement. On y trouve des investissements dans la petite enfance, à Pfastatt, à Illzach, dans le Learning center à l'Université de Haute-Alsace (5MEUR).

D'autres projets se poursuivent cette année, comme la zone Afrique au Parc zoologique et botanique ou encore la poursuite des équipements du camping de l'Ill à Mulhouse, qui a été repris en gestion directe. Le budget a été adopté à l'unanimité.
F.Z.

 

 
 

M2A Mise : Jordan réaffirme la vigilance de l'agglo

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:34:23

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
M2A Mise : Jordan réaffirme la vigilance de l'agglo
 

 
Outre l'audit financier et le récolement des collections déjà en cours, le Mise devrait faire l'objet d'un « audit scientifique », selon le voeu de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Grand Est. Archives L'Alsace/Hervé Kielwasser
Le président de M2A, Fabian Jordan, a souhaité ouvrir la séance publique d'hier par une brève déclaration à propos de la préoccupante situation du Musée de l'impression sur étoffes (Mise) de Mulhouse (cf. nos éditions des 9, 17 et 25 mars derniers).
Inquiétude légitime

Brève, mais empreinte de gravité : « Ce musée vit une crise très particulière, avec la mort dramatique de son directeur et le pillage de ses collections. Cette situation extrêmement complexe fragilise considérablement le musée et elle suscite une inquiétude légitime. Nous la suivons de très près, en lien avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), la Ville de Mulhouse et la Région Grand Est. À ce jour, les données ne sont pas claires, rien n'est encore consolidé. Laissons-nous encore un mois pour cela. Il ne s'agit pas de partir "tous azimuts", avant de disposer d'un état des lieux complets. »

Michèle Lutz, maire de Mulhouse, a renchéri, en réaffirmant la solidarité de la Drac, de la Ville, de M2A et de la Région Grand Est sur ce dossier. Enfin Jean-Marie Bockel est brièvement intervenu aussi : « L'une des difficultés sera de réussir le passage nécessaire entre la phase d'audit et la préparation de la suite... Mais vraiment, ce n'est pas une critique de ma part lorsque je dis ça, ni un propos facile. Nous devons tous avoir cette attention. »
E.D.

 

 
 

Mulhouse Touchante Jane Birkin

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:36:27

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mulhouse Touchante Jane Birkin
 

 
Jane Birkin et l'OSM, un hommage symphonique à Serge Gainsbourg. Photo L'Alsace/Darek Szuster
En dédicace la veille à Motoco pour Munkey Diaries, compilation de ses journaux intimes, Jane Birkin affichait une petite mine et une petite voix - doux euphémisme. Sans parler de la quasi-absence de répétition avec l'Orchestre symphonique de Mulhouse (OSM), on pouvait craindre, samedi soir à la Filature de Mulhouse, un concert a minima. Il n'en a rien été.

Les premières minutes ont pourtant été difficiles. Après que la cinquantaine de musiciens s'est échauffée, Jane Birkin entre sur le côté de la scène, presque à pas de loup, vêtue d'un ensemble à la fois sobre et chic. Avec 21 titres, le programme s'annonce copieux. Au cours des premières minutes, sur Ces petits riens, Lost Song, Dépression au-dessus du jardin, la voix de Jane Birkin est plus éraillée qu'autre chose. Jamais indistincte pour autant. Elle laisse percevoir toute l'étendue de sa fragilité, une présence presque fantomatique.
« Il aurait été ému aux larmes »

Et puis le concert se fait plus pêchu. Les percussions et les cuivres de l'OSM se mettent au travail, le timbre de Birkin capte, soudain, davantage l'attention. Sa voix s'affirme avec la Valse de Melody et Requiem pour un con. Après tout, « les parcours sans faute n'existent pas », susurre-t-elle presque sur Une chose entre autres. Le moment du concert où elle a, sans doute, été la plus touchante. « Si j'ai choisi cette chanson, c'est parce que Serge considérait qu'il m'avait donné le meilleur de lui. C'était quelqu'un de si extraordinairement drôle et de si extraordinairement triste. Je sais qu'il aurait été ému par ce moment. Ému aux larmes. » Comme la salle, qui affichait complet ce soir-là.

La septuagénaire semble avoir le don de s'entourer d'hommes peu communs. Gainsbourg, à l'époque. Philippe Lerichomme, le directeur artistique de la tournée, qui connaissait bien les chansons de l'homme à tête de chou, savait qu'il aimait s'inspirer de la musique classique et a su trouver quelles chansons interpréter pour lui rendre cet hommage symphonique. Le pianiste et arrangeur Nobuyuki Nakajima, rencontré presque par hasard à Tokyo, qui a fait la jonction avec brio, bien en amont de samedi, entre Jane Birkin et l'OSM. Et enfin Didier Benetti, qui a superbement dirigé les musiciens de l'OSM, impeccables de bout en bout.

La deuxième partie du concert était réservée aux chansons douces (Manon, La chanson de Prévert, Pull marine...). Jane Birkin a encore gratifié son public de L'anamour avant le medley instrumental de l'OSM (Lemon incest, Je t'aime... moi non plus, Initials BB, My Lady Heroine). Ne manquait que La javanaise pour être définitivement certain d'avoir passé un bon moment. On lui pardonnera, en tout cas, d'avoir confondu, dans ses remerciements, orchestre philharmonique et orchestre symphonique.
Pierre GUSZ PLUS WEB Le concert de Jane Birkin à la Filature et son passage à Motoco en photos et en vidéo sur www.lalsace.fr LIRE aussi page 39.

 

 
 

COLMAR Conseil municipal Hier soir : La direction du conservatoire dans la tourmente

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:11:37

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Conseil municipal Hier soir
COLMAR Conseil municipal Hier soir : La direction du conservatoire dans la tourmente
La rétrogradation de la directrice du conservatoire de Colmar a fait polémique hier au conseil municipal. L'opposition s'interroge sur l'opportunité de ce qui ressemble à une sanction.

 
D'après la Ville, le malaise couvait depuis 2016 au conservatoire de Colmar.
Beaucoup de questions hier soir au conseil municipal de Colmar autour de la rétrogradation de l'actuelle directrice du conservatoire, Hélène Sanglier, à un poste de directrice adjointe (notre édition d'hier). L'intérim étant assuré à compter de ce mardi par un cadre de la mairie, Françoise Guillon-Fontaine, en attendant le recrutement d'une nouvelle direction.

Beaucoup de questions, mais peu de réponses. À l'image de l'adjointe à la culture Cécile Striebig, la majorité s'est toujours retranchée derrière des « dysfonctionnements » au sein de l'établissement et une « affaire interne » à la Ville, refusant d'évoquer « des cas particuliers en rapport avec la gestion du personnel ».
Si c'est une miseau placard,pour quel motif ?

Frédéric Hilbert (Colmar Ville verte, ouverte et solidaire), le premier, rappelle que c'est la Ville qui a nommé Mme Sanglier à la tête de l'établissement en 2014 après le départ à la retraite d'Eugène Maegey. « Aujourd'hui, elle est rétrogradée. Si c'est une mise au placard, pour quel motif ? Pour sanctionner quelqu'un, faut-il créer un poste ? », interroge l'écologiste, qui rappelle que la Ville fait d'habitude la chasse aux frais de fonctionnement.

L'opposition pointe surtout la contradiction entre cette création d'un poste de cadre et les besoins en personnel exprimés à plusieurs reprises par les usagers et les enseignants : « Les parents sont souvent obligés d'aider au transport du matériel pour les concerts ou d'une salle à l'autre », commente Victorine Valentin (Un nouvel élan).

L'élue socialiste soulève aussi des questions de forme, textes de loi à l'appui. Elle rappelle notamment qu'en vertu du « principe d'égal accès à la fonction publique », le nouveau poste d'adjoint devrait « faire l'objet d'une publicité obligatoire » avant d'être pourvu. Elle dénonce ainsi « une décision moralement contestable, voire attaquable en justice ». « Nous n'avons pas à juger des griefs, mais il y a un vrai manque de lisibilité », critiquera à son tour Christian Meistermann (Colmar veut bouger).

Du côté de la mairie, Gilbert Meyer dit avoir agi suite à « un audit » entamé à la rentrée, qui aurait conclu à un « dysfonctionnement » du conservatoire, « aussi constaté par les parents ». Caroline Sanchez (Colmar Ville verte, ouverte et solidaire) tentera d'en savoir plus sur cet audit. En vain. « Vous vous faites l'écho de certaines réactions. Moi, j'ai à gérer le mécontentement des professeurs », poursuit le maire, qui avoue « avoir laissé filer la situation pendant plus d'un an ».
« Une médiation a été tentée, mais cela n'a pas fonctionné »

Le malaise couvait depuis 2016, précise Cécile Striebig. « Une médiation a été tentée, mais cela n'a pas fonctionné. Une restructuration administrative devenait nécessaire », explique l'adjointe à la culture. Qui ne craint pas les euphémismes, préférant parler de « mobilité dans l'intérêt du service » plutôt que de placard. Reste que cette décision a été approuvée « à une large majorité » par la commission administrative paritaire de la Ville.

Tandis que Gilbert Meyer promet un « strict respect des procédures », l'adjointe indique qu'un appel à candidature va être lancé pour le poste de direction, avec l'espoir d'aboutir à un recrutement « pour la rentrée 2019 ». Ce sera sans l'opposition, dont les six élus présents ont voté contre.
Clément TONNOT

 

 
 

 

Colmar fête le printemps Du 4 au 22 avril : «La» ville de Pâques

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:08:18

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Colmar fête le printemps Du 4 au 22 avril
Colmar fête le printemps Du 4 au 22 avril : «La» ville de Pâques
Après 2017 et 2018, la ville est de nouveau élue meilleure destination de Pâques en Europe. Petit tour d'horizon de « Colmar fête le printemps », qui aura lieu du 4 au 22 avril.

 
Au printemps Colmar est en fête.
La 9e édition de « Colmar fête le printemps se déroulera du 4 au 22 avril. Avec un sacré motif de satisfaction pour l'office du tourisme : élue « meilleure destination de Pâques en Europe » pour 2017 et 2018, la ville reçoit de nouveau le label pour 2019. Trois années en tête, un beau score pour la cité de Bartholdi !

Qu'y trouvera-t-on ?
Papiers peints et ferme miniature

Deux nouveautés. Les chalets des exposants des deux marchés de printemps seront décorés avec des reproductions de papiers peints aux motifs floraux venus du musée du Papier peint de Rixheim. Deux séries seront exposées : des papiers peints du Second Empire, au décor très naturels ; et à l'inverse des papiers peints Art Nouveau, aux motifs floraux très stylisés. 44 panneaux seront ainsi apposés sur les chalets.

L'autre nouveauté sera la présence d'une ferme miniature place du 2-Février : une trentaine d'animaux nains - chèvres, cochons, moutons, alpaga, ânes seront présents.

Marchés de printemps. Les deux marchés de printemps, place des Dominicains et place de l'Ancienne douane, accueilleront quelque 70 exposants, en majorité des artisans régionaux. On y trouvera aussi bien de la gastronomie que de la décoration, des bijoux, des plantes, des jouets... Les marchés sont ouverts du lundi au dimanche de 10 h à 19 h.

Trois expositions-ventes. Abritées au Koïfhus de 10 h à 19 h, elles se succéderont. « Éclats de terre, éclats de verre » avec l'art de la céramique du 4 au 8 avril. « Déclinaisons textiles » du 11 au 14 avril. « Coquilles d'art » autour de l'oeuf du 19 au 22 avril.

Basse-cour. Les aviculteurs présenteront des animaux de basse-cour çà et là dans le centre-ville.

Fontaine du Koïfhus. Celle-ci sera décorée par les jeunes de l'Impro les Artisans ; cette année le thème en sera la forêt et les nains.

Animations musicales de rue. 38 concerts sont prévus tout au long des trois semaines, à l'Ancien Corps de garde, au Koïfhus et place de l'École. Les concerts auront lieu les samedis et dimanches ainsi que le Lundi de Pâques à 11 h, 15 h et 17 h. En semaine, deux séances seront données.

20 groupes d'harmonie joueront à l'Ancien Corps de garde ; trois groupes folkloriques seront place de l'École ; 19 groupes de musiques actuelles (pop rock, funk, électro) se produiront au Koïfhus ; on trouvera aussi bien des artistes déjà présents (Sawadee, Cadillac Lilou...) que des nouveaux artistes comme Nina Campani, Deerboy...

Festival Musique et Culture.

Orchestres de chambre, orchestre royal de Wallonie, ensemble de cuivres, groupes de jazz, de folk ethno-rock... Le festival Musique et Culture distillera ses notes à la salle des Catherinettes, à l'église Saint-Matthieu et au musée Unterlinden.
SAVOIR « Colmar fête le printemps », du 4 au 22 avril, centre-ville. www.printemps-colmar.com

SAVOIR « Colmar fête le printemps », du 4 au 22 avril, centre-ville. www.printemps-colmar.com

 
 

 

CREF Colmar L'espace de coworking idéal

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:31:11

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
CREF Colmar L'espace de coworking idéal
 

 
 
Un univers en pleine mutation. Le travail à domicile ou le « télé-salariat » n'est pas toujours la panacée pour des personnes devant concilier vie professionnelle et vie familiale sous le même toit. Des solutions novatrices existent pourtant à l'adresse de ces travailleurs. Financé par le fonds social européen (FSE), le collectif « Or du commun » et sa présidente Marina Patroucheva organisaient une rencontre destinée à faire émerger des idées, en partenariat avec la fondation Travailler autrement de Paris, l'espace de coworking 5e dimension de Belfort et le professeur en psychologie du travail à l'université de Strasbourg Didier Raffin.
Des pôles « d'intelligence collective »

Répartis en petits groupes, les participants ont couché sur le papier des pistes pour une nouvelle façon de travailler destinée à « des travailleurs indépendants qui ne veulent pas être seuls », dans l'idée de créer des pôles « d'intelligence collective » ainsi que l'ont expliqué Emilie Castellano et Guillaume Girardin, co-créateurs de 5e dimension à Belfort.

C'est ainsi le portrait de l'espace de coworking idéal qui a été dressé.

Un endroit où les moyens de fonctionnement seraient mutualisés : l'informatique et ses périphériques, la domiciliation du courrier, le conseil fiscal, les services d'un photographe par exemple, mais aussi les douches et un espace de restauration « qui soit davantage qu'une cuisine », des vélos électriques ou des véhicules sur le modèle de l'autopartage. Il serait complété par un espace « ressourçant et motivant » comme un potager, une aire dédiée à la pratique de la gymnastique et du yoga ou la mise à disposition des services d'un masseur.

Le coworking devant permettre de « gagner en sérénité », les intervenants ont évoqué la création d'une conciergerie à même de rendre quelques services comme les courses ou la garde d'enfants. L'accent a beaucoup été mis sur l'enrichissement mutuel via la mixité intergénérationnelle, la mise en réseau des compétences, les déjeuners pris en commun ou la création d'un espace communautaire central.
Un enjeu territorial et rural

L'organisation du lieu a été débattue à travers les problématiques de l'accueil des nouvelles personnes et de la contribution de chacun au cadre de fonctionnement au quotidien à travers un engagement tacite, selon si on est sociétaire ou simple utilisateur.

Les grandes lignes du lieu de travail idéal ont donc été tracées lors de cette rencontre. À Belfort et ailleurs, des initiatives ont déjà vu le jour et elles portent leurs fruits. « Elles présentent un grand intérêt pour l'enjeu des territoires, notamment en milieu rural », soulignait Guillaume Girardin à l'issue de la matinée.
Nicolas PINOT SURFER Plus d'informations sur la page facebook : collectif Or du commun.

 

 
 

Le CFA Adrien-Zeller décroche le premier trophée Kieny

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:17:14

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le CFA Adrien-Zeller décroche le premier trophée Kieny
 

 
Laura Wahl, Margot Letscher, Alyson Hoffmann et Marion Trendel se sont imposées face à trois autres équipes, ce lundi à la Fonderie de Mulhouse. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
Après trois heures d'épreuve ce lundi matin, suivies d'une longue attente et de nombreux discours, elles ont laissé éclater leur joie - et quelques sanglots - quand Olivier Nasti, président du jury, a annoncé que leur équipe avait remporté la 1re édition du trophée Jean-Marc Kieny.

Âgées de 17 ans, camarades de première année de bac professionnel au centre de formation par alternance (CFA) Adrien-Zeller d'Illkirch-Graffenstaden, Marion Trendel, de Bernardswiller, Alyson Hoffmann, de Seltz, Margot Letscher, de Petersbach, et Laura Wahl, d'Auenheim, se sont imposées face à trois autres équipes, issues du CFA Joseph-Storck (deuxième) et du lycée éponyme (quatrième) de Guebwiller, ainsi que du lycée Alexandre-Dumas d'Illkirch (troisième).
La tradition comme « une évidence »

Entraînées depuis un peu plus de deux mois par Vincent Klein, Alyson Hoffmann et Marion Trendel, qui avait déjà obtenu, au sein d'une autre équipe, la troisième place du trophée Mille, en décembre à Reims, ont proposé un carré de porc (du « cul noir » de la vallée de Villé) poilé, fourré aux épinards piqués au radis noir, accompagné de pommes Anna en rosace, cube de céleri fourré au raifort et beignet de choucroute.

« Les chefs du jury - Olivier Nasti, Bernard Leray, Julien Binz, Marc Haeberlin, Laurent Arbeit, Guillaume Breta... -, qui sont tous, pour nous, des modèles, nous ont mis dans de bonnes conditions et nous ont donné de nombreux conseils », a confié Alyson Hoffmann après la remise du trophée. « Coaché » par Ahmed Boukria, le binôme en salle a eu, pour sa part, davantage de mal à résister à l'émotion face aux personnalités présentes, en particulier pour expliquer le plat et justifier le choix des vins.

Créé en hommage à Jean-Marc Kieny, le chef de La Poste, à Riedisheim, brutalement décédé il y a deux ans, peu de temps après son élection à la tête des Étoiles d'Alsace, le trophée réalise son projet avorté de concours autour du concept d'« Alsace recuisinée », dont il avait fait sa marque.

Pour les jeunes lauréates, nourries à la choucroute, au Baeckeoffe et aux bouchées à la reine de leurs grands-mères, l'inscription dans la tradition régionale sonne comme « une évidence », même si elles ne se voient pas forcément ne travailler que cela à l'issue de leur formation.

Pour le moment, le trophée, remis à la Fonderie de Mulhouse devant l'élite de la gastronomie régionale - même Émile Jung, ancien chef du Crocodile, où Jean-Marc Kieny avait fait ses classes, avait fait le déplacement -, donne envie à cette relève potentielle « de continuer et de donner encore plus ». Surprise du chef de la Maison Kieny, ce lundi soir : le plat des gagnantes figurera prochainement sur la carte du restaurant. « Et ça, c'est énorme ! », réagit Marion Trendel.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Lycée Saint-André Portes ouvertes : Une matinée pour découvrir l'établissement

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:41:34

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Lycée Saint-André Portes ouvertes
Lycée Saint-André Portes ouvertes : Une matinée pour découvrir l'établissement
Le lycée technologique Saint-André de Colmar a ouvert ses portes, samedi, au public accueilli par les élèves des différentes filières identifiés par le port d'écharpes de différentes couleurs.

 
Les élèves, professeurs, représentants de l'APEL et les membres de la direction se sont mobilisés pour présenter les différentes filières.
Cette visite réservée aux familles et guidée par les lycéens et lycéennes était l'occasion d'une découverte personnalisée de l'établissement.

Parmi les atouts du lycée, son installation dans les murs de l'ancienne Caisse d'Epargne de Colmar, sa proximité avec la gare, à cinq minutes à pied. Le lycée technologique bénéficie d'une situation idéale en centre Alsace permettant aux élèves de converger vers une structure à taille humaine. Notamment en disposant d'un cadre de formation agréable et d'équipements modernes.

Les filières technologiques ont été présentées à travers des expositions, projections et présentations diverses de travaux d'élèves. Mais également de visites des laboratoires et des salles spécifiques, de partenariats et d'échanges avec des professionnels, d'expériences et témoignages d'anciens élèves. Parmi les trois filières proposées : STMG (sciences et technologies du management et de la gestion), ST2S (sciences et technologies de la santé et du social) et STL (sciences et technologies de laboratoire) et celle appelée Seconde passerelle.

Les visiteurs ont eu l'opportunité de se faire une idée du contenu de l'enseignement dans ce cadre exceptionnel qui offre une qualité de vie scolaire sereine.

La recette de la vente de gâteaux réalisés par les élèves était destinée au bureau des lycéens dans le but d'améliorer leur quotidien au sein de l'établissement. Les fidèles et anciens élèves du lycée en partageant leurs expériences post-bac se sont enthousiasmés de l'éventail des possibilités de poursuite d'études au terme d'un baccalauréat technologique.

Le député Eric Straumann et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert ont honoré par leur présence l'ensemble des acteurs de cette matinée portes ouvertes.
Pour une inscription : prendre contact avec Mme Ciseri, responsable du LET Saint-André au ? 03 89 86 29 08 ou a.ciseri@saint-andré.org

Pour une inscription : prendre contact avec Mme Ciseri, responsable du LET Saint-André au ? 03 89 86 29 08 ou a.ciseri@saint-andré.org

 
 

 

Ungersheim Arboriculteurs du Haut-Rhin : La bonne taille

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:59:49

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ungersheim Arboriculteurs du Haut-Rhin
Ungersheim Arboriculteurs du Haut-Rhin : La bonne taille
Le verger conservatoire de l'Ecomusée d'Alsace a accueilli une évaluation pratique de taille d'arbres fruitiers, organisée par la fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin.

 
Première évaluation de taille d'arbres fruitiers.
La fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin organise depuis septembre une formation consacrée à la taille des arbres fruitiers. Cette formation qui comprend aussi bien des cours théoriques que pratiques, s'adresse aux membres intéressés des associations d'arboriculteurs et se conclut par un diplôme de moniteur.

Une première évaluation pratique a eu lieu au verger conservatoire de l'Ecomusée. Elle a réuni 36 participants, qui, juchés sur leur échelle, ont manié la scie à élaguer et le sécateur pour tailler des pommiers sous l'oeil avisé de leurs formateurs.

« La formation s'étale sur deux ans ; une seconde évaluation du même ordre aura lieu en mars 2020 ; chaque formateur évalue le travail de tous les candidats », explique Pierre Bader, président de la fédération.

Dans le groupe des élèves moniteurs, trois femmes. « Nous avons à chaque fois plusieurs femmes qui participent à nos formations ; trois de nos associations sont d'ailleurs présidées par une femme » indique encore le président.

Chantal veille ainsi depuis 2013 à la destinée de l'association d'Ottmarsheim : « J'ai acheté une maison avec un verger. Je croyais que ce serait rapide et simple de s'en occuper. Je suis encore en train d'apprendre. »

Frédérique, de Bernwiller, a une particularité, elle est gauchère ! Pas évident pour les formateurs de montrer les bons gestes : « J'ai aussi acquis une maison avec un terrain il y a sept ans. Nous avons planté un verger car nous aimons la nature. Maintenant il faut l'entretenir et apprendre les gestes pour pouvoir les transmettre à nos enfants. »

Martine, membre de l'association de Ballersdorf est pour ainsi dire tombée dans le chaudron quand elle était petite : « Mon père était arboriculteur et le président actuel m'a sollicitée pour rajeunir les cadres. »

Présents également à cette formation, frère Christophe-Marie et le père Hubert-Marie, du prieuré Saint-Bernard d'Ottmarsheim. « Notre verger compte 300 arbres fruitiers de toutes sortes, principalement des basses tiges. »

Cette évaluation comporte plusieurs items : outillage et protections individuelles, observation de l'arbre, analyse et règles de taille retenues, qualité de la taille effectuée. Michel Habermacher, président du syndicat des moniteurs précise : « Nous avons fourni un bon bagage théorique depuis le mois de septembre ; je reverrai tous les moniteurs après l'obtention de leur diplôme pour la formation continuée. »
Promotion « François Kempf »

Les 36 élèves moniteurs, provenant de 21 associations sur les 48 que compte la fédération haut-rhinoise participent à la formation 2018-2020. Ils font partie de la promotion « François Kempf », président de la fédération pendant de nombreuses années, moniteur agricole depuis 1993 et organisateur de quatre sessions de formation. Au bout du cursus, les élèves auront bénéficié de 207 h de formation.

La fédération organisera sa traditionnelle bourse aux greffons le 7 avril sur la passerelle située avant l'entrée de l'Ecomusée ; la liste des variétés de greffons peut être consultée sur le site www.fedearbo68.com.

 

 
 

 

Natzwiller Struthof Réunis pour l'éternité

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:13:00

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Natzwiller Struthof Réunis pour l'éternité
 

 
René Chevrolet (à droite), chargé de mémoire, a servi de témoin officiel pour ces opérations très rares. Photo DNA/Jean-Stéphane Arnold
Ils s'appelaient Marcel Paulus, Michel Paulus, René Paulus, trois frères nés à Lesse, en Moselle. Le 24 août 1944, ils se cachent dans un grenier de la Grand-rue de Verdenal, en Meurthe-et-Moselle. Les frères Paulus auraient aidé des déserteurs et servi de passeurs. Des soldats allemands menacent de mettre le feu à la maison où les fugitifs se cachent, alors ils se rendent.
Dans la confusion de l'après-guerre

Marcel, Michel et René arrêtés transiteront par Nancy, puis Strasbourg, avant d'être déportés vers le KL Natzweiler-Struthof, où ils arrivent le 30 août 1944. Avec l'avancée des Alliés, ils sont transférés à Dachau, en septembre, puis à Haslach-Sportplatz, camp annexe du Struthof. Marcel, l'aîné, y meurt le 11 décembre, à 32 ans. René, le plus jeune, 27 ans, s'éteint le lendemain et Michel, le 19 janvier 1945. Il allait avoir 30 ans, le 3 février.

L'histoire ne s'arrête pas là. Comme pour des milliers d'autres déportés, dans la confusion de l'après-guerre, leurs dépouilles seront enterrées, déterrées, parfois stockées, puis, finalement inhumées, dans des nécropoles nationales, comme au Struthof, ou récupérées par leurs familles, dans le meilleur des cas.

La nécropole du seul camp nazi présent sur le territoire français actuel accueille les trois frères Paulus. À leurs côtés, 1 113 déportés (lire encadré rouge), ainsi que le déporté inconnu, enterré le 5 mai 1957, puis réinhumé le 22 juillet 1960, sous la dalle du mémorial du Struthof qui sera inauguré par le général de Gaulle le lendemain. Les inhumations ont, elles, lieu jusqu'au 5 mai 1962.

Aujourd'hui, la flamme de pierre du mémorial est en travaux. Tout comme la nécropole qui la jouxte. Le terrain de la nécropole est en cours d'arasement, sur une profondeur d'environ 20 cm. L'espace sera ensuite engazonné, afin, notamment, de simplifier son entretien.

Mais les travaux les plus marquants, et sûrement les plus émouvants, auront été les neuf exhumations puis inhumations de déportés, mardi et mercredi derniers. Ces jours-là, Francis Arnold, David Schneider, Valérian Roger et Anthony Schoenbeck, du département entretien et rénovation des sépultures de guerre de l'Onac (Office national des anciens combattants) de Colmar, sous la direction de Thierry Heidman, se sont rendus au Struthof. René Chevrolet, qui a fait des recherches sur l'identité des disparus (lire ci-dessus), avait formulé une demande : que sept déportés appartenant à la même famille, comme les frères Paulus, ensevelis dans la nécropole, mais dispersés, soient enfin réunis. Ce qui a été fait. « Je crois qu'on leur devait cela... », relève René Chevrolet, ému.

Les quatre agents ont creusé la terre meuble, jusqu'à environ 1,50 m. Là, ils ont trouvé les dépouilles, enveloppées dans des films plastiques blancs épais. Les cercueils en bois avaient disparu avec le temps. René Chevrolet a servi de témoin officiel. Certains ont été inhumés dans des petits cercueils cartonnés, d'autres simplement redéposés en terre dans leurs linceuls plastifiés, avant d'être réensevelis.
René Marcel et René Jean, un père et son fils de Montbéliard

« C'est une opération qu'on réalise parfois, explique le chef d'équipe, Francis Arnold. Il y a 16 nécropoles nationales en Alsace. Et si quelqu'un trouve des restes mortels de ce genre quelque part, on intervient. » Les quatre agents avouent que « c'est un peu impressionnant au début. Puis on s'y fait... »

Grâce à eux et au travail de René Chevrolet, les jeunes frères Paulus reposent désormais ensemble. Tout comme René Marcel Crotet et son fils, René Jean, originaires de Montbéliard, et Maurice et Pierre Guden, deux frères meusiens de 37 et 21 ans, morts à Vaihingen, un camp annexe de Natzweiler situé en Allemagne. Deux tombes de la nécropole comportaient la même indication : Jean Barotte. Les deux corps ont été réinhumés ensemble. Une plaque sera apposée, avec ce nom et la mention « Un déporté inconnu ».
Textes : Jean-Stéphane ARNOLD

 

 
 

Kruth Fin de la guerre d'Algérie : Le 35e anniversaire de la Fnaca

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:43:24

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Kruth Fin de la guerre d'Algérie
Kruth Fin de la guerre d'Algérie : Le 35e anniversaire de la Fnaca
Dimanche, la section locale de la Fnaca a commémoré le 19 mars 1962, qui a mis fin à la guerre d'Algérie, mais elle fêtait aussi ses trente-cinq années d'existence.

 
Les trois médaillés - Alphonse Bannwarth, Sylvain Meyer et Hubert Scherlen - entourés de la sénatrice Patricia Schillinger, du maire Claude Walgenwitz, de la conseillère départementale Annick Luttenbacher et des Alsaciennes Lina et Luna.
Quelque 150 personnes, dont plusieurs maires et adjoints de la communauté de communes, ont pris part aux cérémonies qui ont eu lieu face à la stèle érigée en la mémoire des sept enfants de la haute vallée morts lors des combats, puis sur la place du 19-Mars (qui fut d'ailleurs la première d'Alsace).

En un défilé ouvert par huit drapeaux venus de tout le département, l'assistance s'est rendue de la cour des écoles jusqu'au carré du souvenir, gardé par une délégation de miltaires venus du 1er Régiment de tirailleurs d'Épinal. Un temps de recueillement en mémoire de « ceux qui n'ont pas eu la chance de revenir », avec discours, évocations et dépôt de gerbe a eu lieu.

Trois anciens d'AFN ont été décorés : Alphonse Bannwarth et Hubert Scherlen de la croix du combattant et Sylvain Meyer de la médaille commémorative.

Puis l'assistance s'est rendue place du 19-Mars. Là encore, allocutions, fleurissement et chants ont permis de se souvenir. Le verre de l'amitié a été pris dans la salle Louis-Brunn. Le jeune Paul Gerber (petit-fils de Gilbert Meny) a été remercié pour le beau travail qu'il a réalisé sur la guerre d'Algérie dans le cadre de son mémoire de fin de collège. La journée s'est terminée autour d'un bon repas à l'Auberge de France.

 

 
 

 

Lautenbach Inauguration de la salle de l'Ancienne-Gare : Histoire et appartenance

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 05:43:50

© Dna, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Lautenbach Inauguration de la salle de l'Ancienne-Gare
Lautenbach Inauguration de la salle de l'Ancienne-Gare : Histoire et appartenance
La commission Culture et tourisme de Lautenbach a choisi d'inaugurer la nouvelle appellation de la salle polyvalente autour d'une date symbolique, celle du 15 mars, jour où, en 1969, le train de voyageurs s'arrêtait pour la dernière fois en gare de Lautenbach.

 
Le dévoilement par Lou Blazquez de l'ancienne plaque de la gare a été un moment d'émotion partagé par tous.
Un énorme travail de collecte avait été entrepris par la commission et une étroite collaboration avec les associations S'Lindeblätt, présidée par Michel Wagner, Flori'Rail, présidée par Mathieu Tacquard, des exposants, Jean-Jacques Studer (reproduction de la ligne avec ses gares), Stéphane Hissler (modèles des trains de voyageurs et de marchandises ayant circulé sur la ligne), Claude Gerrer (maquette de la gare de Lautenbach), Vincent Conrad (livre et romans), des collections de cartes postales, timbres, fanaux, trompettes de chefs de gare qui ont d'abord été découverts par les scolaires, jeudi. Vendredi soir, concert et film sur la thématique, samedi soir, conférences avec projection et discussion de Pierre Bischoff (l'évolution des moyens de transport sur rails), Vincent Conrad, (historique de la ligne Bollwiller-Lautenbach), Mathieu Tacquard (l'avenir de la ligne).
Une plaque dévoilée

Dimanche matin, François Grodwohl, premier adjoint, après avoir excusé l'absence du maire Christine Maranzana pour raisons de santé, a salué les personnalités présentes, les conseillers régionaux Denise Buhl, et Francis Kleitz, maire de Guebwiller, Karine Pagliarulo, conseillère départementale, les maires Jean-Jacques Fischer, Maurice Kech, René Gross, Alain Furstenberger et souhaité la bienvenue au nombreux public, a brièvement retracé l'historique du bâtiment de la gare construit en 1884. Il fut acquis en 1984 par la commune qui, en 1990 y adjoint une extension et en faire une salle polyvalente. En 2016, à l'aide de subventions, elle fit l'objet d'une isolation thermique et de travaux d'accessibilité.

Danielle Fuchs, adjointe et vice-présidente de la commission culture, a vivement remercié les nombreux partenaires et les « petites mains » qui se sont impliqués dans l'organisation de la « Fête du train » et a invité le public à l'inauguration officielle de la « salle de l'Ancienne-Gare » et au dévoilement de la grande plaque émaillée bleue et blanche portant le nom du dernier arrêt en gare du train sur la ligne Bollwiller-Lautenbach en ajoutant, avec un sourire malicieux « si la ligne est remise en fonction, ce que nous souhaitons et espérons tous, nous changerons bien sûr son nom ! »

 

 
 

 

Un petit repas sans prétention
Pour l'anecdote, voici la liste des plats qui ont été servis le 8 décembre 1884, jour de l'inauguration de la ligne Bollwiller-Lautenbach :

potage de la reine - madère ; bouchées à la Nantua - kitterlé 1883 ; turbot sauce hollandaise ; filet de boeuf aux petits pois - saint-émilion 1873 ; quartier de chevreuil forestier ; pâté de foie aux truffes - volnay ; poularde de Bresse - salade ; grosses écrevisses du Rhin en buisson - kitterlé 1865 ; fromage glacé panaché ; gâteau de Savoie - champagne ; pièce montée ; dessert ; fruits ; café ; liqueurs.

Bon appétit !

 

Lapoutroie Une capitale gourmande au « goût de France »

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:04:13

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Lapoutroie Une capitale gourmande au « goût de France »
 

 
 
À la journée « Goût de France », le maître des lieux, René de Miscault, invite en préambule à la visite du Musée des Eaux-de-Vie, avec ses alambics et cornues, ses 10 000 mignonnettes, ses bouteilles de verre soufflé aux formes disparates (avant le XIXe siècle, elles étaient faites à l'unité, sans gabarit). Il fait lui-même la démonstration du « pied de chèvre », cette échelle pour équilibriste, spécifique pour cueillir les cerises.
Saga de l'Absinthe-qui-rend-fou

Puis se fait conteur dans les dessous de l'histoire des bouilleurs de crus : de l'exode des Chartreux à Tarragone qui reviendront en 1940 avec leur fameuse liqueur ; ou encore la saga de l'Absinthe-qui-rend-fou, interdite en 1915, ré-autorisée 100 ans plus tard mais revenue subrepticement entre-temps sous forme de boissons anisées ; la gestation du pastis - le « 51 » qui doit son appellation à une tolérance de la loi en 1951 - l'étonnante métamorphose du coca corse - vin de Mariani et feuilles de coca -, devenu ce que l'on sait outre-Atlantique lors de la prohibition, quand on s'avisa de remplacer l'alcool par de la limonade...
Les formidables ressources du Pays welche

Brigitte Klinkert, Jacques Cattin, Pierre Bihl, Jean Marie Muller, maire de Lapoutroie, le lieutenant Lepetit commandant la gendarmerie de Kaysersberg, écoutent avec intérêt avant de féliciter l'hôte de sa culture et de louer ses initiatives bénéfiques au canton : Cattin et Bihl, bien que plus accoutumés au vignoble reconnaissent les formidables ressources du Pays welche.

Brigitte Klinkert adhère en y intégrant une chance plus globale pour l'Alsace, et Jean Marie Muller signe la conclusion des deux mains : « Ici on pourrait vivre en autarcie ».

Et la démonstration en sera faite de la plus délicieuse manière en traversant la route pour accéder à la dernière nouveauté, la brasserie welche (sa directrice Marie Bétrice Bickel-de Miscault était absente, invitée de l'Élysée à un congrès de brasseurs). L'une des 60 que compte l'Alsace. Elles emploient 1 400 personnes.
Pain, charcuteries, fromages...

Et là, pour accompagner la blonde, l'ambrée, et la bière de printemps, les invités vont vérifier sur place l'excellence du voisinage : les pains de Kieffer, les charcuteries de Baradel, les Munster Dodin, les autres spécialités fromagères ou charcutières des fermes Perrin, Pierrevelcin-Basler, et des Schalandos. Parmi les 17 artisans et hôteliers associés à cette journée, il convient de noter la reconversion exemplaire de Pierre Million : une vraie passion pour les espaces naturels du Bonhomme où avait vécu son grand-père, une inclination pour les fruits rouges l'ont fait abandonner les cabinets comptables pour l'élaboration de délicieuses confitures bio dont il peaufine jusqu'à un élégant conditionnement. Naturellement, c'est lui qui a mis au point la confiture à la... bière, encore une idée originale de René de Miscault...
G. P.-B.

 

 
 

Lièpvre « Ils voulaient casser du gendarme ! »

Publié dans le panorama le Mardi 26 mars 2019 à 06:24:58

© L'alsace, Mardi le 26 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Lièpvre « Ils voulaient casser du gendarme ! »
 

 
La présidente les présente comme « des individus qui vont chercher la castagne ». Un gendarme va plus loin : « Ils voulaient casser du gendarme ! »

On est à la cavalcade de Lièpvre. Une bagarre éclate dans la nuit de samedi à dimanche. La demi-douzaine de gendarmes en sécurisation intervient. Et tout le monde se retourne contre les militaires. « Sept contre 40 qui veulent en découdre ! », s'indigne le ministère public. Un gendarme est frappé au sol. Un vigile blessé. Les militaires doivent se réfugier dans la salle des fêtes, assiégée par « une foule haineuse », dénonce la procureure. « On va vous défoncer ! », promettent les assiégeants.
« Je l'ai vu interpellé, ça m'a énervé »

La présidente pose ra plusieurs fois la question : « Pourquoi ? » Dans le box, le plus jeune a 23 ans, le plus vieux 26. Ils habitent Lièpvre ou Rombach et pas de casier pour la plupart. Alors, pourquoi ? On entend parler d'alcool, d'effet de groupe... de solidarité envers un copain... « Je l'ai vu interpellé, ça m'a énervé », avance l'un. La défense plaide « l'effet d'enchaînement ».

On est loin des Champs-Élysées mais pour la présidente, « on se croirait avec les gilets jaunes ». Les gazeuses entreront en action, un LBD tirera une fois...
« Le pire,c'est qu'on savaitque ça allait mal finir »

« Le pire, déplore la procureure Marie-Eugénie Avazeri, c'est qu'on savait que ça allait mal finir », insistant sur une fâcheuse habitude locale à gâcher la fête. « Le plus simple, propose Me Gross, c'est de ne plus organiser cette fête ! »

Un gendarme mobile a connu les chaudes manifestations du G8, du G20 mais jamais une telle violence : « S'ils n'avaient pas eu l'intelligence de se barricader... », rappelle Me Kaufeld, avocate des sept gendarmes victimes.

Quelque cinquante militaires seront mobilisés pour ramener le calme à Lièpvre et interpeller cinq fêtards. Jugés ce lundi, Mickaël Bialy a été condamné à huit mois ferme et douze avec sursis et mise à l'épreuve (SME), Yann Ancel à six mois ferme et huit avec SME, Lorenzo Marafioti à quatre mois ferme et seize avec SME, et Selim Mefaredj à quatre mois ferme et dix avec SME. Tous ont été conduits à la maison d'arrêt. Ils devront également verser 750 EUR à chaque gendarme.
Ph. M.